Sur une idée et des propositions de Mathieu Lours, pour fêter ses vingt-cinq ans de squat à la tribune de Saint-Acceul d’Écouen (Val-d’Oise), j’ai arrangé quelques tubes de dessins animés d’antan en chants de messe pour une inoubliable, au moins, Missa manga. Voici quatre extraits du nouveau kyriale. Le Kyrie est adapté de « San Ku Kai », le Gloria des « Cités d’or », le Sanctus de « Goldorak », l’Agnus Dei de « Heidi ». Pour les gourmands, rendez-vous ce dimanche à 16 h à l’église d’Écouen pour une battle d’improvisations, feat. Vincent Rigot, herr titulaire of Saint-Louis-en-l’Île… et moi-même-je, quand même.

Kyrie de la Missa manga

Gloria de la Missa manga

Sanctus de la Missa manga

Agnus de la Missa manga

Et hop !

Paule-Andrée et Lou-Adriane Cassidy au Limonaire. Photo : Josée Novicz.

Paule-Andrée et Lou-Adriane Cassidy au Limonaire. Photo : Josée Novicz.

Nous l’étions allés voir en 2002 dans les locaux très officiels du Québec à Paris, à l’occasion de la sortie de son album Lever du jour, partagé entre créations (Marie-Christine Lé-Huu, Sophie Anctil avec notamment « À soir », repris dans le nouveau tour de chant, Stéphane Robitaille, Tomas Jensen…), québécismes (Gilles Vigneault) et chanson française, de talent (« Ça n’se voit pas du tout ») ou spécial instit cucul gnagnagnan (« La petite Kurde »). Treize ans plus tard, Paule-Andrée Cassidy chante encore – et peu importe quel âge ça lui fait donc : la villanelle le dit très bien, il n’y a plus de temps à perdre, il n’y a que du temps perdu.
Espèce rare, Paule-Andrée Cassidy est une interprète à succès spécialisée dans la chanson intelligente mais pas que. Elle est actuellement en tournée européenne et passait ces mercredi 27 et jeudi 28 par le Limonaire parisien. Entourée de Lou-Adriane Cassidy aux chœurs et Vincent Gagnon au piano, elle égrène un répertoire à la fois varié, stimulant et curieux. On y retrouve ses auteurs-compositeurs québécois préférés, Robitaille et Anctil, qui côtoient des classiques hexagonaux (Boby Lapointe pour « Lumière tango » et Barbara pour « Perlimpimpin », par ex.). Aux chansons graves, où l’emphase façon outre-Atlantique fait d’autant plus merveille que la voix grave de la chanteuse lui donne de l’ampleur, répondent les drôleries (savoureux « Béluga » de Stéphane Robitaille) bien portées par le sérieux de l’interprète, les textes parlés (« Aimer l’amer »), les adaptations de Nick Cave (« La malédiction de l’Ascension ») et les créations (« Libre-échange », titre du spectacle). L’ensemble crée un univers personnel, habité, plaisant et riche qui bascule vers le dernier tiers du set par une curieuse affirmation de l’artiste, selon laquelle le récital serait entièrement tourné vers le tango.

La set-list du 27 mai. Photo : Josée Novicz.

La set-list du 27 mai. Photo : Josée Novicz.

Cet artifice est un moyen de laisser libre cours à la veine hispanique à tendance argentine qui habite hic et nunc Paule-Andrée Cassidy. Disons-le tout net : cette facette de son répertoire peut laisser froid les amateurs monomaniaques de chanson française. Non que ses tangos soient risibles – même si Vincent Gagnon, accompagnateur correct à défaut d’être éblouissant, peine à donner l’illusion d’un pianiste latino ; mais, assurément, le mix Barbara-tango a de quoi désarçonner. On doit à l’objectivité de reconnaître que le remix un brin tango d’« Il n’y a pas d’amour heureux » nous a paru très toc et peu convaincant. On doit aussi admettre que cette tendance pampa-auriverde n’est pas ce qui nous a le plus séduit ce soir-là. Toutefois, étant donnée la qualité générale de ce qui fut présenté, dont le premier charme est sans doute de séduire par le vrai sens redonné à l’interprétation (voir à ce sujet le DVD pas cher de l’excellent François Marzynski), comment ne pas valider la démarche d’une chanteuse qui refuse de se contenter de son savoir-faire remarquable (regards public très francs et bien répartis, rythme et silence maîtrisés, perspicace construction du set) et de son répertoire habituel, afin de titiller le spectateur prompt à s’endormir dans son confort musical compassé ? Sous cet angle, même ce tanguisme propre sur lui peut plaire, dans la mesure où il agace les gnangnanteries de nous autres, kiffeurs embourgeoisés de chansons déjà installées et toutes bâties sur des schémas bien connus.
En conclusion, l’avis hésite : on ressort du « Libre-échange » de Paule-Andrée Cassidy pas tout à fait certain qu’elle ait eu raison de tromper la chanson avec le tango, mais heureux d’avoir entendu une interprète qui associe l’audace au talent.

Paule-Andrée Cassidy par Josée Novicz.

Paule-Andrée Cassidy par Josée Novicz.

La Table Ronde vue par Paul Brown. Au secours. (Photo : Josée Novicz)

La Table Ronde vue par Paul Brown. Au secours. (Photo : Josée Novicz)

Cent douze ans après sa composition, Le Roi Arthus d’Ernest Chausson fait son entrée à l’Opéra de Paris. Le choix de programmer cet étrange mélange entre Claude Debussy et Richard Wagner était audacieux. Pour preuve, une partie des places ont été bradées afin de remplir la jauge de Bastille – avec succès : ce 25 mai, l’opéra était plein pour la quatrième représentation de cet appétissant « drame lyrique en trois actes et six tableaux ».

L’histoire

Le roi Arthus (Thomas Hampson) célèbre sa victoire contre les Saxons avec un vif éloge de Lancelot (Roberto Alagna), ce qui rend vert de rage Mordred (Alexandre Duhamel). D’une part parce que lui aussi a combattu ; d’autre part parce qu’il soupçonne Lancelot de coucher avec la reine Genièvre (Sophie Koch), alors que celle-ci lui a offert un râteau (tableau 1). Il décide donc de surprendre les amants, et y parvient le soir même. Lancelot le défie et le laisse pour mort avant de s’enfuir (tableau 2, fin de l’acte I, 45’).

Le roi Arthus après la bataille. (Photo : Bertrand Ferrier)

Le roi Arthus après la bataille. (Photo : Bertrand Ferrier)

Le lendemain, Genièvre sollicite l’aide de Lancelot. En effet, Mordred, qui a survécu, les dénonce, mais le roi ne veut pas croire que la fine fleur de la chevalerie lui est infidèle. Il suffit de mentir, et Arthus acceptera de tout gober. Après avoir tergiversé, Lancelot accepte, promettant de trouver ensuite une mort glorieuse. Genièvre voulant éviter cette solution, ils décident de s’enfuir (tableau 3). De son côté, le roi attend Lancelot et l’appelle en vain. Merlin (Peter Sidhom) sort de sa retraite pour lui révéler qu’un pêché a tout jeté à terre : la chevalerie, la Table ronde, les hauts faits, la vie même du roi, rien ne va résister. Arthus capte qu’il est cocu et lance ses soldats à l’assaut du félon (tableau 4, fin de l’acte II, 1 h).

La reine Genièvre, qui aurait donc survécu à sa chevelure... (Photo : Bertrand Ferrier)

La reine Genièvre, qui aurait donc survécu à sa chevelure… (Photo : Bertrand Ferrier)

Attendu par Genièvre et son serviteur, Lancelot revient de la bataille. Il aurait pu gagner, dit-il, mais au moment de frapper Arthus, il a jeté ses armes et fui. Pour laver son honneur, il décide de retourner au charbon, à mains nues, afin que cesse de couler le sang. Genièvre, se sentant abandonnée, décide de se suicider en s’étranglant avec ses cheveux, c’est original, plutôt que de fuir (tableau 5). Lancelot est effectivement massacré dans le combat, mais il survit assez pour demander à Arthus de le tuer. Le roi n’en a pas besoin : Lancelot finit par mourir de lui-même, et le chœur céleste appelle le monarque en lui promettant le sommeil et la gloire (tableau 6, fin de l’acte III, 1h).

Le chéri de ces dames en pleine séance de fanitude. (Photo : Bertrand Ferrier)

Le chéri de ces dames en pleine séance de fanitude. (Photo : Bertrand Ferrier)

La représentation

Une toile de fond qui représente vaguement Tintagel et se dégrade à mesure que la situation empire ; une maison Playmobil assemblée en direct puis posée de biais (II) et défoncée (III) ; un canapé en skaï qui sert de chaise à porteur pour Sophie Koch et de rocher pour Roberto Alagna avant de finir comme une crêpe : flambé ; des livres en couverture blanche, jetés par terre, feuilletés, abandonnés, frappés pour montrer l’opposition entre la banalité bourgeoise du trio mari-femme-amant par opposition à la légende ; des costumes bariolés pour le chœur, fades pour certains personnages (Arthus et Merlin, même chandail au II), peu créatifs pour d’autres (robe blanche de Genièvre) : une fois de plus, décorateur (Paul Brown) et metteur en scène (Graham Vick) se moquent du monde en général et du livret en particulier. En tentant de transformer Chausson en Ibsen cheap, cette version attriste en démontrant surtout que les contresens « volontaires » tiennent souvent, à Bastille, lieu de « vision ».

Le skaï, symbole arthurien selon Paul Brown. No comment. (Photo : Josée Novicz)

Le skaï, symbole arthurien selon Paul Brown. No comment. (Photo : Josée Novicz)

Or, ce que disent et le texte et la musique, c’est précisément que la grandeur, la transcendance, le dépassement de la contingence humaine sont consubstantiels de la légende. Celle-ci n’est pas constituée par des éléments par nature différents de nos petites aventures humaines ; au contraire, elle est nourrie par l’humanité (d’où le magnifique « Je n’ai plus rien d’humain que ma douleur » d’Arthus au bord de la disparition) qu’elle fait résonner autrement. Par conséquent, présenter la légende, le château, l’art martial comme des pacotilles ringardes et sans valeur, cela revient, au mieux, à imposer sciemment une version que tout contredit dans l’œuvre, au pire, à se tromper d’opéra en tentant de réinvestir un imaginaire corseté. Autant l’ironie de « Kaamelott » surgissait du respect des codes iconiques de la légende arthurienne, autant cette dramaturgie de Vick et Brown nous paraît tomber à côté de la plaque avec une fatuité qui donne priorité au metteur en scène sur l’opéra qu’il est censé servir. Sans atteindre les sommets d’ineptie de l’Aida d’Olivier Py, la pauvreté et la sottise de cette création, d’une platitude esthétique hérissante, attristent plus qu’elles ne désorientent.

L’interprétation

Plateau vocal trois étoiles… et même plus, pour cette rareté ! La distribution est même luxueuse pour les rôles secondaires (la vedette du moment, Cyrille Dubois, chante avec aisance le double air du laboureur ; Peter Sidhom garde son style chafouin d’Alberich pour incarner Merlin avec une autorité et une diction admirables). Elle permet aussi d’apprécier des minirôles tertiaires séduisants (on apprécie l’intervention claire et puissante du Camerounais Florent Mbia). Tous les artistes assurent leur prestation avec vaillance, même si le charisme d’Alexandre Duhamel (Mordred) manque sans doute de venin pour nous emballer pleinement – mais la mise en scène ne l’aide guère… Reste que, c’est justice, les trois rôles principaux focalisent l’attention.

Nicolas Marie, Florent MBia, Ugo Rabec et Cyrille Dubois. (Photo : Josée Novicz)

Nicolas Marie, Florent MBia, Ugo Rabec et Cyrille Dubois. (Photo : Josée Novicz)

Première et seule dame, hors solistes du chœur, Sophie Koch affronte sans chichi un rôle qui semble hérissé de difficultés. Entre des graves de mezzo et des aigus de colorature, le registre de Genièvre suppose de réunir trois qualités : une tessiture très large, une capacité à changer de registre dans un même air, et un sens de l’interprétation permettant de faire sonner spécifiquement chacun des « types » vocaux. Plutôt que d’unifier les extrêmes, par exemple en apaisant les aigus ou en tuilant à l’excès le passage du grave à l’aigu, elle opte pour une interprétation dramatique et incarnée du rôle : armée de graves grondants quand son rôle la rapproche d’une Fricka bafouée, elle fait claquer sa fureur lorsque l’émotion entraîne sa Genièvre vers les plus hautes cimes. Entière, elle capte le spectateur par une présence scénique totale, quitte à ce que la musicalité prenne parfois le pas sur l’intelligibilité du texte. Ainsi, une fois de plus, Sophie Koch s’impose comme une voix sûre et polymorphe, armée d’un souffle spectaculaire et d’une science dramatique à laquelle on regrette que Vick & Brown n’aient pas pris la peine de puiser.

Sophie Koch et Thomas Hampson. (Photo : Josée Novicz)

Sophie Koch et Thomas Hampson. (Photo : Josée Novicz)

Star grand public de la distribution, Roberto Alagna prouve à ses adeptes comme aux sceptiques qu’il est bien plus musicien que son image agaçante de p’tit gars d’banlieue dilettante pourrait le laisser supputer. À l’évidence heureux d’être sur scène, il chante avec cœur une partition qui ne le ménage guère. Son troisième acte est vocalement pyrotechnique, mais c’est l’ensemble de sa prestation qui séduit. Présence, diction, virtuosité – et professionnalisme jusque dans l’après-spectacle, où il passe derrière le comptoir de réception afin de signer les photos des mamies en folie, donnant du « tu » à Gisèle, rendant son stylo à Monique, appelant Claudette par son prénom, saluant avec effusion la permanentée qui vient à toutes les représentations de l’opéra… Du haut niveau, là aussi !

Roberto Alagna. (Photo : Josée Novicz)

Roberto Alagna. (Photo : Josée Novicz)

Thomas Hampson est, lui, la star masculine des mélomanes. Le rôle-titre qui lui revient, il l’interprète avec la gravité requise d’un monarque triomphant vite submergé par le doute, puis tâchant de se convaincre d’un mensonge patent, et enfin s’effaçant entre désillusion et confiance dans la postérité. Aurait-on rêvé qu’il jouât davantage de ses graves quand l’occasion lui en était donnée ? L’artiste néglige les effets pour s’en tenir à la partition et à sa posture de roi blessé. En dépit de costumes grotesques et d’un décor lamentable, il incarne à merveille le mari, le chef de guerre, l’ami et le héros fatigué. Voix sûre et effort de prononciation finissent alors d’emporter l’adhésion.

Philippe Jordan et Thomas Hampson. (Photo : Josée Novicz)

Philippe Jordan et Thomas Hampson. (Photo : Josée Novicz)

D’autant qu’un écrin musical de toute beauté environne le trio vedette. La partition, d’une richesse excitante (grand orchestre, solistes, chœurs, demi-chœurs, solistes de chœurs…), associe le chatoiement debussyste (quel sens de l’harmonie et de l’orchestration !), aux stratégies wagnériennes. Les cuivres rutilent, en fosse ou en coulisse ; la clarinette basse triomphe ; et les cordes savent autant se tendre en virtuoses que se calfeutrer dans des pianissimi magiques (ah ! l’attente en sourdine de la réponse de Merlin !). Philippe Jordan, que l’on a souvent entendu fan des tempi alanguis, rend cette fois parfaitement justice des contrastes de nuances et de dynamique. Dans une partition qu’a enregistrée Armin trente ans plus tôt, il confirme son talent de meneur d’hommes : précision des départs donnés aux chanteurs, variété des couleurs obtenues de l’orchestre, souci du détail. Une faiblesse, ce soir-là : le chœur, et notamment les soprani, qui explosent joliment dans les tutti mais rechignent à plonger dans les pianissimi. Du coup, le chœur céleste final manque de finesse. Un tout p’tit regret à l’aune de la beauté musicale, justement acclamée par le public.

Peter Sidhom dans son chandail de Merlin. Pfff. (Photo : Josée Novicz)

Peter Sidhom dans son chandail de Merlin. Pfff. (Photo : Josée Novicz)

En conclusion

Un bel opéra, un superbe plateau, une joyeuse réussite musicale et un piteux spectacle scénique. Bilan séduisant, mais agacé devant l’indigence souvent constatée dans les mises en scène vues à l’Opéra Bastille.

Des clefs, des vraiesPour accéder à l’orgue d’Écouen, il faut d’abord jouer d’un vrai, d’un beau trousseau.

La console avant le concertEnsuite seulement, on peut profiter d’un instrument jadis historique, désormais en voie de décomposition avancé, qui attend sa résurrection dans un environnement professionnel. Pour preuve, Mathieu Lours, le titulaire, a bien rangé son bordel pour notre venue. Ah non, pardon excuse, je devais écrire : Mathieu Lours, le titulaire, a choisi de laisser les musiciens prendre leurs marques dans une ambiance cosy et décontractée, où le cool est le néo-bordel.

Le détail qui tue et qui sauveSuite à la chute et à la disparition dans le meuble d’un bitouniou permettant, sans aucune justification technique, d’éviter les cornements, nous avons sollicité l’assistance de saint Joseph, sans lequel ce concert aurait ressemblé à un long et lancinant couac d’une heure environ. À l’ex-Cité de la musique, ce serait un mélisme ductile très stable qui assure une assise formelle séduisante lors d’une prestation de l’Ensemble InterContemporain – pour le Festival du Connétable, ç’aurait juste été sa mère pas possible.

Public 1Et c’eût été dommage, car le public était venu battre les records d’affluence dans l’église, au point que le monument a dû être fermé dix minutes avant le concert car la jauge maximale était déjà largement dépassée. Yes, sir – comme dirait (as might say, du verbe to say, said, said, saiden, saidenned et je me souviens plus de l’ablatif irrégulier) peut-être (maybe, perhapswho knowsas far as she’s concerned, where is my umbrella) Françoise Dauchel, l’organisatrice ex-prof d’anglais, et son époux-présentateur.

Public 2Bref, merci, mon public. Mon public à moi. À moi tout seul. (Et surtout au trompettiste Rémy Richard, mais bon.) Grâce à vous, à Mathieu Le Cosy, aux organisateurs et au pouët-pouëtman professionnel qui m’accompagne, ce dimanche de Pentecôte, j’ai donné un joyeux concert orgue et trompette à l’église Saint-Acceul d’Écouen.

Orgue et trompette à ÉcouenAvant, je chantais au Connétable. Mais ça, c’était avant. Ce dimanche de la Pentecôte, je joue de l’orgue pour le Connétable, avec Rémy Richard à la trompouette. Au programme : des tubes (Purcell, Charpentier), des bizarreries qui sonnent bien (Fauré) et des raretés qui valent le détour (Mouret, Mozart Senior). RDV 18 h à Écouen. Tous rens. ici et .

Bref, j’ai joué de l’orgue à la synagogue Buffault.

Bref, j’ai joué une messe à Saint-Louis-en-l’Île.

Je fus muté en accompagnateur d’une invitée exceptionnellement conviée par Sophie Koch aux premières répétitions avec orchestre du Roi Arthus à l’Opéra Bastille, sous la direction de Sir Philippe Jordan, avec Roberto Alagna le décontracté et Thomas Hampson dit le Tahitien (pour l’instant, on ne comprend pas grand-chose à ce qu’il dit). Genre : tout est normal. Et, en plus, j’ai le droit de revenir ce cinq mai pour l’acte trois. Alors, jaloux ? Ben j’comprends.