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Relativité de l’immensité

Claudio Zaretti au théâtre du Gouvernail, le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Rozenn Douerin.

Plus de 40 000 km de diamètre. Plus de 500 millions de kilomètres carrés de superficie. Plus de 1X10 à la puissance 12 de kilomètres cubes (le blog n’est pas paramétré pour ce genre d’infos, alors on bricole).

  • Notre logement,
  • la zone d’errance où nous baguenaudons plus que nous ne vaquons,
  • la planète bleue comme un trou noir dont nous habitons une fraction fragile :

non,

  • rien n’est grand (d’autant que, comme le chantait Pain dans le pont du magistral « Dancing with the dead », « too much is never enough »),
  • rien n’est petit (même si, souvent, notre logement fait vachement bien semblant),
  • tout est une question d’échelle, surtout quand on en est tombé.

 

[embedyt at= »2026-04-18 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=jx7r5nK4Kro[/embedyt]

 

En souvenir du mendiant paki avec qui j’eus jadis l’habitude d’échanger longuement et souvent en franco-anglais, l’été devant ce qui est devenu un parc canin, près du square des Batignolles, l’hiver au-dessus d’une bouche qui crachait un peu d’air chaud, rue de Rome, j’aime bien fredonner cette chanson qu’il m’a inspirée.
Tantôt, je récidivai avec le soutien de Claudio Zaretti, devant un public qui constatait comme moi que, pour qu’une guitare électro-acoustique fonctionne, c’est mieux si les branchements ont été consciencieusement faits et vérifiés – rassurez-vous, les gens, je m’en rendis compte itou mais, quand les dés sont jetés, rien ne va plus, on y va, et merci aux curieux qui survécurent à cet incident technique. En plus d’être souvent petit, le monde du live est souvent complexe, so let’s kiffe the vibewon’t we?

 

[embedyt at= »2026-04-18 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=Xf5N06OldNI[/embedyt]

L’autre prénom

Bertrand Ferrier au théâtre du Gouvernail (Paris 19) lors du double concert « D’une pierre deux coups », le 18 mars 2026. Photo : Cendras Djedda.

Mais, vous savez, moi, je ne crois pas qu’il y ait de bon ou de mauvais prénom. Moi, si je devais résumer ma vie, aujourd’hui, avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée.
Surtout quand on s’appelle Pétronille, évidemment.

 

[embedyt at= »2026-04-12 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=7NsnWps0U-A[/embedyt]

Limite des couleuvres

Au théâtre du Gouvernail (Paris 19) le 18 mars 2026. Photo : d’après Cendras Djedda.

Il n’y a pas de concert de chansons sans techniciens. Sans couleuvres non plus. C’est l’sujet d’cette fredonnerie.

 

[embedyt at= »2026-04-07 00:00″] https://www.youtube.com/watch?v=NxlbYR1o_g4[/embedyt]

Et si l’on fait d’une pierre deux coups ?

Florilège de l’affiche

Après

  • quinze ans de scène,
  • plusieurs centaines de concerts,
  • plus d’un millier de chansons « avec du texte et de la musique dedans » colportées de bistros en théâtres,

j’ai éprouvé l’envie de donner un concert bilan… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. J’ai donc décidé de suivre le mantra d’Alexandre Astier, lequel clamait :

Je vois pas l’intérêt de faire ce métier si c’est pour péter au niveau de son cul : je veux faire des grands trucs, les p’tits trucs m’intéressent moins que les grands.

 

 

Résultat, un double concert, ce mercredi 18 mars, dans un coquet théâtre où je ploume-ploume depuis quelques années :

  • à 19 h, « classiques et favoris », soit un florilège des chansons qu’il a le plus poussées sur scène ;
  • à 21 h, « raretés et nouveautés », soit une poignée de nouvelles fredonneries et d’hymnes moins connues.

J’ai décidé de privilégier la matrice piano-voix que je préfère… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. Aussi ai-je invité des complices de longue date, dont cinq ont finalement pu être du voyage :

  • Pierre-Marie Bonafos (et son bonnet) au sax,
  • Sébastyén Defiolle le guitariste fou,
  • Jean Dubois, le chanteur et néopianiste,
  • Jann Halexander le « petit mouton noir et frisé de la chanson française », et
  • Claudio Zaretti, le gratteux que tout Paris ou presque surnomme il Professore.

 

 

Dans un méli-mélo d’influences allant de la chanson rive gauche à la pop en passant par des chansons-fleuves voire expérimentales alla Higelin, j’espère proposer un moment joyeux, secouant et multiple associant

  • sourires,
  • bonne intelligence et
  • vibrations tonifiantes.

Infos pratiques

Où ? Théâtre du Gouvernail | 5, passage de Thionville | Paris 19 | Métro : Laumière ou Crimée
Quand ? Le mercredi 18 mars.
Mais encore ? 19 h : classiques et favoris | 20 h 15 : entracte | 21 h : raretés et nouveautés | 22 h 15 : fin.
Comment réserver ? Ici pour l’intégrale, çà pour le concert de 19 h, pour le concert de 21 h.
Un secret ? Avec vous serait un plus.

 

Danser, disent-ils

Bertrand Ferrier et Pierre-Marie Bonafos à Notre-Dame de Compassion (Paris 17) pour la première parisienne de « Et si l’on danse ? ». Photo : Marcelle Martin.

Surgir. S’enjailler. Se décontenancer. Suspendre. Y retourner. Tester. Réexaminer. Changer de point de vue. S’en amuser. Être déçu. Se décevoir. Vivre. Faire de la musique, en somme. Et, bientôt, en vivant ici.

 

Et si l’on continue de danser ?

Pierre-Marie Bonafos par Rozenn Douerin

En 2026, j’ai invité le saxophoniste Pierre-Marie Bonafos à venir danser en musique dans les églises entre orgue et piano. À partir d’un tronc commun, nous déclinons un répertoire diversement dansant depuis la première en l’église Sainte-Anne de Marseille, le 18 janvier, concert dont est extrait la suite qui suit, comme l’indique son nom. Retrouvons-nous à Paris autour de cette envie de nous mouvoir harmonieusement, par exemple

  • ce dimanche 15 février, à 16 h, en la chapelle Notre-Dame de Compassion, pour une version orgue et saxophone dont le programme est disponible ici ; ou
  • le mercredi 11 mars, à 20 h, en l’église Saint-Marcel, pour une version orgue, piano et saxophone donc un répertoire encore différent mais toujours autour de la danse.

 

Charlotte Grenat, « L’instant présent », théâtre Stéphane Gildas (Paris 13), 6 février 2026

Florilège de l’affiche

Elle n’aime pas

  • les masques,
  • les gnangnantises,
  • les chantages.

Elle aime

  • chanter,
  • vivre avec des chats,
  • dire sa vérité à qui veut en jubiler.

Entre

  • énergie pétaradante,
  • émotion intériorisée,
  • tensions électrisantes,

Charlotte Grenat rue dans les brancards d’une chanson entre textuellement vigoureuse et résolument pop, réputée malade depuis quelques décennies. Pour fêter son nouveau disque, elle a réuni autour d’elle

  • un guitariste foufou,
  • une violoniste pas si sage qu’elle n’aime à paraître,
  • un batteur redoutablement polymorphe et
  • moi-même je au vrai piano et à la clarinette.

 

Au théâtre Stéphane Gildas (Paris 13), le 3 février 2026.

 

Son fervent soutien Jann Halexander passera pousser et non poussera passer, ça ne voudrait rien dire,

  • sa chansonnette à lui,
  • la chansonnette à elle et
  • leur chansonnette à eux.

Ça s’annonce

  • comme un moment palpitant
  • dans un théâtre insoupçonnable mais parfaitement confortable (si, ça joue) et
  • avec des moyens « à taille humaine » mais qui semblent ériger bien haut un doigt central préalablement humecté pour contredire tout discours fataliste sur la chanson joyeuse avec du texte dedans.

Surtout, l’aventure fleure une envie

  • de liberté,
  • de fraternité, et
  • de spontanéité :

trois qualités pas si fréquentes dans un monde clivé !


Rendez-vous au théâtre Stéphane Gildas (16, rue de Tolbiac | Paris 13 | métro : Bibliothèque Sa Seigneurie Mitterrand) le vendredi 6 février à 19 h. Pour réserver, c’est ici.

Un peu de braoum dans un monde de minauderie

Le commandant Frédéric Foulquier et la Musique de la Garde républicaine en l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce (Paris 5), le 4 janvier 2026. Photo : Rozenn Douerin.

C’est le Graal des organistes : se glisser dans un orchestre pour jouer la Troisième symphonie de Saint-Saëns… et singulièrement son second mouvement. À l’invitation d’Hervé Désarbre, organiste du ministère de la Défense et titulaire de l’orgue de l’église du Val-de-Grâce, j’ai eu la chance d’être accueilli par la Musique de la Garde républicaine pour accéder à cet orgasme mégalomaniaque.
Certains jugeront que, face à la puissance de la phalange, portée par l’arrangement parfait de Mark Hindsley et la direction attentive du commandant Frédéric Foulquier, l’orgue local peut paraître manquer de puissance. Ce n’est pas totalement faux ; et, cependant, j’aime bien la capacité de la Grosse Bête à se fondre parmi les autres pouët-pouët dans la mesure où, pour cette pièce, l’orgue n’est pas soliste (c’est une « symphonie avec orgue », pas pour orgue). Sauf pour quelques coups d’éclat, il participe d’un son global sans être sur un piédestal. Le résultat-souvenir est disponible sur YouTube.

 

Concert de l’Avent : le programme !

Photo : Rozenn Douerin

I. Le projet

Ce 12 décembre, vous serez les bienvenus sur la goélette joyeuse et méditative qui cingle vers Noël et vous invite au triple voyage musical !

  • Voyage dans le temps, mêlant les époques pour laisser sonner les différents langages harmoniques
    • préparant la venue du Seigneur,
    • louant sa Création ou
    • méditant sa Parole.
  • Voyage dans les sensibilités car mots, notes et harmonies s’interpolent, se questionnent, se défient et se réconcilient dans la résonance que leur réservent l’église de Saint-André de l’Europe et le cœur de chacun.
  • Voyage dans
    • nos propres histoires,
    • notre propre perception de Noël,
    • nos propres émotions de fin d’année que tentent de faire vibrer les œuvres ici réunies
      • en solos,
      • duos et
      • trio.

Plutôt qu’un parcours chronologique et monochrome,

  • la soprano Jennifer Young,
  • le hautboïste Antoine Baudouin et
  • moi-même-en-personne,

soit les trois musiciens-mixologues qui sévissent ce soir, avons souhaité assembler dans un grand shaker artistique

  • pièces chantées ou instrumentales,
  • répertoire canonique et création contemporaine,
  • musique écrite et improvisée.

Avant le début des festivités, ils invitent chaque spectateur à secouer la tête pour faire tomber le bruit du monde qui encombre nos conduits auditifs. Ainsi, le temps d’un concert, quels que soient

  • votre foi,
  • vos compositeurs d’élection et
  • votre état d’esprit du soir,

vous pourrez voguer sur les flots épiques que, toute époque confondue, compositeurs et interprètes ont fendus afin d’évoquer la plus folle espérance des petits êtres à deux pattes et deux bras qui s’agitent sur l’orange bleue :

  • la venue,
  • la présence et
  • le retour

d’un dieu ayant choisi de s’incarner parmi eux. La traversée dure environ 1 h 10. Elle est gratuite. L’entrée est libre, la sortie aussi. Néanmoins, si certains ont la possibilité de laisser dans les corbeilles prévues à cet effet qui une liasse de billets de 200 €, qui quelques ronds de carotte, cela nous permettra de

  • financer
    • les affiches,
    • les programmes et
    • les frais de SACEM,
  • saluer la paroisse qui nous accueille et, soyons foufous,
  • gratifier les musiciens invités.

Si, au contraire,

  • vous êtes légers d’argent,
  • venus sans picaillon ou
  • hostiles à l’idée de soutenir
    • troubadours,
    • diseurs de bonne aventure et autres
    • femmes à deux têtes,

vous êtes aussi les bienvenus, car nous serons heureux d’accueillir tous ceux qui auront affronté le blizzard du décembre parisien pour venir, osé ne pas « rester chez chez » malgré les conseils longtemps proférés par tant de farceurs, et d’renoncé à la tentation de notre pire concurrent, aisément déclinable : le trio chocolat chaud – plaid – petit film de Noël chéri. Bon concert !

 

 

II. La set-list

  1. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : « Quia respexit » extrait du Magnificat | en trio
  2. Claude Balbastre (1724-1799) : « À la venue de Noël », extrait du Premier livre de noëls | orgue
  3. Ralph Vaughan Williams (1872-1958) + William Blake (1757-1827) : « Infant Joy », extrait des Ten Blake Songs | soprano + hautbois
  4. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : « Grave » et « Allegro » extraits du concerto en Ut mineur | hautbois + orgue
  5. Jehan Alain (1911-1940) : « Ave Maria » | soprano + orgue
  6. Benjamin Britten (1913-1976) : « Niobe », extrait des Six Metamorphoses after Ovid | hautbois
  7. Johann Sebastian Bach : « Nur ein Wink von seinen Händen », extrait du Weinachtsoratorium | en trio
  8. Ralph Vaughan Williams + William Blake : « The Lamb », extrait des Ten Blake Songs | soprano + hautbois
  9. Jean Langlais (1907-1991) | Cinq extraits des Pièces pour trompette et piano | hautbois + orgue, hé oui
  10. Jennifer Young (née en 1978) | « Pergolesi variations » | soprano
  11. Claude Balbastre : « Quand Jésus naquit à Noël », extrait du Premier livre des noëls | soprano
  12. Hugo Wolf (1860-1903) : « Führ mich Kind nach Bethlehem » | en trio
  13. Benjamin Britten : « Pan », extrait des Six Metamorphoses after Ovid | hautbois
  14. Traditionnel + Jennifer Young (harmonisation) + Bertrand Ferrier (improvisations) : « Veni Emmanuel », création | en trio
  15. Pour le bis, voyons le moment venu si quelqu’un n’en veut.

Paroles et traduction des airs à découvrir in situ.


Rendez-vous vendredi 12 décembre, 20 h
Église Saint-André de l’Europe | 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8
Entrée libre, sortie aussi, mais concert bien quand même

Concert de l’Avent en vue !

Un bout de l’affiche

Il arrive que, entre musiciens, on noue des pactes. Par exemple, on avait convenu de faire un concert le 12 décembre, même si un zozo doit se dédire, on s’y tient. Autre exemple : on ne voulait pas donner un concert à la barbare, genre deux répétitions avec que des tubes et puis on y va. Alors, on a tenu parole. On a travaillé. Et, dans quelques jours, on sera ravis de vous offrir le résultat de ces moments

  • de partage,
  • de travail,
  • de cogitation et
  • de maturation – c’est important, ça aussi.

À la tribune, il y aura

  • Jennifer Young, la plus française des sopranos-compositrices américaines,
  • Antoine Baudouin, le hautboïste qui confond volontiers son instrument avec une trompette ou un violon, et
  • moi, oui, moi, au ploum-ploum, mais c’est pas pareil.

L’entrée est libre, la sortie aussi, mais le concert s’annonce joyeux quand même :

  • durée d’1 h 10 environ ;
  • programme varié associant musiques
    • baroque,
    • romantique,
    • vingtiémiste et
    • contemporaine ;
  • pièces diverses en
    • trio,
    • duo et
    • même, soyons foufou, solo.

Avec vous serait un plus positif. Rendez-vous pour 20 h pétaradantes ce vendredi 12 décembre, en l’église Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg, Paris 8).

Un autre bout de l’affiche