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Feuillets d’album avignonnais

Un aperçu très partiel de l’offre (Avignon 2026). Photo : Bertrand Ferrier.

Alors que s’achève le festival d’Avignon 2026, quelques souvenirs du off où j’ai traîné la savate du 4 au 11 juillet. Au programme : selon les estimations, entre 1600 et 1800 spectacles, de 10 h à la minuit passée, sept jours sur sept… et nous, et nous, et nous. Alors, au pas de course, on met en place son, lumières, décor, puis on range en vitesse pour que les collègues puissent commencer en retard mais pas à cause de nous.

 

Peu avant le début de « Mademoiselle Maya en Ut intégral » au théâtre de l’Incongru (Avignon 2026), en présence du lapin régisseur Ti K Fouti. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Et le suspense commence : fera-t-on salle comble, avec de profitables programmateurs dans la salle (graal du fantasme estival) ou, comme chante Félix Leclerc, nuitera-t-on tout seul ?

 

 

Ce risque, en termes avignonnais, se dit ainsi.

 

Demi-heure avant le début de « Mademoiselle Maya en Ut intégral » au théâtre de l’Incongru (Avignon 2026). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Pour éviter le four, on s’agite dans la fournaise. On fait des trucs qui ne servent souvent guère mais sont consubstantiels au folklore local : on tracte. Trop, ça, incontestablement.

 

Souvenir d’Avignon 2026 : tracter, c’est le pied mais, la prochaine fois, je prendrai des chaussures de randonnée. Ou le bus, pour faire comme dans la chanson. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Du coup, certaines inventent des performances pour distribuer « 300 tracts en 30 minutes ».

 

Adèle Pistone et Mathilde Chatin tractent à leur manière rue de la Bonneterie, lors du off d’Avignon 2026. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Pour ne pas être en reste, on imite les djeunses donc, à notre tour, on crée des happenings. Matin et après-midi, on sort le piano et on diffuse en direct un teaser comprenant quelques extraits saignants du concert dont l’intégrale sera donnée le soir.

 

Devant le théâtre de l’Incongru (Avignon 2026), feat. Ti K Fouti, lapin-marteau et heureux de l’être. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Quand on est las, on refait le monde au village du off.

 

Au village du off, avec le lapin multifonction Ti K Fouti et les comédiens Indy, Jann Halexander et Charlotte Grenat alias mademoiselle Maya – sa camériste, à gauche, a souhaité ne pas apparaître (Avignon 2026). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Et, parfois, heureusement, on performe…

 

Au théâtre de l’Incongru (Avignon 2026). Photo publiée avec l’aimable autorisation de Purple Shadow Agency.

 

… puis, le soir de dernière, on se prépare à se souvenir. À une prochaine, peut-être, Avignon, et à bientôt, la scène !

 

Devant le théâtre de l’Incongru, avec Pascal Pistone, directeur du théâtre, Jann Halexander et Charlotte Grenat alias mademoiselle Maya, au festival off d’Avignon, le 10 juillet 2026. Photo publiée avec l’aimable autorisation de Purple Shadow Agency.

Les chroniques des rares spectacles avignonnais que j’ai pu voir…
Should I stay or should I stay (une décevante déception)
Jules & Jo (une découverte ébaubissante)
Confessions d’un vampire sud-africain (un plaisir joyeusement interdit)

Le plaisir de la revoyure

Photo moche : Bertrand Ferrier.

À tous ceux qui viennent régulièrement, sporadiquement ou par erreur, merci de votre visite, voire de vos visites.
Aux artistes ou à leurs émissaires qui m’évoquent leur travail pour que j’en dise le plus grand mal, c’est le genre de la maison, merci aussi : je m’en occupe incessamment.
Le blog s’interrompt pour quelques jours. Votre impatience réjouit, car elle a bien raison : de nouvelles découvertes stimulantes attendent en trépignant ceux qui nous feront l’amitié de feuilleter les présentes pages digitales.
D’ici les prochains balabalas, joyeux Noël aux joyeux, bonne année aux bons, et hauts les cœurs à ceux qui en ont un dans leur carcasse et leur esprit.

De l’art d’avoir la patate

Sleepy from Sleepy & Partners, le 11 août 2025 aux Batignolles (Paris 17). Photo : Rozenn Douerin.

 

Les Anciens habitués à fréquenter le présent site se souviennent sans doute des trente-cinq analyses organologiques sur la granularité sonore des instruments d’église signées par Sleepy & Partners. Or, ce tout tantôt ou quasiment, quelle ne fut point notre stupeur quand, coulant un regard par la fenêtre, nous aperçûmes le Grand Vénérable de la congrégation qui cultivait son jardin – sans doute en attendant un nouveau défi.
« Ce n’est pas parce que l’on inspecte les orgues célestes qu’il ne faut pas garder les pieds sur terre », nous a-t-il lancé avant d’aller son petit bonhomme de ch’minounet. Dont acte, comme l’on dit quand on ne sait guère comment conclure.


Retrouver les trente-cinq expertises organologiques esquissées par la congrégation coopérative Sleepy & Partners en cliquant ici.

La pause s’impose

Clape (11), juillet 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Voici venu le temps des rires, des chants et de la pause du blog. Rendez-vous prochainement avec la fin des chroniques obscurantistes et woke (ou le contraire), des nouvelles de Tristan Pfaff, de Gaspard Dehaene, d’Irakly Avaliani, de Pierre Réach, de Michele Campanella, de Monica Leone, des frères Guerchovitch, de Jonathan Benichou-Rabinovitch, d’Alexandre Rabinovitch-Barakovski, de Martha Argerich, de tel flacon, tel instant, telle découverte, tel inattendu, tel trop attendu, telle envie de partage… Merci de votre curiosité, bonnes cigales à tous et à bientôt !

 

À bientôt !

En bref et en pointillés

 

La plupart du temps, vous êtes vraiment beaucoup à venir fréquenter ce site quotidiennement pour, probablement, y picorer

  • des idées,
  • des stimuli,
  • des pistes,
  • des…

en fait, je sais pas pourquoi mais, comme chantait Jacques Debronckart, j’suis heureux si mes notules que je revendique diversifiées vous intriguent. J’espère que la prochaine saison de ces graffiti

  • non sponsorisés,
  • non financés,
  • non prééétablis

continuera de nous donner des occasions de partage. Je vous donne donc rendez-vous à la rentrée pour échanger

  • des émotions,
  • des rigolades,
  • des froncements de sourcils,
  • des emballements,
  • des interrogations,
  • des découvertes et
  • des découvertes,

puisque, à ma grande ire, le mot revient deux fois sur l’image ci-dessous.

  • Merci,
  • youpi et
  • hauts les cœurs à chacun !

 

Mais on en est là

 

 

Un jour de pluie et de brouillard

Rue de Rome (Paris 8), 6 novembre 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Du gris. Quelque chose dans l’air, quelque chose de bizarre. Pas de maître, pas d’adeptes. Une espèce de vérité. De vie, peut-être.

 

Ils pensent, donc je suis – 31 octobre 2022

 

J’admire l’article pré-écrit et assumé dans sa mauvaise foi de pensée préfabriquée, qui est la seule façon de penser acceptable. Ceux qui en déduisent qu’il faut dissoudre le diffuseur de fake news qu’est cette vieille ordure enkystée couramment appelée Le Figaro sont des complotistes proches de l’extrême-droite, la seule droite acceptable étant non pas celle qui part en piston dans la gueule du LR mais celle qui est validée par Le Figaro.
Arrêtons de croire que le fait précède son commentaire. Le fait n’est qu’un accessoire. Seule compte la pravda, cette vérité décidée au préalable et conforme aux intérêts de ceux qui l’énoncent. En conséquence, ne supprimons pas les subventions d’État à ces dégueulasseries qui ne représentent rien. Appelons ces errements XX, et boutons hors d’état de nuire les faux journaleux qui pensent encore qu’une élection n’est pas jouée d’avance, contrairement à une érection. Ya basta.

 

Entrer dans la lumière (de la Ribeiro)

Avant la répétition de « Juste Catherine Ribeiro » à Vincennes, le 19 octobre 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

C’est le prochain projet improbable et passionnant que fomente Jann Halexander : un spectacle autour des chansons de Catherine Ribeiro avec les excellents Sébastyén Defyolle et Claudio Zaretti. Au programme,

  • de l’énergie,
  • de la puissance,
  • inch’Allalalalah une émotion de feu, a minima
  • de l’engagement
    • physique,
    • mental,
    • humain :

rendez-vous pour la première du spectacle à Paris le 5 novembre, résa ici !

 

Cucurbitacée et festoiement

Composition de la Saint-Bertrand 2022 et photographie : Rozenn Douerin.

 

Quarante-cinq ans que nous saluons saint Bertrand de Comminges le 16 octobre. Pas de raison de se dérober cette année, ce me semble, à tout le moins. Bien.