L’art de la f(r)acture

20161118_1409521Après avoir restauré l’orgue sans consulter le titulaire (ni son adjoint), après l’avoir inauguré sans en avertir le titulaire (ni son adjoint), après avoir inauguré une plaque en hommage à Yannick Daguerre sans en avertir personne, après avoir fait physiquement pression sur l’adjoint du titulaire pour qu’il arrête de se mêler de ce qui le regarde, la mairie diligente des travaux complémentaires… sans qu’elle ou le facteur, pensez, daigne en avertir le titulaire (ou son adjoint). On ne peut que saluer la classe et le savoir-vivre de gens qui, tout en réclamant des gros sous à leurs concitoyens pour cette opération bâclée et boiteuse, commandent des travaux sans un état des lieux précis, sans appel d’offres, sans devis détaillé, sans réception par les affectataires par délégation, sans concertation ni considération pour ceux qui ont le plus grand usage de l’instrument. Comme dirait Isolde en fin de monologue : attristant.
(Je voulais mettre « affligeant », mais la blagounette ne fonctionnait plus, alors bon.)

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