Capture d’écran de la vidéo d’Inna Ouvaroff

Originellement écrit pour piano et saxophone, voici un extrait des « Tableaux de Provence » adapté pour orgue et saxophone par Anna Homenya et Dmitry Uvarov. L’occasion pour chacun de découvrir ou réentendre Paule Maurice, une compositrice guère prisée des programmateurs en quête de noms bankable.
Les amateurs de trouvailles harmoniques et d’ambiances goûtues le regretteront – mais ils auront, a minima, cette vidéo pour rêver au riche répertoire laissé par la créatrice !

 

 

Malgré la lutte contre le coronavirus et l’écrasement des libertés publiques, le festival Komm, Bach!, autoproclamé « plus petit festival international d’orgue-mais-pas-que », est heureux de propulser « 17 petites symphonies pour un nouveau monde » en toute salubrité publique puisque ce concert virtuel sera diffusé sur YouTube. Malgré la fermeture des frontières, il rassemblera des artistes russes, serbe, italien, suisse et même, folie, français (ce qui n’est pas exclusif des autres possibilités, et réciproquement).
Autour de pièces associant orgue et saxophone, des pastilles de clavecin et de piano contribueront à mêler des musiques ancienne et toute fraîche (incluant une création mondiale !), le tout offert avec grâce par les concertistes internationaux Jasmina Kulaglich, Vittorio Forte, Anna Homenya, Dmitri Ouvaroff, Christian Chamorel et Nicolas Horvath.
Au côté des vidéos signées par la réalisatrice Inna Ouvaroff, des capsules faites « en mode confinement », non pas comme à la maison mais à la maison, simplement, par les invités VIP, témoignent de la réalité du moment, dans un écrin conçu et réalisé en un temps record par la claviériste et artiste visuelle Esther Aliénor.
Ce film sera projeté pour la première fois le samedi 28 mars à 20 h 30 sur la chaîne YT du festival. Ne ratez pas cet événement exceptionnel et intime ! (Toutes infos sur l’événement FB.)

 

Anna Homenya, Dmitri et Inna Ouvaroff

Anna Homenya, Dmitry et Inna Ouvaroff. Photo : Bertrand Ferrier.

Donc, c’est dit : le 28 mars, sur vos écrans quoique pas sur Netflix, ça va zouker. Avec, notamment, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff. Mais aussi grâce à Inna Ouvaroff, réalisatrice qui, devant le talent de filmationneur qui auréole Bertrand Ferrier, a accepté de reprendre la main pour réaliser de vraies belles vidéos, avec un vrai beau son. Oh, soit, sur le principe, c’est un peu vexant, mais que j’aime cette vexation !

Inna Uvarov. Photo : Bertrand Ferrier.

L’ambiance devait être correcte puisque, le temps qu’Anna et Dmitry aillent se reposer avant d’enregistrer leurs solos respectifs, la capteuse d’images s’est posée à l’orgue. Oui, avec la bénédiction du titulaire – chacun sait que, dans le cas contraire, le zozo surgit, hystérique, avec a minima un fouet dans la main, surtout si l’intrus joue mieux que le local, c’est logique.

Dmitry et Inna Uvarov. Photo : Bertrand Ferrier.

Et pendant que Dmitry souffrait sous la caméra mobile de son épouse, Anna Homenya, oui, la Anna qui déteste être prise en photo ou en film, Anna, donc, fixait son collègue sur pixels. Et elle avait l’air d’aimer cela, la diablesse. Comme quoi, ben, l’ambiance devait certes être correcte, comme vous le verrez peut-être en vous connectant sur la chaîne YouTube du festival ce samedi à 20 h 30… même si le concert ira encore plus loin !

Anna Homenya. Photo : Bertrand Ferrier.