Saskia Lethiec, « Sonates et Partitas pour violon seul de Bach » (Cascavelle) – 9/11

Première de couverture

Après un adagio et une fugue, la dernière sonate pour violon seul de Johann Sebastian Bach se pose dans un largo porté par une tonalité inattendue de Fa, surprenante dans une tétralogie en Ut. Énigmatique, cette pièce hiératique en duo ne néglige pourtant pas les fioritures

  • (trilles,
  • triples croches,
  • traits),

exprimant de la sorte une tension propre aux pièces pour violon seul :

  • monodie versus harmonie,
  • allant versus nécessité de poser l’étagement sonore,
  • simplicité apparente de l’énoncé versus richesse de la pensée présidant à la composition.

Dans cette électricité frisant la schizophrénie artistique, on sent Saskia Lethiec à son meilleur, à l’aise

  • techniquement,
  • intellectuellement et
  • artistiquement.

Un beau moment.

 

 

Pour écluser les trois sonates de Johann Sebastian B., voici un allegro assai ternaire qui switche le Fa presque saugrenu avec un Ut affiché d’emblée. Là, l’histoire est simple : il n’y a quasi que des doubles croches et, si vous n’avez pas bien saisi la première version, vous aurez droit à une reprise par partie.

  • Festivité des attaques,
  • clarté de nuances incroyablement contrastées,
  • limpidité des phrasés,

quelle fête ! Saskia Lethiec

  • tient la distance,
  • distribue l’énergie et
  • nous fait jubiler.

Il y a

  • de l’intensité,
  • de la nécessité et
  • de l’art

dans cette façon de

  • projeter le son,
  • jouir des multiplicités de registre, et de
  • faire rutiler les mille possibilités du violon.

Une jubilation magistrale qui presse l’auditeur de découvrir la dernière partita bachique qui conclut ce double disque !


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