Voilà. Après avoir présenté le ploum-ploumiste et la souffleuse, l’heure est au programmisme. Partager avec vous la résultation de cette triple conceptologie serait d’un grand joyeusisme.

« Azãn » de Rolande Falcinelli (détail). Photo : Bertrand Ferrier.

Ce samedi, à 20 h 30, concert orgue et flûte à Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8). Ce concert est réservé aux mélomanes qui adooorent les musiques qui swinguent, pulsent et soukoussent – ainsi qu’aux experts recherchant des titres puissants, rares et tripants. Fidèle à sa bonne fortune, le festival Komm, Bach! vous invite à un concert d’une heure, retransmis sur grantécran (avec une vraie cadreuse, pas comme sur les vidéos de répétition disponibles sur YouTube), incluant une entrée libre et une sortie au même tarif. Notre bonne fortune, c’est que nous accueillons, comme à chaque fois, des artistes impressionnants. Accompagnant Philippe Brandeis dans un programme sans temps mort, voici la grrrande Élise Battais – si, quand tu te cognes la tête en montant l’escalier de bois qui mène à la tribune, c’est que tu est grrrande.
Premier prix du Conservatoire royal de Bruxelles, soliste et pédagogue recherchée, spécialiste en sus de la musique vietnamienne (à Komm, Bach!, on aime bien les gens qui ne sont pas qu’un monolithe…), la dame débaroule avec une set-list virtuose associant compositeurs stars et méconnus.

Plus que deux musiciens exceptionnels, ce qui n’est déjà pas si mal, c’est un duo vibrant les même vibes qui s’apprête à investir la petite église qui jouxte la place de Clichy. Au terme de la dernière répétition, le diagnostic est univoque : ça s’annonce impressionnant et inspirant. Alors, pour vous inciter à venir, on aurait pu voler un tube à leur dernier raccord in situ. On a préféré rapter un extrait de l’hommage à Rolande Falcinelli que rendront les artistes – Philippe Brandeis est très fidèle à cette grande dame qui eût été centenaire en 2020 : il a par exemple enregistré un cycle d’elle jadis sur vinyle – ça ne nous rajeunit pas – et l’œuvre dont est issue le fragment ci-dessous pour Hortus… avec une certaine Élise Battais.
Tous les quêteurs d’envoûtement et de mystère sont attendus samedi pour profiter, au milieu de propositions joyeusement consonantes, de dix minutes rares en concert, de musique écrite il y a à peine plus de quarante ans, avec orgue et flûte… et pourtant ni conceptuelle, ni prout-prout, ni barbante. Hâte de vous y retrouver !

 

Photo : Michel Polin

L’art n’est pas si difficile, mais le petit mot qui fait zizir, si. C’est donc joie de recevoir de bonnes vibrations pour ce double disque toujours disponible ici. (Cela dit, c’est pas 2,2 ou environ : c’est 4,4 ou presque, non mais.)

 

 

Philippe Brandeis en répétition. Photo : Bertrand Ferrier.

L’homme est hyperrare en concert. Ce grand manitou du Conservatoire Supérieur de Paris est pourtant l’une des merveilles de l’orgue français. Comme s’il ne suffisait pas à la tâche, il ne viendra pas seul : soucieux d’inventer un concert passionnant pour tous, il sera accompagné par sa fidèle complice Élise Battais à la flûte traversière – ceux qui l’ont vue et ouïe en récital savent combien cette musicienne contredit tous les effrois d’ennui que, comme l’orgue, suscite parfois son instrument.
Bref, avec sa boule d’énergie traversière préférée, Philippe Brandeis sera en récital ce samedi, à 20 h 30, au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg, juste à côté de la place de Clichy. Entrée libre, sortie aussi, avec diffusion du concert sur écran géant et hommage à Rolande Falcinelli, dont on fête quasi le centième anniversaire de naissance. 1 h 10 tout compris de musique puissante, variée et riche, juste pour les esgourdes et les cœurs des mélomanes comme des curieux. Hâte de vous y retrouver, ça va être wow.

 


Je suis à la photo. Et voici le programme :

  • je serai au piano – hé, c’est mon site, tout de même ;
  • Jann Halexander chantera ;
  • d’autres danseront – non, pas moi, je sais pas pourquoi la production me demande d’ajouter cette précision ;
  • enfin, batifolera une invitée avec des pommettes et, parfois, des cornichons – j’espère lui piquer son pot dans les coulisses, suspense.

Les billets pour ce nouveau spectacle niché dans un théâtre hyperclasse, à deux pas (environ) de la gare Saint-Lazare, sont disponibles ici.
À déjà presque bientôt, donc, au 38, rue des Mathurins (Paris 8) !

Photo : Rozenn Douerin

Entrer dans la lumière comme des insectes fous : c’était l’invitation lancée aux curieux, ce 5 octobre, pour les improvisations données de concert par l’orgue et le duo Clément Gulbierz – Loïc Leruyet, créateurs de faisceaux.

Photo : Rozenn Douerin

Les spectateurs – autorisés à se mouvoir pour profiter d’une soirée savourable à 360 degrés, au moins – étaient davantage incités et invités à expérimenter qu’à écouter-et-voir. La transsubstantiation de l’obscurité et de l’espace, le dialogue entre les sens, le surgissement de l’intuition et des inattendus procédaient d’un même mouvement de réinvestissement d’un cadre connu (une église) et d’un genre balisé (l’improvisation).

Photo : Rozenn Douerin

Par moments, on a pu se demander si les acteurs eux-mêmes ne s’étaient pas trop pris au jeu, au point de se transformer réellement en insectes fous…

Photo : Rozenn Douerin

angelots compris.

Photo : Rozenn Douerin

Jonglant entre cuillers et pédales, registres et accouplements, touches et tuyaux, la fabrique du son tâche de capter dans les rets de ses maléfices les auditeurs au long des quinze propositions, articulées autour de quinze extraits et d’un thème central : « Nuits et brouillards ».

Moralité : restons à l’ombre des projecteurs, dans la lumière que filtrent nos brouillards. Parfois, on y est bien. Le prochain concert in situ sera donné le samedi 18 janvier à 20 h 30. Bienvenue aux curieux.

Photo : Rozenn Douerin

 

Photo : Rozenn Douerin

Avec Clément Gulbierz et Loïc Leruyet à la conception, à la réalisation technique et à la régie en direct pour coller aux impros de l’orgue, la fin de la Nuit blanche a ébloui plus d’un spectateur jusqu’à, sacrilège, noyer sporadiquement l’orgue dans un tourbillon de couleurs.

Photo : Rozenn Douerin

  • Incendier l’espace,
  • habiller l’ombre,
  • dialoguer avec l’architecture,
  • vitaliser la dimension sacrée du lieu,
  • parler la langue du feu avec le roi des instruments,
  • apporter sa propre interprétation des textes sur lesquels improvise l’organiste,
  • apprivoiser l’instant avec instinct :

autant de défis – parmi moult autres, plus métaphysiques ou prosaïques, selon les moments – que les jeunes luminomanes ont relevés.

De gauche à droite : Clément Gulbierz, Loïc Leruyet et son brushing puis, peut-être, vous. Photo : Rozenn Douerin.

Croire que ce que montrent ces photos n’est que de la lumière serait une erreur. C’est de la musique traduite en photos et en photons, et vice et versa. Avec des moyens exceptionnels à l’aune du festival Komm, Bach!, tout juste acceptables pour de jeunes professionnels risquant leur réputation pour la beauté du geste. Puissiez-vous entendre chanter l’orgue à tuyaux, instrument unique de l’Église selon les textes, à travers les réussites visuelles fomentées par les néopros au boulot !

 

Photo : Rozenn Douerin

Le 5 octobre, la Nuit blanche s’épuisait sur un concert orgue et lumières. L’occasion de revisiter l’église de Saint-André de l’Europe en l’habillant d’ombres fantasmatiques.

Photo : Rozenn Douerin

Ce dialogue entre ombre et lumières ne peut exister que parce que la nuit. Sans nuit, ni ombres, ni lumières. Sans lumière et sans musique, à quoi bon la nuit ?

Photo ; Rozenn Douerin

On va pas se mentir : cette démonstration d’astuce, de technique et d’art, suscite la fascination de la photographe pour les artistes plus que pour le zozo qui fait ploum-ploum à l’orgue pendant ce temps.
(Non, je ne suis pas jaloux, je constate, nuance.)

Loïc Leruyet en spectacle à Saint-André de l’Europe le 5 octobre 2019. Photo : Rozenn Douerin.

Moi, ce que je regrette, c’est d’avoir été derrière la tribune pour faire mon max. Visiblement, devant, c’était beaucoup plus l’éclate. Et encore, c’était que le début.

Photo : Rozenn Douerin

 

Photo : Rozenn Douerin

Ce 5 octobre, au début du concert « Orgue et lumières », c’était la nuit ou quasi. La nuit plus noire que blanche.
Puis la couleur fut.

Photo : Rozenn Douerin

Pourtant, la nuit était toujours dans un esprit très fight

Photo : Rozenn Douerin

… car c’était la Nuit blanche, mais aussi la nuit noire. Bon, quasi noire, sinon, y a pas d’histoire.

Photo : Rozenn Douerin

Et soudain, quand l’orgue s’ébroue, ce multiple doigt d’honneur à l’obscurité explose. La suite suivra.

Photo : Rozenn Douerin

 

Tanaquil Ollivier à Saint-André de l’Europe le 24 décembre 2019. Photo : d’après collection Laure Striolo.

Par chance, il n’y a pas que les instrumentistes, dans la vie : il y a aussi des chanteuses. Des artistes lyriques. C’est ça, des cantatrices. Pour le dernier concert Komm, Bach! de l’année 2019, ce 24 décembre, deux d’entre ces bêtes mystérieuses étaient réquisitionnées. La benjamine de la bande s’appelle Tanaquil Ollivier et, à la base, comme beaucoup de chanteuses, elle avait une vraie vie, un vrai projet professionnel, un truc sérieux et solide : en d’autres termes, elle était clarinettiste. Et puis, une erreur en entraînant une autre, la jeune enfant est tombée dans la drogue du chant.
Désormais, voici la petite pépite, déjà ouïe lors de la saison 3 du festival, sur l’autoroute du succès, chantant les grands airs du répertoire sopranistologique, direction les troisièmes cycles castafioriques les plus huppés de la capitale. On est peu de chose, ma brave dame.

Tanaquil Ollivier, Laure Striolo et Laurent Valero. Photo : Rozenn Douerin.

Du coup, au côté de cette étoile montante, on avait convié une diva, une vraie, une qui traque les photomontages où on la voit avec des lunettes, donc une qui a déjà chanté – l’intégrale, forcément l’intégrale de – Traviata tout en pratiquant la musique contemporaine.
Laure Striolo était de retour à Saint-André de l’Europe, où elle s’est produite à de nombreuses reprises. Voix puissante, sens du texte, goût pour les nuances, plaisir de partager avec le public ont irrigué ses interventions, bien qu’elle eût réservé à sa jeune consœur l’honneur de pousser quelques sacrés tubes sacrés, feat. Bach et Mozart. Les deux intouchables ont fini le concert au milieu du public pour partager des chants traditionnels de circonstance avec mélomanes, future cantatrice importée des États-Unis, avocat mystérieux venant chaque année incognito, flûtiste quasi descendu du ciel et bienveillants curieux soucieux de vivre Noël en musique. Pristi, c’était rien chouette – merci aux publics et aux artistes invités !

Prochain concert : 18 janvier 2019, avec le supervirtuose Philippe Brandeis, titulaire de Saint-Louis-des-Invalides, grand manitou du Conservatoire de Paris, hénaurme musicien et zozo néanmoins, accompagné de madame Élise Battais en personne que l’on annonce derrière, à côté et autour de sa flûte traversière.
Prévoyez de l’émotion et du wow, et venez nous rejoindre : écran géant, cadreuse vidéo incluse dans le projet, musiques variées et spectaculaires, et inch’Allalalalah pas mal de sensations fortes. En revanche, même si le concert sera reboostant, même si on peut laisser moult billets de deux cents euros (ou même de cinq, c’est cool) pour remercier les artistes et aider le festival à survivre, on peut aussi entrer et sortir sans bourse délier, sans même se faire foudroyer d’un regard de Zeus. Hyperconnaisseurs ou curieux titillés, si votre jauge d’énergie vous le permet, venez : vous serez les très bienvenus.

Photo : Bertrand Ferrier

Pas de trêve noëllique pour les explorateurs de la vibration que sont les Sleepy & Partners, cette équipe d’experts à la recherche de l’instrument « capable d’exprimer la plus parfaite granularité sonore, l’imperfection pouvant être manière de perfection », selon l’une des motivations de leur mission.
Si leur passage par Saint-Louis de Vincennes est le moment le plus illustre de cette saga, tant il a suscité de durs remous, il ne peut occulter leurs voyages à la collégiale de Montmorency, au grand orgue de l’église Saint-Marcel, aux orgues de Domont, Groslay, Enghien-les-Bains, Notre-Dame de Vincennes, aux grandes orgues de la cathédrale de Gap, de l’église Sainte-Julienne de Namur, aux orgues de Beauchamp, à l’harmonium du temple du Saint-Esprit, aux autres ogres des églises de Bessancourt, de Taverny, du Raincy, de Notre-Dame du Rosaire, de Sainte-Marie-des-Batignolles et du Val-de-Grâce [sur Google, tapez Bertrand Ferrier bien accompagné].

Photo : Bertrand Ferrier

Cette fois, l’expert s’attaque au Gonzalez de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil. [Le titulaire nous écrit : « Ce n’est plus un Gonzalez. Juste un estropié anonyme et attachant, vivant de la bonne volonté des uns et des autres. Ôtez ce nom que je ne saurais voir. »] L’analyse technique est assurée par le partner Boulgour (« ça s’écrit presque comme bonjour, de même que couscous s’écrit presque comme coucou », stipule-t-il), notamment célèbre pour son slip de panda.
Comme de coutume, on ne saura presque rien de fondamental, la substance étant réservée au KanGourou Sleepy et au comité d’experts. « Il ne s’agit pas de dissimulation, mais de précaution : tout un chacun n’est pas préparé à entendre certaines vérités potentiellement cosmiques », précise l’explorateur, très concentré. « Ce nonobstant, je peux reconnaître être impressionné par la ductilité d’un certain mélisme de la vibe qui
, à n’en pas douter, s’épanouit dans une perspective multiplans dont il s’agit de percevoir la coaxialité afin de faire musique – oui, c’est cela : faire musique », tient-il à souligner.

Photo : Bertrand Ferrier

L’observation techniciste n’excluant pas une approche plus artistique, l’examen des « possibles applications de Bach » à l’instrument a permis d’étayer les observations du fin connaisseur.
« Pour moi, il n’est certainement pas question de réduire la granularité à une formule magique, pointe-t-il. La granularité sonore, du fait même qu’elle paraît indéfinissable, se positionne dans une protéiformité qui nécessite une appréhension pluridisciplinaire. Les constatations pratico-pratiques sont un substrat essentiel, mais elles ne sauraient, en aucun cas, prétendre à l’appellation d’expertise si elles ne se confrontaient pas à des problématiques prolongeantes et kaléidoscopiques. Aussi le polymorphisme de notre approche est-il le contraire d’une dispersion : il se fait concentration d’énergies impalpables – oui, c’est cela : concentration d’énergies impalpables. »

Photo : Bertrand Ferrier

Cette pluralité semble consubstantielle de la quête du Graal granulaire – ce que, entre eux, les initiés appellent la graalnularité sonore.
« Penser l’orgue comme un tout exige de penser le tout comme un multiple, et vice et versa, insiste Boulgour. L’addition de perspectives n’est point protubérance, elle est essence, comme la diversité des registres d’un orgue est la moelle de l’instrument. La synthétisation des investigations doit produire une révélation. Si elle n’émeut pas, si elle ne donne pas naissance à un sentiment, par-delà la technicité, elle s’expulse de l’incarnation et, partant, s’invalide comme médium entre nous – en tant que nous – et la granularité sonore. Car quoi de plus incarné, en ces temps de Noël, que la granularité sonore comme unité du multiple et multiple de l’unité – oui, c’est cela, unité du multiple et multiple de l’unité ? Voilà, quoi. Quand je vous disais que tout le monde n’est pas apte à saisir la cosmicité de la pensée granulaire ! Bon, et sinon, j’suis mignon, quand même, hein ? Et jusqu’au slip, s’il vous plaît ! »

Photo : Bertrand Ferrier

Laurent Valero, le 24 décembre 2019. Photo : Rozenn Douerin.

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où ça matche. Parfois, c’est physique ; parfois, c’est musical. Voici donc un post en hommage et merciement à Laurent Valero, l’homme qui défie les frontières des musiques – expert ès répertoires avec viole de gambe, instruments allogènes, chanson, jazz, voix susurrée, opéra, théâtre et alii. Bref, la peste soit des haters et alii, here comes une symphonie improvisée pour la nuit de Noël. Trois mouvements :

  • 00:07 1. Chanson de la petite fille allant dans la neige à la messe de Noël ;
  • 02:43 2. Boléro des rois mages cherchant leur chemin dans la nuit à la lueur d’une étoile ;
  • 05:44 3. Thème improvisé et variations pour attendre la venue de l’Enfant sauveur dans la joie.

Merci à tous les curieux, et joyeuses autres joies aux autres.

 

 

Il y a les marchés de Noël. Les brocantes de Noël. Les arnaques de Noël, en somme. Puis ça, au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8. À chacun de choize.

 

Jann Halexander et Bertrand Ferrier. Photo : Rozenn Douerin.

C’est une étoile noire dans la galaxie des chanteurs qui blindent les petites salles, se risquent dans des grandes avec succès et fomentent des projets innovants. Ainsi, dans la même année, le nommé Jann Halexander peut claquer un spectacle singulier autour de Pauline Julien, monologuer sur scène en tant que vampire olé-olé, manigancer un tour de chant partagé entre Gabon et Russie, et préparer une échéance DeLuxe… tout en participant aux concerts des collègues.
Le voici donc, propulsé au milieu du récital qui fête la sortie du disque tout chaud et acquisitionnable ici même.

 

 

Pour l’occasion, le mulâtre a même accepté de reprendre un tube macabre afin d’alimenter le versant funéraire mais presque pas triste du concert. Un moment grinçant et réussi qui prélude à une date importante : le 23 mars 2020.  On en reparle, mais que les Franciliens curieux de chansons inhabituelles sauvegardent la soirée susdite.
Pour le moment, l’un avec l’autre, musiques !

 

Photo : Rozenn Douerin

Lors du concert du 12 décembre à la Comédie Dalayrac, une trilogie liquide et une tétralogie macabre se sont croisées. Voici leur enfant. Le disque, lui, reste paisiblement à votre disposition ici contre quelques sesterces .

 

Jean Dubois dit « Jean Dubois au jus de houblon » le 19 janvier 2019. Photo : Rozenn Douerin.

On va pas s’mentir, mâme Chabot : parmi mes chanteurs préférés et les fredonneurs que je me dis « eh merde, j’aimerais être aussi bon que lui, fait chier », il est dans le top moumoute. Du coup, l’air de rien, je lui suggère sporadiquement de venir pousser mes billevesées bien que nous ayons eu tantôt la glotte sèche (et deux pouces rouges sur YT, la classe). Ce 12 décembre, le frappadingue a accepté et s’est tapé 2 h 30 de route aller (autant au retour) pour tenir sa promesse.

 

 

Quelque part, bon, ça fait splash, d’autant que le disque est toujours disponible .

 


C’est l’une des plus grandes mezzos internationales. Malgré la grève nationale et les aléas de nos vraies vies, Nora Gubisch a choisi d’être au CRR de Paris, ce mardi midi, pour rencontrer les fans d’opéra, les curieux, les futures mezzos concurrentes et les autres. Elle n’a rien à vendre – moi, si, mais je ne vendrai rien. Elle répondra, avec sa simplicité, son énergie, sa folie et son expérience de grande star, à toutes les questions qui lui seront posées. C’est gratuit pour venir quoique dans un endroit prestigieux. C’est aussi gratuit à la sortie. En gros, c’est un cadeau pour poser toutes les questions posables et imposables à une dame qu’elle chante sur les plus grandes scènes d’opéra. Bienvenue aux curieux de toute obédience : on va vibrer, et juste pour le plaisir.


Rendez-vous le 17 décembre à midi pétaradantes | 14, rue de Madrid | Paris 8 | Et pas de balabalas : à 10′ de la 14, Saint-Lazare, une ligne tomatik qu’elle fonctionne même en temps de grève