Contours de l’alto nouveau

  Il n’y a pas de solutions. Il n’y a qu’un peu d’avenir. Juste – et c’est tant – du possible à susciter, des émotions à fomenter, de la musique à partager. Si vous partagez cette désillusion joyeuse, bienvenue sur mon boulevard… et celui de Brett & Pat.    

Un tube des cordes (vocales)

  Tu sais que tu n’as jamais ouï la moindre mélodie française tubesque si, dès les premières notes de ce tube de la mélodie française, tu n’as pas envie de crier : « GNAGNAGNAAAA… ILS MÉDIIIIIIIITEUH… »    

Simplicité du wow

  Lors du premier Grand confinement, Hannah Holman, violoncelliste iconique du New York City Ballet, a offert une série de pièces de Bach pour les spectateurs du festival Komm, Bach! que je machinchose. Aujourd’hui, nous en extirpons la première. The tube. En français : le hit. Bienvenue, en toute simplicité, chez une des grandes violoncellistes américaines….

Rendez-vous à Youkali

  Dans un monde où l’on nous intime de rester chez nous en attendant le nouveau Youkali (le vaccin, donc), il est temps de penser que d’autres youkalis sont possibles. La magie du duo formé par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet nous y invite. Non, il n’y a pas de Youkali ; n’empêche ! Certains…

L’homme qui zébrait l’espace

  Certains deviennent altistes parce qu’ils n’ont pas réussi à être violonistes. D’autres parce que cet instrument leur paraît riche de possibles immenses qu’il convient d’explorer. Concertiste international, Brett Douglas Deubner fait partie de ces solistes qui pensent que leur instrument est une chance à explorer tous les jours. Créateur de dizaines de pièces en…

L’Indienne sort Dubois

  Aujourd’hui, tout en mid-tempo, mettons en avant un cadeau fait par l’ami Jean pour aider le festival Komm, Bach! à passer un Premier confinement aussi smooth que poétique. Alors que les wannabe dictateurs fourbissent leurs armes, entre muselage, antimanifs, asservissement économique, rhétorique anxiogène, menaces et report des élections (parmi d’autres), coinçons la bulle le…

Orgasme du désespoir

  Réunir deux génies de la chanson en français avec du texte dedans : le festival Komm, Bach! l’a fait, en convainquant Jean Dubois, exceptionnel « ACI » souvent loué sur ce site (même ici), de fredonner du Charles Trenet – que nous pouçons en l’air et qui fut un tout p’tit peu plus connu mais est…

Dansons, maintenant

  Sous l’archet souple et attentif de Hannah Holman, la vie danse doucement et joliment. Un cadeau offert pour le Premier grand confinement, qui n’en résonne certes pas avec moins de force pendant ce Deuxième petit emprisonnement…    

Paître, peut-être

  Jorris Sauquet, le merveilleux lutin des orgues parisiens, a tantôt claqué pour le festival Komm, Bach, dans les conditions du direct, une version isoirienne d’une splendeur grattée par Johann Sebastian Bach – fût-ce en l’honneur de cette pleutrerie qui pue bien du cul, aka la chasse. Le contexte immonde exclu, qu’il s’adresse aux riches…

Un peu de beau au cœur

  Tensions, haines, absurdités, angoisses, difficultés, souffrances : la musique n’efface rien, mais elle laisse imaginer qu’un monde beau est possible. Surtout quand Christophe Guida et Pierre Makarenko offrent, en bis, une pièce magnifique de Johann Ludwig Krebs lors d’un concert donné – le mot n’est pas anodin – à qui le voulait ouïr. C’est…

Circonvolutions et fumerolles fantasques

C’était un temps très raisonnable : on avait mis le beau à table. Pour le dernier concert avant le Nouveau Confinement, Christophe Guida avait entraîné avec lui un répertoire l’associant au hautbois magnifique de Pierre Makarenko… tout en réservant une place précieuse comme une pierre (ha, ha) pour l’orgue seul. Parmi ces moments en solitaire,…

Le mystère Krebs enfin dévoilé

Il y a du Albinoni, du Mozart et du Haydn dans la pièce jointe, affirme l’organiste, dans cette pièce qu’il partage avec Pierre Makarenko, son collègue à anche double. Vincent Borel, qui signa le très technique livret du disque Krebs de Christophe Guida, y voit même « l’effacement de Leibniz devant Goethe ». Après, on n’est pas…

C’est toujours l’heure de passer son Bach

Après un premier extrait tubesque, voici un nouvel échantillon prélevé sur le concert orgue et hautbois donné par Christophe Guida et Pierre Makarenko ce tout tantôt à l’occasion du festival Komm, Bach!. Si l’on dit que c’est encore un beau moment d’émotion, ciselé et généreux, où l’onctuosité des anches colorent une harmonie ambrée rendant presque…

Tube de tubes

C’est un des 87 concerts qui fera date dans l’histoire du festival : tout-public sans être youp-la-boum, musical sans être chaire du Collège de pfff, robuste sans être différenciant (et hop). Succès et brava saluèrent le duo orgue et hautbois fomenté par Christophe Guida, herr titulaire du Sacré-Cœur de Marseille, et Pierre Makarenko, ze jeune…

Orgue et hautbois, 1 – Covid, 0

Ce samedi, à 20 h 30, concert orgue et hautbois en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) pour le quatre-vingt-septième épisode du festival Komm, Bach!. Super programme, varié, riche et rare en concert. Grands interprètes. Entrée gratuite. Sortie aussi. Possibilité de soutenir les artistes et le festival. Disques en vente à la sortie. Extrait de…

La fin est proche

Tube de la musique classique, somptueusement interprété par Emmanuelle Isenmann assistée de son fidèle destrier, le PLDV (petit lutin discrètement virtuose) Jorris Sauquet, voici la « Danse macabre » qui concluait l’antépénultième concert organisé par Komm, Bach! durant le Grand Confinement sous le titre « Racontez-moi une autre histoire (au moins) ». Réinvestir les frontières de nos fragilités, réenchanter…

Soyons délicats

C’était le moto de la chanteuse Arielle (pas Dombasle) lors de sa dernière tournée connue : soyons délicats. Ce qui, investi par des gens de goût et surtout pas de simple bon goût, n’a rien de mou ou de conventionnel. En témoigne cette sonate de Scarlatti dont l’impressionnante Jasmina Kulaglich rend rondeurs et contrastes, pleins…

Ceci n’est pas une sonate

Trois mouvements. Vif – lent – vif. Le tout porté par la sonorité chaude et polymorphe de Brett Douglas Deubner, altiste passionné de créations consonantes ou désarçonnant les habitudes auditives des mozartophiles. Ceci est une création offerte au festival Komm, Bach! pendant le Grand Confinement. Pas une sonate. Des miniatures, nuance. Bonne (re)découverte. Retrouver le…

Une genèse

Pour le festival d’orgue-et-pas-que, Jean Dubois – l’un des plus formidables chanteurs peu connus que la France dissimule plus qu’elle ne l’abrite – est venu raconter d’autres histoires pendant le Grand Confinement. Parmi ces autres stories, celle de son enfance qui n’est pas la sienne. Acoustique mais avec le grand Jacques – façon Jean, alléluia…

La cinquième saison

  Enfin ! À quelques jours de l’inauguration de la saison, le 19 septembre, voici dévoilé le programme de la trrrrès attendue (au moins) cinquième saison de Komm, Bach!, qui proposera, parmi les pépites de l’année : des récitals d’orgue solo, ainsi que des concerts orgue et hautbois, orgue et trompe de chasse, orgue et…

Une happy end

Si les meilleures choses ont une suite avant d’avoir une fin, la Quatrième suite de Johann Sebastian Bach a une fin avant d’avoir deux suites. C’est en tourbillonnant que Hannah Holman achevait cette saga offerte au festival Komm, Bach! en temps de Grand Confinement. Vous pouvez désormais savourer la gigue et les précédents mouvements de…

Le mont d’or

Emmanuelle Isenmann voulait raconter une autre histoire. Elle y était obligée, contrainte et forcée par le projet du concert de Grand Confinement auquel elle avait, dans un moment de folie, accepté de participer. Elle a convaincu son complice Jorris Sauquet de proposer une image idyllique de Jérusalem. Heureuse. Épanouie. En paix. Côté Komm, Bach!, nous…

Un peu de dance music

De l’énergie, des nuances, du contretemps, des contrastes et le sens de la respiration : il n’en faut pas plus à Hannah Holman pour nous inviter à sautiller autour du tube de la Quatrième suite pour violoncelle de Johann Sebastian Bach, interprétée pour le festival Komm, Bach!, pendant le Grand Confinement. Retrouver le concert en…

Élégance de la suspension

Après avoir faufilé la « Rêverie » de Debussy, Jasmina Kulaglich a déniché celle de Borodine. Un délice de finesse techniquement remarquable, musicalement saisissant et humainement éloigné du m’as-tu-vuisme si prompt à résumer la musique à de la mécanique circassienne plaquée sur du vivant. Une belle façon de raconter une autre histoire. Retrouver le concert en intégralité…

Sans complexe

Le groove peut-il avoir du corps ? Pas sans talent. La capacité de Hannah Holman à poser les notes du vénérable JSB sans les alourdir, à respecter le tempo sans se contraindre, à oser la tenue comme le détaché sans se figer laisse penser que la dame en a un p’tit plus qu’un p’tit chouïa….