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Chien

Utopie, 1er août 2026

Utopie du Paradis des edelweiss à la tribune de l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 1er aout 2026. Photo : Bertrand Ferrier.

« Tout va trop vite, c’est dingue, tout va trop vite ! » était un leitmotiv de Redouane Harjane. Ce n’est pas complètement faux, sauf sur la ligne 13 du métro parisien, ligne dont la capacité à s’arrêter entre les stations est manière de slow life dont l’on se passerait volontiers.
Bref, aujourd’hui, le lecteur qui veut faire une pause le peut, ainsi qu’il le peut à la mi-parcours de Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?. Il peut même regarder une malinoise qui assiste à la messe et s’étonne en découvrant que les lectures lues ce jour ne sont pas les lectures du jour. Certes, c’est un peu technique mais, comme aujourd’hui on prend le temps, on devrait plus ou moins décrypter le message sans guère de difficultés.
Et, après, hop, une pièce dans l’bousin, et c’est r’parti !


Pour retrouver d’anciennes nouvelles (si) du monstre et d’autres, c’est ici.

Écouter le monde qui respire

Photo : Kuhuru Company

Il est des souvenirs tristes qui charrient avec eux des souvenirs heureux – et réciproquement. Ceux dont parle, ceux que l’on tait. Ceux que l’on évoque, ceux que l’on refoule. Au milieu coulent des chansons, dont celle-ci, fredonnée le 19 mai 2025 au théâtre du Gouvernail (Paris 19), lors de la première de Tout est un possible.

 

En attendant le silence

Debussy de la Lorette en Cornouailles, le 9 août 2022 (Paris 17). Photo : Bertrand Ferrier.

 

On fait des chansons comme on se tend la main,
on n’garantit pas l’grand frisson à chaque refrain,

 

fredonnait Michel Bühler. Alors, on bricole aussi quelques couplets. Un temps, on respire ensemble. Parfois, plus tard, on se souvient et, patatras ! on refait des chansons. Donc, à l’occasion d’une causerie ou d’une autre, on les fredonne. C’est la catastrophe que documente, à sa manière, la vidéo ci-d’ssous.

 

 

Utopie, J+7

Utopie du Paradis des edelweiss, le 22 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Sept jours après son arrivée à la capitale, la demoiselle est désormais capable de galoper avec enthousiasme dans les rues, bien qu’elle aime prendre le temps de s’asseoir pour dévisager avec insistance certains passants. La propreté est en place (à la toute petite condition de respecter les nombreuses sorties nécessaires), et l’environnement triple (rue, jardin collectif et appartement) paraît bien assimilé.
Bien sûr, j’ai eu vent qu’elle envisageait avec mademoiselle Chonchon, en arrière-plan sur la photo, de monter un comité de sensibilisation, de protestation et d’action pour dénoncer un « manque de confort caractérisé confinant à la souffrance animale ». L’objectif final est de demander réparation et subsides, mais j’imagine que c’est bon signe : la sournoisité et le perversisme parisiens commencent d’infuser dans l’Utopie – en d’autres termes, elle s’adapte !

 

Elle est là !

Utopie du Paradis des edelweiss le 17 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Elle est là !

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 17 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Elle est là !

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 17 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Elle est là !

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 17 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… et je crois que le message est clair.

 

Utopie, téléchargement en cours

Utopie du Paradis des edelweiss. Photo : Cédric Chartogne.

 

Téléchargement bien commencé le 29 mars. Temps restant estimé : quatre jours.

 

Utopie, work in progress

Utopie du Paradis des edelweiss, le 29 mars 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

La plage répète ses larmes
Et la joie s’égrène au loin

Ingrid Christensen, « Sous les cris du pays des vanneaux » [1963], trad. Janine et Karl Poulsen [2022], Gallimard, « Poésie », 2002, p. 88

 

Le petit chien est mort

Debussy de la Lorette en Cornouailles le 7 février 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

C’était prévu que ce fût triste. C’est triste quand même.

 

Debussy de la Lorette en Cornouailles en Bretagne, où il sera enterré ce soir. Photo : Rozenn Douerin.

 

 

Ça n’a pas d’bon sens

Debussy de la Lorette en Cornouailles le 10 décembre 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Paraît que ce lit est nul : il n’est pas assez long en largeur. Les dangers de la coke en stock, sans doute.

 

Le dilemme

Debussy de la Lorette en Cornouailles, le 13 octobre 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Should I stay or should I go now? Dilemme cornélien a minima frottant

  • bien-être dans son lit en doulce compagnie et
  • nécessité de sortir dans le monde banalement moche d’octobre et de Paris.

La nécessité gagne toujours, hélas, mais ce dilemme qui préfère l’oublier n’est rien d’autre que l’expression de l’espoir auquel, parfois, nous réussissons à nous accrocher, envers et contre l’évidence.