Le prochain concert du festival Komm, Bach! se profile : il sera diffusé en Première YouTube ce samedi 23 mai, à 20 h 30. La plupart des artistes seront en direct pour lire vos réactions sur le tchat et partager avec vous ce moment d’émotion en direct.

 

Pourquoi ce concert ?

Paysages intérieurs s’inscrit dans le cadre du festival Komm, Bach!, fondé en octobre 2016 et qui invoque le grand maître de la musique (« Komm, Bach! ») pour célébrer le come-back de l’orgue après restauration… et la musique de Johann Sebastian Bach. Environ 21 concerts par saison, du 21 septembre au 21 juin, constituent le « plus petit festival international d’orgue-et-pas-que », sis en l’église Saint-André de l’Europe (Paris). Ces concerts veulent être accessibles aux mélomanes (seuls de grands musiciens y sont programmés) comme aux curieux, car ils sont

  • courts (en général 1 h 10 maximum),
  • variés (morceaux de durée et d’esprit contrastés, compositeurs métissés, instruments changeants – de l’orgue seul à l’orgue associé avec un choeur, un saxophone, une bombarde, un ensemble de cuivres, un récitant, un film ou des lumières créées pour l’occasion, par ex.),
  • clairs (lors des concerts in situ un programme détaillé est offert aux spectateurs),
  • intrigants (récitals retransmis sur écran géant), et
  • gratuits (à l’entrée et à la sortie) mais drôlement qualitatifs quand même.

Depuis la création du festival, 82 concerts ont été donnés.
Or, pour d’obscures raisons politiques, alors que les supermarchés et l’horrible ligne 13 sont ouverts, alors que les avions s’apprêtent à redécoller sans espacement spécifique des passagers, les concerts vivants sont, eux, interdits. Pour que la musique ne s’arrête pas au gré des décisions opportunistes prises par un gouvernement d’incompétents et de wanna-be dictateurs, des artistes invités se mobilisent au nom du beau dans sa plus large diversité.
Autour d’un thème proposé par le programmateur, ils enregistrent des pièces spécialement pour l’occasion… donc en mode « musique confinée ». La Première YouTube de l’événement est diffusée à l’heure initialement prévue pour le concert physique de la saison du festival Komm, Bach!. Celle du samedi 23 mai prendra la suite des Petites symphonies pour un nouveau monde, diffusé le 28 mars, Splendeurs de la catastrophe, diffusé le 9 mai.

 

 

Pourquoi ce titre ?

Nous habitons le monde ; un monde nous habite. Plusieurs mondes, même. De notre for intérieur, les autres ne savent guère ; mais, nous, qu’en savons-nous vraiment ? Paysages intérieurs est donc, d’abord, une géographie sensuelle de nos états d’âme.
C’est ensuite une exploration risquée de la lave qui bouillonne en nous et menace parfois de submerger nos cratères – nous menant, selon l’expression de René Char dans la deuxième édition du Marteau sans maître, « entre l’imprécation du supplice et le magnifique amour ».
Ces Paysages intérieurs sont, enfin, des suggestions musicales suscitées par des compositeurs promus architectes de nos émotions.
Ces paysages sont propres à chacun et accessibles à tous. Pour les vivre, il suffit de se confronter à l’espace sonore que propulsent ici un orgue, un saxophone, une flûte, un looper, une guitare, une voix, mais aussi à l’espace visuel dessiné par un peintre costaricien et commenté par une improvisation, pour éclairer, ouvrir et enrichir notre territoire intime. Voilà le projet : nous déconfiner l’âme, après le corps !

 

 

Quel est le programme ?

Pour chaque concert YouTube, le programme détaillé est un secret absolu connu de deux personnes seulement ! Ceux qui nous rejoindront samedi seront les premiers à le découvrir à mesure que se dévoilera le film. Quelques précisions néanmoins…

  • Le film durera env. 1 h 25, avec un entracte.
  • Il associera un orgue, un saxophone, un clavecin, une flûte, un piano, une guitare, une voix… mais aussi de la peinture et des loops.
  • On y entendra des pièces de Bach, Couperin, Dalibert, Glazounov, Hermann, Satie, Shirkoohi, Taneïev, Zaretti et une improvisation.

Prêts à affronter un concert qui secoue, remue et fait du bien ? Bienvenue dans le musical de nos états d’âme !