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Petits papiers – 28

Un peu d’humour artistique avec lapin (Avignon, juillet 2026). Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant le prochain post, quelques nouvelles du monde donc du cassoulet.

 

 

À présent, courons prendre des nouvelles des États-Unis et de ces saloperies que sont les chasseurs – même s’il y a les bons et les mauvais, évidemment.

 

 

D’anciennes nouvelles du climat, aussi, vus par les rois de la pub.

 

 

Et maintenant, resserrons la focale sur la France, start-up nation s’il en est.

 

 

On va pas se mentir : les nouvelles ne sont ni nouvelles, ni bonnes.

 

 

Pourtant, cette impression est trompeuse ! En effet, tout dépend du carrosse dans lequel tu roules, évidemment.

 

 

Là, toi qui as provoqué la misère du bas peuple donc l’augmentation de la fortune de tes copains les nantis pas que par ta pomme mais aussi par elle, en bon Républicain laïc, tu peux recevoir de big bijoux. C’est rien chouette, ma couille.

 

 

Certes, la réalité est têtue…

 

 

… mais pas de quoi faire rougir le banquier qui nous gouverne, tu penses.

 

 

Remarquez, en cherchant un peu, on peut encore trouver de quoi se remonter le moral. Un exemple ? Bon, puisque tu insistes, coquinou.
Alors, imagine, un jour, les commerciaux du laboratoire Reckitt Benckiser Healthcare France se réunissent. Café, camemberts, slides et costumes cravates, tout ça tout ça. Objet de la réunion (un rapide séminaire aux Maldives) : déterminer quel arôme utiliser pour un médicament contre les maux de ventre. Nan, d’accord, c’est pas un super pitch, mais j’essaye pas de vendre mon scénario au CNC en ajoutant de la diversité, des troubles de genre et de la cathophobie, je suis focus sur mon histoire. Eh ben, après en avoir délibéré sans désemparer, les mecs préconisent deux options : menthe, parce que ça se fait, et fenouil, parce que, sans doute, à la fin, c’était pas du café dans les tasses et dans les narines, et que, dans ces circonstances, fenouil, ça ne choquait personne, c’était même dingue de créativité – et il est vrai que c’est peu commun.
Elle est bien, hein, mon histoire ? Mais attends, elle est pas finite, Madeleine ! Imaginons encore. Avant de terminer en boîte lounge avec des mannequins spécialisés dans la beauté intérieure venus spécialement pour location et l’occasion, les mecs envoient vite fait mal fait un courriel officiel aux cadres ultimement supérieurs pour leur montrer qu’ils ont vachement bossé, courriel où ils insistent sur les énormes avantages d’un arôme fenouil. Dans l’avion du retour, bronzés comme des Mormons pas crédibles, ils se rendent compte de la boulette et s’attendent à se faire défoncer quand les gars vont lire leur proposition de médicament au fenouil qui, même si l’on n’est pas pratiquant, sent la défonce déglingo à plein pif.
Erreur ! Quand ils débaroulent en maudissant le sirop d’orgeat, la tête en skaï, les cheveux qui poussent à l’intérieur, sans bouquet mais avec la gerbe aux lèvres, un peu de farine frisotant encore à la lisière des naseaux, les cadres ultimement supérieurs ne sont pas là. Ils sont eux aussi partis pour un topobriefing aux Maldives visant à évaluer cette idée originale – c’est le fameux « séminaire fenouil », devenu cas d’école dans les MBA de management de top compagnies à 40k € le semestre (remboursable sur le compte professionnel de formation, comme l’installation de panneaux solaires par la prime énergie du ministère de la France), cours moitié en américain sous-titré, moitié en français sous-titré aussi.
Une malédiction n’arrivant jamais seule, une fois de plus, le café vient à manquer lors du séminaire (la guigne, en somme), on doit passer à d’autres breuvages, liquides ou en poudre. Et, à la fin de la journée, avant le Macumba Club, les poulettes DeLuxe sous emprise et l’amour du métier bien fait jusqu’au bout, les cadres ultimement supérieurs envoient la conclusion ferme et définitive de leur séminaire aux membres extérieurs du CA de la boîte de médicaments. C’est depuis ce temps-là (et ça, il faut l’savoir), qu’il existe un médicament arôme fenouil. Du moins, nous ne voyons pas d’autre explication.

 

 

Pour éviter de telles dérives, il convient de suivre des études solides. Ou juste des études. Ou de ne pas devenir sous-titreur car ça risque de se voir très vite que aïe.

 

 

Même chez les enseignants qui sont dans le publique.

 

 

Pareil pour l’accent : en avoir un, c’est rigolo ; mais l’écrire, wallah, frère, c’est un autre saucisson. Ou un autre Master Poulet, comme tu veux.

 

 

Oui, soignons nos grands-mères, nos conjugaisons et nos orthographes. Même quand qu’on est flic et qu’on sait qu’on va être sous-titré.

 

 

Si, quand tu fais des fautes de conjugaison orthographique et grammaticale à l’oral de l’écrit, je crains que ça ne devienne grave.

 

 

Walor, on d cidon é gri kom kon ve, ça peut faciliter les choses pour quand qu’on sait pas comment qu’on devrait écrire. Et là, le niveau scolaire va fort remonter, je parie.

 

 

Après, il ne faut pas non plus sombrer dans les circonvolutions de l’intellectualisme niveau Le Figaro. C’est ça, dans le politiquement correct et l’imbittable. Quand tu veux écrire que « le pseudonyme bien français attribué à ce délinquant ne vise pas à remplacer un prénom arabe ou africain afin de calmer vos ardeurs racistes, chers lecteurs », écris-le plutôt que de pondre des trucs comme

 

 

qui ne veulent RIEN dire. Ce qui est très différent d’une faute de frappe. Une faute de frappe, nul n’en disconviendra, c’est un os qui peut être rigolo tout en rendant marri son auteur.

 

 

À propos de marris donc de gens en couple, tout a déjà été écrit sur la tête pleine de sable fin que se farcit – grâce à son moula ou à cause d’elle – le milliardaire qui se rêve en futur président de la Raie publique. Mais j’aime quand même bien l’enchaînement des articles, qui confirme que l’homme n’a pas besoin de l’IA pour être un gros con. En tout cas, certains, non, c’est certain, non ?

 

 

Même le pape a pris conscience de la gravité de la situation.

 

 

Bien sûr que ça ne sert à rien, mais quoi sert à quoi, hic et nunc ? Devant les catastrophes consternantes actuelles et en gestation, il est tentant de prendre le parti d’en rire…

 

 

… ou de se poser des questions distrayantes. Un exemple ?

 

 

Allez, parce que vous insistez, un dernier exemple de débat distrayant, dix-treize ans et demi à la limite (ha, Bobby !), pour la croûte.

 

 

Heureusement, il y a l’art. Par exemple ce moment où un directeur d’opéra pense que son avis est tellement important que quand le chef – qui, lui, connaît la musique – cause, ben, c’est tellement chiant qu’il doit regarder sa montre pour rappeler que, lui, il a un vrai boulot et autre chose à branler que de parler du Ring.

 

 

Bref, dans ce monde en ébullition, impossible de ne pas conclure ces découpures de presse sans saluer la particularité de l’Hexagone : l’admiration pour les sportifrançais du moment. Pour rappel, un sportifrançais est un sportif de nationalité française qui va gagner…

 

 

… mais qui ne gagne pas. L’important, pour lui, est ailleurs : c’est qu’il va gagner. Ça, les clampins dont nous sommes sont censés aimer. Ils sont censés y trouver la fierté de vivre une vie de merde parce qu’eux sont dans la panade mais des Français comme eux sont sur le point de. Bah, le patriotisme des imbéciles n’engage que ceux qui aiment

  • les bottes et leur musique,
  • les drapeaux et les morts qu’ils entraînent, ainsi que
  • le budget des armées, y compris de celles qui vont intervenir pour protéger des installations pétrolières dans des régimes dictatoriaux.

Chacun son vibrato et, pour une fois, vive la réalité qui rabat toujours le caquet des coqs en plastique.

 

 

À suivre !

Petits papiers – 27

« Regrets tardifs d’avoir voulu paraître à l’aplomb de la mode » (Paris 8, septembre 2026). Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par la réalité…

 

 

… la réalité têtue…

 

 

… et les préoccupations de Pharaon Ier de la Pensée convexe.

 

 

Face à cette réalité, on peut se demander pourquoi un farceur est considéré comme l’égal du Caravage par les « Pieux Établissements de la France à Rome »…

 

 

… jusqu’à ce que l’on se souvienne, entre marris et consternés, que l’art officiel est dépendant des relations que l’on entretient avec les gens proches des décideurs politiques, comme quand Brigitte se promène chez Jean-Michel.

 

 

Même les substantifs peuvent changer de sexe si des politiques décident de sortir leur membre de son genre original.

 

 

Face à tant de dépendance, plus que jamais, l’important reste la sincérité et l’émotion, non ?

 

 

Si, si. Pensez par exemple à la sincérité et à l’émotion des personnes raides qui rapportent un milliard d’euros à la France pour son redressement productif grâce à leur beauté et à leurs cheveux bien coiffés. Enfin, « bien » : trop, peut-être.

 

 

Sincérité, émotion, tout cela nous ramène au monde d’autres richissimes grotesques, en l’espèce celui des foutcheboleurs. Lesquels, par leur sincérité, savent susciter notre émotion, et vice et versa.

 

 

Sincérité et émotion, toujours, quand celles qui ont juré qu’elles ont baisé devant la caméra parce qu’elles étaient sous emprise, bon, n’hésitent pas à faire preuve de résilience (sous emprise) en s’exhibant devant les appareils photo pour promettre de lutter contre le RN. Bravo à elles, bravo pour leur engagement audacieux, original et surtout pas consensuel. Dois-je le préciser ? Je l’écris avec sincérité et émotion.

 

 

Avec cette même sincérité émotionnelle, je stipule que je n’ai rien, en soi, contre le chimichurri vert dont j’ignore tout, mais, Notre-Dame me pardonne, ç’a pas l’air super appétissant.

 

 

Dans tous les cas, comme l’aurait sans doute précisé feue Catherine, l’important est de ne pas confondre le « s » et le « t »…

 

 

… et de trouver une belle image d’illustration, stipulent les stagiaires (j’espère qu’ils n’osent se targuer d’être des iconographes) d’un torchon bien connu.

 

 

Baste, cessons d’être sceptiques, suivons un reportage du Monde en Normandie, partagé entre Survie…

 

 

… et Crouttes. Bilan : les aléas climatiques nous ont conduits dans l’Orne, hier.

 

 

Mais il ne s’agit pas de rire. Oh, non. L’heure est grave. Michel Guerrin nous rappelle que « restreindre les libertés » est un principe d’extrême-droite. Pas du macronisme. Pas du darmanisme. Pas du grand-patronisme. De l’extrême-droite. Ouf. La réalité, la réalité têtue aurait eu tendance à contredire cette exclusivité, donc c’est important de revenir aux mises au point médiatiques.

 

 

D’autant que Sosotteur Ier de la Pensée convexe sait comment conseiller un immonde personnage. Se prendrait-il, avec sincérité et émotion, pour un primum inter pares ?

 

 

Et maintenant, une page de pub. Pardon, le titre d’un article de cet immondice qu’est Le Figaro. Voilà de l’information dont l’indépendance scotche et pour laquelle, j’espère, le pondeur de réclame a été collé.

 

 

Mais assez de ratiocinations ! Quoi à propos de si que nous rêvions grâce à un T-shirt avec un accroc, une doudoune orange et un sujet de franche, sincère, pure (santé !), essentielle et brûlante actualité ?

 

 

Nan, vraiment, les modes passent, seules restent l’émotion et la sincérité. Telles celles qui placent une incompétente à la solde de Sosotteur Ier de la Pensée convexe depuis 2017 à la tête d’une farce produisant 4 rapports par jour pour rien, sinon les émoluments spectaculaires que palpent ce genre de personnage et ses sbires impuissants.

 

 

Émotion et sincérité aussi pour la médecine de pointe, cette vipère pas au point.

 

 

Émotion et sincérité encore de voir que le décapant, l’excellent et le à mourir de rire livre de Dan Gutman, traduit jadis, devient réalité, rappelant que la vie n’est qu’un sketch – certes, la chute est rarement drôle mais, en attendant, palsambleu, combien de sous-ventrières aura-t-on fait péter !

 

 

Et, puisque nous causons politique, comment terminer ces découpures de presse sans inviter à l’invention du mot « immpunité » désignant – avec sincérité et émotion – à la fois l’impunité et l’immunité dont bénéficient plus que souvent ceux qui se dévouent pour nous guider vers la lumière ?

 

 

À suivre !

Petits papiers – 26

Après, on va pas s’mentir, avec ou sans IA, on pourra pas sauver tous les traducteurs. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un nouveau post, quelques nouvelles du monde. À commencer par quand t’es pas sûr, sûr, que, après 3615 Ulla, t’as le meilleur service à vendre aux consommateurs, et donc tu te dis : « Tiens, si j’anticipais sur le prochain banc d’essai des opérateurs télécom ? »

 

 

Et maintenant, un mode de rien (comme un mode d’emploi, mais sans emploi) pour « redevenir plus agile et séduire ». Environ.

 

 

Être agile, toujours. Moi, je sais marcher, mais je sais pas si ça suffit pour prétendre que je suis agile.

 

 

Être agile mais chic, dénudée et fétiche : projet pour, enfin, avoir les déshonneurs de l’actualité culturelle selon Le Figaro.

 

 

En revanche, pour être agile avec la grammaire, sans faute d’orthographe, suffit parfois de savoir que deux négations valent une affirmation. Next.

 

 

Sinon, c’est bien, maire ? Je veux dire, comme source de revenus payés par les clampins dont Bibi ? C’est pas pour moi, c’est pour Bibi.

 

 

Ou fédérateur espagnol. Ç’a l’air pas mal.

 

 

Puisqu’on en est aux highlights de l’exercice physique, voici un premier hommage aux sportifrançais, ces grotesques personnages qui vont gagner mais.

 

 

En tout cas, même quand on est Allemand comme Alexander Zverev, faut pas discuter avec Poutine parce qu’il est méchant. Alors pourquoi on n’a toujours pas banni le facho de Washington ?

 

 

D’autant que, en France, on peut donner des leçons. Au moins en matière d’absurdie et de présomption d’innocence des puissants. C’est déjà ça.

 

 

Et puis, faut pas faire de complexes ! Grâce aux Polonais gallois et au journalisme du Monde, on sait que ladite France se redresse au niveau productif grâce à une Canadienne jadis propulsée par un vieux pervers laquelle, après avoir fait chougner dans les chaumières, se refait une cerise financière dans un palace sur le dos des gogos (je synthétise).

 

 

Et puis, il y a l’amour. Ah, l’amour !

 

 

Ou les idées. C’est bien les idées, non ?

 

 

Ou la démocratie à la botte des rien-du-tout qui ont juste du pognon, beaucoup de pognon qu’ils n’ont pas gagné. La démocratie française en 2026, en somme.

 

 

Après, c’est vrai que, parmi les dégueulasses qui puent les tulipes et le plastique, d’une part, et, d’autre part, les gourmands chargés de bien lécher entre les deux globes fessiers contre dix millions de sub nationales annuelles pour le torchon qui les finance, difficile de déterminer qui est le plus digoulasse. Mais le faut-il ?

 

 

Profitons de cet intermède pour saluer les intégristes et ceux qui les laissent exclure les meufs en toute impunité. Un entraînement pour placer une autre charia avant les bœufs nouveaux ?

 

 

Découpure de presse titulée : « Je vois pas pourquoi. Vraiment. »

 

 

Dans ce contexte, c’est sûr, on sauvera pas tout le monde. Par exemple, ce serait cool qu’une partie des médias coule. Typiquement ceux qui publient ce qui suit.

 

 

Et ce serait juste de sourdiner les farceuses qui, sans doute, défendent la pluralité d’opinion à condition qu’elle aille dans leur sens. Il est vrai qu’une démocratie qui laisse les citoyens exprimer leur choix – aussi subtil ou crétin soit-il – et non celui des francinters du monde entier, on a pas trop l’habitude.

 

 

Mais baste, baste, concentrons-nous sur de bonnes nouvelles (au moins pour l’heureux nommé)…

 

 

… et tâchons d’expliquer aux gueux que, quand un pays ne veut pas adhérer à une arnaque, c’est parce que l’arnaque est très attractive. Le monde et Le Monde sont décidément fouyouyous.

 

 

Une autre bonne nouvelle ? Bon, si vous insistez.

 

 

En attendant le Grand Chambardement, je peus ètr journaliste aléquipe ?

 

 

À L’Équipe, hein, pas au Figaro. J’aurais pas assez d’épithètes pour sucer le SIF du Qatar.

 

 

Pour l’autre culture, celle sans ballon où des gueux financent des millionnaires et des milliardaires, c’est autre chose. Je dis pas que, pour un opéra de 1860 environ, le décor et les costumes semblent dauber du séant. Opéra de Paris, nuance, est-ce qu’il serait pas temps de ?

 

 

Pour ceux qui n’en aurait pas eu assez, quelques nouvelle du mondes.

 

 

Mais, parfois, ces nouveauté peuvent être des ancienneté, comme le sous-entend ce sportifrançais.

 

 

Il est vrai que, sur la mayo, tout était dit.

 

 

En sport, en dehors des fougères, le gros des bas consiste à ne pas « sexualiser les athlètes ». Parfois, je me demande si y a quand même pas des collabos. Une idée, comme ça.

 

 

Après les fesses, une histoire de chiottes, sans doute, mais quelles sont les bonnes lunettes pour l’analyser ?

 

 

Dans un monde aussi impitoyable, il faut se féliciter et se réjouir quand on lit des propositions qui font rêver…

 

 

… et, à l’inverse, il faut éviter de rire de tout, même avec n’importe qui.

 

 

Heureusement, face à la violence ambiante, certains hommes admettent leur sensibilité. Bon, ils l’admettent pour essayer de s’faire un p’tit billet avec ça, mais la vie est dure, que voulez-vous ?

 

 

L’important est de bien dissocier les actes que nous posons.

 

 

En attendant, en France, ça bat du record en veux-tu à l’vaut-l’eau.

 

 

Du coup, posons-nous tranquillou et osons les vraies questions. Les vraies questions du Figaro, oui, mais qui nous concernent tous, j’imagine. Et toutes. Et tous.t.es.x.y. oh pis marde. (En plus, moi, je voulais bien prendre mes profits, mais il paraît qu’il faut avoir des actions pour ça. Aïe.)

 

 

Soyons synthétiques : le monde est un kaléidoscope de bonheur, de respect et de joie. Non ?

 

 

Je conclurai en stipulant que, avec cette notule, point ne voudrais créer de polémiques. En tout cas, pas celle-là. Quand même, quoi. Faut rester digne.

 

 

À suivre !

Petits papiers – 25

Chez des gens. Photo : envoyé spécial pour Bertrand Ferrier.

En attendant un nouveau post, voici des nouvelles du monde à travers quelques découpures de presse. D’abord, j’espère que vous allez bien. Ne dites pas non, j’ai lu dans la presse que l’ambiance était plutôt smooth, en ce moment.

 

 

Dites-vous que, si vous galérez, vous ne galérez pas vraiment. Vos difficultés ne sont pas le fruit d’une crise, juste d’une « menace de récession ». C’est cool, non ? Et, surtout, vos galères ne sont pas la preuve que Sosotteur Ier de la Pensée complexe a tout foiré pour financer ses petits copains et les lobbys qui vont avec. Pas du tout. Ne faisons pas le jeu de l’extrême-droite ou de Mélenchon ou de la Russie (les trois sont interchangeables). Si ça va mal, ce n’est pas vous qui souffrez, c’est le gouvernement – sans doute une déstabilisation hybride liée à la Russie. Le Monde l’écrit, c’est pas rien, je pense : tout risque de compliquer la rentrée (les vacances, non, c’était tranquille) des privilégiés qui nous dirigent.

 

 

Plutôt que de chougner sur votre sort, mieux vaut saluer le beau combat du Figaro pour défendre ceux qui ont le plus besoin d’être défendus : les riches et les hypersubventionnés.

 

 

Pourtant, pour faire du fric, on en a, de bonnes idées, en France…

 

 

Sans déconner, un lance-pierres, fût-il produit par le parc préféré du mari de la vieille femme dont la fille sort elle aussi avec un jeunot, ô fatalité familiale, c’est dangereux ? Première nouvelle ! Heureusement, fût-ce pour se promener, on a de bonnes idées.

 

 

Le problème, c’est que, avec ou sans accent, on ne les a pas forcément au bon moment.

 

 

Au Japon, aussi, ils ont de bonnes idées : ils pratiquent très bien l’alpinisme et l’excuse. Moi, je suis nul dans les deux sports. Remarquez, c’est peut-être mieux ainsi.

 

 

Non, je crois que je vais rester Français, et tant pis si le populisme des concitoyens soupçonnés de détournement de fonds publics et de divulgation de données à caractère personnel peut chiffer. Enfin, j’imagine que, à l’ouverture de la chasse, il promettra une prime aux débiles qui tirent sur des animaux pour leur plaisir. Après tout, en France, on n’a pas d’argent mais pas de vergogne non plus, ça compense.

 

 

Des explications, on a, mais non, pas de vergogne, ça, incontestablement.

 

 

Limite on ne sait pas pourquoi on a inventé ce mot, quand on voit une cochonnerie serrer la main au dictateur barbare avec un torchon sur le crâne.

 

 

En revanche, on a de l’humour. Beaucoup. Trop, peut-être. Si, traiter un type de pédé et de rat (alors qu’un rat sera toujours plus respectable qu’un chroniqueur de France Inter), c’est incontestablement trop d’humour.

 

 

C’est d’autant plus dommage qu’il y a des domaines où l’on est super bons. La brosse à reluire, par exemple. Et l’art de subvertir le sens des mots comme celui de « diversité ». Pas forcément par méchanceté, hein. L’inculture joue son rôle aussi. Hélas, elle n’empêche pas d’être mal intentionné en prime, mais c’est une autre histoire, ainsi que le chantait le philosophe narrateur Jean-Jacques Goldman.

 

 

Après, ce qu’il y a de beau, chez l’humain, c’est qu’il sait perpétuellement s’inventer de nouvelles occupations. Nous rouvrirons donc notre traditionnel catalogue de grandes questions par l’une de ces néo-occupations.

 

 

Ça ou autre chose, y a toujours un truc débile à faire, tant qu’on est vivant. C’est chouette ! Las, ne sera-ce pas en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ?

 

 

Bien sûr, certaines occupations sont moins chouettes que d’autres, mais faut bien vivre, fût-ce en permettant de tuer toujours plus de gueux. Du moment que c’est pour de l’argent, ne chipotons pas, ça passe.

 

 

Après, ne soyons pas chauvins : l’encéphalogramme plat voire creux n’est pas une exclusivité hexagonale.

 

 

Toutes les polices du monde entier sont là non pas pour nous protéger mais pour rappeler l’universalité de cette creusalité encéphalogrammique.

 

 

Heureusement, moi, j’ai des idées. Par exemple, si tu veux plus du français…

 

 

… pourquoi n’en profiterait-on pour économiser 136 millions d’euros ? Un échange de bons procédés, c’est astucieux, n’est-il pas ?

 

 

Bon, d’accord, je sens que je suis allé trop loin. Changeons de sujet, si vous le voulez, et parlons sport. Par exemple, savez-vous ce que se dit le meilleur cycliste du monde, et de loin, quand il se fait doubler dans un col monstrueusement difficile ? On l’écoute.

 

 

Allez, toujours si vous le souhaitez, nous pouvons continuer de fouiller les sujets essentiels. Ainsi, certains garçons se demandent qui a la plus grosse. Certaines filles aussi. Toutefois, ils ne parlent pas de la même chose. L’une des choses est obscène, l’autre indécente. Je crois que je préfère largement l’une.

 

 

Attendez, attendez, on peut faire plus pétaradant, comme synthétiser, dans un grand précipité, des éléments évoqués supra. Par exemple, on peut mix’n’matcher

  • brosse à reluire,
  • journalisme d’investigation et
  • grandes questions sociétales.

 

 

Que ces problématiques vertigineuses ne nous éloignent pas de la substantifique moelle de la vie – laquelle reste, toujours, l’argent et la nécessité d’en gagner. Si nous en manquons voire que nous devons aller taffer pour en gagner, ça arrive, c’est tout de suite un problème. Si les vedettes en manquent et se rendent compte qu’elles aussi doivent se sortir les doigts, c’est quelque chose entre une info et un drame abyssal. Nuance.

 

 

Partant, bien entendu, il faut jober, voire jobi-jober, mais peut-être pas au point de vouloir endosser l’uniforme, n’exagérons pas. Ni de réaliser des documentaires de propagande financés par la police. Et cependant, saluons : le niveau intellectuel du film est à la hauteur de son sujet, jolie coïncidence !

 

 

Si vous tenez absolument à vous engager, ne déconnez pas : privilégiez

  • le féminisme,
  • le cuirisme et
  • l’absence de courage politique.

C’est plus sûr. Tout le monde vous trouvera méga braves voire pimpants, ne serait-ce que pour ne pas être accusé de crime par la pensée. Bravo, j’en frémis d’avance pour vous.

 

 

Moi, pour vivre, j’essaye de vendre des livres que j’ai aidé à écrire. Voici donc une séquence promotion pour le livre de Jérôme Pensu sur le trafic animal, disponible chez votre libraire ou ici, et toujours d’une violente actualité.

 

 

Après la réclame à laquelle, je suis sûr, vous n’aurez pas manqué d’être sensible, et je vous en remercie, reprenons le cours de notre émission. Avec sérieux, d’abord, en rappelant que « s’immoler », c’est se donner la mort en se sacrifiant pour une cause. (Ne faites pas les étonnés, j’avais dit : « Sérieux », je tiens parole.) Avec prudence, ensuite : on ne s’immole pas pour s’amuser. D’une façon générale, je ne vois pas l’intérêt de s’immoler, mieux vaut manger une bonne mimolette si l’on veut quelque chose d’approchant. Mais s’immoler pour s’amuser, c’est pas un oxymoron, c’est ce que les spécialistes appellent – et ça, pour le coup, c’est une hénaurme litote, oxymoron patenté s’il en est – une connerie.

 

 

À présent, petit flash info d’actualité avant notre dernière séquence…

 

 

… et, maintenant, place à une rubrique qui nous est chère mais ne coûte rien : l’hommage aux sportifrançais. On le sait, « sportifrançais » ne désigne pas juste un Français qui pratique un sport ; c’est un concept en soi qui rappelle un personnage toujours sur le point de conclure mais – non, y a rien après « mais ». Plus précisément, c’est un sujet qui permet aux médias

  • de vendre la prochaine victoire d’un compatriote, en un mot ou deux, puis
  • d’annoncer sa défaite souvent lamentable sinon grotesque, et enfin
  • d’interviouver le gusse pour qu’il explique « ce qui s’est passé » (« en vrai, les autres étaient meilleurs » ou « je me suis viandé » ne sont pas autorisés dans ce genre d’entretien).

Trois en un, hyper économique ! Dans cette perspective, pour terminer les découpures de presse du jour, rendons hommage à deux sportifrançais, à commencer par un cycliste « au niveau des meilleurs du monde » (c’est lui qui le dit) donc « plein d’ambition », c’est louable et logique.

 

 

Mais la réalité est cruelle, parfois…

 

 

Précisons que perdre une course, être blessé, cela n’a rien de grotesque ou de honteux, c’est plutôt ça qui donne du charme au sport en créant un suspense, quitte à constater, comme le signalait avec pertinence le journaliste sportif Michel Berger, que « ça fait mal, ça fait mal ». Ce qui est un peu rigolo et très gênant aussi, c’est la fanfaronnade des sportifrançais donc des commentateurs comparée aux résultats qui suivent. Exemple avec un joueur de tennis – et après, c’est fini pour cet épisode, promis.

 

 

Là, c’est sûr, c’est bétonné, Arthur va tout déchirer et gagner un tournoi du grand chelem. Hélas, hélas, trois fois hélas (j’ai recompté), c’est un sportifrançais. De sorte que, oui, il est des nôtres, mais ce n’est pas sans conséquence.

 

 

Décidément, la réalité est cruelle, mais elle est. Puisse-t-elle nous faire sourire parfois. À suivre !

Petits papiers – 24

Un peu de musique de circonstance en ce mois d’août (capture d’écran).

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par le nerf de la guerre – des guerres, en fait : la réclamade de la thune. Là, on ne parle pas d’un euro pour acheter un Coco Boer au kiosque de la presse, entendons-nous bien. On parle de beaucoup, beaucoup de thunasse.

 

 

Encore plus, surtout quand on est une pourriture corrompue qui doit nourrir ses affidés pour éviter de passer par la case « élections », donc « éjection » (sans « d », restons corrects pour le moment, tsss, tsss).

 

 

Face à ces basses exigences matérielles, remettons-nous-en à la détection de talent, au-delà de la fille Debbouze. C’est tellement chouette de découvrir par hasard des gens doués…

 

 

… mais c’est vrai que, pour éprouver une joie pleine et profonde, y a pas grand-chose de mieux que la thune.

 

 

Cela étant, ce plaisir peut avoir des inconvénients. Par exemple, si tu as un goût de crotte sur le bout de ta langue, peut-être as-tu laissé cet organe traîner dans des entre-fesses peu propres. Ça rapporte, mais faut aimer s’adonner à l’anulingus.

 

 

Bon, brassons plus large, voulez-vous ? Pour ceux que l’argent dégoûte, je peux leur proposer l’or.

 

 

Enfin, l’or façon sportif français.

 

 

En effet, le sportif français est un truc assez spécial, du genre qui peut « se rassurer » en étant « frustré et sans solution ». C’est pas facile, mais c’est un métier, faut savoir à quoi l’on aspire.

 

 

Dans le genre métier compliqué, commentateur d’éclipse solaire, c’est bien aussi.

– Alors, là, on voit qu’il fait moins jour qu’avant…
– Tout à fait, Charles-Hubert, tout à fait. Décidément, rien ne vous échappe ! Comme diraient les spécialistes : la luminosité est moindre, c’est-à-dire qu’on voit moins clair qu’avant car l’obscurité est légèrement plus intense. Du reste, c’est pour cela que l’homme a inventé les lampadaires. Oh, vous ai-je narré la folle histoire des becs à gaz ?
– Oui, trois fois en une demi-heure, mais des téléspectateurs viennent peut-être de nous rejoindre, enfin, alors répétez-la. De toute façon, j’ai plus rien à dire.

 

 

Sinon, petit-fils de, sans vergogne ni dignité, ç’a l’air pas mal comme job.

 

 

Flic anti-immigration, c’est attirant, aussi – à condition d’accepter que, par la suite, personne ne veuille te serrer la pogne, évidemment.

 

 

En revanche, j’aimerais pas du tout être une madame. En tout cas, pas la meilleure madame selon Le Figaro. Apparemment, si t’acceptes ce rôle, t’as plus le droit d’avoir un cerveau. C’est couillon, à cause que ça peut servir.

 

 

Si, un cerveau, ça peut servir. Par exemple, ça permet de s’inspirer des autres pour progresser. Corentin Moutet, pratiquant de tennis, m’a ainsi permis de réfléchir à quitter le taf en plein topobriefing juste en lâchant : « Désolé, les gars, je vous aime bien, vraiment, sauf toi et toi, bien sûr, mais, là, faut que que je file écouter mon corps. La musicalité de ma personne me manque trop. »

 

 

Ce nonobstant et toutefois, attention ! Qui dit sportif professionnel français, dit seringue, à en croire cette formulation éclairante.

 

 

Allez, foin de suce-pince ! Je crois que je vais tout faire pour décrocher un poste de grand reporter au Figaro. Ça permet

  • de soulever des questions de fond,
  • d’approfondir des problématiques sociétales et
  • d’éclairer différemment notre vision du monde grâce à des enquêtes
    • fouillées,
    • audacieuses et
    • joliment torchées.

Pour un torchon, ça s’impose.

 

 

Ou alors… Oui, attendez, j’ai mieux. Sous-titreur du français vers le français, ç’a l’air sympa aussi. Argh, tout est à refaire.

 

 

Ou conseiller constitutionnel. C’est ça, complice du lobby FNSEA des empoisonneurs. Pas super ragoûtant, mais faut voir les avantages en contrepartie, hein.

 

 

Ou journaliste sportif, pour écrire n’importe comment n’importe quoi sur n’importe quoi. Quand on aime le nouveau théâtre, c’est sexy.

 

 

Ou directeur de théâtre, un travail où tu interdis des séances aux Blancs puis tu t’offusques du racisme. C’est osé mais fringant.

 

 

Pourtant, sportif français, décidément, je n’en peux mais, ça m’attire. Ça n’a pas l’air super, super fatigant, et t’es quand même payé. Tentant.

 

 

En revanche, je pourrais pas faire juge des enfants. J’aime pas me trimballer en brassière et montrer mon nombril quand je bosse. Aussi incroyable que cela semble, il doit me rester un peu de dignité. Dommage !

 

 

Peut-être astronaute, alors. Mais astronaute français. Du genre qui fait résonner dans l’hyperespace les annonces de la SNCF pour justifier qu’il s’y est pris comme un manche et que, à part coûter une blinde aux contribuables, il ne sert à rien.

 

 

D’ailleurs, quand t’es astronaute français et que tu t’es ridiculisé, tu emploies les mêmes éléments de langage que sportif français. Hasard ou réalité scientifique ?

 

 

Donc astronaute, sportif ou sous-titreur, je retiens. C’est vrai que sous-titreur, ça donne l’occasion de mettre le dois où ça fait mal.

 

 

Bref, difficile de trancher. Mieux vaut fermer le ban avec des questions-clefs qui honorent le grand journalisme français,

 

 

qui osent les enquêtes-publicités les plus saisissantes,

 

 

qui rappellent à leurs lecteurs que l’essentiel, c’est le fric, la thune, la caillasse, la moulaga…

 

 

… ou, à la rigueur, les cheveux d’anus.

 

 

Le monde est beau, le futur est génial et nous, ben, nous, on fait ce que l’on peut. À suivre !

Petits papiers – 23

Sur lefigaro.fr, une publicité qui permet d’applaudir le faquin qui a réussi à faire passer une telle masterpiece (capture d’écran).

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde comme il va. À commencer par une tautologie sur la vie en entreprise à la fois passionnante et magnifiée par la grammaire – et je parle pas de la vieille personne supra.

 

 

Voici à présent le plus émouvant regret d’une dénonciatrice de radin qui, si elle ne s’appelle pas forcément Nadine, est forcément une grosse squatteuse donc une grosse radine.

 

 

Mais, baste ! Assez de futilités ! Essayons plutôt de dire les drames qui frappent le monde. Ha ! Comme l’on aimerait que les responsables demandassent pardon ! Heureusement, cela arrive…

 

 

This is France for ya anyway.

 

 

Par chance, nous pouvons encore trouver de l’occupation à des gens qui n’auraient rien à glander dans leur pays.

 

 

C’est la crise ! Tout augmente, surtout les profits du CAC40. Coïncidence ou réalité scientifique ?

 

 

Bon, puisque l’on en est aux grandes questions, en voici une autre de premier ordre, cette fois proposée par L’Équipe.

 

 

Et profitons de l’occasion pour saluer à la fois la bonne foi et le génie de nos archéologues hexagonaux : ça chougne quand une pièce est volée mais, quand elle était encore disponible, ça exposait une copie. Du coup, maintenant que l’original est volé, ça change quoi, farceurs ?

 

 

L’important, et je voudrais que l’on évite de l’oublier, c’est que, en France, on a des champions…

 

 

… enfin, presque. C’est ça, on a des clowns.

 

 

Pourtant, y compris grâce aux communistes caviar, on a depuis longtemps tout mis de notre côté pour que les facétieux personnages performent, c’est dingue !

 

 

Encore une chance qu’on soit au moins entré dans une véritable démarche écologique proactive et exigeante pour défendre pleinement l’environnement ou, à défaut, tant que Sosotteur Ier de la Pensée complexe est dans la place, les grosses boîtes agro-alimentaires ultrapolluantes. J’espère que l’on n’omet pas de leur verser des subventions publiques sans condition, il faut soutenir l’entreprenariat dans notre pays, source d’équité, de probité et de citoyenneté.

 

 

Notez que nous sommes également assez en pointe sur le commentaire sportif, cette nouvelle langue toujours en train de réinventer le blabla qui ne veut rien dire.

 

 

« Y a trop de Blancs dans le foot français », y a bon. « Y a beaucoup de Noirs dans l’équipe de France », racisme. L’important est sans doute de ne pas se tromper afin de demeurer du bon côté des cons sensuels.

 

 

Et maintenant, un peu d’attention, s’il-vous-plaît. Quand un fourgon de CRS fait demi-tour et percute une trottinette, c’est toujours la trottinette qui a décidé de foncer sur le fourgon pour le faire valser, sans doute, surtout pas l’inverse. Nan, je sais bien qu’on est d’accord, mais je préférais préciser afin d’éviter toute ambiguïté et afin que nous continuions de remercier, jour après jour, les CRS pour… pour je sais pas quoi mais, en tout cas, nous les remercions.

 

 

Peut-être aideront-ils à résoudre les lourdes énigmes qui pèsent sur notre chère nation, telle que celle soulevée tantôt par L’Équipe ?

 

 

Enfin, pour poursuivre dans la rubrique « hommage », je voudrais que l’on salue le symbole de l’hybridité, de la singularité et de la féminité qu’est, on l’aura deviné, la moustache.

 

 

À suivre !

Petits papiers – 22

Dans une salle paroissiale, le 6 août 2026. Cherchez l’erreur. Photo non truquée (pourquoi, fallait ?) : Bertrand Ferrier.

Le lecteur qui veut faire une pause, en ce jour Ferrier, le peut à nouveau. Nous reprendrons prochainement la lecture du livre émoustillant de David Dupuis, mais préférons profiter de ce 15 août pour provoquer une nouvelle séance de découpures de presse. À commencer par un scoupe de l’homme qui jouait du piano avec sa bite alors que, selon plusieurs sources, le piano ne lui avait rien fait – certains ajoutent : « Au contraire. »

 

 

Diable ! La Russie mobiliserait des soldats ? C’est étonnant ? Pourquoi ça ? Pour que soient libérés des milliards à destination d’un gouvernement corrompu jusqu’à la moelle contre une promesse d’adhérer à l’Union européenne ? Hum, pourquoi pas, en effet… Pendant ce temps, il s’en passe, des choses, dans le monde.

 

 

Il se passe surtout des drames. Hélas, ô combien hélas.

 

 

Et puis, y a des secrets. Par exemple, d’où vient l’argent, surtout pour des gens qui ne travaillent pas. C’est souvent ça, les secrets. Enfin, tant qu’il vient…

 

 

Tout cela n’obère pas les vraies questions qu’il faudrait oser affronter aujourd’hui, même si cela suppose de parler manière d’anglichme.

 

 

P.a.r e.x.e.m.p.l.e, j.e v.o.u.l.a.i.s v.o.i.r ce que donnerait une phrase avec plein de points au milieu, voir si ça ramenait des clics ou des subventions. Las, clairement, j’ai pas le level.e pour écrire dans L’Équip.e. Aï.e.

 

 

Cela n’ôte rien au charme des thérapies alternatives promues par Le Monde (26-27 juillet 2026, p. 16).

 

 

Aux championnats de France d’athlétisme, certains ont dû mal comprendre les consignes pour que les filles en petite tenue ne soient pas « sexualisées ». Notez bien que j’ignore ce que signifie « ne pas sexualiser », déjà, des filles ainsi vêtues, ensuite, mais bon, j’ai rien ni contre, ni tout contre.

 

 

Heureusement, face aux aléas de la vie en général et à ce qui m’attend en particulier, notre médecine est de plus en plus efficace. Bientôt, on pourrait voir un vaccin contre le Covid première génération empêcher d’avoir des gonocoques, et une pilule abortive

  • guérir du cancer du foie,
  • éliminer des staphylocoques dorés et
  • ralentir la dyslexie des patients atteints du trouble de l’attention hyperactive.

L’avenir s’annonce radieux. Hâte !

 

 

En attendant, répétons sans désemparer que les moyens alloués par les gouvernements de Sosotteur Ier de la Pensée complexe, dans tous les domaines, surtout ceux qui ne l’intéressent pas le moins du monde, sont TOUJOURS plus que suffisants (les moyens, pas les gouvernements, tsss, tsss). Le reste n’est que complotisme de comptoir de Master Poulet. Sans alcool, donc. Les pires.

 

 

La drogue et la fraude étant sous contrôle dans notre beau pays, des faits fâcheux ne sauraient être envisagés sans que l’on plaidât un viol dans ‘enfance et la légitime défense parce que la victime traversait sur un passage-piétons, ce qui est devenu extrêmement rare (on comprend pourquoi). En tout cas, c’est mon espérance.

 

 

Pour nos lecteurs mauvais esprits, rappelons qu’il n’y a pas d’augmentation des prix, juste une sensation d’inflation. De même que la guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force. Merci à tous de le rappeler aux fauteurs de langage.

 

 

Alors, l’on me dira : « Mais que faire quand un crime, pardon, un acte, pourrait laisser entendre que certains problèmes peuvent survenir dans une France pourtant

  • apaisée,
  • rayonnante et
  • sublimeuse ? »

Eh bien, je répondrai que, comme chacun, je danse la vie et j’aime, par exemple, quand un suspect déclare qu’il a commis un crime parce qu’Allah le lui a ordonné, puis qu’un ministre arrive pour dire qu’il faut être « très prudent sur le mobile de cet acte violent ». Je l’imagine trier ses éléments de langage, exclure « les heures les plus sombres de notre Histoire nauséabonde » pour en venir à « l’acte isolé d’un déséquilibré ». Ce serait presque amusant par le seul fait qu’il s’agit d’un running gag. Ça ne l’est pas, non, ça ne l’est pas du tout et, ce nonobstant, ça l’est presque. C’est même ça qui est dégueulasse.

 

 

Je vous propose de lire une réflexion assez concon à prononcer quand tu fais de la perche et que tu ne veux pas qu’on te voie de dessous. À moins que… À moins que, si, remarque…
Si tu tiens à ton sport bizarre, j’ai une soluce : mets un survêtement et un fichu ample par-dessus avec des adhésifs aux chevilles. Tu monteras moins haut, mais tu pourras justifier tes contreperformances par le male gaze. Ou alors, plus simple, fais de l’athlé sans essayer de monter à cinq mètres, tu t’habilles décemment comme disaient nos grands-mères, et tu n’auras plus à pousser des cris du cul. Du cœur, pardon, c’est à s’y méprendre.

 

 

L’information selon Le Figaro, niveau d’indécence maximale.

 

 

Depuis le temps que Vladimir Poutine a perdu la guerre, le pouvoir et son combat contre le cancer, on se réjouit que la lutte contre les fake news persiste à être aussi peu crédible ou efficace, on ne sait plus !

 

 

Jean-Jacques G., mon philosophe préféré, décrivait ces moments de « conscience un peu sourde » où l’on n’est « pas très fier de soi ». Heureusement, certaine est plus cool avec ça et, après avoir entubé ses derniers fanatiques avec son spectacle de merde (c’est elle qui le dit), affiche clairement son absence de dignité. C’est osé mais ça en devient presque beau.

 

 

Quand le sous-titreur exprimer un tipeu son racimse. Ou être aussi roumain (donc moins cher qu’un francophone d’origine) que le dealer, va savoir. Ou avoir oublié « suis », soit, mais c’était moins rigolant dans cette découpure de presse sous-titrée.

 

 

Pendant ce temps, dans le monde, des gens inventent de nouvelles activités qui valent la prison (pas en France, évidemment).

 

 

Ha,

  • les engrais contre la nature,
  • les cancérigènes contre la santé,
  • l’eau pour inonder du maïs pourri au détriment de la préservation du bien commun,

ha ! Et le lobby de la FNSEA en prime…

 

 

Allez, pour terminer, saluons l’exigence des farceurs politiques comme ce cocu qui veut « intensifier la lutte contre la maltraitance animale »… en promouvant une loi d’il y a cinq ans rendue sciemment inapplicable parce que, avec ses petits copains, il a pété les moyens de l’action publique pour des causes vraiment importantes. Comme l’eût proposé Redouane Harjane, « j’espère qu’il est mort, ce bouffon », ne serait-ce que par respect pour tous les animaux qu’il a laissé maltraiter tout en jouant le kéké.

 


À suivre !

Petits papiers – 21

Ha, c’est vrai, on n’y aurait pas pensé.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par l’art du cut avant « aux œufs d’or », histoire de créer une polémique.

 

Non, ça, c’est juste une pub, mais faut bien vivre, hein (l’excellent produit vanté ici est à retrouver chez votre libraire préféré ou, par exemple, ici).

 

Là, on est plus sur de l’info by Le Figaro. Un truc où tu t’installes dans le canap’ et tu regardes l’écran. Mais avec dix millions de subventions d’État pour ça, c’est pas rien.

 

La médecine sportive des fouteboleurs sénégalais, niveau expert relatif. Bon, du moment que le praticien n’est pas homosexuel…

 

Moi, ça va, chacun sache que je suis normalse ; mais la FIFA ?

 

Tutoyer la base d’un poteau gauche, ou l’art grotesque de rédiger l’éloge d’un imbécile qui a réussi.

 

Quand tu penses à la prime qui te passe sous le pif et que tu rappelles au monde entier que t’es une sombre cacacterie faisant honte à la France.

 

Mais pète un coup, enlève tes pin’s et ferme-la, farceur qui s’ignore mais cherche du pognon.

 

C’est vrai que, après les armes, je me demandais ce que les néolibéraux macroniens pourraient bien financer, juste avant de réautoriser des saloperies cancéreuses.

 

Vous pouvez répéter la question ?

 

Abaya pour tous.te.s.x.a.etc., allez ouste.

 

Quand t’as trop picolé au coquetèle et que tu travailles pour Le Figaro, ça donne ce genre de blague sur ce à quoi on rêve, nous les ploucs.

 

« Fucking Jesus » en traduction Arte.

 

L’info, niveau Le Figaro.

 

Vivre ensemble ? Oui. Mais séparément de préférence.

 

Vivre ensemble ? Oui. Mais séparément de préférence, ou dans les centres commerciaux sponsorisés par ces petites fèces d’élu local désinhibé.

 

La musique, selon la coulante qui préside la France. Mais j’aime bien le lien pour un autre article sous la pub pour M. Brigitte, qui parle de la police de la vie fors l’Élysée.

 

Sera-ce la charia avant la beuh ?

 

L’inflation. La putain d’inflation. Ou les putain d’actionnaires, for that matters.

 

L’info by Le Figaro.

 

J’aime bien remettre ce genre de léchage d’anus après que rien, en fait.

 

J’aime bien aussi la concaténation des informations.

 

Quand ton seul argument de merde, copié-collé par un journaliste de même niveau, c’est la chougne.

 

Le théâtre contemporain selon Le Monde.

 

Une propagande pro-matcha et poussette. Ça change de la propagande pro-industrie de l’armement pratiquée par le même pays, mais ça donne pas hyperplus envie. De quoi, je sais pas. De Suède, peut-être.

 

Non, rien, tout va bien, t’inquiète.

 

Le milliardaire « banquier de la gauche radicale », gros « actionnaire » de médias et pote de dictateurs qu’il conseille annonce qu’il va être président : OK, on rembobine et on m’explique, j’ai pas tout, tout compris. C’est comme l’autre banquier qui est devenu président avant lui ou bien ?

 

Trop de houblon, sans doute, à lequipe.fr.

 

Super idée du ministère de l’inculture : « Maintenant qu’ils sont parvenus à leurs fins, voyons voir comment faire pour qu’ils ne parviennent pas à leurs fins. Oups. »

 

Le génie qui joue du piano avec sa bite et n’est entouré que par une flopée de corrompus (pas comme en France, tu penses) a une intuition scientifique. Pour une fois, il paraît moins con qu’il ne l’est. À mon avis, depuis quelques années, il aurait pu se douter du scoop, mais bon, tant qu’on peut aller gratter quelques milliards pour les copains…

 

Grand reportage, niveau Le Figaro téléréalité.

 

Vous pouvez répéter la question, L’Équipe ?

 

Heureusement, le vote maastrichtien suivant a répondu ainsi qu’il était demandé. Bienvenue en démocratie.

 

La vache ! Et, sinon, vous faites quoi, comme métier ?

 

L’inspiration est-elle une question d’orientation sexuelle ? Arte a bien sa p’tite idée, mais.

 

Six buts dans l’anus et une seconde défaite d’affilée. Le chauvinisme de merde – le chauvinisme, donc – n’a pas de limite. Surtout devant l’imbécile qui a réussi.

 

Peut-être un fantasme de blogueur sportif : entrer « très vite au cœur de la zone de vérité ». Nous ne voyons pas d’autre explication. Bonsoir.

 

Peut-être un autre fantasme – sémiologique, cette fois – de blogueur sportif : « Être servi dans l’axe entre les signes ». Pas les lignes, hein, les signes. Bref, nous (qui ne faisons jamais de faute de grappe, tsss, tsss) ne voyons pas d’autre explication. Bonsoir.

 

Bienvenue dans la start-up nation, qui a des idées pour éviter que les matons ne désertent.

 

FAKE NEWS! Finale Argentine – Espagne, une équipe africaine en quart de finale (qui était en demi lors de la précédente édition), une équipe officielle grotesque éliminée par le futur champion : Yves Thréard, t’as faux sur tout. Sérieux, petit farceur, dénonce les redressements fiscaux des milliardaires et la phobie française des riches, ça, au moins, ça nous fait béger et golri, puis tais-toi définitivement à tout jamais et jusqu’à ce que plus rien ne s’ensuive tant ta prose fleure le purin de l’incompétence mielleuse.

 

« Probablement » : la lucidité du parquet italien est quand même something else !

 

Quand le mec aux costumes gratos et à la femme vénale ne sait plus comment exister mais confirme qu’il est, juste, un gros dégueulasse de m’as-tu-vu sans vergogne dont on se demande pourquoi son nom est doté de deux « l ».

 

Quand tu dénonces un environnement irrespirable qui t’a fait respirer et ta fortune (oh, un zeugme) pendant quatorze ans : meurs, meurs, meurs bien !

 

Un « incident ». Un peu comme la brûlation de Notre-Dame pour une mégotion. Mais, ici, tout s’explique, le fautif était bourré. Et puis, c’était un « petit monument ». Alors ça va, merde.

 

Ce racisme et ce sexisme, t’as le droit.

 

Ben, parce que.

 

Comment ferrer un milliardaire, la version pour les femmes qui veulent croire que l’arnaque peut être sincère – alors que l’article est une nécro.

 

Le même jour sur le même média, comment ferrer un milliardaire, la version pour les fans.

 

Quand t’as pas d’honneur tant que t’as les honneurs.

 

Grand reportage, niveau Le Figaro. Rien sur les temps faibles de la soirée, hélas.

 

Bref, let me summarize : on ne pourra pas sauver tout le monde. Surtout pas tous les chirurgiens.

 

D’ici le prochain post, survivons-nous autant que nous pouvons, et hauts les cœurs malgré que !

Petits papiers – 20

Pourquoi, à certaines périodes de l’année, personne ne ferme les portes de la basilique d’Argenteuil (Val-d’Oise). Photo (29 mai 2026) : Bertrand Ferrier,

En attendant un prochain post sur Nicolas Horvath, for instance, quelques nouvelles du monde. Donc de la jeunesse.

 

L’Opéra Garnier et ce besoin de fric qui le transforme en gentille annexe de l’Européen.

 

Thomas aime beaucoup.

 

Deux tiers de page dans Le Monde, 16 juin 2026, p. 26 : la CJR opine du chef. Moi, j’ai versé une larmichouille.

 

En vérité, j’ai toujours pensé que j’étais parfaitement normalse, mais certains plus que moi, apparemment.

 

Quand Le Figaro prendre peur, lui toujours vouloir faire peur derniers lecteurs de lui. Brrrrrrrr. Exemple.

 

Quand politicien en difficulté, lui toujours chanter heures nauséabondes Histoire. Quitte à faire golri l’Europe entière, mais bon. Exemple.

 

Quand politicien anglais dans la caguade, lui toujours contacter Vladimir Poutine même si, d’après les médias occidentaux, il a déjà été renversé par les Russes et un cancer depuis longtemps. Exemple.

 

D’un certain point de vue, certes, quarante ans après Coluche, un Français continue de se gausser une fois ou deux des voisins qu’il a bien aimés. Mais il faut reconnaître que certaine d’entre eux le cherche bien…

 

Quand institut typiquement suédois chercher financement, lui toujours annoncer l’apocalypse. En plus, ça marche avec tout : si boum, on avait raison ; si pas boum, on avait raison d’avertir. Exemple.

 

Le problème d’une série Arte…

 

… c’est qu’il ne faut pas la confondre avec une autre série Arte. Et, parfois, c’est pas si simple.

 

Avec Le Figaro, entre deux bombardements, j’ai versé une larmouchette devant tant de dévouement.

 

Les salopards de la République croient toujours aux coïncidences.

 

Ça vaut bien une réf.

 

Moi, non, j’ai failli en rien sur cette affaire. Mais toi, déploratrice hypocrite, ça te dérange pas de continuer à vivre dans tes privilèges, n’est-il pas ?

 

Qu’est-ce que l’humour ? Vaste question, chère madame. Enfin, cher.e.etc.

 

Enfin, à nous, les p’tites Kirghizes !

 

Quand le stagiaire du Figaro, francophone comme moi je parle kirghize, essaye d’employer « stupre » et « luxure » pour complaire son imbécile mais profiteur d’employeur.

 

Le stagiaire L’Équipe, francophone comme moi je parle bosniaque, essaye pour faire style d’employer l’expression « la chance ne sourit pas » et fail.

 

Bien qu’on n’entende que lui, voici donc un président Pascal Praud.

 

Il s’en passe, des choses, quand même.

 

Heureusement, il y a les millionnaires français.

 

La précision de l’IA d’Amazon, c’est dingue !

 

« On se fait chier » en langage « commentaire de MMA ».

 

Tiens, un nouveau porte-parole de LFI.

 

J’aime bien cette faute de nrappe.

 

Deux sales, deux ambiances.

 

 

Vous avez écrit quoi après « Canicule » ? C’est pas pour moi, c’est pour un ami. Moi, en fait.

 

On va pas se mentir, les temps sont durs et les p’tits poissons font la gueule. Mais reconnaissons que celle qui restera comme la jamais-première ministre de la France nous aide à survivre avec la rigolade au cœur, cette écervelée. J’avais écrit « tarée » en commençant par « gr » et en finissant par « osse conne », mais pas sûr que tout le monde comprenne cet idiolecte, alors bon.

 


À suivre !

Petits papiers – 19

Cerises parisiennes. Extra, mais quand même. Dans un espace appelé « bon marché ». Mais on en est là ! Photo : Rozenn Douerin.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par la sociologie version influenceuse en maillot.

 

Quand tu écris sans ciller un article sur un mec qui explique que « le vin est avant tout fait pour être bu » alors qu’il a stocké 40 000 bouteilles dans son palace.

 

Je pose ça là.

 

Quand tu penses : « Mais c’est super cher et pas très, très gentil ! »

 

Les déclarations des vedettes françaises sur le point d’être écrasées au premier tour après qu’on leur aura roulé dessus.

 

Quel beau pays que le nôtre !

 

Parfois, les sportifs, c’est comme n’importe qui : parler, vaudrait mieux pas. Même pour remplir L’Équipe.

 

L’incise et la grammaire sont des arts et des artisanats. N’importe qui ne devrait pas être autorisé à s’y essayer. Surtout s’ils sont gratte-papiers au Figaro.

 

L’admirable engagement d’un festival, sept ans après, et d’un chanteur engagé auprès des associations par solidarité avec une cause. La sienne, mais bon, c’est pas plus dégueulasse que les associations qui se laissent acheter par celui qui ressemble de plus en plus à un sous-DSK. Qui chante. Mal. En plus.

 

Si défoncer une église n’est pas un acte antichrétien, en quoi consisterait l’incendie d’une synagogue ou d’une mosquée ? C’est pas pour moi, c’est pour un ami.

 

Tout s’achète. Les papes comme les Ferrari. L’important, c’est de ne pas avoir honte.

 

Les temps sont durs, soit, et les p’tits poissons font la gueule. N’empêche, parfois, c’est bien de se dire que quand la hausse du SMIC de 2 % est une catastrophe qui va tuer ce qu’il reste de l’emploi en France (pas grand-chose, donc, mais quand même)…

 

… augmenter un mec qui va gagner 8 millions d’euros au lieu de 5 millions l’an dernier, ça, y a bon. Pour info, l’augmentation du SMIC représente environ 35 €. 3 millions de hausse, c’est 85714 augmentations de hausse smiquistique. 8 millions, c’est 461 SMIC annuels.

 

Bref, c’était pour dire rien, pensez ! Et pourtant, c’est à suivre. Dingue, non ?