Dmitry Uvarov et Anna Homenya. Photo : Bertrand Ferrier.

Pas de concert le 28 mars. Plus de concert jamais ? À notre niveau, nous travaillons à réduire ce jamais.
Avec la paroisse Saint-André de l’Europe (Paris 8), qui devait accueillir le récital et nous ouvre grand ses portes.
Avec Jorge, l’ouvrier chargé de passer l’aspirateur dans l’église alors que nous avions annoncé une séance d’enregistrement.
Et avec les artistes qui osent braver le coronavirus pour raison professionnelle et avec toutes les précautions civiques.
Précisons que les premiers volontaires ne sont pas de bons Français de souche. Ce sont des fous. Des Russes. Français, sans doute (who fuckin’ cares?), francophones, soit. Surtout, des musiciens qui viennent défendre la grande musique au temps du choléra dont les politiciens se servent pour écraser les libertés publiques et les droits sociaux. En soutien à Anna Homenya, nous avons pu accueillir le parfois sosie de Philippe Jordan…

Dmitry Uvarov par Bertrand Ferrier

aka le saxophoniste virtuosissime Dmitry Uvarov.

Dmitry Uvarov et Anna Homenya (aperçu). Photo : Bertrand Ferrier.

Deux complices, exigeants et passionnés. Capables de bosser 3 h 45 à la suite sans pause ou fake. Sans faiblir ou rien lâcher. Choisissant des partitions soit en trio pour l’orgue, soit pour le duo enchaînant 7/8 et 3/4 (avec des quintolets associés à des quartolets au milieu, sinon c’est pas drôle). Et se reprenant mutuellement quand ils jouent des notes au lieu de jouer de la musique. Puis travaillant le soir pour la seconde séance de recording. Une joyeuse claque pour musicien mou (pour mousicien, soit).
Le pire ? ce n’est que le début de notre teasing, c’est ça qui est vexant. En attendant, save the date: 28 mars, 20 h 30, on the Internet. Enfin, si le gouvernement à pulsion dictatoriale qui sévit en France n’a pas coupé le réseau d’ici là, bien sûr.

Dmitry Uvarov et Anna Homenya. Photo : Bertrand Ferrier.