Pèlerinage polonais à Montmorency (29 mai 2016). Ici, pas d'expert pour l'orgue, une vaste arnaque du facteur pour extorquer des fonds aux paroissiens. Mais bon.

Pèlerinage polonais à Montmorency (29 mai 2016). Ici, pas d’expert pour l’orgue, une vaste arnaque du facteur pour extorquer des fonds aux paroissiens et à la mairie. Mais bon.

« Veuillez m’excuser de ne pas avoir réagi à votre courriel plus tôt, mais vendredi soir et samedi j’étais invité à un anniversaire. » Je me doutais que nous avions choisi le bon expert : non seulement il est simple quoique vraiment expert, mais en plus il a les meilleures essscuses du monde.

Orchestre ColonneC’est l’histoire d’un malentendu bien réjouissant. Je venais applaudir Diana Damrau. Sans le savoir, je vins un jour trop tôt. Je passai les contrôles à l’entrée du TCE. Personne ne s’opposa à mon intrusion. Par chance, personne ne squattait mon siège du lendemain soir. Je m’étonnai que la salle fût si peu pleine pour entendre Lucia di Lamermoor avec une telle vedette. En fait, je venais assister à un concert de l’Orchestre Colonne. Quand Tout un monde lointain commença, je compris qu’il y avait eu maldonne ; mais, quand je vins me dénoncer à la mi-temps, la sécurité m’autorisa à rester en seconde partie de soirée. Chic, c’était la meilleure.
Le concert s’ouvre par le concerto pour violoncelle de Henri Dutilleux. Nous étions sceptiques quand nous l’entendîmes la première fois en vrai ; nous le resterons. La tendance du soliste, Sung-Won Yang, à jouer à la limite de la justesse de façon à chercher la note la plus pertinente contribue à désarçonner l’oreille. La dilatation des espaces sonores, le manque volontaire de tension dramatique, l’absence d’accidents narratifs, tout cela est sans doute sublime mais, pour l’auditeur que nous sommes, un brin lassant. (Je sais, Dutilleux est un Intouchable, mais c’est la deuxième fois que, bof, même s’il est vrai que le bis Bach ne permet pas davantage d’être séduit par le soliste…
)
20160526_203739 Après l’entracte, la brillante Suite n°2 sur Bacchus et Ariane d’Albert Roussel décoiffe. Tout sonne juste, contrasté, nuancé, séduisant. L’orchestre est attentif à la direction précise de Laurent Petitgirard, et celui-ci le transcende. Ici, plus de petit ensemble, pas de chef de seconde zone. Énergie, émotion, ironie, tension, rythme, la palette du compositeur est remarquablement servie. Après le départ de la célestitste (?), la Valse de Maurice Ravel qui conclut ce concert à la fois tout public et exigeant achève d’impressionner. Peut-être moins emportée dans son finale que l’on aurait pu imaginer, elle n’en reste pas moins remarquablement menée, avec cohérence, vitalité, respect des solistes (ici, chaque pupitre a droit à ses applaudissements) et force de l’orchestre – même si l’ensemble est grevé par l’hypocrisie de Laurent Petitgirard (amusant « ce n’est pas parce que la Valse est libre de droits depuis quelques semaines qu’on la joue », moins amusant « la SACEM nous soutient avec force » alors que lui-même est président du conseil d’administration de la SACEM depuis 2011, explicite le programme).
20160526_195434Une prestation qui mérite des bravos pour l’association entre composition quasi contemporaine et classiques qui font zizir, mais surtout pour une seconde partie remarquable… selon une tradition que nous avions constaté en 2013.

20160512_141138Dans certaines églises, prudents, les responsables ont barreaudé la fenêtre des toilettes pour que les organissses ne s’échappent pô. Mazette, ils sont forts, les diables.

GOLANChic, M. Chouchou, alias Golanaka Rex, n’est pas sorti aujourd’hui. Enfin, n’était pas. Depuis mon passage, c’est fait – courses, gambades, grattouillismes, fouilles de bosquets, check. Et toc ! Direction Lorka, malinoise encore bébé (à peine sept mois or somethin’).
LORKAUn loup qui adore se rouler dans l’herbe, jouer, faire la folle et prendre la pose. Vas-y, Lorka, prends une pose rigolote !LORKA OH NANComment ça, « ah nan » ? Vas-y, fais… je sais pas, moi, fais l’ornithorynque, par ézample !LORKA LORNITORINKVoilà. Vous ne saviez pas que les malinois peuvent imiter l’ornithorynque ? Erreur réparée. Il est donc temps de filer voir Roxy.ROXYC’est un p’tit labrador de trois ans qui n’en peut plus d’être dans son box, au point de se blesser. Comme, en plus, il est réputé « très dynamique », il sort moins souvent, certains bénévoles se voyant « déconseiller » de le sortir. C’est un peu triste ; du coup, on a aussi un peu fait les cons. Non, ça change rien sur le fond, mais ça colore un peu le gris foncé. Le côté Jean-Jacques Goldman d’une matinée dans un refuge SPA, sans doute.

Serty X– Déception. La mairie n’est pas venue comme prévu inaugurer l’exposition « Europe vivre-ensemble », avec la création de Serty 31 sur le vivre-ensemble en Europe via des lignes graphiques qui…
– Et si on allait en discuter autour d’un verre de whisky puis de rosé, monsieur le curé ?
(Parfois, c’est smooth d’être titulaire.)
Apéro 60 rome

Ton thé t'a-t-il ôté ta toux ?– En mai, fais ce qu’il te plaît.
So what?
– Ben, si un thé te plaît, va te le faire.
– Jolie moralité.

Les vieuxNon. Quand tu joues un baptême, et que toute la famille sauf les vieux est concentrée à l’entrée du lieu de culte, tu ne vas pas distribuer ta carte en cas de décès envisagé dans les mois à venir. Un peu de dignité, quand même. (Mais t’y penses. Même si tu n’as pas de carte.)

Flûte et bordel– Quand tu me disais : « Mon orgue a une très belle flûte », je pensais pas à une flûte-flûte. Plutôt à un jeu de flûte.
– En tout cas, ici, on a une flûte qui sonne très bien. Peut-être es-tu un p’tit peu jaloux ?
(Humour d’organissse.)

DAYAD’abord, longuement, discuter avec la patronne du refuge au sujet des facéties oragnisationnelles imposées par certains bénévoles. Puis, Golan et Corso étant sortis par un autre olibrius, passer aux choses sérieuses, en l’occurrence Daya, huit ans, toujours énergique et rigolo.
SCARLETTMiss Scarlett, elle, est censée ne blairer personne, surtout pas ses congénères. C’est prometteur. Malheureusement, la balade qui suit décevra les amateurs de chiennes terroristes. Elle fait des câlins, s’indiffère des cons, et ne rechigne pas à un p’tit trot poussé. Hop-lô.
LORKA EN HERBELorka est ma nouvelle chouchoute. Actuellement à l’infirmerie, elle ne rechigne pas à retrouver ses meilleures amies les hautes herbes…LORKA COOL… pour un instant de cool. Ce qui n’exclut pas, par la suite, de prendre une pose de foldingotte pour la photo. On a dit « cool », pas « chiant », non plus.
LORKA LA FOLLE

Bord tribuneLa bordure de tribune scotchée et lumineuse : une prudence sans doute précieuse pour les organissses bourrés ou les atterrissages difficiles.