Tantôt, je chantai ici avec Claudio Zaretti, Barthélémy Saurel, Terrebrune et Jean-Paul, dit Lermite. Enfin, à quelques blocs d’ici, mais avec de bonnes intentions puisque, pour commencer, je proposai de Tuer mon voisin – et encore, j’ignorais qu’il rentrerait se tripoter le plus bruyamment possible à six heures du matin.

Après un départ aussi positif et friendly, il était temps de sentir le beat et les vibes. Je suggérai donc d’approcher Le nez de ton cul, mais avec courtoisie.

Bien entendu, cette essspérience me fit souffrir de Glotte sèche.

Une hydratation plus tard, ma contribution à la soirée des « Chanteurs à guitare » invités par le Soum-Soum s’achevait sur une déclaration d’amour (toujours improvisée) au bonheur, à la kif, au feeling. C’est si bon le bonheur que, pour le reste, on verra plus tard.

Bertrand Ferrier au Soum-Soum, le 27 janvier 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Aux côtés de Barthélémy Saurel, de Claudio Zaretti, de Terrebrune, de Loïc Pujol et d’Erzi, j’ai offert avec grâce aux spectateurs du Soum-Soum une nouvelle leçon de virtuosité guitaristique et vocalistique, qui commençait par une plongée dans l’intériorité de mon for intime et dévoilait Mon idéal.

Restait, aux fans, à découvrir mon idéal musical. Forcément une chanson à texte et à musique digne, à mon avis de s’appeler Toutoutoutou en attendant de devenir un tube de Jean-Louis Aubert.

Tant que j’y étais, j’ai décidé de me mettre totalement à nu, avec un « à » quand même, en révélant mon idéal immobilier, apparemment commun avec Reinhard Mey, puisque c’est lui qui a révélé à quel point c’est qu’est-ce Que j’aime ma cuisine. Et pour le reste, on verra plus tard.

Deux spectateurs historiques et hystériques, lors d'une chanson de Barthélémy Saurel. Photo : Rozenn Douerin.

Deux spectateurs historiques et hystériques, lors d’une chanson de Barthélémy Saurel. Photo : Rozenn Douerin.

C’est chouette, le vendredi, quand on peut aller se gratter le ventre au Soum-Soum (Paris 2), à deux pas et demi de l’Opéra-Comique. Parfois, on est hyper à fond dans l’actualité, comme quand je murmure « American Movie »…

Parfois, on est dans l’autobiographie façon Malpolis, comme quand Loïc Pujol avoue : « J’ai assassiné ma femme ».

À quoi je n’ai pu que rétorquer : « Ça m’aurait plu ».

Aussitôt, choqué, Barthélémy Saurel en profite pour glisser une chanson qu’il menace de faire durer « 2 h 30 ».

Ni une, ni deux, Loïc Pujol se Karpatt et préfère lutiner la partie maraîchère de « Mélisande ».

Sans vouloir le moins du monde être méprisant, j’ai essspliqué que, des histoires de fesses de cet acabit, sans « e », on ferait aussi bien de « S’asseoir dessus ».

Barthélémy Saurel a botté en touche, préférant reprendre le contrôle du micro par peur des dérapages probables « Au train où vont les choses ».

Loïc Pujol au Soum-Soum, le 11 novembre 2016. Photo : Rozenn Douerin.

Loïc Pujol au Soum-Soum, le 11 novembre 2016. Photo : Rozenn Douerin.

Se sentant inquiété, Loïc Pujol a préféré se cacher derrière les Fatals Picards pour continuer son autobiographie généalogique en révélant : « Mon père était tellement de gauche… »

Ambiance creuse, longueurs et vide : c’était le moment de sortir un tube. J’ai admis que nous étions en train de vivre une « Journée de merde ».

Prenant la mouche, qui ne lui avait pourtant rien demandé, Barthélémy Saurel a renchéri : c’est pas la journée, qui est de merde, mais le siècle avec toutes ses p’tites religions donc ses « Sectes démodées ».

Chagriné par tant de haine, Loïc Pujol a cherché un câlin en Tryo. Soucieux de s’opposer à ma demande récurrente (« sers-moi »), il a demandé à la cantonade, qui n’est pas une fouteboleuse : « Serre-moi ».

J’ai compris que c’était l’heure de fermer le ban ; mais, comme je n’avais pas de ban sous la main (ni dessus, d’ailleurs), j’ai chanté « À guichets fermés ».

L’occasion pour Barthélémy de chercher un peu de ch(i)aleur en nous parlant de sa « Dernière volonté » dans un guichet fermé en forme de four à pizza.

Avis aux gourmands de chanson intelligente et pétillante, dans l’ambiance sympa du Soum-Soum : c’est tous les vendredis, de 18 h 30 à 19 h 45. Vous chantez et vous grattez le ventre ? Venez avec votre guitare, profitez de la super sono et des lumières idéales, chantez votre tune sans temps mort, écoutez les collègues, et gagnez une conso gratuite ! Vous êtes curieux de réentendre l’excellent Barthélémy Saurel, Loïc Pujol, le remarquable covériste (comme il fait des reprises, j’avais mis « repreneur », mais heureusement il fait des covers, c’est hyperplus mystérieux)… et ceux qui voudront se risquer sur scène ? Il vous en coûtera cinq euros… conso comprise. Entre scène semi-ouverte et spectacle qualitatif, un beau moment de chansons à réussir ou, au moins, à ne pas rater.

Soum-Soum du 4 novembre 2016Ouh-la-la-la, qu’est-ce qu’on est bien, dirait Claudio Zaretti, au Soum-Soum, authentique « découvreur de talents » (près du passage Choiseul, juste à côté de l’Opéra-Comique, Paris 02), pour dispenser de la chanson grattée à la guitare. La scène partagée, qui commence à s’animer méchamment, a permis de se mesurer à un p’tit nouveau à belle voix grave, joli sens de l’interprétation et excellent choix de chansons.
Moi, j’étais juste dans « La moyenne »…

… tandis que Barthélémy Saurel propulsait ses magnifiques chansons, en l’espèce « Les filles me font envie ».

C’était peu sport de la part de ce zozo, donc je proposai une version brève de « Mon nez dans ton cul ». Comme le titre l’indique, c’était un cadeau fait à la poésie, si congrue dans ce monde peu féru d’esthétique…

… mais Barthélémy Saurel claquait une version brève d’un de ses tubes, « La poire en deux » (trouve le couplet qui manque et flanque-lui une baise sur la banane).

J’ai pas eu le choix. J’ai dû sévir en offrant une sévère tournée de « Chocolat noir », mon hit depuis un post joyeusement controversé par les paltoquets et les lèche-fions. Fallait pas m’chercher. Non mais.

Pour les gourmands, qui jouent de la guitare en chantant ou l’inverse, ou pour ceux qui veulent découvrir les gourmands décrits ci-avant, rendez-vous ce vendredi 11 novembre, pour le prix d’une conso, ce qui n’est rien quand on pense que Barthélémy a presque promis une version chaude et napoléonienne de Sambre-et-Meuse, c’est dire.

Bertrand Ferrier au Soum-soum (Paris 2) par Josée Novicz.

Bertrand Ferrier au Soum-soum (Paris 2) par Josée Novicz.

je veux chanter de suite, et mourir maintenant – une de mes mille chansons préférées…

… ce qui fait que, en attendant son prochain concert, avec un « a » et santé, Bertrand Ferrier chante « Nanterrrrreuh »…

… Barthélémy Saurel chante les magnifiques « 2 h 30 »…

… Bertrand Ferrier, du coup, chante une chanson chiante, type « À guichets fermés »…

Barthelemy Saurel par Rozenn Douerin

Barthelemy Saurel au Soum-Soum, vu par Josée Novicz

… par vengeance, Barthélémy Saurel crache l’un de ses tubes, « Incinéré au feu d’bois »…

… alors, j’ai été sec. Précis. J’ai chanté le tapin et les latrines. Ou les lapins et les tartines, en somme.

Premier épisode du Cabaret des Batignolles que j’organisais autour de deux grosses pointures de la chanson-pas-connue-et-pourtant-excellente : Jean Dubois et Barthélémy. Voici quelques clichés-souvenirs captés par Josée Novicz (cliquez pour agrandir l’image). Prochaine édition : le samedi 18 janvier à 20 h 30, avec François Marzynski en vedette !