Photo : Bertrand Ferrier

… j’espère que l’on va m’applaudir, ce soir, pour m’être saigné à ce point. Enfin, public, enfin.

Cyril, l’OM et voilà, quoi. Photo : Bertrand Ferrier.

Parfois, les gens surestiment mon goût du beau. Après le repasse-cravate opérationnel, il m’a été offert de véritables mémoriaux de notre civilisation. J’ai déjà refusé une offre à 100 € pour le lot mais, la crise aidant, je peux étudier toute proposition sensée, évidemment.

Photo : Bertrand Ferrier

Où et avec qui : avant de se mettre sur le do, tout est la.

Photo jaune : d’après Rozenn Douerin

… et je crois que le message express est clair, voire vice et versa.

Photo : Bertrand Ferrier

Jadis, j’ai bossé pendant des années sur le rapport entre médecine de médecin et « médecines alternatives », et on a frôlé le succès. Puis le livre a été jugé illégal, puis trop intello, puis méchant, puis sectaire, puis antisectaire, donc rien ne s’est fait et, on va pas se mentir, mâme Chabot, j’en éprouve un méchant regret. Meanwhile, j’ai aussi été jugé antiscientologue puis scientologue à donf car retourné par les diables. Bref, yévécou.
Aujourd’hui, je le reconnais, bien que je sois organiste de l’Association diocésaine de Paris, du diocèse de Pontoise et rémunéré par le diocèse du Val-de-Marne, je sollicite mon appartenance à la secte du Yin-Yang. Notre gourou est le grand Gauthier Fourcade, croisé ici ou . Oui, il est notre gourou bien que son site soit – c’est fourbe – encore plus moche que le mien. Notre célébration : des retrouvailles autour du jeu de notre KanGourou. Nous ne nous y parlons presque pas. Nous ne devons pas connaître les autres adeptes. Pas communiquer, oh non. Juste les niquer pour gagner la partie et monter sur le pont de la libération cosmique transcendantale. Pour ça, il faut jouer. Chaque partie coûte zéro euro. Chaque partie – avec des excellents ou des nuls comme votre compte-rendiste – est passionnante.
Les règles sont presque simples (j’en témoignai quasi tantôt), les stratégies sont incompréhensibles, la vie est vaste, je suis – dans ce domaine aussi – carrément approximatif : c’est vibrionnant. Rejoins la secte. Dis que tu viens de ma part. Peut-être je monterai d’un cran sur le pont. Ou peut-être, juste, en intégrant ce monde interlope, tu te diras que tu as passé un beau moment.

Composition pour Rivesaltes, chip chinoise pimentée et improvisation végétalisée. Artwork : Bertrand Ferrier.

… peut-être sera-t-on mort, que diable.

Temple du Saint-Esprit, le 2 février 2020 (micro-aperçu). Photo : Bertrand Ferrier

Au début, cet instantané de la vie dominicale d’un harmoniumiste, je l’ai pensé parce que je trouvais ça hyperévocateur. Ou hypermimi. Voire hypermimystérieux.
Voilà, c’est ça : méga-iconique.
Puis je me suis souvenu que, en sus de mon non-talent photographique, je disposais in situ d’un photophone un tantinet perfectible. Donc j’ai pensé que j’m’en foutais. La rêverie n’est pas une histoire de pixels, après tout.
Par conséquent, spécialement pour les amis rêveurs, voilà.

Dessin (work in progress) : Rozenn Douerin. Photo : Bertrand Ferrier.

Photo : Bertrand Ferrier

Time…

Photo : Bertrand Ferrier

after time,

Photo : Bertrand Ferrier

everything just fly away.

Photo : Bertrand Ferrier

Let’s remain. At least, let’s try.

Photo : Bertrand Ferrier

À peine passée l’Épiphanie, voilà qu’il faut te rendre aux mages.
Si nous sommes réunis aujourd’hui, et nous le sommes, c’est pour te souhaiter bonne route jusqu’à la poubelle puis vers ton crémateur. Tes flammes brûleront à jamais en nous, tant tu nous hépatites. Nous n’oublierons pas de sitôt la bonne humeur que tu apportais autour de toi ainsi que, sporadiquement, ce que les spécialistes du contrôle technique appellent l’auto-veritas. Ceux qui ne te connaissaient pas pouvaient s’imaginer que, en fin de soirée, parfois, tu poussais le bouchon un peu loin. Baste, tu avais assez de bouteilles pour laisser l’eau couler sous leurs ponts. Sans te chasser de notre esprit, sans curée, nous, nous boirons en ton honneur jusqu’à, las, la lie. Ami, c’est avec regret que nous te laissons partir mais, c’est notre foie, sache que tu auras bien vécu en vins.

 

Accessoires : Michel Polin. Photo surprise : Bertrand Ferrier.

Soit, on ne devrait permettre que les lettres d’amour. Pourtant, fut un temps où des gens envoyaient de l’anthrax et/ ou de la farine par la malleposte, au point que les médias hypersérieux, genre Le Monde, c’est dire, croyaient les fake news affirmant qu’Anthrax s’était renommé Basket full of puppies. Aujourd’hui, grâce à Internet, quelques p’tits zizi (pluriel de p’tit zozo) t’envoient sporadiquement la confirmation que leur nullité est bien adossée à leur pleutrerie. Leur anthrax minimaliste à eux, supputera-t-on.
Heureusement, d’autres correspondants, fidèles à leur tradition, t’envoient d’autres grains de poussière qui te font plus rigoler… et, pour couronner le tout, Anthrax a beau être sponsorisé par RTL2, ça envoie le pâté qui sied. Alors ça va, en somme.

 

Photo : Bertrand Ferrier

Parfois, chez moi, des gens font des trucs bizarres. Encore plus que de la musique, ce qui n’est pas peu dire. Mozart ou beaux-arts, même combat : vivement 2020, que je comprenne mieux, sans doute, ce qui m’environne. Pis, ce serait de la gourmandise.

Photo : Bertrand Ferrier