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Anna Homenya

Domenico Severin et Roselyne Quémin, « Orgue en Caraïbes » (Appassionato)

 

Donner à entendre pour la première fois sur disque l’orgue Cattiaux de la cathédrale de Basse-Terre en profitant d’un récital in situ pour faire coup double : voilà le défi que s’est lancé Domenico Severin presque tout seul comme un grand, sur son propre label. S’il a concédé une touche locale en invitant pour quelques duos la saxophoniste martiniquaise Roselyne Quémin (on sait que les duos orgue et saxo se développent, aussi bien au Québec, avec notamment Sophie Poulin de Courval et Jacques Boucher, que sous nos latitudes avec l’excellent Pierre-Marie Bonafos ou l’enthousiasmant tandem russe formé par Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff), il a tenu à concevoir un récital de démonstration sans affectation spécifiquement caribéenne. À la lecture du programme, on pourrait être perplexe devant l’association entre musique baroque et musique contemporaine, n’eussent été

  • un principe général (celui du disque-démonstration affichant la palette de l’orgue enregistré) et
  • un principe particulier (celui de l’interprète revendiquant « l’exploration de nouvelles sonorités, des équilibres de l’instrument et, surtout, le plaisir de l’écoute », contre les diktats musicologiques censés présider au choix des titres interprétés).

Si la set-list embrasse large, elle ne saurait être taxée de fourre-tout pour autant : bien sûr, le « Choral du veilleur », la Sinfonia de la cantate BWV 29, un noël-tube de Daquin, mais aussi du Nosetti, du Ålberg, du Jolivet et du Severin : pas vraiment une litanie d’encores favoris ! Surtout, elle inclut des pièces variées à l’aune du quadruple Domenico Severin :

  • le virtuose incontesté ne craignant point les classiques,
  • l’Italien invétéré vénérant sa prime patrie,
  • le compositeur attaché à jouer son travail et la musique de collègues vivants, et
  • le curieux de répertoires peu fréquentés.

 

 

La fête commence avec la Sinfonia de la cantate BWV 29, proposée dans la transcription pour orgue d’Alexandre Guilmant. Le tempo raisonnable substitue la clarté au brio tape-à-l’œil parfois privilégié. Les amateurs d’organiste s’ébrouant pour nous faire profiter de leur virtuosité clinquante passeront leur chemin. Ces 4’45 rendent hommage à la rigueur efficace de Johann Sebastian Bach dont l’interprète s’attache à souligner l’articulation derrière l’apparente austérité de la registration unique, nous convainquant in fine que la solennité habille bien la symphonie d’une cantate destinée à rendre grâces à Dieu.
Après un silence peut-être trop bref, choix de montage final reproduit systématiquement, le choral « Wachet auf, ruft uns die Stimme » [Réveillez-vous, nous crie la voix] (BWV 645), redoutable exercice en trio, bénéficie de la même solidité d’exécution, qu’acidulent – eh oui – çà et là

  • des rythmes presque pointés,
  • des accentuations,
  • de larges respirations et
  • des spécificités d’articulation

trahissant, et c’est heureux, la patte Severin : rigueur, oui (malgré ses airs de savant fou, le zozo n’est pas réputé pour ses excentricités musicologiques !), mais interprétation toujours.
Troisième proposition pour boucler le triptyque Bach proposé en guise de péristyle, « Kommst du nun, Jesu, von Himmel herunter » [Viens, Jésus, descends maintenant du ciel sur la Terre] (BWV 650) est le dernier choral Schübler, le premier étant le BWV 645. L’énergie et l’allant de ce trio séduisent plus qu’ils n’impressionnent malgré le haut degré de technicité exigé par cette pièce. Ils confirment aussi, cornet en avant, qu’il est raisonnable d’interpréter du Bach sur des orgues non contemporains du compositeur – ainsi que l’avait illustré, par exemple, Jean-Luc Thellin dans les premiers volumes de son intégrale suspendue (Organroxx), où il explorait avec talent quelques exemplaires splendides claqués par la manufacture Dominique Thomas avant que des soubresauts ne saisissent tant la manufacture que l’intégrale en cours.

 

 

Première curiosité du programme, le Dixième noël de Louis-Claude Daquin sur « À la venue de Noël » permet une exploration sautillante de facettes nouvelles de l’orgue. L’auditeur peut ainsi goûter

  • la variété des sonorités de détail,
  • le jeu entre les différents claviers,
  • la spatialisation de la prise de son.

L’interprète brille personnellement grâce

  • aux inégalités bien senties,
  • à l’intégration des ornements dans le discours,
  • à son travail sur les liaisons, les attaques et les détachés.

Or, sur ces variations approchant les 6′, il s’agit de créer des couleurs à la fois assez différenciées et assez cohérentes afin de capter les esgourdes et ne les plus lâcher.

  • L’organiste,
  • l’orgue et
  • la partition

passent l’épreuve sans coup férir.
L’atavisme italien de Domenico Severin se faufile dans les chants de la nuit caribéenne (l’artiste évoque des grenouilles quand nous croyions ouïr des grillons) grâce à la « Bergamasca » de Girolamo Frescobaldi. Cette petite musique de nuit met en lumière les jeux de fond de l’instrument. Sur un orgue a priori peu approprié à ce type de musique, dans lequel on attend des archétypes historiques, le musicien parvient à créer des sonorités délicatement variées pour chaque déclinaison du thème, malgré quelques facéties techniques (3’20), sans doute destinées à vérifier si celui qui se prend pour un critique a vraiment écouté le disque. Tour à tour

  • modeste,
  • mystérieux et
  • fanfaron ayant goût à plastronner,

le Cattiaux de 2018 est un compagnon intéressant et digne pour cette musique écrite quelque quatre siècles plus tôt.

 

 

Le contraste est attendu avec la Fantaisie en la mineur de Thomas Åberg, compositeur né en 1952. En réalité, la musique du compositeur suédois est très tonale et procède sur le développement d’une cellule initiale fonctionnant autour d’une marche descendante. Le spectre des registrations accentue le charme pimpant de la première partie, avant que les bassons de pédale ne reprennent le thème autour d’un plein jeu composé par l’interprète. Une méditation s’ensuit, marquant le centre de la pièce. Elle pousse à dialoguer les jeux presque ondulants avec les registres plus aigus. Le retour au forte annonce la seconde partie de la symétrie.

  • La lisibilité de la construction,
  • la simplicité des harmonies et
  • l’ajout d’une coda plus retenue osant une fin piano,

loin de sombrer dans la mièvrerie, permettent une exploration des possibles de l’orgue à la fois originale et accessible à toute oreille.
Le saxophone surgit à l’occasion d’Adiemus, extrait de Songs of Sanctuary (1994) de Karl Jenkins, né en 1944 – originellement une œuvre de près d’une heure pour chœur de femmes et ensemble orchestral. Une harmonisation joliment troussée enveloppe un thème de style populaire fondé sur des notes répétées que reprend l’orgue après l’exposition de l’anche, chargée de dialoguer en miroir. Intrinsèquement, la pièce n’est sans doute pas la plus palpitante du lot, mais

  • son côté basique assumé (privilégiant par exemple des modulations et des répétitions aux développements),
  • son refus de falbalas modernistes,
  • sa dernière partie aux faux airs de fade-out improvisé et
  • l’équilibre entre les deux instruments trouvés par les musiciens

se fondent parfaitement dans la dynamique du programme proposé jusqu’ici.
L’orgue reprend le lead pour l’Élégie sur un air folklorique américain de Massimo Nosetti (1960-2013). Après l’exposition du thème, un premier développement fait courir l’air des claviers aux anches de pédale. Le cornet énonce alors de nouveau la mélodie. Un à-coup fracture cet agencement ficelé avec un artisanat consommé. Par la zébrure ainsi ménagée, se faufile un crescendo majestueux ménagé avec habileté par l’organiste, avant que le son ne s’efface, progressivement, au long d’une coda bien troussée.

 

 

Domenico Severin enchaîne sur la transcription d’un tube espagnol que sont  les Recuerdos de la Alhambra de Francisco Tarrega. Les notes répétées avec la liberté de la guitare font joliment reluire les jeux flûtés qu’abrite la cathédrale de Basse-Terre. Cette curiosité pour le moins inattendue rafraîchit ce récital caribéen et traduit l’originalité de son concepteur. Même si des organistes férus de transcription – Esther Assuied en tête – s’intéressent à Ennio Morricone, l’on n’avait jamais ouï non plus le « Hautbois de Gabriel » extrait de la bande originale du film Mission, dans une version dialoguée pour orgue et saxophone au trémolo imitatif des vibrations de l’original. C’est chose faite, et bien faite pour un mélange heureux entre musique savante et musique populaire – typique du travail d’Ennio Morricone et caractéristique du présent récital.
Mort en 2013, Jean-Michel Damase n’est pas le plus connu des compositeurs pour orgue, et il est joyeux que Domenico Severin nous offre l’occasion de découvrir – ô inculture, quand tu me tiens – l’une de ses quatre Pastorales.

  • Riches harmonies mutantes,
  • atmosphères mouvantes,
  • couleurs délicates mais certes pas gnangnan

laissent entendre le métier du créateur et le soin apporté à sa restitution par l’interprète.
Plus fréquenté, le remix du Concerto en ré mineur d’Antonio Vivaldi par Johann Sebastian Bach (BWV 596). Les jeux flûtés font merveille dans le début de l’Allegro ainsi qu’est considéré le premier mouvement. La fugue rappelle si besoin que l’interprète sait allier virtuosité et musicalité. Le Largo e spiccato ternaire, solo avec accompagnement, montre peut-être les limites de l’instrument dans ce type de musique tant les fonds semblent soudain prosaïques – la platitude de la musique peut jouer, il est vrai. Le dernier mouvement envoie du décibel et de la promptitude. La mécanique est assez bien réglée pour ne pas craindre les notes répétées. Les anches de 16′ à la pédale ne sont pas d’une extrême délicatesse, mais elles donnent de l’ampleur à cette partie jusqu’à l’ultime tierce picarde.

 

 

Enquillent deux extraits des Cinq interludes pour orgue d’André Jolivet, mort en 1974. Les registrations de l’introduction, manualiter, et de l’interlude choisis, tous deux plongés dans une profonde méditation que rehausse une harmonie envoûtante, sonnent remarquablement bien, sachant paraître à la fois profondes et incisives. Le saxophone revient pour un Andantino et Calmo de Gilles Martin, pianiste et saxophoniste né en 1971. Adaptées d’un duo pour piano et sax visant « la fin du premier cycle », ces deux billevesées jouent à plein le plaisir de la mélodie et de la concision. L’ambiance caribéenne créée par les grésillements animaux ajoute au charme de cette musique faite sérieusement sans se prendre au sérieux.
Deux extraits de la Pop Suite de Daniel Hellbach, professeur de piano né en 1958, encadrent une pièce de Domenico Sverin. « Latin », laisse le lead au sax, tout en veillant à lui permettre de dialoguer parcimonieusement avec l’orgue-piano. Le son chaleureux de Roselyne Quémin et la légèreté digitale de Domenico Severin donnent un peu de piquant à cette pièce mignonne et évanescente.

 

 

Ne le nions pas : on est moins dans la rigolade avec « Jesu dulcis memoria » du signor Domenico Severin (né en 1967, on peut le dire à présent qu’il intervient aussi comme compositeur), plutôt réputé pour sa musique riche et complexe que comme griffonneur de bluettes. Sa proposition ambitieuse rassérène l’auditeur qui trouverait certaines compositions sympathiques mais guère nourrissantes à la longue. Le projet tournicote autour d’une hymne grégorienne louant le doux souvenir de Jésus dont la présence suave donne de vraies joies au cœur. Après un puissant éclat, motif récurrent de l’ouvrage, l’hymne apparaît à la pédale selon une modalité d’exposition qui n’est pas sans évoquer Maurice Duruflé lui-même. Bientôt égrenée dans l’aigu, l’hymne est ensuite secouée par des réharmonisations interrogées par la voix céleste avec effets de boîte harmonique sur un procédé que le compositeur appelle « gouttes de sang rappelant la passion du Christ ». Un double canon, rythmé par des notes répétées, se laisse de nouveau zébrer par un tutti rageur permettant d’apprécier les différents plans de l’orgue. Concis, certes (5’20), mais aussi séduisant que diablement efficace.
En bis, « A Dream » de Daniel Hellbach paraît un brin superfétatoire mais permet de conclure avec la saxophoniste sur une mélopée plaisante à défaut d’être pleinement passionnante. C’est donc sur sept secondes de chant de grenouilles que s’achève un disque porté par

  • une belle prise de son,
  • une set-list personnelle et
  • un projet qui dépasse, de loin, la simple découverte d’un orgue caribéen.

 

 

En conclusion,

  • la présence de valeurs sûres du répertoire organistique,
  • la découverte de raretés et
  • l’insertion de pastilles sucrées avec saxophone obligé, sans doute pour faire respirer l’auditeur entre deux pièces sérieuses pour orgue seul – les auditeurs préférant des pièces ambitieuses pour orgue et saxo se tourneront plus volontiers vers la musicalité d’Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff dans Michat, Piazzolla, Glazounov, Taneïev ou Sorokine pour une miniature toute fraîche,

rendent l’écoute voire l’acquisition de cet album plus que chaudement recommandables car son écoute est un plaisir couvrant largement les soixante-dix sept minutes de musique annoncées.


Pour écouter le disque en intégralité, c’est ici.
Pour l’acheter, c’est là.

 

Faîtes de la musique – Le programme (2/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, après l’apéritif de huit heures proposé tantôt, voici la set-list de la deuxième partie de huit heures…

 

Deuxième partie
Les instruments du plaisir

 

Neuvième concert
Komm, Bach! fête l’orgue (1 h)

  1. Vincent Crosnier improvise sur la fin du Grand Déconfinement
  2. Hervé Désarbre joue « Gamay » extrait de la California Wine Suite de Hans Uwe Hielscher (né en 1945)
  3. Bruno Beaufils de Guérigny joue « Réflexion et lumière (Hommage à Albert Schweitzer) » de Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938)
  4. François-Xavier Grandjean joue la Troisième toccata sur Big Ben, op. 154, de Jean-Marie Plum (1899-1944)
  5. Jean-Luc Thellin joue les Prélude et fugue BWV 539 de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  6. Bertrand Ferrier improvise sur les « Souvenirs des dernières joies du petit vieux qui ne reviendra plus prendre le soleil sur le banc en fumant son cigarillo»
  7. Georges Bessonnet joue le Troisième choral de César Franck (1833-1890)
  8. Benjamin Pras joue « Tico tico no Fubá » de Zequinha de Abreu (1880-1935)

Dixième concert
Komm, Bach! fête les claviers (1 h)

  1. Christian Chamorel joue l’Étude op. 104 n°1 de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
  2. Anna Homenya joue les Prélude et fugue en do dièse mineur (BWV 873) de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  3. Jasmina Kulaglich joue « Erdenklavier – Himmelklavier » (version n°2) de Peter Eötvös (né en 1944)
  4. Vittorio Forte joue « Как мне больно » [Chagrin de printemps] de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943), extrait des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina (1873-1942) et dans une transcription d’Earl Wild (1915-2010)
  5. Nicolas Horvath joue « Arteeman 8 » de Morteza Shirkoohi (né en 1978)
  6. Jasmina Kulaglich joue « Rêverie » de Claude-Achille Debussy (1862-1918)
  7. Jean-Luc Thellin joue trois extraits de la Deuxième suite anglaise en la mineur (BWV 807) de Johann Sebastian Bach : allemande…
  8. … courante et…
  9. sarabande
  10. Jasmina Kulaglich joue la Toccata, extraite de la Suite en trois mouvements d’Aram Khatchatourian (1903-1978)
  11. Anna Homenya joue « Les Grâces » de Jacques Duphly (1715-1789), extrait du Troisième livre des pièces pour clavecin
  12. Jasmina Kulaglich joue « Souvenirs des ancêtres » de Svetislav Božiċ (né en 1954)
  13. Nicolas Horvath joue « Une barque sur le Niger », extrait des Petits préludes pour les petites mains de Denis Levaillant (né en 1952)
  14. Jasmina Kulaglich joue « Lacrimosa », extrait du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) transcrit par Mikako Matsumoto
  15. Nicolas Horvath joue « Arteeman 9 » Morteza Shirkoohi (né en 1978)
  16. Anna Homenya joue « Médée » de Jacques Duphly (1715-1789), extrait du Troisième livre des pièces pour clavecin
  17. Nicolas Horvath joue « Orphee’s Bedroom » composé par Philip Glass (né en 1937) et transcrit par Paul Barnes (né en 1961)
  18. Vittorio Forte joue « О, не тоскуй по мне! » [Oh, ne sois pas triste !], op. 14 n°8, mélodie de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) sur un texte d’Aleksei N. Apukhtin (1841-1893), transcrite par Earl Wild (1915-2010)

Onzième concert
Komm, Bach! fête les cordes (1 h)

  1. Cyrielle Golin joue « Und Salomo sprach » de Volker David Kirchner (1942-2020)
  2. Brett Douglas Deubner joue « Four outlines out of five » (création mondiale de la version pour alto) de Patrick O’Malley (né en 1989)
  3. Hannah Holman joue « Graduale on DDs » de Barry Lloyd Vercoe (né en 1937)
  4. Emmanuel Acurero joue « Now II », extrait de Profiles of light de Mathias Pintscher (né en 1971)
  5. Brett Douglas Deubner joue la Sonate pour alto de Franz Ezra Levy (1930-2017)
  6. Hannah Holman joue le Prélude de la Première suite pour violoncelle (BWV 1007) de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  7. Emmanuel Acurero joue « Quatre études brèves » de Bernd Alois Zimmermann (1918-1970)
  8. Brett Douglas Deubner joue « Trois miniatures » (création mondiale) de Judith Markovitch (née en 1949)
  9. Hannah Holman joue la Sarabande de la Cinquième suite pour violoncelle (BWV 1011) de Johann Sebastian Bach
  10. Laurent Valero et Bertrand Ferrier esquissent une « Sinfonietta improvvisata per la notte di Natale » en trois mouvements et pour quatre instruments

Douzième concert
Komm, Bach! fête les aérophones (1 h)

  1. Les Trompettes de Versailles jouent le Menuet pour le coucher du roy de Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
  2. Dmitry Ouvaroff joue les deux derniers mouvements de la Sonatine pour clarinette de Csaba Deák (1932-2018)
  3. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent « Le vol du bourdon » de Nikolaï Rimsky-Korsakov (1844-1909)
  4. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Fantaisie pour hautbois et orgue en fa mineur (KWV 604) de Johann Ludwig Krebs (1713-1780)
  5. Jean-Michel Alhaits et Jean-Pierre Rolland jouent la Marche montagne
  6. Guy Angelloz joue le vingt-quatrième Caprice de Niccolò Paganini (1782-1840)
  7. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent le Quatrième tango-étude d’Astor Piazzolla (1921-1992)
  8. Jacques Bon joue « Pan » extrait des Métamorphoses d’Ovide de Benjamin Britten (1913-1976)
  9. Jean-Michel Alhaits et Jean-Pierre Rolland jouent une Marche de la Renaissance
  10. Les Trompettes de Versailles jouent deux extraits d’Orfeo de Claudio Monteverdi (1567-1643), arrangés par Georges Bessonnet
  11. Guy Angelloz joue la Fantaisie hongroise de Joachim Andersen (1847-1905)
  12. Pierre Makarenko (hautbois) et Christophe Guida (orgue) jouent l’Adagio du Concerto en ré mineur BWV 156 de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  13. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent « Des Alyscamps, l’âme soupire », extrait des Tableaux de Provence de Paule Maurice (1910-1967)
  14. Charlotte Isenmann improvise sur une œuvre de Javier Portuez filmée par Nicolas Fiery
  15. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Sinfonia de la cantate BWV 21, « Ich hatte viel Bekümmernis » (« J’avais grande affliction en mon coeur ») de Johann Sebastian Bach
  16. Vidéo inédite | Fabrice Dupray et Bertrand Ferrier jouent Svetsade Fragments (Fragments soudés) de Kristian Kristiansson (né en 1967). Création mondiale. [Motif (fragment) – En développement – Conflit – Orgue – En fusion – Trompette – Sous un piédestal – Vers l’explosion]

Treizième concert
Komm, Bach! fête les voix lyriques (1 h)

  1. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Cantate domino » de Jean-Christophe Rosaz (né en 1961)
  2. Jennifer Young chante « How merrily we live » de Michael East (ca. 1590-1648)
  3. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Youkali (tango-habanera) » de Roger Fernay (1905-1983) et Kurt Weill (1900-1950)
  4. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « I have a dream » de Jean-Christophe Rosaz (with Martin Luther King)
  5. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent l’« Hymne à Saint-André » d’André Jolivet (1905-1974).
  6. Vidéo inédite | Michaël Koné et Bertrand Ferrier interprètent « Cold Song » de John Dryden (1631-1700) et Henry Purcell (1659-1695)
  7. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent la Prière des Pueri cantores pour la paix de Jean-Christophe Rosaz, d’après un texte attribué à saint François d’Assise
  8. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent l’Ave Maria de Louis Vierne (1870-1934)
  9. Vidéo inédite | Naoum Khoury et Bertrand Ferrier interprètent le Noël à l’enfant d’Henri Martin (dates inconnues)
  10. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Aube printanière » de Jean-Christophe Rosaz, d’après une comptine traditionnelle chinoise
  11. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent « Au matin », extrait des « Angélus » d’Ernest Eugène Coquin, dit Jean Lepovremoyne (1903-1970) et Louis Vierne (1870-1937)
  12. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Yeroushalayim shel zahav » de Naomi Shemer (1930-2004)
  13. Vidéo inédite | Tanaquil Ollivier et Bertrand Ferrier interprètent « Nun beut die Flur das frische Grün » [air de Gabriel], extrait de La Création de Joseph Haydn (1732-1809)
  14. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Jesu bleibet meine Freude » (extrait de la cantate BWV 147) de Martin Jahn (1620-1682) et Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  15. Jennifer Young et Bertrand Ferrier interprètent « A nun takes the veil (Heaven-Haven) » de Gerald Manley Hopkins (1844-1889) et Samuel Barber (1910-1981)
  16. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Over the Rainbow » d’Isidore Hochberg dit Edgar Yipsel Harburg (1896-1981) et Harold Arlen (1905-1986)

Quatorzième concert
Komm, Bach! fête les voix chantantes (1 h)

  1. Jean Dubois chante « Il faut qu’j’te voie » de Jean Dubois
  2. Claudio Zaretti chante « Il y a » de Claudio Zaretti
  3. Jean Dubois chante « Jean Dubois » de Jean Dubois avec Jean Dubois
  4. Romain Watson chante « C’est tous les jours dimanche » de Romain Watson
  5. Jean Dubois chante « Le roi boiteux » de Georges Brassens (1921-1981) et Gustave Nadaud (1820-1893)
  6. Claudio Zaretti chante « Depuis le temps » de Claudio Zaretti
  7. Jean Dubois chante « Je rigole » de Jean Dubois
  8. Romain Watson chante « Notre secret » de Romain Watson
  9. Jean Dubois chante « Mon enfance » de Jacques Brel (1929-1978)
  10. Claudio Zaretti chante « Dans les gares » de Claudio Zaretti
  11. Jean Dubois chante « La petite plaque » de Yannick Le Nagard (né en 1966)
  12. Romain Watson chante « Wrapped in your arms » de Romain Watson
  13. Jean Dubois chante « Je chante » de Charles Trenet (1913-2001) et Paul Misraki (1908-1998)
  14. Claudio Zaretti chante « Liberté, ma statue »de Claudio Zaretti
  15. Jean Dubois chante « Splash » de Jean Dubois
  16. Romain Watson « One big family » de Romain Watson

Quinzième concert
Komm, Bach! fête la musique sans instrument fixe (1 h 30)
L’art de la transcription

  1. Esther Assuied joue et transcrit pour orgue le Concerto pour clavecin dit « dans le goût italien » (BWV 971) de Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Allegro – Andante – Presto
  2. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent et transcrivent pour orgue et saxophone la Canzona de Sergueï Taneïev (1856-1915) pour clarinette et orchestre à corde
  3. François-Xavier Grandjean joue et transcrit pour orgue le Prélude en do dièse mineur pour piano, op.3 n°2, de Sergueï Rachmaninoff (1873-1943)
  4. Vidéo inédite | Michaël Koné et Bertrand Ferrier interprètent deux extraits du Nisi dominus d’Antonio Vivaldi (1678-1741), cantate pour voix soliste, viole d’amour et orchestre à cordes, transcrite pour contre-ténor et orgue
  5. Vittorio Forte joue « Как мне больно » [Chagrin de printemps], mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943), extrait des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina (1873-1942) et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild (1915-2010)
  6. Esther Assuied et Emmanuel Acurero jouent et transcrivent pour violoncelle et orgue l’Élégie pour violoncelle et piano de Gabriel Fauré (1845-1924)
  7. Jasmina Kulaglich joue le Lacrimosa extrait de la messe de la messe de Requiem pour solistes, chœur et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Franz Xaver Süßmayr (1766-1803), transcrit par Mikako Matsumoto
  8. Marie-Agnès Grall-Menet interprète le Concerto en sol (BWV 592) de Johann Sebastian Bach, d’après un Concerto grosso pour violon, cordes et continuo de Johann Ernst de Saxe-Weimar 8 février 2020
  9. Vittorio Forte joue « О, не тоскуй по мне! » [Oh, ne sois pas triste !], op. 14 n°8, mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) sur un texte d’Aleksei N. Apukhtin (1841-1893), transcrite pour piano seul par Earl Wild (1915-2010)
  10. Jorris Sauquet joue « Le cygne » de Camille Saint-Saëns (1835-1921) extrait du Carnaval des animaux, suite pour ensemble instrumental, transcrit par Heinz-Peter Kortmann
  11. Brett Douglas Deubner joue « Four outlines out of five » pour hautbois de Patrick O’Malley (né en 1989), transcrit pour alto par le compositeur (première mondiale donnée à l’occasion du festival)
  12. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent et transcrivent pour saxophone et orgue « Des alyscamps, l’âme soupire », extrait des Tableaux de Provence, suite pour saxophone et orchestre de Paule Maurice (1910-1967)
  13. Vittorio Forte joue « Ici, il fait bon », une mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff, extraite des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild
  14. Esther Assuied transcrit et joue la Danse de la fée Dragée, extraite de Casse-noisette, ballet-féérie pour orchestre et chœur de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
  15. Hervé Désarbre joue la Cavatine pour violon et orchestre op. 85 n°3 de Joachim Raff (1822-1882), transcrite pour orgue par Aloÿs Claussmann (1850-1926)
  16. Vittorio Forte joue« Муза » [La muse], mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) extraite des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte d’Alexandre S. Pouchkine (1799-1837) et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild (1915-2010)
  17. Esther Assuied transcrit et interprète le Chœur des pèlerins, pour chœur et orchestre symphonique, extrait de l’opéra Tannhäuser de Richard Wagner (1813-1883)

Quinzième concert
Komm, Bach! fête l’improvisation, instrument des possibles (30’)

  1. Bertrand Ferrier improvise une suite en quatre mouvements sur « L’éveil du square des Batignolles »
  2. Charlotte Isenmann improvise sur une peinture de Javier Portuez filmée par Nicolas Fiery
  3. Bertrand Ferrier improvise une « Suite de la joie minaudante » en six mouvements
  4. Vincent Crosnier improvise sur le thème « Splendeurs de la catastrophe »

 

 

Faîtes de la musique – Le programme (1/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, voici la set-list de la première partie de huit heures…

 

Première partie
Retour vers les futurs

Premier concert (1 h)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue

  1. Jean-Luc Thellin joue les Toccata et fugue en ré mineur (BWV 565)
  2. Bruno Beaufils de Guérigny joue « Ich ruf zu dir » (BWV 639)
  3. François-Xavier Grandjean joue la Fantaisie et la fugue en do mineur (BWV 537)
  4. Vincent Crosnier joue le 14ème contrepoint, inachevé, de L’Art de la fugue (BWV 1080)
  5. Jorris Sauquet joue « Schafe können sicher weiden » (BWV 208)
  6. Jean-Luc Thellin joue les Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542)
  7. Marie-Agnès Grall-Menet joue la « Badinerie » (BWV 1067)
  8. François-Xavier Grandjean joue la « Fantaisie en Sol » (BWV 572)

 

Deuxième concert (55’)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue-mais-pas-que

  1. Clavecin : Anna Homenya joue Prélude et fugue en do dièse mineur (BWV 873), extrait du Clavecin bien tempéré
  2. Orgue à trois mains : Hervé Désarbre et Benjamin Pras jouent la Sinfonia de e la cantate « Ich steh mit einem Fuß im Grabe » (« J’ai déjà un pied dans la tombe ») BWV 156
  3. Saxophone : Dmitry Ouvaroff joue la « Courante » extraite de la Deuxième partita pour violon (BWV 1004)
  4. Violoncelle : Hannah Holman joue le Prélude extrait de la Quatrième suite (BWV 1010)
  5. Hautbois : Pierre Makarenko (hautbois) et Christophe Guida (orgue) jouent la Sinfonia de la cantate BWV 21, « Ich hatte viel Bekümmernis » (« J’avais grande affliction en mon coeur »)
  6. Clavecin : Jean-Luc Thellin joue les Prélude et fugue BWV 869
  7. Soprano : Jennifer Young chante « Jesus bleibet meine Freude » [Jésus demeure ma joie], extrait de la cantate BWV 147
  8. Violoncelle : Emmanuel Acurero interprète les bourrées de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010)
  9. Orgue : Jorris Sauquet joue l’Allegro final du concerto en Ré majeur (BWV 1054)
  10. Saxorgue : Anna Homenya et Dmitry Ouvaroff jouent l’Adagio dolcissimo de « Back to Bach » de Jean-Denis Michat
  11. Orgue : Aurélien Fillion joue la « Berceuse (et son miroir) » et le Thème (méditation), extraits de « Cercles » de Laurent Carle, puis la Fantaisie en do mineur BWV 537 de Johann Sebastian Bach

Troisième concert (1 h 05)
Komm, Bach! fête Bach-et-pas-que

  1. Bach en majesté : Anna Homenya joue le Trio super « Allein Gott in der Höh sei Ehr » [Gloire à ton nom, ô Dieu de paix] (BWV 664)
  2. Autour de Bach (1) : Christophe Guida joue une Fantaisie d’Abraham van den Kerckhoven (1619-1702)
  3. Triple Bach : Jean-Luc Thellin joue les trois grands chorals sur « Nun komm, der Heiden Heiland » (BWV 659-661)
  4. Autour de Bach (2) : Vincent Crosnier joue la toccata de Frei Jacinto (ca. 1712)
  5. Bach l’Italien : Georges Bessonnet joue le Concerto en Ut BWV 594 d’après Antonio Vivaldi (1678-1741)
  6. B-a-c-h après Bach : Hervé Désarbre joue deux valses sur le nom de Bach de Nino Rota (1911-1979)
  7. Bach l’éternel veilleur : Jean-Luc Thellin joue « Wachet auf, ruft uns die Stimme » (BWV 646), aka le Choral du veilleur

Quatrième concert (1 h)
Komm, Bach! tourne autour de Bach

  1. Hervé Désarbre joue le concerto BWV 974 de Johann Sebastian Bach d’après Alessandro Marcello
  2. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent un Basque de Marin Marais
  3. Marie-Agnès Grall-Menet joue le Concerto en Sol (BWV 592) de Johann Sebastian Bach
  4. Hervé Désarbre joue la Sixième sonate pour orgue de Carl Philipp Emmanuel Bach (Wq 70-6)
  5. Jasmina Kulaglich joue le Finale (tempo di minuet) extrait de la Sonate n°59 (Hob XVI:49) de Joseph Haydn
  6. Jean-Luc Thellin joue la Sinfonia de la cantate BWV 146 de Johann Sebastian Bach
  7. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent l’Ave Maria dit de Giulio Caccini (1551-1618)
  8. Hannah Holmann joue la Sarabande, les Bourrées et la Gigue extraites de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010) de Johann Sebastian Bach

 

Cinquième concert (58’)
Komm, Bach! taquine le classique

  1. Jorris Sauquet joue l’Offertoire en sinfonie concertante de Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier (1734-1794)
  2. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent la « Marche du prince du Danemark » de Jeremiah Clarke (1674-1801)
  3. Hervé Désarbre joue la Marche des prêtres, extraite de La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart
  4. Jasmina Kulaglich joue une Sonate en Fa de Domenico Scarlatti (1685-1757)
  5. Jennifer Young, accompagnée par Bertrand Ferrier, chante l’Ave Maria de Bach / Gounod (1818-1893)
  6. Anna Homenya joue cinq extraits du Deuxième ordre de François Couperin (1668-1733)
  7. Hannah Holman et Ghadeer Abaido jouent la Sonate en La pour violoncelle et piano de Ludwig van Beethoven (1770-1827)
  8. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Fantaisie pour hautbois et orgue en Fa KWV 602 de Johann Ludwig Krebs (1713-1780)
  9. Nicolas Horvath joue la Dix-neuvième étude d’Hélène de Montgeroult (1764-1836)
  10. Marie-Agnès Grall-Menet joue les Minuet and Dance of the blessed Spirits de Christoph Willibald Gluck, transcrit par ses soins
  11. Le quatuor Akos joue le Douzième quatuor de Franz Schubert (1797-1828)
  12. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent le Dernier nocturne de Frédéric Chopin (1810-1849)

Sixième concert (1 h 01)
Komm, Bach! n’a pas peur du dix-neuvième siècle

  1. François-Xavier Grandjean joue l’Introduction et l’Allegro de la Première sonate d’Alexandre Guilmant (1837-1911)
  2. Jasmina Kulaglich joue « La séparation » de Mikhail Ivanovitch Glinka (1804-1857)
  3. Midori Abe joue le Troisième choral de César Franck (1822-1890)
  4. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Les hiboux » de Charles Baudelaire (1821-1867) et Déodat de Séverac (1872-1921)
  5. Emmanuel Acurero joue « Preludio-Fantasia (Zarabanda) » de Gaspar Cassadó i Moreu (1897-1966)
  6. Coralie Amedjkane joue « Naïades » de Louis Vierne (1870-1937)
  7. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent un Poème de Zdeněk Fibich (1850-1900)
  8. Christian Chamorel joue la « Romance sans parole » op. 85 n°4 de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
  9. Jorris Sauquet joue la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns (1835-1901)
  10. Les Trompettes de Versailles jouent la « Marche funèbre » d’Alexandre Guilmant (1837-1911)

Septième concert (1 h 01)
Komm, Bach! se faufile vers le vingtième siècle (tranquillement)

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue la Marche en Ut de Louis James Alfred Lefébure-Wély (1817-1869)
  2. Vittorio Forte joue « La muse » d’Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837), Sergueï Vasilyevich Rachmaninoff (1873-1943) et Earl Wild (1915-2010)
  3. Jorris Sauquet joue « Le cygne » de Camille Sain-Saëns (1835-1901)
  4. Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff jouent le « Chant du ménestrel » d’Alexandre Glazounov (1865-1936)
  5. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent la « Chanson de Solveig » d’Edvard Grieg (1843-1907)
  6. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent « À midi », extrait des Angélus de Jehan Lepovremoyne (1903-1970) et Louis Vierne (1870-1937)
  7. Egor Kolesov joue l’Andante en sol mineur de Vladimir Odoïevsky (1803-1869)
  8. Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin interprètent l’Ave Maria de Jehan Alain (1911-1940)
  9. Hannah Holman joue les Prélude et Allegro de la Première suite pour violoncelle d’Ernest Bloch (1880-1959)
  10. François-Xavier Grandjean joue « Lumina » de Firmin Decerf (né en 1942)
  11. Cyrielle Golin joue le Premier mouvement de la sonate op. 25 n°3 de Paul Hindemith (1895-1963)
  12. Nicolas Horvath joue la Troisième gnossienne d’Erik Satie (1866-1925)
  13. Vincent Crosnier joue « Les ténèbres » extrait du Livre du Saint-Sacrement d’Olivier Messiaen (1908-1992)
  14. Jasmina Kulaglich joue « Pagodes » extrait d’Estampes de Claude Debussy (1862-1918)

 

Huitième concert (1 h)
Komm, Bach! conte fleurette aux aujourd’hui

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue « Tanets » de Naji Hakim (né en 1955) [Après la première diffusion de l’œuvre – dédiée à l’organiste et créée par elle – sur YouTube, cette exécution était jouée en concert en présence du compositeur]
  2. Hannah Holman joue « Graduale on DDs » de Barry Lloyd Vercoe (né en 1937) [Pièce dédiée au père de la violoncelliste]
  3. Esther Assuied joue « Dans la lumière » de Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938)
  4. Philippe Brandeis et Élise Battais jouent un extrait d’Azãn, op. 61, de Rolande Falcinelli (1920-2006)
  5. Nicolas Horvath joue « En abyme » de Melaine Dalibert (né en 1979)
  6. Aurélien Fillon joue la Première fantaisie de Jehan Alain (1911-1940) et la Troisième saga de Jean Guillou (1930-2019)
  7. Jasmina Kulaglich joue « Bagatelle » de Tomo Hirayama (né en 1981), création mondiale précédée d’une présentation par le compositeur
  8. Pierre-Marie Bonafos et Bertrand Ferrier jouent « Miscellanées » de Bertrand Ferrier (né en 1977)
  9. Brett Douglas Deubner joue « Short Clip » de David Sampson (né en 1951), création mondiale

Un temps pour soie

 

Le retour de la canicule n’y pourra mais : le beau, même so russian, n’attend pas l’hiver pour nous faire vibrer. Explorant leurs – donc nos – paysages intérieurs, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff nous offraient, en plein Grand Confinement, une plongée dans l’imaginaire médiévialisant d’un Glazounov fantasmant un ménestrel très personnel. C’est beau, riche, varié, et ça concluait supérieurement le concert du festival Komm, Bach! intitulé Paysages intérieurs.
(Pour les curieux, un bis magnifique – qui ne sera jamais diffusé en pièce détachée – figure dans la version intégrale. Bonne découverte ou réécoute ici !)

 

 

… and nothing else matters

 

C’est un peu l’avantage du clavecin. D’emblée, t’es hors jeu. Dans un monde autre. Inactuel, quelque moderne soit ta musique. Et ça, dans un « écosystème culturel » obsédé par l’actualité, réelle ou fantasmée, mazette, ça fait du bien.
Par exemple, quand Anna Homenya incarne digitalement les grooves du sieur Couperin, ça donne cinq feelings différents en huit minutes. Don’t listen to the assholes, just be yourself and let’s feel the beats & vibes.

 

 

Une once de grâce dans ce monde de patapoufs

 

Les clichés sur les Russes n’y peuvent mais : de ce que nous connaissons d’elle, Anna Homenya est une femme tout aussi « bien tempérée » que son clavecin. Par chance, sous ce maintien bouillonne la lave musicienne. Témoin ce diptyque contrasté évoquant ses paysages intérieurs…

 

 

Chantons hautement, je vous prie

 

Et si l’on se réjouissait de réunir une clarinette et un orchestre à cordes avec un saxo et un orgue ? Bienvenue dans une pièce superbe, supérieurement transcrite et interprétée par les plus Parisiens des musiciens russes, sous la houlette et les micros de Mme Inna Ouvaroff en personne.

 

 

Paysages intérieurs : le concert

 

J’vais vous parler d’ma vie, c’est rare quand ça m’arrive. Mais, là, quand même, j’étais en désarroi : mon disque dur a démissionné quelques heures avant la Première YouTube des Paysages intérieurs.
Je n’ai pas pu partager virtuellement avec curieux, artistes et mélomanes ce moment, désormais disponible en replay. Le partager a posteriori avec tous les curieux de belle musique variée, de surprises esthétiques et de métissages esthétiques serait une vraie joie.

 

 

Paysages intérieurs : le programme (ou presque)

 

Au programme, ce soir, à 20 h 30 : de l’orgue, du sax, du clavecin, de la flûte, de la peinture, de la vidéo (si) et de la chanson. Voici le casting.

À l’orgue, Anna Homenya

En 2013, elle obtient ses Premiers prix d’orgue et de clavecin au conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg, enchaînant directement sur un doctorat de musicologie disséquant les symphonies d’Anton Bruckner. Elle se perfectionne au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, avec Christophe Mantoux (orgue) et Noëlle Spieth (clavecin), ainsi que lors de classes de maître très prestigieuses.
En 2017, elle se faufile parmi les finalistes du redoutable concours d’orgue de Dudelange (Luxembourg). La même année, elle devient professeur de piano et de solfège à l’École russe des arts de Paris. Titulaire des orgues de Sankt-Albert (Paris), elle a claqué des concerts mémorables dans de nombreux endroits prestigieux, à Saint-Pétersbourg, à Paris (Saint-Augustin, Saint-Séverin, Saint-Gervais, les Billettes… et même à Saint-André de l’Europe pour la première fois le 9 décembre 2016) et en Allemagne.

 

 

Au saxophone, Dmitri Ouvaroff

Complice habituel d’Anna Homenya, Dmitri Ouvaroff est avant tout un soliste redoutable. Multidiplômé en saxophone classique à Saint-Pétersbourg, il a aussi décroché un master à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est membre de l’Orchestre symphonique de la chapelle d’État de Saint-Pétersbourg et, depuis 2020, de l’Orchestre symphonique sicilien de Palerme.
Neuf prix jalonnent le parcours du musicien éclectique, aussi passionné de musique baroque que de musique contemporaine. Il a fondé et dirige l’École russe des arts de Paris, et nous a préparé un programme aussi décoiffant que singulier…

 

 

Au chant, Claudio Zaretti

Si l’on avait respecté l’ordre alphabétique, il ne se serait pas glissé si haut dans la liste. Mais la particularité des concerts YouTube du festival Komm, Bach! étant, pour la deuxième fois, d’accueillir des chanteurs, nous avons décidé de nous tampiponner de l’alphabet pour évoquer dès à présent Claudio Zaretti. Italo-Suisse, il fait ses premières armes d’auteur-compositeur-interprète entre Genève, Lausanne et Spa. Exilé en France, il formalise en conservatoire ses connaissances en harmonie, entre Lyon et Villeurbanne. Guitariste, contrebassiste et chanteur, il écume alors les bars et multiplie les tournées à chaque saison touristique.
En 2005, ce voyageur revendiqué se fixe à Paris « quelque part dans le douzième ». Petites salles et cafés-concerts de la capitale (notamment !) lui ouvrent leurs portes avec chaleur. Alors qu’il contrebasse jazz pour le quintette swing de Paris, cinq disques ont jalonné son parcours dont le tout récent Cosmos hôtel.

 

 

Au piano, Nicolas Horvath

Derrière le beau gosse au brushing mouvant se cache l’un des virtuoses les plus singuliers de la planète classique française. Formé à l’Académie de musique Prince Rainier III de Monaco, Nicolas Horvath s’est perfectionné auprès de nombreux maîtres dont Philippe Entremont et Leslie Howard. Fructueuses ont été ces collaborations, puisque l’interprète a glané moult récompenses, dont les premiers prix des concours internationaux Alexandre Scriabine et Luigi Nono. Interprète des compositeurs pour piano les plus canoniques, de Liszt à Debussy dont il vient d’enregistrer des pièces rares, la patte Nicolas Horvath se caractérise par quatre singularités :

  • un goût non exclusif pour la musique contemporaine, qui l’a fait par ex. tout récemment graver un album Régis Campo peu après avoir défendu Karl Czerny ;
  • un attrait pour le répertoire méconnu, défendu avec talent pour le label GrandPiano ;
  • une dilection envers les concerts et les projets hors normes, comme son intégrale Philip Glass qui a attiré près de 15 000 fans à la Philharmonie de Paris ; et
  • une production électroacoustique partagée entre trois pistes convergentes – études sérieuses à l’École normale et au CRD de Pantin (d’où il sort diplômé) ; fulgurantes explosions (enregistrement harshnoise du Treatise intégral de Corneilus Cardew) ; et expériences d’art total comme cette exposition sanglante de 2013 (vidéo infra).

Ses embardées verront donc aussi bien Nicolas Horvath se produire dans les plus belles salles de la planète que Meldhkwis tourner avec les plus sulfureux des artistes black metal de la scène underground, feat. les cultissimes grogneurs de Hell Militia. Bref, Nicolas Horvath, c’est ça…

 

 

… et ça.

 

 

À la vidéo, Nicolas Fiery

Comme Inna Ouvaroff, danseuse formée au Bolchoï devenue aussi vidéaste (c’est elle qui filme son mari Dmitri dans Paysages intérieurs), Nicolas Fiery est bien le vidéaste qui a travaillé avec Charlotte Isenmann… mais, fondamentalement, il est danseur.
En 2009, il commence à pratiquer son art par le biais des techniques dites funky styles (popping and locking, savent les spécialistes). Dans l’école de Lady Del, dirigée par Candice Alekan, il débute sa formation professionnelle en se concentrant sur les danses hip-hop, jazz, modern… et en s’ouvrant au théâtre. Très vite, il investit les scènes françaises et italiennes, claquant des chorégraphies signées Lady Del et Candice Alekan, bien sûr, mais aussi Kayoko Watanabe et Julie Galopin.
Entre 2013 et 2015, il récolte moult prix en locking et en jazz.
En 2015, il fonde MUMOS, une plateforme artistique servant de support à la création pluridisciplinaire et au rassemblement des cultures. Les créations de la compagnie revendiquent d’être « des performances et des vidéos visant à surmonter les barrières géographiques ». À l’occasion d’un tournage au Costa Rica, Nicolas Fiery a filmé le peintre Jorge Portuez à l’ouvrage, et ce travail a singulièrement inspiré Charlotte…
En 2017, Nicolas intègre The Ailey School, le plus grand centre de danse de la côte Est, et la maison d’Alvin Ailey American Dance Theater. Ayant désormais validé sa formation, il danse pour ASPG, la JPA, et The Heraclitus Project. Ses propres chorégraphies ont été vues dans des lieux de spectacle tels que le Bataclan (Paris), le CRR de Paris, mais aussi Arts On Site et The Tank, à New York.

 

 

À la flûte, Charlotte Isenmann

Apparue en septembre 2000 à Paris, Charlotte Isenmann commence la flûte traversière en conservatoire dès sept ans. Trois ans plus tard, elle intègre le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (CRR) dans le cadre d’un double-cursus. Elle suit alors les cours de Madeleine Chassang pendant 5 ans, puis ceux de Frédéric Chatoux, flûte solo de l’orchestre national de l’Opéra de Paris, jusqu’à aujourd’hui. Elle obtient son Diplôme d’Études Musicales (DEM) en juin 2019 et entre en classe préparatoire à l’enseignement supérieur (CPES) en septembre 2019.

Charlotte Isenmann par Olivier Merzoug (extrait, découvrez l’intégralité dès ce samedi, 20 h 30 !)

Elle a participé à de nombreux projets : l’inauguration des studios de Luc Besson à la Cité du Cinéma en tant que piccoliste (2012) ; plusieurs concerts à la Sorbonne avec l’orchestre du lycée Racine ; la célébration des 300 millions de visiteurs à la Tour Eiffel (2017) ainsi que plusieurs masterclasses au CRR (avec le Trio d’argent, Olivier Ombredane, Martin Kutnowski…). Charlotte intègre l’Orchestre symphonique du CRR et entre au conservatoire du quinzième arrondissement dans la classe de jazz de David Patrois en septembre 2019.
En parallèle, Charlotte développe ses qualités de danseuse – décidément – depuis ses huit ans à travers les danses africaine, baroque, modern jazz, contemporaine et, actuellement, danse classique : elle est en sixième au Centre de danse du Marais, sous la houlette d’Anne Meteier. Comme tout cela était bien insuffisant, l’ogre artistique qu’elle a également entamé, en ce mois décisif de septembre 2019, des études de théâtre au conservatoire du Val Maubuée (Noisiel) sous la direction de Claire Delaporte.

 

 

Paysages intérieurs : le concept

 

Le prochain concert du festival Komm, Bach! se profile : il sera diffusé en Première YouTube ce samedi 23 mai, à 20 h 30. La plupart des artistes seront en direct pour lire vos réactions sur le tchat et partager avec vous ce moment d’émotion en direct.

 

Pourquoi ce concert ?

Paysages intérieurs s’inscrit dans le cadre du festival Komm, Bach!, fondé en octobre 2016 et qui invoque le grand maître de la musique (« Komm, Bach! ») pour célébrer le come-back de l’orgue après restauration… et la musique de Johann Sebastian Bach. Environ 21 concerts par saison, du 21 septembre au 21 juin, constituent le « plus petit festival international d’orgue-et-pas-que », sis en l’église Saint-André de l’Europe (Paris). Ces concerts veulent être accessibles aux mélomanes (seuls de grands musiciens y sont programmés) comme aux curieux, car ils sont

  • courts (en général 1 h 10 maximum),
  • variés (morceaux de durée et d’esprit contrastés, compositeurs métissés, instruments changeants – de l’orgue seul à l’orgue associé avec un choeur, un saxophone, une bombarde, un ensemble de cuivres, un récitant, un film ou des lumières créées pour l’occasion, par ex.),
  • clairs (lors des concerts in situ un programme détaillé est offert aux spectateurs),
  • intrigants (récitals retransmis sur écran géant), et
  • gratuits (à l’entrée et à la sortie) mais drôlement qualitatifs quand même.

Depuis la création du festival, 82 concerts ont été donnés.
Or, pour d’obscures raisons politiques, alors que les supermarchés et l’horrible ligne 13 sont ouverts, alors que les avions s’apprêtent à redécoller sans espacement spécifique des passagers, les concerts vivants sont, eux, interdits. Pour que la musique ne s’arrête pas au gré des décisions opportunistes prises par un gouvernement d’incompétents et de wanna-be dictateurs, des artistes invités se mobilisent au nom du beau dans sa plus large diversité.
Autour d’un thème proposé par le programmateur, ils enregistrent des pièces spécialement pour l’occasion… donc en mode « musique confinée ». La Première YouTube de l’événement est diffusée à l’heure initialement prévue pour le concert physique de la saison du festival Komm, Bach!. Celle du samedi 23 mai prendra la suite des Petites symphonies pour un nouveau monde, diffusé le 28 mars, Splendeurs de la catastrophe, diffusé le 9 mai.

 

 

Pourquoi ce titre ?

Nous habitons le monde ; un monde nous habite. Plusieurs mondes, même. De notre for intérieur, les autres ne savent guère ; mais, nous, qu’en savons-nous vraiment ? Paysages intérieurs est donc, d’abord, une géographie sensuelle de nos états d’âme.
C’est ensuite une exploration risquée de la lave qui bouillonne en nous et menace parfois de submerger nos cratères – nous menant, selon l’expression de René Char dans la deuxième édition du Marteau sans maître, « entre l’imprécation du supplice et le magnifique amour ».
Ces Paysages intérieurs sont, enfin, des suggestions musicales suscitées par des compositeurs promus architectes de nos émotions.
Ces paysages sont propres à chacun et accessibles à tous. Pour les vivre, il suffit de se confronter à l’espace sonore que propulsent ici un orgue, un saxophone, une flûte, un looper, une guitare, une voix, mais aussi à l’espace visuel dessiné par un peintre costaricien et commenté par une improvisation, pour éclairer, ouvrir et enrichir notre territoire intime. Voilà le projet : nous déconfiner l’âme, après le corps !

 

 

Quel est le programme ?

Pour chaque concert YouTube, le programme détaillé est un secret absolu connu de deux personnes seulement ! Ceux qui nous rejoindront samedi seront les premiers à le découvrir à mesure que se dévoilera le film. Quelques précisions néanmoins…

  • Le film durera env. 1 h 25, avec un entracte.
  • Il associera un orgue, un saxophone, un clavecin, une flûte, un piano, une guitare, une voix… mais aussi de la peinture et des loops.
  • On y entendra des pièces de Bach, Couperin, Dalibert, Glazounov, Hermann, Satie, Shirkoohi, Taneïev, Zaretti et une improvisation.

Prêts à affronter un concert qui secoue, remue et fait du bien ? Bienvenue dans le musical de nos états d’âme !