Parmi les vidéos du festival Komm, Bach!, certaines ont remporté un succès phénoménal à l’échelle du plus petit festival international d’orgue-mais-pas-que – nous l’avons vu tantôt. D’autres restent, et c’est joyeux, à découvrir. Voici, donc, dans notre catalogue, quelques suggestions.
Et la première, comme quoi, on est hyperouverts au niveau toléranciel, au moins, c’est pour ceux qui détestent l’orgue. En revanche, comme sur l’pont du Gard, attachez votre coiffe – ça souffle.

 

 

La deuxième, c’est pour ceux qui aiment la musique bien jouée, même si y a de l’orgue dedans : un tube du répertoire à tuyaux enlevé par le brillant bûcheron des Ardennes, aka Fix Grandjean.

 

 

La troisième vidéo que l’on propose, c’est une magnifique exécution d’une des six pièces de César Franck pour grand orgue. C’est puissant comme une série Netflix qui durerait moins d’un quart d’heure – et ça, ça n’est rien d’autre qu’un cadeau pour les oxymoronophiles.

 

 

Ha, on a un vrai cadeau pour les curieux qui aiment l’Écosse. Ce sera notre quatrième vidéo.

 

 

Bon, celle-là, c’est pour tous ceux qui détestent la musique contemporaine. Je pourrais dire que c’est une pièce que je trouve plutôt pimpante – mais comme je finis par être impliqué dans l’histoire, je peux pas, tu penses. Et ce fut la cinquième vidéo.

 

 

La sixième vidéo ? Bon, parce que vous insistez. C’est pour saluer un compositeur qui, assurément ne fait pas recette. I mean, it’s not maître Gims. Et pourtant, quel sens de l’harmonie et du climat, quand de belles interprètes s’y collent !

 

Photo : festival Komm, Bach!

Alors que les organistes emblématiques du Val-d’Oise tombent comme à Saint-Privat voire à Gravelotte, nos amis Remi Dardenne et François Cuny étant les derniers sur la liste à ce stade, les regards continuent de se tourner vers le plus célébré d’entre eux : Yannick Daguerre, dont l’aura, le charisme et le talent n’ont pas fini de faire clap-clapper des mains. Cette année, Yannick est la vedette de Komm, Bach! puisque Esther Assuied a accepté d’éditer sa « Pastorius toccata ».

 

 

Une dizaine d’artistes ont accepté de se risquer à la projeter sur l’orgue de Saint-André de l’Europe. À ce stade du festival, qui dure de septembre à fin juin, plusieurs virtuoses nous ont laissé partager leur vision de l’œuvre – à commencer par le premier à s’y coller, en l’espèce le vénérable commandant titulaire du Val-de-Grâce, el señor Hervé Désarbre.

 

 

François-Xavier Grandjean, herr titulaire of Sainte-Julienne de Namur, a relevé le gant et, sous l’œil sévère de la jeune virtuose Esther Assuied, claqué sa propre version de la pièce. De l’engagement et de l’envie comme on aime.

 

 

L’un des plus grands virtuoses de la place parisienne ne nous a pas (encore) autorisé à cingler son exécution de concert sur YT, mais il nous avait laissé onliner l’incipit glané lors d’une répétition – et, déjà, ça zoukait grave, comme disent les musicologues ou presque.

 

 

C’est alors que l’organiste la moins soupçonnable de vulgarité, la tutélaire titulaire des grandes orgues de Saint-Nicolas du Chardonnet, s’est emparée du shmillblick pour l’auréoler de son sérieux et de son exigence.

 

 

À cette heure, la dernière artiste à s’être risquée dans ces eaux mouvementées s’appelle Coralie Amedjkane. La dame est une subtile. Elle cache le feu de la musique sous l’apparence de la strictitude, et le brasier du groove sous le respect de la partition. Coralie, on va pas se mentir : tu-ne-trompes-personne, ton interprétation est wow, voilà – na !

 

 

Pour acheter la partition, c’est exclusivement ici.

Crédit : festival Komm, Bach!

Depuis le 7 octobre 2016, certains artistes nous autorisent à mettre en ligne des vidéos issues de leurs répétitions et/ou concerts donnés dans le cadre du festival Komm, Bach!. Toutes portent témoignage de leur souci d’offrir une heure d’orgue de qualité aux curieux. Quelques-unes rencontrent un succès patent auprès du cyberpublic. Voici, à ce jour, le classement du Top 16. (À la base, on partait sur un Top 15, mais on trouva que cela manquait de générosité. Alors voilà, quoi.)

16. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en do mineur » (BWV 537) par François-Xavier Grandjean

 

 

15. Bernstein & Sondheim, « Tonight » par Hervé Désarbre et Julien Bret

 

 

14. Jehan Alain, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

13. Olivier Messiaen, « Le sourire » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

12. Johann Sebastian Bach, les trois « Nun komm der Heiden Heiland » par Jean-Luc Thellin

 

 

11. Noël Hazebroucq, l’incroyable improvisation sur le « Cabinet du docteur Caligari »

 

 

10. Robert Maximilian Helmschrott, « Im licht » par Esther Assuied

 

 

9. Louis Vierne, « À midi » (extrait des Angélus) par Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane

 

 

8. Olivier Messiaen, « O sacrum convivium » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

7. Naji Hakim, « Tanets », première cyberdiffusion, par Marie-Agnès Grall-Menet

 

 

6. Louis Vierne, « Naïades » par Coralie Amedjkane

 

 

5.  Johann Sebastian Bach, Fugue en sol mineur (BWV 578) par Jean-Luc Thellin

 

 

4. Orgue et bombarde par Jean-Pierre Rolland et Jean-Michel Alhaits

 

 

3. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en sol mineur » (BWV 542) par Jean-Luc Thellin

 

 

2. Louis Vierne, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

1. Hans Zimmer, « Dream is collapsing » par Esther Assuied

 

 

Oserez-vous assister en direct au prochain récital qui renversera peut-être la table ?

 

Photo : Bertrand Ferrier

La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même.
Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs.
Let’s get going.

Photo : d’après Rozenn Douerin

Ceux qui fréquentent ce site connaissent notre conviction : on fait de la musique pour avoir la chance de participer aux afters. On va pas se mentir, madame Lucet. Ce que je vais dire, ça va p’t-être pas faire plaisir à tout l’monde, mais j’vais l’dire quand même : je crois que je suis pas le seul à partager ce credo. Car quand on propose à un expert de participer à la répétition d’un Belge, il n’accepte pas que pour le plaisir de l’accent exotique. Tôt ou tard, donc tôt, il a soif, et on le comprend.

Photo : d’après Rozenn Douerin

Bien entendu, cela n’exclut pas d’envisager les choses avec un mini môme de professionalimse. En art, l’alcool a toujours été un lieu de réunion, d’engueulade, donc de fructuation, j’ose le mot. De détestation et de franchise aussi, mais ça, c’est quand ça se passe mal. Quand un expert et un Belge se rencontrent, aucun danger. Même si on attire le Belge pizzophile dans un couscous, tout se passe bien tant que l’on peut discuter autour d’un verre. Faut dire que l’expert s’appelle Boulgour, donc connaît bien tout ce qui est semoule, et le Belge est le virtuose de Wallonie François-Xavier Grandjean, aka le Bûcheron des Ardennes – lui connaît bien tout ce qui rapproche. Jamais il n’est question de hips, toujours de fraternité, de relation post-travail, de partage le plus possible décérémonialisé, et hop. Autrement dit, tant qu’il y a du Boulaouane, même rouge parce que l’autre imbécile de rganiss a omis de commander du gris, plus typique, ça devrait bien se passer.

Boulgour l’espert et François-Xavier Grandjean. Vague photo : Bertrand Ferrier.

L’autre imbécile confirme : ça s’est bien passé. On est entre experts, nom d’une pipe en bois ! (Vivement la prochaine spertiz, ce nonobstant.)

Photo : Rozenn Douerin

Pour la deuxième année consécutive, le festival Komm, Bach! vous invite à une soirée pleine de wow, d’émotions et de surprises (au moins), avec écran géant, entrée libre, sortie aussi, mais concerts – d’env. 1 h – bien quand même.
À 20 h 30, Jean-Michel Alhaits (bombarde et basson) s’acoquine avec Jean-Pierre Rolland pour un récital animé par de vrais morceaux de Frescobaldi, Bach et Boëly – notamment. Amateurs de musique ennuyeuse, un conseil : restez loin du 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg pour cette victoire de la musique sur la mort – prévu l’an passé, ce concert avait dû être repoussé suite à l’hospitalisation en urgence de l’un des artistes.

 

 

À 22 h pétaradantes, François-Xavier Grandjean, herr titulaire des grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur, débaroule de Belgique pour envahir Paris avec le deuxième volume du florilège de la musique d’orgue finement intitulé « Les plus grands tubes pour tuyaux ». Au programme, quelques-unes des œuvres les plus sexy jamais écrites pour l’instrument monstrueux, écrites notamment par Jehan Alain, César Franck, Johann Sebastian Bach, Yannick Daguerre et… Léon Boëllmann.

 

 

Et, pour finir, à 23 h 30 tintinnabulantes, place à la poésie et à la magie. Poésie avec cette série de quinze improvisations sur le thème « Nuits et brouillards », rythmées par des fragments de textes et secouées par le souffle de l’orgue. Magie, car un gros dispositif lumineux sera piloté en direct par de jeunes diplômés en régie lumière chargés d’interagir avec la musique… voire de l’influencer par leurs jeux. Un moment exceptionnel et une « expérience immersive » à vivre et partager avec gourmandise et sensibilité. Fin des festivités à la minuit passée de trente minu(i)tes.

Bruno Beaufils de Guérigny, dit 2bdG. Photo : Rozenn Douerin.

Ce 21 juin, Bruno Beaufils de Guérigny, aka 2bdG, a participé aux 5 h 30 de concerts donnés pour la Fête de la musique en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8), dans le cadre du festival Komm, Bach!. En dépit de la chaleur ambiante, son programme rigoureusement original, son engagement interprétatif et ses choix judicieux de registration ont suscité l’enthousiasme du public. En accord, avec l’artiste, voici deux (beaux) extraits du concert. D’une part, le gros choral de César Franck, le dernier, peut-être le plus passionnant – qui sera de retour à Saint-André pour le concert de la Nuit blanche donné à 22 h par le Bûcheron des Ardennes, aka François-Xavier Grandjean.

 

 

D’autre part, le clou du spectacle : « Réflexion et lumière », hommage rendu à Albert Schweitzer par Robert Maximilian Helmschrott, dont les œuvres à la fois messiaeniques et personnelles ont rythmé la troisième saison du festival. Il était heureux que, grâce à 2bdG, un tel chef-d’œuvre, rarement ouï dans nos contrées, puisse résonner à l’occasion d’une Fête de la musique que l’on réduit souvent au massacre de « Quelque chose en toi / ne tourne pas rond » au bar du coin-coin. À l’issue de ce solide morceau, le triomphe réservé à l’artiste témoigne que le public n’est point aussi sot que l’espèrent les crétins qui nous gouvernent. Voici donc venue la séance de rattrapage ou de gourmandise pour tous les amateurs de découverte sonore !

 

Figus, expert et partner, en inspection à Sainte-Julienne de Namur. Photo : Bertrand Ferrier.

Ça ne prévient presque pas, ça arrive – du coup, on vient de loin. À l’invitation de François-Xavier Grandjean, j’ai rejoint Namur cet été pour y propulser un concert d’improvisations en l’église Sainte-Julienne. Par le fait même, j’étais flanqué d’un expert chargé de scruter la granularité sonore des claviers belges. Dès l’arrivée, il s’est agi d’organiser une inspection en profondeur, puis un test selon la technique dite du tape-cul, un truc que seuls certains facteurs d’orgue sont habilités à pratiquer.

Test du tape-cul à Sainte-Julienne de Namur. Photo : Bertrand Ferrier.

Le spécialiste ayant donné son accord, les répétitions ont pu commencer. Et il y a de quoi faire, d’autant que, face à moi, se dresse la concurrence du festival Les Solidarités, un gros machin bien beauf avec, en vedette, Pascal Obispo et Aya Nakamura, et, en invitée, la gagnante d’un télécrochet belge qui n’a pas encore de chanson à son répertoire, à part « Bohemian Rhapsody » mais, si elle a gagné c’est sûrement une future vedette, ce qui est un gage de qualité comme chacun sait. Pas question, donc, de décevoir ceux qui auraient renoncé au featuring de Charlotte pour assister à mon concert à moi.

Répétition à Sainte-Julienne de Namur. Photo : François-Xavier Grandjean.

Enfin, « mon concert à moi »… En vérité, c’est plus compliqué, mais on y viendra. Pendant que je travaille, l’expert, lui se remet de ses émotions – ce qui, selon lui, constitue néanmoins une autre facette de son travail. En effet, il s’agit de compenser « une extrême attention où les connaissances accumulées, les exigences de l’analyse et l’objectivation de la subjectivité indispensable au jugement » par un retour au calme à même de « structurer les conditions sine qua non d’une évaluation probante et, forcément, granulaire ». Ce qui, en termes iconographiques, se traduit ainsi…

Le repos de l’expert. Photo : Bertrand Ferrier.

On notera que la présence d’une bière ambrée s’inscrit dans une volonté résolue de s’imprégner de la culture locale » afin de mieux saisir les particularismes propres aux orgues de la capitale de la Wallonie » et de se ressourcer aux fiertés autochtones. Il ne s’agit donc aucunement d’une perversion ou d’un simple apéro au bord d’une piscine chic. Bien plus, l’on doit parler d’une imprégnation – le terme est bon, je trouve – aussi méthodique que consciencieuse, seule à même de cerner les spécificités géographiques dans leur dimension holistique, au moins. Sinon, oui, il paraît que la bière était délicieuse.

La conscience de l’expert, en gros. Photo : Bertrand Ferrier.

Pendant ce temps, à la différence du spécialiste, parti se ressourcer après tant d’émotion consciencieuse

Photo : Bertrand Ferrier

… le musicien était tenu de ploum-ploumer. Alors, soit, on ne va point le cacher, selon certaines révélations, lui aussi avait dû céder aux pressions – le terme est excellent, je trouve – et se retrouver dans tel ou tel endroit de perdition, en l’espèce le Cardinal. Mais c’était essentiellement pour profiter d’un super piano idéalement désaccordé, fracasser des standards et échanger des impros à quatre mains sur des marches harmoniques bien carrées avec le Bûcheron des Ardennes qui se trouve être le prof d’orgue du coin.

Photo : François-Xavier Grandjean

Puisque certains farceurs ont cru bon de faire circuler cette photo, nous préférons la révéler nous-même : oui, à un moment, nous avons partagé quelques gouttes de houblon avec le patron du lieu ; mais c’est, bien entendu, parce qu’il eût été indélicat de lui refuser un tel honneur, après en avoir accepté de semblables de la part d’à peu près tous les habitués du lieu. Pas question de risquer un incident diplomatique alors qu’approche à toute berzingue le concert, intitulé « France-Belgique, le match »

Il reste toujours deux coups à boire au Cardinal de Namur, surtout avec Hoki, le patron. Photo : François-Xavier Grandjean.

Le dimanche venu, forcément trop tôt après un bref passage au Cardinal, il n’en était pas moins temps d’aller à la messe. L’occasion faisant le luron, l’expert a décidé de se transbahuter aux grandes orgues de la cathédrale de Namur, où le titulaire, Emmanuel Clacens, lui a volontiers laissé expertiser sa Bête. Disons que, là, il ne s’agissait plus d’être dans l’esprit ploum-ploum-tagada. Clairement, le projet était différent, comme le sous-tendait une certaine esthétique peu propice à la farce et à la gaudriole.

C’est donc avec le sérieux respectueux requis que l’expert a décidé de se coller à son expertise, dont le clou reste forcément l’épreuve du tape-cul, réalisée d’abord très posément puis dans la vitalité que l’exercice impose.

Après avoir eu la chance de jouer un offertoire et la sortie à la cathédrale, ne restait plus qu’à préparer le concert de l’après-midi à Sainte-Julienne ; et c’est alors que, patatras, une idée surgit. Et si, tant qu’à improviser, on intégrait un local de l’étape, le tout nouveau directeur de conservatoire et excellent flûtiste Jean-François Dossogne ? Aussitôt dit, aussitôt acté. Pour la troisième fois sur trois concerts namurois, l’énergumène s’est retrouvé engagé dans une nouvelle posture : d’abord co-soliste, ensuite percussionniste, enfin, ce 25 août, partenaire pour la première des trois séries d’improvisations.

Avec Jean-François Dossogne, devant Sainte-Julienne de Namur. Photo : François-Xavier Grandjean.

Après écoute, l’expert est formel : il attend avec hâte une prochaine invitation en Wallonie. Il estime n’en avoir pas fini avec cette granularité sonore qu’il traque inlassablement à chaque tribune que ses partners et lui visitent. L’appel est lancé. Au nom du salut, puisse-t-il être bon entendu !


Komm, Bach!, saison 3, c’est fini ! Forts du succès croissant de la manifestation, du soutien et de la paroisse qui l’accueille, et des artistes qui nous font l’amitié – le mot n’est pas vain – de venir se produire, et du facteur Yves Fossaert qui, après avoir brillamment restauré l’orgue avec ses ouailles, reste toujours aussi réactif que compréhensif devant les impératifs et aléas propres à une telle manifestation, il est temps pour nous d’envisager, avec une modestie touchante, notre passage à l’ère Vivaldi.
En effet, dès le 21 septembre, nous égalerons le nombre de saisons d’Antonio – des saisons tour à tour primesautières, enténébrées, vaporeuses, fuligineuses, déstructurées, aguicheuses, frissonnantes, tressailleuses et sifflotières, pourquoi pas. Puisque voilà l’été, voilà l’été, voilà l’été qui, pour les aficionados de Komm, Bach! est cette « étrange saison où il neige sans discontinuer », il nous revient de donner appétit à tous en révélant enfin le programme de la saison qui nous attend – et ce, dans la mise en page de la graphiste qui a accepté de succéder à l’excellente Tomoë Sugiura, Marie-Aude Waymel de la Serve.
Au programme ?

  • 21/09, Journées européennes du patrimoine
    • 17 h : visite commentée de l’orgue
    • 20 h : concert à deux organistes, avec Benjamin Pras et Hervé Désarbre
  • 05/10, Nuit blanche
    • 20 h : orgue, basson et bombarde, avec Jean-Pierre Rolland et Jean-Michel Alhaits
    • 21 h 30 : best of pipe organ, vol. 2, avec François-Xavier Grandjean
    • 23 h : orgue et lumières, « Nuits et brouillards » avec Clément Gulbierz, Loïc Leruyet, peut-être Madeleine Campa et, à tous les coups, Bertrand Ferrier
  • 12/10, 20 h : orgue et saxophone du Québec, avec Jacques Boucher et Sophie Poulin de Courval
  • 16/11, 20 h : orgue et récitant de Bretagne, avec Michel Boédec et Anne Le Coutour
  • 07/12, 20 h : orgue et soprano, avec Jorris Sauquet et Emmanuelle Isenmann
  • 24/12, 20 h : concert de la veille don’ Noé
    • 15 h : visite commentée de l’orgue pour petits, grands, moyens et autres
    • 15 h 45 : concert tutti frutti pour tous
  • Le mois des quatre samedis
  • 14/03, 20 h : grand récital d’orgue contemporain, avec Aurélien Fillion
  • 28/03, 20 h : concert à deux organistes, avec Camille Déruelle et Anna Homenya
  • 09/05, 20 h : grand récital catastrophe avec Esther Assuied
  • 23/05, 20 h : grand récital d’orgue avec Serge Ollive
  • 06/06, 20 h : grand récital d’orgue avec Denis Comtet
  • 21/06, Fête de la musique (avec la participation du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris)
    • 14 h : le choix de Christophe Mantoux – Midori Abe et Vladimir Korolevsky
    • 15 h : orgue et chœur, avec les élèves de Sylvie Mallet et la Maîtrise de Paris dirigée par Edwige Parat
    • 16 h : la pépite de Christophe Mantoux – Liubov Nosova
    • 17 h : Bertrand Ferrier & friends play Ferrier

François-Xavier Grandjean. Photo : Bertrand Ferrier.

– Et donc, à Komm, Bach!, vous aimez que Bach et la musique contemporaine ?
– Ben, oui, mais pas que.
– Genre ?
– Genre.

« La » toccata en répétition. Photo : Bertrand Ferrier.

Après son premier épisode, la « Nuit blanche » à Saint-André incluait dès 21 h 30 la prestation d’un représentant de ce que les connaisseurs de Tintin ou des RG appellent « la filière belge » de l’orgue. Premier infiltré dans notre pas-plat pays pour Komm, Bach! (on garde son grand ami Jean-Luc Thellin pour un concert-événement de Carême), François-Xavier Grandjean, l’artiste que même L’Officiel des spectacles surnomme « Fix » et que nous appelons en toute simplicité prudente « le bûcheron des Ardennes ».

« La » toccata vue de près, toujours en répétition. Photo : Bertrand Ferrier.

Comme on n’a pas honte – enfin, pas assez souvent ou pas assez vite –, on en général et je en particulier lui avons demandé s’il pourrait-y pô nous jouer un best of. Ouais, carrément un florilège des plus grands tubes pour orgue à tuyaux. Le truc qui fait que si ton doigt est en retard (sur le clavier ou le pédalier, bien sûr), tout le monde est censé crier : « Ooooh ! Scandale ! » Sauf que le mec s’est pas démonté. Il a, effectivement, proposé une compil’ de 75 minutes des plus grands hits de l’orgue.

Avec Fix Grandjean. Photo : Rozenn Douerin.

Or, à la fin du concert, deux événements ont secoué sa modestie de grand virtuose belge : l’enthousiasme du public qui l’oblige à bisser, avec un « b », et à bosser. Son « Andante » de Lefébure-Wély a fini de renverser les auditeurs. Ça, c’est le d’une part. Le d’autre part, c’est une spectatrice latino qui m’a alpagué après le concert, visiblement très émue, pour m’expliquer que, pianiste pro, elle s’ennuie au récital ; grâce à François-Xavier Grandjean, elle a retrouvé l’émotion du live classique qui l’anime elle aussi – le fait de jouer de la musique, pas que des notes. Ce sont quelques mots, mais pas les moins importants que l’on ait entendus et que l’on ait joie à transmettre.

Ne reste plus, in a way,  qu’à transformer cette performance avec la dernière partie de cette folle Nuit blanche…

François-Xavier Grandjean. Photo : Bertrand Ferrier.

Pour la Nuit blanche, le festival Komm, Bach! propulse quatre heures de concert, à travers trois récitals radicalement contrastés. Pour mise en bouche, une expérience collaborative tutti frutti

… pour plat de résistance, le best of orgue par François-Xavier Grandjean, the organiste of Namur…

… et en dessert, l’exploration de la Nuit : un duo orgue et lumières, avec une création en direct de Guillaume Vatan.

Bon appétit à tous !


Quand t’invites un rganiss belge, parfois, il t’offre un assortiment touristique. C’est pour ça, tu te demandes : « Y a pas un rganiss, à la Romanée-Conti ? » Ce nonobstant, en vrai, le mec a bossé. Par ézampe, il a choué « Lumina », de son maître Firmin Decerf…

… les festonnades autour d’« O Filii » de Denis Bédard…

… et le diptyque BWV 537 (quasi intégrale des vidéos du 8 avril disponibles ici).

Oui, c’est clair, faut que je voie si des Bourguignons pas radins voudraient pas radiner à Paris. Ou que, dans un premier temps, je tâche moyen de réinviter ce gugusse. Voilà, je vais commencer ainsi. (Du coup, réservez votre 6 octobre, hein.)

Fix Grandjean par Rozenn Douerin (photo et vidéo live).

… c’est François-Xavier dit « Fix » Grandjean qui était aux manettes, ce 8 avril. Le titulaire de la plus importante paroisse de Wallonie, Sainte-Julienne de Namur, fracassait sa grande carcasse contre les récifs parisiens de Saint-André de l’Europe, à l’occasion d’un récital vespéral associant notamment Bédard à Franck et Decerf à Bach en passant par exemple par les variations de Dandrieu sur le thème pascal.

Fix Grandjean : florilège avec alliance (extrait). Photo : Rozenn Douerin.

Bien sûr, les fans du bûcheron des Ardennes préfèrent la photo ci-dessous. Et nous, même si on est plus intéressé par son talent que par son collier poilu de mec qui fricote avec les sangliers, on est fier d’apprendre aux admirateurs de tout sexe que l’homme sera derechef des nôtres en octobre pour un programme fièrement propulsé sous le titre « Florilège des plus grands succès de l’orgue » ou environ. Vues la dextérité et la musicalité du zozo, vivement que et youpi.

Fix Grandjean par Rozenn Douerin

 

François-Xavier Grandjean, figure de l’orgue wallon, est dans la place. Rendez-vous ce dimanche à 17 h pétantes pour un concert spectaculaire qu’annonçaient les répétitions…

… et que confirme un programme spectaculaire. Grand écran, cadreuse lailleve et entrée libre devraient faire le reste.

Le festival Komm, Bach! revient dès le 23 septembre…
Lancé pour fêter le come-back de l’orgue, tout en invoquant le Maître grâce à une pièce de Johann Sebastian dans tous les concerts (sauf un, c’est vrai), le come-back fait son retour. Le festival s’appellera donc Komm, Bach!², soit le come-back du come-back, donc Komm, Bach! au carré.
Bref, voilà l’programme, qui se déroulera à Paris juste à côté de la place de Clichy, avec des grrrands artisss, des entrées toutes libres, un cocktail et des retransmissions sur écran géant sauf souci technique. Prenez date si le grouve vous en dit !