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Jubilé

Ce soir, on improvisait

Improvisation partagée en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) le 17 septembre 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

C’était le finale. Pendant une belle heure, on avait

  • joué,
  • soufflé et
  • chanté.

Alors, on a terminé ensemble ce récital du jubilé en improvisant. Une quinzaine d’artistes instrumentaux et lyriques ont joint

  • leur créativité,
  • leur sens de l’écoute et du collectif,
  • leur feeling

pour fomenter en direct cette œuvre collective

  • aussi impromptue
  • qu’improbable
  • car improvisée.

Il en reste cette vidéo où semble se mettre en musique quelque chose

  • de rare,
  • de rugueux,
  • de convivial

qui pourrait bien ressembler à un mélange

  • d’amitié,
  • de respect mutuel et
  • de joie.

Un bon souvenir qu’il est pétillant de partager aujourd’hui en vidéo.

 

 

 

Encore un instant, je vous prie !

Michaël Koné en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) le 17 septembre 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Le contre-ténor Michaël Koné a lancé le récital partagé du 17 septembre en saisissant le public. Souvenir de cet instant de grâce…

 

 

 

Saga pas à Fricka

Vincent Crosnier en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) le 17 septembre 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Issue d’une improvisation, comme ses consœurs 2 et 4, la Sixième saga de Jean Guillou est loin de faire la gueule constamment comme Mme Fricka – faut dire que, elle, a des raisons pour ça. Dans le cadre du jubilé partagé du 17 septembre, Vincent Crosnier – qui fut l’un des très proches de Jean Guillou et qui, au long de ses périples, créa, à titre posthume, un ambitieux inédit du phare de Saint-Eustache – propulsa l’énergie tellurique et constante de la Sixième sur l’orgue de Saint-André de l’Europe.
Suite aux nombreuses questions que nous avons reçues, nous confirmons que, lors de ce jaillissement, aucun orgue ni spectateur n’a été blessé. Néanmoins, soyez prudents : avant de lire cette vidéo, accrochez-vous !

 

 

 

Sacrée musique sacrée

Esther Assuied le 17 septembre 2022, en l’église Saint-André de l’Europe. Photo : Rozenn Douerin.

 

Lors du concert-jubilé du 17 septembre, beaucoup de musiques pétillantes étaient au rendez-vous. Certains artistes ont choisi de les compléter par des œuvres d’apparence moins pomme-pet-deup mais, d’une part, chères à leur cœur, et, d’autre part, portées par une jubilation intérieure et signifiante.
Témoin cet « Adoro te » claqué par Esther Assuied avec une conviction qui voile pudiquement le brio et la foi nécessaires pour porter cette musique, au-delà des notes, vers une esquisse de métaphysique sonore. Comme l’heure était quand même festive, cette pierre angulaire du répertoire messiaenique est précédée par un sketch concis du sieur Vincent Rigot. Ha, non, croyez-moi, gérer le comportement des grands organistes n’est certes pas une sinécure…

 

 

 

Louons sans l’allocation

Laure Striolo le 17 septembre 2022 en l’église Saint-André de l’Europe. Photo : Rozenn Douerin.

 

Gratis pro musica, le jour du Seigneur est l’occasion de louer le Seigneur par la bouche de la soprano Laure Striolo, ne serait-ce qu’en souvenir du concert du jubilé tenu tantôt !

 

 


Retrouver les autres extraits du concert déjà publiés
1. Pat Metheny + Lyle Mays | Travels, avec Pierre-Marie Bonafos
2. Johannes Brahms | Herzliebster Jesu, par Vincent Rigot

 

Enquête sur le crime de Jésus

Vincent Rigot à l’orgue de Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 17 septembre 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Avec ce magnifique choral de Johannes Brahms, Vincent Rigot réactive la question stupéfaite des croyants : par tous les diables, quel crime a pu commettre le Christ pour se retrouver dans d’aussi sales draps qu’une humiliante crucifixion ? Puissamment claquée à l’occasion du jubilé pour mes vingt ans de titulariat, cette pièce méditative aurait pu paraître saugrenue à l’occasion d’un moment festif. Au contraire, par sa beauté et la délicatesse de son interprétation,

  • elle élargit la joie ambiante à la conscience d’horreurs ici sublimées,
  • elle interroge sur les coups du sort de chaque existence et sur la signification qu’il convient de leur attribuer (en général, aucune – voilà, problème résolu, suivez-moi pour d’autres réponses métaphysiques), et
  • elle refuse de feindre que, fût-ce l’espace d’une heure un quart, la violence de l’humanité n’existe pas.

Ni mensonge euphorisé, ni œillères pratiques, ni désespoir convenu : une question, une mélodie, une harmonisation. Un peu de sublime semé sur le rebord du monde, un samedi soir sur la Terre.

 

 

 

Voyages, voyages…

Pierre-Marie Bonafos à Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 17 septembre 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Sur les ailes d’un étrange saxo en Ut, avec un orgue Delmotte en guise d’aéronef, propulsé par un moteur Pat Metheny & Lyle Mays, Pierre-Marie Bonafos a fait décoller le récital-jubilé du 17 septembre vers des cimes planantes et oniriques mais belles quand même.
La compagnie Bonafos & Ferrier vous souhaite d’excellents travels et espère vous retrouver prochainement pour partager avec vous de nouveaux moments privilégiés.

 

 

 

Concert-jubilé : le programme !

 

20 ans d’orgue à la tribune de Saint-André de l’Europe… Des milliers de célébrations jouées… Des centaines de concerts donnés et organisés… Ça se fête ! Après les rebondissements sans lesquels organiser un concert serait beaucoup moins drôle, voici le programme qui attend les spectateurs prêts à jubiler, ce samedi 17 septembre à 20 h 20.

 

 

L’entrée et la sortie du concert sont libres ; les artistes se produisent exceptionnellement gratis pro musica ; néanmoins, des corbeilles permettront aux spectateurs qui le désirent de participer aux frais (graphisme, SACEM, éclairage, programmes, coquetèles). Au plaisir de jubiler ce tout tantôt en la compagnie des curieux !


Synthèse des infos utiles : ici.

 

Bientôt vingt ans !

 

La fête se prépare. Vous y retrouver serait yo, comme personne n’a jamais dit. C’est bizarre, d’ailleurs, mais bon.