L’ange de l’orgue. Photo : Rozenn Douerin.

L’ange de l’orgue étant prêt pour la Nuit Blanche, ce samedi 6 octobre, coup d’envoi des trois concerts du festival Komm, Bach!. Avec, pour commencer, à 20 h, un concert tutti frutti quasi improvisé suite à l’annulation, 48 h auparavant, d’un artiste programmé, pour raisons de santé. Partant, furent réquisitionnés des artistes de classe, à commencer par l’organiste à la coiffe la mieux pimpée de tout Paris.

Esther Assuied. Photo : Rozenn Douerin.

Forcément, un tel look suscite les passions. Subséquemment, tous les mâles du plateau, tous les autres zozos, donc, sexisme oblige, feignirent la plus hostile indifférence. À commencer par PMB, le saxophoniste qui rigole pas mais envoie du son à faire aimer le sax aux antisaxistes.

Pierre-Marie Bonafos. Photo : Rozenn Douerin.

Les autres hommes présents, aussi, jouaient l’indifférence tout en tripatouillant leurs instruments – en TBTH, bien entendu.

Avec le souffleur Jacques Bon dit Jack Good. Photo : Rozenn Douerin.

Or, in fine, ils se battirent tous, avec une violence inouïe, pour intégrer son boys band stellaire.

Esther Assuied et son boys band. Photo : Rozenn Douerin.

Chacun tenta de faire son beau, quitte à jouer le flouflou – PMB restant le plus digne, peut-être…

Le boys band d’Esther sans Esther. Photo : Rozenn Douerin.

… mais Michaël Koné, haute-contre-ténor (j’oublie toujours quel est son titre de noblesse, alors je préfère fusionner les deux appellations afin de prétexter une faute de frappe, c’est très subtil), estima l’avoir emporté haut la main vu qu’il n’avait pas même eu besoin de se faufiler dans la fanfare, le snob.

Michaël Koné. Photo : Rozenn Douerin.

Quant au résultat, impossible de le livrer, voyons. Ce qui se passe à la tribune reste à la tribune. Au moins à Saint-André de l’Europe.

La nouvelle création d’un certain Bertrand Ferrier pour orgue et trompette est annoncée ce samedi, enveloppée de concerti baroques et d’œuvres plus fraîches. Pour s’impatienter de l’entendre, voici la vidéo de la précédente création, un impromptu pour saxophone et orgue interprété en compagnie du grrrand saxophoniste Pierre-Marie Bonafos.


Merci aux foufous qui grignotent L’Homme qui jouait de l’orgue depuis les fjords scandinaves jusqu’au hamac de leur jardin. En cliquant ici, rejoignez leur mouvement afin de profiter au mieux de vos vacances. Quoi que…


Suite à l’arrêt de l’exploitation par Hachette Jeunesse, nous sommes en mesure de vous proposer de découvrir en grand format les 1200 premières pages, les seules intéressantes, des « Chroniques des temps obscurs » de Michelle Paver.
Le pitch : « L’aventure commence il y a six mille ans. L’Esprit du Mal s’est emparé d’un ours. Seul Torak, douze ans, peut le défier. Pour cela, il doit trouver l’harmonie entre les hommes, la nature et les animaux. Accompagné d’un jeune loup qui lui ressemble comme un frère, Torak s’engage dans la Forêt Profonde. Alors commence un étonnant périple au cœur d’une nature magique, fascinante et hostile… »
Parmi les critiques : « Une série incroyable et passionnante » (Nagui) | « Haletant, effrayant, passionnant. Torak, le frère des loups, est en marche et personne ne l’arrêtera. » (Stéphan de Pasquale, RTL) | « C’est vachement bien » (Bertrand Ferrier, traducteur)
Comment obtenir ces magnifiques parallélépipèdes feuillus : pour les trois premiers tomes en grand format, envoyer un chèque de 30 €, frais de port compris en France métropolitaine, à l’ordre de Bertrand Ferrier. Adresse : 86, rue La Condamine | 75017 Paris. Attention ! Quantité limitée !


… on projetait des vidéos symboliques derrière moi, et ça me rendait flou. Depuis, je suis resté flouflou mais j’ai plus de vidéos symboliques derrière moi. En somme, on peut dire que je progresse. Enfin, peut-être.

Au travail pour Label Libertad avec la DA Marie-Aude Waymel, la DAF de la maison-mère Dominique Leblon, le co-auteur Maxime Fontaine, l’illustre illustrateur Yann Tisseron et tout le staff de Sofédis pour optimiser la première de couverture de Ténébria. En attendant, vous pouvez acquérir les précédents tomes, Ézoah et Immemoria. C’est moins érotique que de donner des sousss à Médecins du Monde, mais, en termes, d’honnêteté et de culture, c’est plusss mieux.
Et, en sus, c’est ksélan.

Le storytelling

Quand Nicole Czechowski, alors directrice éditoriale et amie importante, m’avait demandé d’écrire un livre « sur les apparences », j’avais proposé un pitch sur un héros invisible, parce que j’aime bien faire le contraire de ce qu’est-ce qu’on me demande tout en répondant quand même à la commande. Et, comme le roman raconte 24 h dans la vie d’un invisible, ce sera un roman à la deuxième personne : vu qu’il ne peut plus être un « je » (son identité a disparu) ni un « il » (on le voit plus), on va lui dire « tu » pour essayer de voir où il en est à mesure que l’on raconte sa vie. La directrice-amie avait adooooré l’idée, moi aussi. L’Éducation nationale, moins. Du coup, quelques années plus tard, je peux proposer, direct de l’auteur au lecteur, les derniers livres échappés du pilon en cours.

Le pitch

Louis a tout pour être heureux : une mère adepte des médecines douces, un singe en peluche champion du monde de blagues nulles, une guitare dont il joue très mal et un solide répertoire de gros mots. Las, sa vie bascule le jour où il devient invisible. Attention ! il n’est pas mort : il a juste disparu des écrans radar.
La Nuit comme en plein jour raconte la folle journée de sa disparition, où chacun va essayer de sauver Louis, à commencer par lui-même, sa mère et un psychologue qui pique les oreilles comme une chanson de Benjamin Biolay. Mais, Tom, son meilleur ami, a un autre projet en tête pour profiter des circonstances…

Les caractéristiques techniques

Édition originale : Belin.
Nombre de pages : 192.
Prix, port compris, en France métropolitaine : au choix, entre 10 et 15 €.
Chèque à adresser à : Bertrand Ferrier | 86, rue La Condamine | 75017 Paris.
Préciser si vous souhaitez des graffitis de l’auteur ou surtout pas (franchement, dans les deux cas, je vous comprends).
Le produit est envoyé neuf mais tel que fourni par le distributeur. Selon les exemplaires, certaines pages peuvent donc être cornées parce que l’imprimeur s’est un peu cagué dessus.

Au nom de tous les interviouveurs préparant des projets de livre avec des personnalités, merci à toi, ô inventeur du dictaphone !

Il a beau piquer mon titre, Michael piquera pas le texte d’un roman qui a choqué et ému la « littérature jeunesse ». Roman qui se peut commander pour 12 €, port compris pour l’Hexagone, en envoyant un message à ce site, mais c’est dit en passant, avec souplesse.

A priori, ce n’était pas le sujet que je souhaitais aborder aujourd’hui, même si le livre est disponible ici. Et pourtant, ce le sera. Na. (Et non « sers le serrano », hélas. Bref.)
Tantôt, j’allai sévir comme remplaçant dans une paroisse sympathique, où quelque instance locale finit par médire d’un collègue musicien « toujours pressé de finir », ce qui est très vrai, « alors que 50 € pour 30′, par rapport à une femme de ménage, pardon ». Éclaircissons les choses : aucun musicien d’église ne considère qu’il travaille 30′. La durée moyenne d’une cérémonie est d’une heure, avec un éventail allant de 45′ à 3 h, en général pour le même tarif. À cela, on ajoutera le quart d’heure de « mise au point » avant la cérémonie, la préparation éventuelle de l’instrument ou de la tenue, enfin la fermeture de l’instrument et les saluts finaux auprès des salariés ou des bénévoles locaux. À cela, on ajoutera aussi la durée de déplacement, qui peut dépasser 1 h 45 aller, donc 1 h 30 retour. Comme il est rare que le musicien ait l’occasion de jouer deux cérémonies à la suite, on peut ainsi estimer, à titre indicatif, qu’une cérémonie représente a minima 1 h de transport aller (1 h 30′ quand je vais à Montmorency, par ex.), 1 h de cérémonie et 1 h de trajet retour. Donc non pas 30′ mais 3 h comme socle indicatif de base.
Revenons à l’autre aspect de la critique. Le musicien serait payé cher, alors même qu’il fait un métier moins épuisant physiquement et plus valorisant socialement, suppose-t-on, que la femme de ménage. Il faut s’arrêter sur cet argument répugnant, car il fait de la femme de ménage l’équivalent du cancer en médecine. Si t’es pas capable de soigner un cancer alors que t’es médecin, t’es de la merde ; si tu gagnes plus en tarif horaire effectif qu’une femme de ménage, t’es un salopard. Puisque je ne guéris pas le cancer, je ne suis candidat qu’à la salopardise, aussi dois-je éclaircir les faits afin d’être, ou non, diplômé « privilégié de la République ».
Comme je l’expliquai dans L’Homme qui jouait de l’orgue, le rganiss liturgique de mon acabit doit être disponible à plein temps, mais n’est bien sûr pas garanti d’être occupé à plein temps. Prenons le jour précédant mon accusation de privilège : pas de convoi. Gain organistique : zéro euro. Le jour de la critique : départ 9 h, cérémonie 10 h, fin de cérémonie 11 h 30, retour 12 h 30, gain 50 € ; redépart 14 h, cérémonie 15 h, fin de cérémonie 16 h 15, retour 17 h 15, gain 50 €. Donc, oui, sur un jour, le rganiss a gagné plus que ne gagnera une famdeménaj en une journée. Sur deux, pas sûr. Surtout, pourquoi ne pas comparer ce musicien à la maquilleuse du Pharaon de la Pensée complexe ?
Moi qui suis nul en ménage, à plus d’un titre, je reconnais qu’il y a plus d’un point de comparaison entre les famdeménaj et les rganiss turjik. Des exemples ? Nous intervenons dans des situations où, peut-être, certains rechigneraient à intervenir (à titre d’exemple, je passe l’essentiel de mon temps rémunéré à jouer pour des cadavres) ; certains nous traitent avec le même mépris ; certains d’entre nous sont des gougnafiers, qui sabotent le travail sans respect des donneurs d’ordre, d’autres essayent de faire le job le mieux possible ; nous sommes, quoi que nous essayions de faire croire à nos « conseillers financiers », payés de la roupie de sansonnet, que nous apprécions notre travail ou pas. Mais la prochaine fois que tu constateras que la poussière et les saletés se sont accumulées pendant que t’étais en vacances, ou quand tu chercheras un gugusse pour jouer du Coldplay à ton mariage parce qu’au grand orgue ça jette, peut-être te diras-tu : « Tiens, si j’augmentais la femme de ménage… et le rganiss, par la même occasion ? »


Après, on n’est pas obligé de croire le compositeur et tout autant l’organiste Serge Ollive.


Ni Jean-Alain Ripoche, le zozo qui se bat pour restaurer l’orgue d’Étel.


Ni François Espinasse. C’est pas comme si c’était l’organiste de Saint-Séverin. Nan, en fait, on n’est pas obligé de lire L’Homme qui jouait de l’orgue. Mais ce serait sans doute benêt de ne se point faire son propre avis sur ce livre, ne serait-il point ?

Quand un éditeur pour qui tu n’as été qu’un long-time stagiaire t’apprend que tu fais partie de ses auteurs, ce qui est inexact. Quand tu découvres ta biographie version 2008. Quand tu demandes en juin une suppression du truc. Bref, quand tu t’aperçois, en août 2017, que tu es toujours un auteur se préparant à publier un livre en 2009. Un excellent livre, bien sûr, que l’on a toujours grand intérêt à se procurer, soit dit en passant, et cependant.

Le Livre de Poche Jeunesse vient de republier le premier tome de « Susannah » (série originellement appelée « Mediator »). Une traduction que j’effectuai en 2007, à l’époque de feue la grande Charlotte Ruffault, et que les recenseurs Amazon jugent « drôle et prenant » grâce à une « écriture fluide » et un « style incisif, limpide et humoristique ». J’dis ça, j’dis pas rien.


Trois livres. Trois batailles. Trois propositions aux lecteurs. Et une vedette dans le lot, Mr Louis Sachar himself, l’auteur aux millions d’exemplaires vendus, l’auteur adapté au cinéma par Disney, l’auteur recommandé par tous les prescripteurs du monde ; et, accessoirement, l’un des auteurs actuels pour jeunes lecteurs les plus intéressants du marché. Il a écrit une trilogie à l’humour non-sensique 100% anglais. On n’en attendait pas moins d’un Américain foufou et doué. La preuve : on a promis de traduire les trois tomes. Série en cours, parfaite pour tous, sauf si t’aimes pas lire, mais là, bon.

Trois livres. Trois batailles. Trois propositions aux lecteurs. À continuer par le second tome du Secret du coquillage, écrit par une romancière croato-italo-anglo-néerlando-cosmopolite, complètement foldingo-poético-inventivo-plumitive. (« – Et si on n’a pas lu le premier tome ? / – Tranquille, tout va bien, rendez-vous ici, ça vaut la peine et quatorze euros. »)

Quand tu es accueilli à ta répétition par un café bien serré, puis une dégustation impromptue de rhum 44 (ambiance agrume macérée avec 44 grains de café a minima 44 jours) et de rhum bois bandé (très marqué par l’anis étoilé), tu sens que le feeling musical va être bon.

Plus d’essscuse pour ne pas commencer la traduction de l’essstraordinaire trilogie de Louis Sachar : les VO sont arrivées. De l’humour britannique écrit par un Américain : c’est à tomber d’admiration. Premier tome à paraître le 16 mars chez Label Libertad. Y a plus qu’à, mais, quand le loufoque rejoint le talent narratif, quel zizir (ci-dessous, début provisoire de la retraduction du quatrième chapitre du premier tome – pour l’intégrale du tome 1, première version, filez ici, direction Histoires bizarres de l’école Zarbi) !