Dessin (work in progress) : Rozenn Douerin. Photo : Bertrand Ferrier.

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Photo : Bertrand Ferrier

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Photo : Bertrand Ferrier

Time…

Photo : Bertrand Ferrier

after time,

Photo : Bertrand Ferrier

everything just fly away.

Photo : Bertrand Ferrier

Let’s remain. At least, let’s try.

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Photo : Bertrand Ferrier

À peine passée l’Épiphanie, voilà qu’il faut te rendre aux mages.
Si nous sommes réunis aujourd’hui, et nous le sommes, c’est pour te souhaiter bonne route jusqu’à la poubelle puis vers ton crémateur. Tes flammes brûleront à jamais en nous, tant tu nous hépatites. Nous n’oublierons pas de sitôt la bonne humeur que tu apportais autour de toi ainsi que, sporadiquement, ce que les spécialistes du contrôle technique appellent l’auto-veritas. Ceux qui ne te connaissaient pas pouvaient s’imaginer que, en fin de soirée, parfois, tu poussais le bouchon un peu loin. Baste, tu avais assez de bouteilles pour laisser l’eau couler sous leurs ponts. Sans te chasser de notre esprit, sans curée, nous, nous boirons en ton honneur jusqu’à, las, la lie. Ami, c’est avec regret que nous te laissons partir mais, c’est notre foie, sache que tu auras bien vécu en vins.

 

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Accessoires : Michel Polin. Photo surprise : Bertrand Ferrier.

Soit, on ne devrait permettre que les lettres d’amour. Pourtant, fut un temps où des gens envoyaient de l’anthrax et/ ou de la farine par la malleposte, au point que les médias hypersérieux, genre Le Monde, c’est dire, croyaient les fake news affirmant qu’Anthrax s’était renommé Basket full of puppies. Aujourd’hui, grâce à Internet, quelques p’tits zizi (pluriel de p’tit zozo) t’envoient sporadiquement la confirmation que leur nullité est bien adossée à leur pleutrerie. Leur anthrax minimaliste à eux, supputera-t-on.
Heureusement, d’autres correspondants, fidèles à leur tradition, t’envoient d’autres grains de poussière qui te font plus rigoler… et, pour couronner le tout, Anthrax a beau être sponsorisé par RTL2, ça envoie le pâté qui sied. Alors ça va, en somme.

 

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Photo : Bertrand Ferrier

Parfois, chez moi, des gens font des trucs bizarres. Encore plus que de la musique, ce qui n’est pas peu dire. Mozart ou beaux-arts, même combat : vivement 2020, que je comprenne mieux, sans doute, ce qui m’environne. Pis, ce serait de la gourmandise.

Photo : Bertrand Ferrier

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Il y a les marchés de Noël. Les brocantes de Noël. Les arnaques de Noël, en somme. Puis ça, au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8. À chacun de choize.

 

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… et que tu sens bien que, du coup, jamais tu ne finiras au Panthéon, snif.

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Photo : François-Xavier Grandjean

On peut le relever sans crainte : Denis Comtet est malade. Pas « un malade », quoi que, mais malade. Officiellement. Dans une société où, malgré Pharaon Ier de la Pensée complexe et ses sbires, t’as encore le droit d’être vraiment grippé en hiver, prends-toé-tu ben ça, trou d’la Sécu, bref. Donc le récital que le mythique titulaire de Saint-François-Xavier avait promis d’offrir au festival Komm, Bach!, ben, pas cette fois-ci, adressez-vous à la concurrence.
Il se trouve que, non, la concurrence n’a pas osé affronter le projet d’un des maîtres français de l’orgue. Du coup, on a fomenté un concert pour ceux qui auraient la folie de venir quand même en l’église Saint-André de l’Europe au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8, jouxtant la place de Clichy.
Au casting : orgue, bon, c’est la base, trompette et flûte irlandaise par l’une des plus impressionnantes jeunes organistes françaises (mais pas que, la preuve), hautbois avec le surbouqué Jacques Bon, et voix de mezzo avec la p’tite nouvelle, Marine Breesé, tout juste auréolée de son statut de finaliste au Léopold-Bellan… et, encore plus spectaculaire, future élève de Dame Felicity Lott. Rates-tu pas sa voix bouleversante, tu s’rais fou – et la demoiselle ose relever un défi au pied levé : tu sens-tu la professionnelle, dis ?


Rendez-vous ce samedi 7 décembre à 20 h 30, en l’église Saint-André de l’Europe | 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8
Entrée libre | Sortie aussi | Concert bien quand même | Retransmission du concert en direct sur écran géant

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Diane Dufresne et un percussionniste en plein tournage. Photo : Bertrand Ferrier.

Toujours cette tension, typique de quand on va voir une – disons les mots – vieille chanteuse. Anne Sylvestre, parfois et tantôt ; Marie-Paule Belle presque bientôt.
En l’espèce, d’un côté, le sentiment qu’il ne faut surtout pas rater la venue parisienne de Diane Dufresne. De l’autre, l’intuition qu’une artiste septuagénaire qui se produit avec un orchestre symphonique – en l’espèce le Lamoureux – ne laisse rien présager de merveilleux. La dernière expérience au Châtelet avec un orchestre à cordes et la publication en novembre 2018 d’un album ni indigne ni enthousiasmant pouvaient alimenter ce scepticisme optimiste. Après la représentation du 5 décembre à la salle Pleyel, il semble que cette tension ne soit pas vraiment contradictoire. Ce sera la problématique de la présente notule, que nous intitulerons le oui-et-non.
Par exemple, est-il heureux qu’une vedette aux cinquante ans de carrière se refuse aux sparadraps qui lui collent aux doigts ? Oui et non. Oui, c’est chouette de venir voir Diane sans qu’elle s’engonce exclusivement dans ses tubes ; c’est chouette de la voir soucieuse d’interpréter en long en large son dernier disque ; mais c’est dommage de l’y voir souvent s’y confiner, d’autant que l’intérêt moyen de l’album est, précisément, moyen, chanson de Daniel Bélanger en moins (Diane la croyait sur l’écologie, l’auteur a expliqué qu’elle était sur les femmes battues, Diane l’a donc éliminée du spectacle) mais médiocres titres de Cyril Mokaïesh en tête – et d’autant que, de la sorte, le spectacle s’abstient de rendre raison de nombreux aspects ultra-intéressants de la chanteuse ; mais, du coup, le spectacle a une unité qu’il n’aurait pas eu si, etc. Donc, oui et non.
Un autre exemple ? Bon. Est-il malin de s’habiller d’un orchestre composé, certes, d’instrumentistes de qualité (dont Jeff Cohen en pianiste DeLuxe quoique sous-exploité) chargés d’exécuter des arrangements généralement généreux, laquelle formation écrase les différences entre les chansons et peine à convaincre dans ses moments de dérapage trop contrôlés (snaps sur « Comme un damné » ou libération succédant à une habanera et précédant le « Je me noue à vous », sympathique mais ballot) ? D’autant que cet orchestre est salopé par une sonorisation honteuse – au moins pour les gugusses placés au fond de l’orchestre, haha. Oui, quand même, car c’est plutôt bien fait – on passera sur l’arrangement de la « Petite fugue » BWV 578, exécuté comme les rares répétitions le permettent et avec un gros ralenti bien moche, et sur le bavardage peu captivant composé par Simon Leclere pour l’occasion. Non car, si la diva renonce largement à son stéréotype de folle, tant aimé par son public, elle abandonne aussi son côté rock, se démunissant de deux attributs consubstantiels au concept Dufresne. Mais oui quand même parce que cela correspond à une chanteuse qui ne fait plus semblant d’être le feu d’artifice qu’elle a été, privilégiant donc l’authenticité sur la facticité d’un dynamisme qu’elle n’a peut-être plus. Donc, oui et non.

Photo : Bertrand Ferrier

Un autre exemple ? Bon. Est-il pertinent de figer la Diane dans un gros machin d’une souplesse forcément limitée ? Oui, car le projet d’Olivier Guzman est déplaçable de continent en continent, et peut plaire à un public âgé. Non, car cela manque de la souplesse nécessaire à l’artiste pour personnaliser son show, et cela s’accompagne de procédés basiques – ainsi des lumières, fonctionnelles, certes, mais froides car trop peu fouillées, partant, bien balourdes. Donc, oui et non.
Comme en 2014, on sent la Diane prête à s’enflammer. Genre ?

  • Elle ne refuse pas le contact avec le public.
  • Quoique plus sobre, elle laisse poindre des souvenirs de l’extravagante grâce à sa tiare du mitan et sa coiffe finale.
  • Elle fait un clin d’œil sur sa retraite en ce jour de manif qui ne lui permet pas de blinder la salle.
  • Elle paraphrase le thème du jour en admettant que, avec le remix aseptisé de son tube « Oxygène », assaisonné à la sauce sirupeuse de « L’hymne à la beauté du monde », « chu loin d’rencontrer l’homme de ma vie – ça fait cinquante ans qu’j’attends ça », signe d’humour pour celle qui répète à longueur d’entretien que l’homme de sa vie, c’est Richard Langevin.
  • Elle est presque prête à vocaliser comme jadis, ainsi que l’indique la brève partie correspondante du « Je me noue à vous » final, etc.

Surtout, sa voix, si elle est plus grave que naguère, reste sûre, précise, présente. La dame est clairement motivée – quand elle chante « Que », que l’on aimerait être aimé avec cette intensité !

Diane Dufresne, soufflant, et Jeff Cohen, pas souffrant. Photo : Bertrand Ferrier.

En conclusion, ce concert – partagé entre la veine écolo et l’hommage à Saturne, ce Dieu fort inquiétant – laisse un regret subjectif : celui de voir gommée la Diane folle ou exploratrice, qu’elle évoque pourtant quand elle se remémore avoir travaillé Verdi avec Jeff Cohen. L’artiste semble autant portée qu’entravée par un projet massif.
Toutefois, on est infiniment heureux aussi, comme fan, de constater que l’artiste botoxée à outrance reste une vaillante chanteuse et une vocaliste fière. On aimerait juste que son producteur la laissât aussi exprimer sa démesure avec un pianiste ou une bande de rockers de haut niveau. En d’autres termes, entre joie de revoir l’idole en belle forme et fantasmes de la parer d’autres plumes, Diane Dufresne nous fait passer un beau moment, entre oui et non. Ce qui, in fine, ne lui correspond pas si mal.


Pour écouter Meilleur après en entier, c’est ici.

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Photo : Bertrand Ferrier

Parfois, on m’envoie des fleurs, voire une. Moralité : écartez-vous la populace, regardez donc qui c’est qui passe – c’est Joe-la-classe.

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Photo : Bertrand Ferrier

Hier soir, croyant entrer dans mon lit, j’entre dans un congélateur. Ce matin, croyant sortir dans la rue, je sors dans un congélateur. J’en déduis que mon pays, ce n’est pas un pays, c’est un congélateur.

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Photo : Jacques Bon

Avant le concert au Val-de-Grâce mais après la manutention musicale, voici le temps de la ploum-ploum attitude lors des répétitions entre instrumentistes. Enfin, entre instrumentistes et pas que, quand même.

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Photo : Bertrand Ferrier

Quand je disais : « On pensera à repeindre la cuisine », c’était vaisselle exclue, bien sûr.

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Photo : Rozenn Douerin

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où tu t’apprêtes à te goberger du gâteau offert par la petite voisine. Puis tu te dis : je vais prendre photo pour remercier. Et là, inopinément, Concurrence gustative surgit.

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Photo : Jean-Louis Serre

Parfois, je rentre dans mon champ de concentration. Ça surprend tellement le chantre qu’il en prend une photo. Limite, c’est vexant, mais, venant d’un chantre…

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Toujours joyeux de croiser des p’tites boules de poils quand tu as 1 h 40 de trajet pour aller au boulot. Mais pas toujours joyeux quand eux n’en ont rien – sa mère rien – à carrer de ta fiole. Disons que ça distribue un peu d’honnêteté dans un monde volontiers faux-cul. Voilà, disons ça.

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Photo provisoire : Bertrand Ferrier

Ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus riboulants et de plus en plus granulaires. Les experts organistiques les plus redoutés de toute la Francilie, entre autres, semblent se multiplier. En témoigne cette photo volée lors d’une réunion « smooth et ce nonobstant, on va s’gêner, granulaire ». Orgues de France, n’avez plus qu’à vous bien tenir. (Même en Belgique, ils se méfient pas, c’est dire.)

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Soit. C’est pas tous les jours qu’on rigo-o-o-le, mais – paro-o-o-le – faut quand même faire le boulot. Sleepy & Partners continuent donc leurs inspections organistiques, même sur des Johannus plus qu’à moitié en rideau. « Il ne faut pas se laisser impressionner par la bouteille si ce sont l’ivresse sonore et sa granularité qui nous intéressent », a glissé l’expert avant d’entamer son inspection.

 

 

Doucement réchauffé par l’éclat d’un vitrail, le spécialiste, tout en refusant de livrer ses conclusions, a semblé satisfait de la « bonne quantité des bitounious et des taraillettes, en dépit d’une hygiène au demeurant certainement perfectible ». Quiconque s’y connaît peu en facture d’orgue électronique aurait juré que l’enquêteur prenait plaisir à jouer avec les registrations pré-enregistrées, d’autant que les pannes de l’appareil rendaient aléatoire le résultat des programmations. Bien entendu, mais le doit-on stipuler ? il n’y avait rien de ludique dans cette débauche d’analyses ultraprécises.

 

 

Ne restait plus au partner qu’à effectuer le dernier volet de son évaluation : le célèbre « toboggan de la granularité sonore » auquel, hélas, nous n’avons pas été autorisé à assister entièrement. De quoi diable se pouvait-il agir ? Bah, dans une prochaine vie, peut-être fera-t-on granularité sonore première langue…

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Figus, expert et partner, en inspection à Sainte-Julienne de Namur. Photo : Bertrand Ferrier.

Ça ne prévient presque pas, ça arrive – du coup, on vient de loin. À l’invitation de François-Xavier Grandjean, j’ai rejoint Namur cet été pour y propulser un concert d’improvisations en l’église Sainte-Julienne. Par le fait même, j’étais flanqué d’un expert chargé de scruter la granularité sonore des claviers belges. Dès l’arrivée, il s’est agi d’organiser une inspection en profondeur, puis un test selon la technique dite du tape-cul, un truc que seuls certains facteurs d’orgue sont habilités à pratiquer.

Test du tape-cul à Sainte-Julienne de Namur. Photo : Bertrand Ferrier.

Le spécialiste ayant donné son accord, les répétitions ont pu commencer. Et il y a de quoi faire, d’autant que, face à moi, se dresse la concurrence du festival Les Solidarités, un gros machin bien beauf avec, en vedette, Pascal Obispo et Aya Nakamura, et, en invitée, la gagnante d’un télécrochet belge qui n’a pas encore de chanson à son répertoire, à part « Bohemian Rhapsody » mais, si elle a gagné c’est sûrement une future vedette, ce qui est un gage de qualité comme chacun sait. Pas question, donc, de décevoir ceux qui auraient renoncé au featuring de Charlotte pour assister à mon concert à moi.

Répétition à Sainte-Julienne de Namur. Photo : François-Xavier Grandjean.

Enfin, « mon concert à moi »… En vérité, c’est plus compliqué, mais on y viendra. Pendant que je travaille, l’expert, lui se remet de ses émotions – ce qui, selon lui, constitue néanmoins une autre facette de son travail. En effet, il s’agit de compenser « une extrême attention où les connaissances accumulées, les exigences de l’analyse et l’objectivation de la subjectivité indispensable au jugement » par un retour au calme à même de « structurer les conditions sine qua non d’une évaluation probante et, forcément, granulaire ». Ce qui, en termes iconographiques, se traduit ainsi…

Le repos de l’expert. Photo : Bertrand Ferrier.

On notera que la présence d’une bière ambrée s’inscrit dans une volonté résolue de s’imprégner de la culture locale » afin de mieux saisir les particularismes propres aux orgues de la capitale de la Wallonie » et de se ressourcer aux fiertés autochtones. Il ne s’agit donc aucunement d’une perversion ou d’un simple apéro au bord d’une piscine chic. Bien plus, l’on doit parler d’une imprégnation – le terme est bon, je trouve – aussi méthodique que consciencieuse, seule à même de cerner les spécificités géographiques dans leur dimension holistique, au moins. Sinon, oui, il paraît que la bière était délicieuse.

La conscience de l’expert, en gros. Photo : Bertrand Ferrier.

Pendant ce temps, à la différence du spécialiste, parti se ressourcer après tant d’émotion consciencieuse

Photo : Bertrand Ferrier

… le musicien était tenu de ploum-ploumer. Alors, soit, on ne va point le cacher, selon certaines révélations, lui aussi avait dû céder aux pressions – le terme est excellent, je trouve – et se retrouver dans tel ou tel endroit de perdition, en l’espèce le Cardinal. Mais c’était essentiellement pour profiter d’un super piano idéalement désaccordé, fracasser des standards et échanger des impros à quatre mains sur des marches harmoniques bien carrées avec le Bûcheron des Ardennes qui se trouve être le prof d’orgue du coin.

Photo : François-Xavier Grandjean

Puisque certains farceurs ont cru bon de faire circuler cette photo, nous préférons la révéler nous-même : oui, à un moment, nous avons partagé quelques gouttes de houblon avec le patron du lieu ; mais c’est, bien entendu, parce qu’il eût été indélicat de lui refuser un tel honneur, après en avoir accepté de semblables de la part d’à peu près tous les habitués du lieu. Pas question de risquer un incident diplomatique alors qu’approche à toute berzingue le concert, intitulé « France-Belgique, le match »

Il reste toujours deux coups à boire au Cardinal de Namur, surtout avec Hoki, le patron. Photo : François-Xavier Grandjean.

Le dimanche venu, forcément trop tôt après un bref passage au Cardinal, il n’en était pas moins temps d’aller à la messe. L’occasion faisant le luron, l’expert a décidé de se transbahuter aux grandes orgues de la cathédrale de Namur, où le titulaire, Emmanuel Clacens, lui a volontiers laissé expertiser sa Bête. Disons que, là, il ne s’agissait plus d’être dans l’esprit ploum-ploum-tagada. Clairement, le projet était différent, comme le sous-tendait une certaine esthétique peu propice à la farce et à la gaudriole.

C’est donc avec le sérieux respectueux requis que l’expert a décidé de se coller à son expertise, dont le clou reste forcément l’épreuve du tape-cul, réalisée d’abord très posément puis dans la vitalité que l’exercice impose.

Après avoir eu la chance de jouer un offertoire et la sortie à la cathédrale, ne restait plus qu’à préparer le concert de l’après-midi à Sainte-Julienne ; et c’est alors que, patatras, une idée surgit. Et si, tant qu’à improviser, on intégrait un local de l’étape, le tout nouveau directeur de conservatoire et excellent flûtiste Jean-François Dossogne ? Aussitôt dit, aussitôt acté. Pour la troisième fois sur trois concerts namurois, l’énergumène s’est retrouvé engagé dans une nouvelle posture : d’abord co-soliste, ensuite percussionniste, enfin, ce 25 août, partenaire pour la première des trois séries d’improvisations.

Avec Jean-François Dossogne, devant Sainte-Julienne de Namur. Photo : François-Xavier Grandjean.

Après écoute, l’expert est formel : il attend avec hâte une prochaine invitation en Wallonie. Il estime n’en avoir pas fini avec cette granularité sonore qu’il traque inlassablement à chaque tribune que ses partners et lui visitent. L’appel est lancé. Au nom du salut, puisse-t-il être bon entendu !

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L’homme par qui Dieu révèle sa haine des Blancs. Photo : Bertrand Ferrier.

Il arrive que, allant répéter à Aulnay-sous-Bois, le grrrantartiss qui tient ce site ne soit pas transporté à bord d’une limousine – c’est rare, mais ça arrive, hélas, fi, diantre. Ce nonobstant néanmoins toutefois, quelle formidable aventure que d’entendre ainsi la voix du peuple et de ses prophètes !
Aujourd’hui, mes bien chers frères, il revient au grrrantartiss de vous offrir une leçon de racisme et d’incitation à la haine. Hé oui, je me renouvelle, c’est comme ça. Subséquemment, veuillez écouter Dieu et son envoyé visionnaire du Cameroun en France. Pour vous aider à suivre son discours, en voici le plan schématiquement esquissé par son disciple (vu que personne voulait s’asseoir devant lui, c’est super, ça m’a fait une place offerte et un spectacle en prime).

Première partie : un projet pour la France

Ps 37, verset 11 – Tu n’entreras pas dans mon Paradis – La Parole de Dieu est une sottise pour l’homme blanc – Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 2 – Dieu m’a donné la France et toute la Terre – À partir de juillet 2019, Dieu va chasser les Blancs de France pour qu’ils aillent dans le tombeau des pédés

Deuxième partie : de la vraie nature des Blancs

Préalablement, Dieu va brûler le cul des blancs pédés qui vont se marier chez Hollande à la mairie – Loin de Dieu d’être méchant : il va donc bientôt déverser feu et soufre sur la France et les Européens – Ne crois pas que, en bavardant beaucoup, tu vas vivre – Dans 1100 ans, le nègre vilain sera plus beau que toi – Genèse, 41, 1-7 : les Blancs vont être dévorés par Pharaon, et il restera 90 % de nègres à cheveux crépus – Il est vain de peindre un nègre, de le teindre en blond et de le coiffer d’un chapeau blanc – Pour Dieu, les blancs sont du caca liquide

Troisième partie : annonce de quelques miracles musicaux

L’école de Dieu, c’est moi – Si tu escalades chez moi, tu finiras par apprendre à brouter – La race du serpent a empêché Otis Redding de vendre des disques – La musique d’Elvis Presley et des Beatles n’entrera jamais dans mon Paradis – Bientôt, je vendrai cent milliards de disques d’Otis Redding par an – Dieu m’a donné la clef pour ressusciter les morts – Apocalypse, chapitre 1, 17-18 – Donc l’année prochaine, je ressusciterai Otis Redding, James Brown, Muhammad Ali et Barry White [et Gene Kelly ?], mais jamais Elvis Presley

Conclusion : du logement à Paris et au Cameroun

Pour l’entendre : ici, et hop !

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Photo : Bertrand Ferrier

Premiers pas dans le jeu du maboul bien connu qu’est Gauthier Fourcade, en attendant de lui envoyer quelques questions suite à cette incursion liminaire. Pas simple, son délirant jeu géométrique de réflexion hasardeuse, mais stimulant. C’est le contraire qui rendrait chafouin.


Pour découvrir Gauthier Fourcade, c’est ici.
Pour acheter son ancien nouveau jeu, c’est .

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Photo subliiiime (quel talent !) : Bertrand Ferrier

Joie de l’entre-deux-messes du dimanche matin : le café en terrasse. Avec une p’tite laine quand même, y a pas de mais en mai. (Absolument, la pub qui laisse croire que c’est Richard Cafés Kakao, c’est offert. La maison ne recule devant, euh, aucune paresse pour retoucher les photos.)

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