Photo : Bertrand Ferrier

Certains préludes de choral de Johann Sebastian Bach comptent parmi les chefs-d’œuvre de la littérature pour orgue. À l’occasion des « Petites symphonies pour un nouveau monde », Anna Homenya a interprété dans les conditions du direct ce trio (chaque main et les pieds ont une importance égale) d’une difficulté redoutable en théorie… même si, en pratique, il paraît couler de source. Constatez par vous-même, grâce à cette vidéo d’Inna Ouvaroff habillée par Esther Assuied !

 

 

Dmitry Uvarov et Anna Homenya (aperçu). Photo : Bertrand Ferrier.

C’est un truc évident et injouable, avec des breaks incessants et invisibles, et des mesures improbables. Pourtant, ce remix bachologique de Jean-Denis Michat sonne avec un naturel swinguant qui sidère grâce aux images d’Inna Ouvaroff, à la précision d’Anna Homenya et au souffle de Dmitry Uvarov – un disciple de… Jean-Denis Michat.
Démonstration en vidéo ci-dessous.

 

 

Anna Homenya et Dmitry Ouvaroff en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

And now for something completely different: un tango pour orgue et saxophone avec les complices russes qui ont illuminé les « Petites symphonies pour un nouveau monde », Anna Homenya et Dmitry Ouvaroff.
C’est léger et poisseux, poignant et vibratoire, délicat et puissant. Belles émotions aux curieux.

 

 

Photo : Bertrand Ferrier

Alors que les ministres de l’État français répandent le coronavirus dans toute la France en parfaite impunité, crachons-leur dessus à notre niveau.
En face-à-face, on aurait plaisir à les gibleuder pour voir si, sans les p’tites catcheuses qui les enveloppent, ces salopes sont capables de résister au virus de la vraie vie ; faute de quoi, on leur injecte ce qu’elles n’ont pas, ces immondes gourdasses, qu’elles s’appellent Brune ou Jacqueline : la culture du beau. J’espère que vous êtes mortes, garces.

 

Capture d’écran de la vidéo d’Inna Ouvaroff

Originellement écrit pour piano et saxophone, voici un extrait des « Tableaux de Provence » adapté pour orgue et saxophone par Anna Homenya et Dmitry Uvarov. L’occasion pour chacun de découvrir ou réentendre Paule Maurice, une compositrice guère prisée des programmateurs en quête de noms bankable.
Les amateurs de trouvailles harmoniques et d’ambiances goûtues le regretteront – mais ils auront, a minima, cette vidéo pour rêver au riche répertoire laissé par la créatrice !

 

Anna Homenya, Dmitri et Inna Ouvaroff

Anna Homenya, Dmitry et Inna Ouvaroff. Photo : Bertrand Ferrier.

Donc, c’est dit : le 28 mars, sur vos écrans quoique pas sur Netflix, ça va zouker. Avec, notamment, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff. Mais aussi grâce à Inna Ouvaroff, réalisatrice qui, devant le talent de filmationneur qui auréole Bertrand Ferrier, a accepté de reprendre la main pour réaliser de vraies belles vidéos, avec un vrai beau son. Oh, soit, sur le principe, c’est un peu vexant, mais que j’aime cette vexation !

Inna Uvarov. Photo : Bertrand Ferrier.

L’ambiance devait être correcte puisque, le temps qu’Anna et Dmitry aillent se reposer avant d’enregistrer leurs solos respectifs, la capteuse d’images s’est posée à l’orgue. Oui, avec la bénédiction du titulaire – chacun sait que, dans le cas contraire, le zozo surgit, hystérique, avec a minima un fouet dans la main, surtout si l’intrus joue mieux que le local, c’est logique.

Dmitry et Inna Uvarov. Photo : Bertrand Ferrier.

Et pendant que Dmitry souffrait sous la caméra mobile de son épouse, Anna Homenya, oui, la Anna qui déteste être prise en photo ou en film, Anna, donc, fixait son collègue sur pixels. Et elle avait l’air d’aimer cela, la diablesse. Comme quoi, ben, l’ambiance devait certes être correcte, comme vous le verrez peut-être en vous connectant sur la chaîne YouTube du festival ce samedi à 20 h 30… même si le concert ira encore plus loin !

Anna Homenya. Photo : Bertrand Ferrier.