2 ou 3 personnes, selon la police


J’y étais, je peux témoigner : il n’y avait personne, à la manif, comme en témoigne cette photo du cortège en train de se former, une heure et demie avant le départ effectif. En revanche, c’est vrai et pardon, il y a eu des heurts (des coups de Soleil, au moins). L’ambiance était délétère, et tout le monde disait : « Au fond, le Pharaon Ier de la Pensée Complexe a raison, oh oui, tellement raison. »
Pour inciter les autres à reconnaître la défaite des Français devant la puissance du Banquier Suprême, le Snam-Cgt a joué des airs tristes qui ont incité les gens à pleurer et à se frapper entre manifestants, parce que nous n’avions rien à foutre dans la rue, même si nous étions un ou deux, à la rigueur, selon le « cabinet d’experts financé par Le Figaro », journal dont l’objectivité de lèche-cul est l’honneur de la presse française. Ainsi que le stipule
le Barnabooth du richissime Valéry Larbaud,

« Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues. »


C’est donc tout à fait par hasard si j’ai croisé tel ou tel avec mon T-shirt customisé. Voyons. Par hasard, on vous dit. Fi.

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