Comme tant d’organistes liturgiques, entre deux célébrations, même quand il fait chaud, j’aime me poser à la terrasse d’un bistro pour déguster un café. Même si certains d’entre eux ont une drôle d’apparence, il est vrai.

Photo subliiiime (quel talent !) : Bertrand Ferrier

Joie de l’entre-deux-messes du dimanche matin : le café en terrasse. Avec une p’tite laine quand même, y a pas de mais en mai. (Absolument, la pub qui laisse croire que c’est Richard Cafés Kakao, c’est offert. La maison ne recule devant, euh, aucune paresse pour retoucher les photos.)

Café bühlérien. Photo : Bertrand Ferrier.

Plus que huit jours avant le grand soir. Celui de la première date de « Bertrand Ferrier chante Michel Bühler » avec Jacques Bon, Fabrice Dupray et Michaël Koné, dans une production Jann Halexander pour Purple Agency. Alors, on bosse – oui, même moi. En buvant du café. Oui, même moi. Enfin, je bois plutôt des cafés, mais bon. Faut gérer les gars, sans virgule avant « les ». Tu les verrais à la pause se jeter sur leur Précieux ! Heureusement que nous, on est normalses parce que, eux, Seigneur Dieu tout-puissant…

Les écrits volent, la drogue dure. Photo : Bertrand Ferrier.

Ce nonobstant, ma normalité n’exclut pas des singularités, et toc. Comme de préférer répéter sur un méchant Yamaha en plastique plutôt que sur un quart-de-queue Pleyel en très bon état, sous prétexte que le piano du concert ressemblera plus à un méchant Yamaha en plastique qu’à un quart-de-queue Pleyel.

Duel. Photo : Bertrand Ferrier.

Oh, non, la vie de musicien n’est pas facile tous les jours. Heureusement, dans huit jours, on vous retrouve. Youpi.

– Bonjour, c’est le centre des alcooliques pas anonymes au téléphone mental. Bertrand Ferrier, on nous a envoyé une image. Alors, cette Kronenbourg en terrasse entre deux messes matinales, on en parle ?
– Je suis victime d’une dénonciation malveillante. Voici, sans cliché, la photo #nofilter.

… oui, comme si un café, fût-il gourmand, suffisait à dissiper fatigue et paresse. Ha, ha.

Café polonais– Tu veux un café, ce matin ?
– Je veux toujours un café, mais on a le temps, avant le convoi ?
– On a toujours le temps. D’autant que j’ai rapporté une petite liqueur de Pologne pour mettre dans le café, tu m’en diras des nouvelles.
Pom, pom, pom, etc.