Photo : Nataly Adrian (https://natalyadrian.com).

En attendant les vidéos, quelques essstraits audio du concert propulsé dans ce bar – salle de spectacle. Voici donc un best of le concert… En gros.

Ce qui n’exclut point un peu d’Élégance

… ni de tenter des inédits, jadis écrits pour Je m’appelle Firmin et jamais mis en chantier musical à l’époque. Du coup, C’est la même main qui écrit, qui compose, qui pianote et qui chante.

Et ça, J’peux pas en dire autant d’tout l’monde, eh non.

Jamais parfait, comme à chaque fois qu’il se glisse dans un set, here comes le redoutable Lutin Crassou.

Certains m’ont dit que cette chanson de Michel Bühler était nulle. Tant pis, je l’aime bien. Voici donc ma reprise à moi, na, du négatif vaudois de « Syracuse » Et on se dit qu’un jour.

D’autant que, je l’admets, la plupart des chanteurs aiment raconter des histoires. Comme Michel Bühler, j’aime raconter des géographies, fussent-elles anatomiques comme Le nez de ton cul.

Enfin, pas question de finir ce tour de chanson française (et un peu suisse) sans un titre bien de chez nous, American Movie, écrit par moi-je et composé par Mr Damien Ferrier pour JMAF.

 

Bertrand Ferrier au Soum-Soum (Paris 2), le 20 janvier 2017. Photo : Rozenn Douerin

Pour ce nouveau passage aux côtés de Barthélémy Saurel & friends, j’avais choisi de commencer par un mode d’emploi de la vie contemporaine, volé au Vaudois de Paris Michel Bühler.

Puis j’ai élevé le niveau intellectuel en proposant d’être glaçon et nu. Non sans sucer.

Mais c’était le jour de l’intronisation de Donald Duck. Alors j’ai osé un film américain, aussi, sur une musique de Damien Ferrier.

Bref, ça ressemblait joyeusement à une journée de merde, non ? (Si ? Merci.)

Bertrand Ferrier de retour au Clin’s 20 (Paris 20), le 19 janvier 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Tantôt, j’étais de retour au Clin’s 20, après des siècles d’absence, pour fredonner des chansons « au pied levé » et à la main légère, suite à deux défections – ce n’est pas un gros mot. Histoire de fêter ce retour sans retard, voici l’intégrale du concert, avec un peu de peinture fraîche qui goutte çà et là et un peu de glotte sèche qui, elle, aimerait goûter ceci ou cela (essscuz qui permet de boire un coup, comme on sait… puis d’autres coups, bien sûr).
 Et, avant même que le groupe de collègues en goguette ne s’éloignât vers 3’30, ça commençait ainsi…

00:00 Introduction
01:00 American Movie (B. Ferrier / D. Ferrier)
04:36 Interlude 1
05:16 Rich (B. Ferrier / D. Ferrier)
09:53 Interlude 2
10:37 À la brocante du cœur (B. Ferrier)

Restait à aborder des thèmes universels comme le pognon donc l’immobilier, et l’importance de l’armoire dans la biographie des humains. Autrement dit…

00:00 Le hold-up (M. Bühler)
05:03 Interlude 3
05:30 Le monde est tout petit (B. Ferrier)
10:56 Interlude 4
11:39 Hanna Elisabeth Bethel (B. Ferrier)

Bertrand Ferrier au Clin’s 20 (Paris 20), le 19 janvier 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Apparemment, avec le sérieux qui s’impose, l’immobilier et le love étaient les deux fils rouges de ce concert. Me demandez pas pourquoi.

00:00 Interlude 5
00:35 Fais-moi l’humour (B. Ferrier)
03:45 Interlude 6
04:02 La maison la plus énervante du monde (B. Ferrier)

Le verre officiel de Claudio Zaretti, ce tentateur. Photo : Rozenn Douerin.

Mais difficile de rester sérieux éternellement. Surtout quand, en percevant un verre sans propriétaire à portée de lèvres, on se met à rêver de glaçons tout nus…

00:00 Quand tu t’enfonces (B. Ferrier)
02:38 Interlude 7
03:00 La gare d’Arras (B. Ferrier)
07:35 Le glaçon tout nu (B. Ferrier)

Bref, ce fut un bonheur de s’assécher la glotte derechef dans un endroit accueillant où l’on mange bien et l’on boit sec. À la vôtre et à la prochaine !

00:00 Gribouillages (B. Ferrier)
05:23 Interlude 8
05:43 Glotte sèche (B. Ferrier)
11:15 Remerciements
11:41 C’est si bon le bonheur, version brève (B. Ferrier)

20161109_220645Sans dramatiser, Jann Halexander présentait son concert du 9 novembre comme son « dernier concert parisien avant nouvelle vie ». Comme c’était le jour de l’élection de Donald Trump, et que cette nouvelle révulsait le public rassemblé autour du chanteur-performeur-réalisateur-écrivain, j’ai opté pour « American Movie », une chanson so american, dont Damien Fewwiew avait écwit la miouzik du temps de Je m’appelle Firmin

Ce à quoi Jann Halexander a répondu par une rafale de chansons, tour à tour drôles, intérieures, ironiques, précieuses, singulières. J’avais fait un article sur son concert donné à Comédie Nation, mais un cochon de « membre de la famille d’Elsa Gelly », qui continue de tenter de souiller mon site, ce gros lâche, a détruit cet article. Je ne le recommence pas ici, mais je recommande ce chanteur capable de vous emballer dans son univers grâce à ses hits préférés (« À table », « Docteur Schweitzer » non chanté ce soir-là, hymnes de vampire et de sexe triste)… et de claquer des chansons remarquables pour conclure son tour de chant avec douceur, poésie et finesse. Il ne serait pas sympa, il m’énerverait, mais réjouissez-vous : j’ai négocié le droit de diffuser « Un cèdre sur ton toit », la magnifique chanson qui concluait sa prestation et que vous découvrirez peut-être bientôt en vidéo grâce à Monique Hottier. Bonne écoute, et restons en touche, comme on dit en franglais.

Bertrand Ferrier dans les loges - ou les chiottes, soit - de Chez Adel.

Bertrand Ferrier voit double dans les loges – ou les chiottes, soit – de Chez Adel. Bon, ça va, appelons cela un selfiotte, OK ?

Claudio Zaretti, le meilleur feel-good singer que je connaisse, m’a invité à revenir Chez Adel. J’y avais pouët-pouëté jadis – un souvenir mitigé, souple euphémisme, quand on y avait chanté avec Je m’appelle Firmin, alors qu’on lui avait écrit un hit, quand même.


Bref, cinq ans après, j’étais au taquet. Claudio Z. aussi, qui prépare sa grattouille.Avant la bataille
C’est Mr Claudio qui a ouvert le bal avec le tube de son dernier album en date, « Toi qui écoutes ».

Je lui ai rétorqué que tout cela n’était que « Gribouillages ». La première chanson, rappelons-le, feat. Pierre Soulages, ce qui n’est pas aryen, mais ce qui n’est pas rien non plus.

Carrément, ça a bouleversé le Claudio, qui a affirmé que, s’il pleurait, c’est pas parce que ma musique était bonne, bonne, bonne, mais parce que l’homme est « Lacrymal ». Genre.

J’ai été obligé de recadrer les débats sur le thème « les glandes lacrymales d’une princesse valent-elles celles d’un cordonnier » en claquant « Le cordonnier et la princesse ».

Ce à quoi Claudio a répondu comme quoi « oui, ça dépend si le cordonnier est près du cœur ». J’imagine que c’est pourquoi il a craché son nouveau tube « Loin des yeux » (en fait, il a aussi craché deux nouveaux tubes, rendant hommage à l’hostellerie et à la diversité nomade, mais nous avons convenu de les réserver pour les curieux qui viendraient battre des mains en direct).

J’ai compris que mon talent si spectaculaire le rendait vert. Mais bon…

Claudio Zaretti… c’était placer le débat sur un terrain vaseux. J’ai préféré le déplacer grâce à une de ces chansons ferroviaires dont j’ai le secret, vu qu’il n’est venu à personne, sonne, sonne, l’idée de me le voler. Donc j’ai chanté « Nanterre« , comme un notaire mais en moins riche.

Du coup, Claudio a craqué, il a opté pour une « Utopie, Utopia » qui le projetait dans son adolescence d’après les esssperts-sikatr et lui-même.

Puisqu’il me cherchait, je fus sans pitié. Je le sanctionnai d’une belle menace, celle de mettre « Mon nez dans ton cul ». (Si, là, on a déjà affaire à une belle menace.)

C’est peu dire que Claudio fut blessé. Comme si je lui avais proposé de invitarme otra vez, soló me contestó : « Nunca más ».

Du coup, j’ai fermé les guichets et chanté « À guichets fermés », ce qui est relativement logique, à tout le moinsss.

Il revenait à Claudio de conclure la battle avant la moussaka – boulgour du jour, en concluant par la « Chanson des îles ».

Parfait pour engager un débat entre mon hôte et Jean Dubois, le chanteur qu’auraient été Renaud et Bob Dylan s’ils n’avaient été ni éliminés par eux-mêmes ni prix Nobel… et s’ils avaient eu son talent, pour savoir si un chapeau sert à récolter du pognon, à imiter Charles Trenet ou à contenir sa grosse tête. Controverse en cours.

Claudio Zaretti et Jean Dubois

Claudio Zaretti et Jean Dubois @Chez Adel (Paris 10). Photo : Josée Novicz.

C’était joyeux de compter sur votre présence massive, attentive et enthousiaste, publics. Merci.
(Eh oui, tous les enregistrements de Claudio Zaretti sont publiés avec l’autorisation de l’intéressé, qui ne doit pas être si financièrement intéressé que ça, la preuve.)

chansonsJeudi, 20 h – 21 h 30, Claudio Z. m’invite à siffloter quelques tunes en sa compagnie. C’est la folie dans le studio : cinq ans après y avoir chanté avec Je m’appelle Firmin (donc Titi Tonelli à la contrebasse et Damien Ferrier à la gratte, au bonnet et à la vocalité), je reviens Chez Adel (entrée libre, pop-corn offert, adresse dans le lieu ci-d’sous). Au plaisir d’y croiser les curieux, les gourmands et les zozotres.


Chez Adel / 10, rue de la Grange-aux-Belles / Paris 10 / M° : Gare de l’Est

Enfin une chanson de naissance qui réunit « quenouille », « gourou » et « c’est bonheur ». L’exploit a été enregistré au Clin’s 20 le 9 juillet 2015, et je crois que, avec ces précisions super faites à Thouars, l’on a quasi fait le tour encyclopédique du sujet. (Si, quand même, le titre de cet article n’a quasi aucun rapport avec la suite, mais ça m’faisait quasi glousser, alors bon.)

La version originale, c’était ça.

Et la version non-originale, toute fresh, c’est ça.

Je sais, certains diront « bouh, c’est pas ton style ». Certes, mais, justement, parfois, c’est rigolo de ne pas chanter exactement ce qui est censé te correspondre. Et puis, j’aime bien cette chanson, alors je veux pas la laisser dans les limbes du souvenir, na. Non mais.