Après avoir monté (essayé de, a minima) les pauvres contre les pauvres, les salariés contre les indépendants, les statuts spéciaux contre les précaires, les patrons contre les employés, les autochtones contre ceux que pudiquement l’on appelle « migrants », etc., voici que la clique de Pharaon Ier de la Pensée complexe oppose les malades aux bien-portants et convainc les bien-portants que, s’ils ne restent pas enfermés chez eux, on va tous mourir – samedi ou dimanche, ce qui est un rien dommage si lundi, y a marché.
Mais tenons bon : malgré les annulations grandiloquentes et inutiles cherchant à emphasize la dramaturgie morbide, les spectacles à taille humaine tiennent bon. Toujours en préparation, donc, le spectacle de Jann Halexander dans le très chic théâtre Michel, où j’accompagnerai l’artiste au piano. Ce qui donne, à quelques jours de la grosse répétition : « Au fait, j’ai eu une dernière envie… Je pourrais reprendre ce titre de Catherine Ribeiro, ça passerait super bien au piano, tu crois pas ? »
Voici, donc, mesdames et messieurs, ce que Jann Halexander, cet insolent gourgandin, pourtant pianiste, estime être un titre qui passerait super bien au piano. Quant à savoir si nous l’interprèterons le 23 mars, rendez-vous ici pour acheter vos places et découvrir le fin mot de l’histoire.
D’autant que c’est pas cher, les conditions sont optimales et, si vous aimez la chanson originale, même reprise, ben, bienvenue dans l’univers de Jann Halexander. (Sinon, y a l’Eurovision, peut-être. Ou les chanteurs de France Inter, c’est bien aussi.)