Projet pour « 44 ou presque » par Marie-Aude Waymel de La Serve

À la base, l’idée, c’est : on va faire un combo avec quatre disques incluant 44 chansons (ou presque).

Réjean Mourlevat et Jean-Pierre Bouquet. Photo : Bertrand Ferrier.

Puis on s’est dit, l’enregistrer dans de bonnes conditions au studio Rêve le jour , c’est satisfaisant mais, comme nous le signale Réjean, fort insuffisant : masterisons le résultat. On a choisi le mastérisateur par excellence, mister Jean-Pierre Bouquet.

Jérean Roumlevat et Piean-Berre Jouquet. Photo : Fertrand Berrier.

Alors, on travaille. Voilà. Et bientôt, on saoulera les zozos fréquentant ce site sur l’air du « on vend un disque avec 44 chansons ou presque, toi prendre, toi prendre ». Comme le propos osera les 25 € pour 160 minutes de zikmu or something, économisez, heureux fripons.


– Donc tu peaufines l’album « 44 » qui réunira prochainement 44 de tes chansons…
– Oui.
– … que tu as enregistrées à la sauce piano-voix…
– Oui.
– … et en studio.
– Oui.
– Alors, cette photo avec guitare, barbecue et petit bateau en plein air, on en parle ?
– Ah ben ouais mais bon, bobonne, c’est pas pareil. Et, parfois, les apparences, c’est supertrompeur, hein.

Photo : Bertrand Ferrier

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où, pile quand tu arrives en studio, pile devant la porte, y a des musiciens (en l’espèce Chat Guevara) qui donnent une aubade pour la nature et M. Zérisson. Et, donc, tu dois attendre la fin du concert pour bosser parce que, question décibels, il envoie, l’olibrius – le public aussi, d’ailleurs !

La dream team du 7 juin : Claudio Zaretti, Réjean Mourlevat, Antoine Delahaye, Rozenn Douerin, Al’Sleepy et Fabrice Dupray. Photo : Bertrand Ferrier.

Aujourd’hui, comme depuis cinq jours, jour spécial. Réunis exactement sous le soleil de Drancy, quatre choristes, un trompettiss-baryton-chanteur, un réalisateur artistique (voire plus) ont accepté de se plier au jeu de l’album-de-quarante-quatre-chansons-enregistré-en-cinq-jours. Faut dire pourtant, ils sont pas toujours accueillis avec le smile. Genre s’ils sont retardés, le convocateur grogne et pourtant prend quelques minutes pour discuter avec un pitt qui passe (en prétextant que, sifo, après, on n’a qu’à courir). Mais peut-être ils comprennent, et sans doute ils sont gentils. Du coup, on abuse. Tiens, typique, un exemple.

Fabrice Dupray. Photo : Bertrand Ferrier.

Le trompettiste qui ressemble à Siegfried ou à l’organiste-compositeur Serge Ollive, là… Oui, Fabrice Dupray, c’est ça. Bon, on lui dit : « Faudrait jouer ça comme ci », il joue comme ci. Puis tu lui dis : « Non, finalement, t’es mignon, mais faudrait plutôt jouer comme ça. » Le mec joue comme ça. Puis tu dis – bref, le mec pourrait ôter ses lunettes et te dire : « Écoute-moi bien, jeune gougnafier à la trogne absurde, tu commences à susciter en moi l’espoir d’un pneumatique en début d’été – voilà, tu me gonfles », mais point. Il te regarde bien droit dans ta partie oculaire, et il rigole. D’ailleurs, je sais pas si ça vaut mieux, mais bon. Alors que tu lui demandais juste de jouer moins bien pour être dans l’esprit de la chanson. Du coup, il a proposé une pose, histoire de faire une pause.

Fabrice Dupray. Photo : Bertrand Ferrier.

En fait, cette posture de drille joyeux n’a qu’un objectif : tenter de centre l’attention sur lui, afin de faire oublier la présence de l’écrivain Anthoine Delahaye, fan de Patrick s’il en est, celle de la violoniss-artiss lyrique Rozenn, celle de son ours-singe Sleepy, et celle du contrebassiss-chanteur Claudio Zaretti, dont nous dîmes parfois quelques bonnes choses et en écrivîmes certaines, certaines. Les cuivres, c’est ça : super pour jouer donc aller boire un coup avec, mais, côté professionnel, y en a que pour ma gueule. Sérieux, parfois, t’as envie de les secouer dans une grande boîte… puis tu te souviens qu’ils viennent gratos, avec les autres zozos, pour essayer de pimper tes billevesées. Alors, tu leur dis merci, comme aux autres, et tu remballes tes affaires. Soyons stipulatoire : comme dans un prélude et fugue, le plus difficile, c’est clairement pas la première partie du défi.

Photo : Bertrand Ferrier

 


– Alors, aujourd’hui, Bertrand Ferrier, c’était vraiment une journée spéciale dans votre enregistrement du gros disque de 44 chansons « dans les conditions du direct »…
– Oui, comme les autres.
– Comme les autres conditions ?
– Non, comme les autres journées.
Impressive, guy. On voit ci-dessus l’entrée du studio par laquelle, ce jour, vous n’êtes pas seul – avec le réalisateur artistique de l’album – à être passé…
– Absolument. Comme que nous disons en termes techniques de musicoss, nous avions de la visite.

Pierre-Marie Bonados au studio Rêve le jour, donnant son max, comme d’hab, devant le micro de Réjean Mourlevat. Photo : Bertrand Ferrier.

Featuring un caïd des souffleurs.
– Stéza. Pierre-Marie Bonafos, le mec en question, est un saxo de référence dans le monde du jase. Tu lui montres des paroles, il trouve la tonalité et il la transcrit en saxophone soprano italien.
– Pardon ?
– Laisse béton, et retiens que ce mec a le feeling et le grouve. La preuve, quand tu lui dis : « Tu peux la refaire George Michael ? », non seulement il te la refait George Michael mais il est devenu George Michael, le bastardo.
– Et vous le connaissiez, avant, ce fossoniss ?
– Un tipeu.
– Un mec ?
– Pardon ?
– Un type ?
– Non, faut s’ouvrir les esgourdes un petit peu. Mais je veux pas m’énerver. Je préfère juste dire que c’est PMB qui me connaissait. Il joue hypermieux du Bertrand Ferrier que Bertrand Ferrier – si c’est pas un signe de talent, mon canard…

– C’est pas très clair, mais j’imagine que c’est un code de musicien. Heureusement, PMB n’était pas le seul à franchir le seuil, humour…
– Fort drôle, en effet. Et, de fait, une soprano qui chante la Traviata était au rendez-vous.
– Et ?
– Ben, déjà, c’est important de noter que des gens qui chantent la Traviata parfois ils mangent des sangs-de-gouiche.
– Ha, vous dites « sangs-de-gouiche » ?
– En revanche, la nana, par le fait même qu’elle chante la Traviata, même pas elle voulait être photographiée.
– Mais vous l’avez quand même photographiée.
– Si peu, si peu…

La soprano mystère au studio Rêve le jour de Réjean Mourlevat. Photo : Bertrand Ferrier.

– En effet. Un mot de conclusion ?
– Trois : l’aventure continue.


– Bertrand Ferrier, bon ben, bonjour, j’crois qu’y a pas d’autre mot. Aujourd’hui, journée spéciale dans l’enregistrement de l’album 44 ?
– Comme les quatre autres journées, oui.
– Super, j’adore ton humour. C’est vrai que, demain, y a des loulous qui débarquent ?
– Oui, on fait une première demi-journée avec des musiciens additionnels.
– Donc les partitions sont écrites, les…
– Tu sais, pour moi, l’important, c’est la granularité du son et la spontanéité du musicos.
– Mais les partitions sont quand même écrites, les…
– J’ai envie de te répondre : peu importe. Ce qui compte, c’est que les artistes soient vraiment présents à eux-mêmes. Le reste vient de surcroît.
– Sérieusement, tu ne crois pas que ce serait mieux si…
– J’aimerais qu’entreprendre un recording, ce fût s’extirper de la zone de confort qui nous ensuque, et se déprendre du carcan qui nous limite. Laissons le feeling et les vibes exprimer notre transport.
OK, man, une dernière chose à ajouter ?
– Quand j’évoquais le transport, je ne pensais pas à la brouette.


– Bon, sinon, au niveau canin…
– J’ai retrouvé les deux monstres de Drancy. Hier, c’était mon côté miniDiam’s, j’ai présenté une p’tite boulette. Aujourd’hui, je vous présente un autre pit.
– Il a l’air triste.
– Il est triste. Il est super gentil, mais supertriste. C’est ça qui est triste. J’espère que les artistes de demain sauront lui redonner le smile.
– Ceux qui viennent au studio ?
– Et les autres. Ceux qui continueront de musiquer pour que de belles vibrations envoient chier la tristesse des demains à venir.
– Je pense qu’on va arrêter là l’entretien. Zarma, jamais y a une personne elle accepte de publier ça !


Ceci, c’était juste avant de tirer les rideaux pour que la musique sonnât sinon bien, du moins mieux. Puis, la journée passée, il fallut rouvrir la cage et battre des ailes jusqu’à ce que la vedette du quartier sollicitât à son tour quelque interaction au passage.


Alors, interagir. Et pour le troisième jour d’enregistrement de l’album aux quarante-quatre chansons, préparer – plus qu’attendre – demain, en espérant que la vedette sera toujours en liberté dans son domaine.


Ça commence. Sans être en avance, on avance. Plus que huit séances.
Comme un Romain, on écrit des « Je t’aime » en braille mais en évitant de brailler, façon Jean-Pierre Ferland. Jamais faux-cul, toujours focus, avec nos culs ronds comme des horloges, nous comptons le temps – le preste – à rebours. Sur les pointes.
Merci aux supporteurs ululateurs.
To be continued, inch’Allalalalah.

Bertrand Ferrier à la Comédie Dalayrac. Photo : Rozenn Douerin.

Du 3 au 7 juin, j’enregistremente 44 chansons. Jamais vous dites vous saviez pas que ça se passait ici, et ce sera parfait.

Le projet « 44 », c’est :

  • 8 ans de bourlingue de scènes en bistros, et réciproquement ;
  • + de 100 concerts avec piano ou guitare à fredonner des chansons maison avec du texte dedans (et de la musique aussi) ;
  • + de 200 chansons fredonnées en solo ou en trio, en « vedette » ou en partageant la scène avec Bernard Joyet, Francesca Solleville, Jean Dubois, Claudio Zaretti, Barthélémy Saurel, Jann Halexander, Michel Bühler ;
  • 1 proposition du label Lalouline pour enregistrer 44 chansons avec du texte dedans (et de la musique).

Le projet « 44 » consiste à :

  • enregistrer 4 albums de 11 chansons en 5 jours dans un studio idoine, devant les micros d’un ingé son spécialisé dans la chanson ;
  • proposer ces albums en streaming par l’intermédiaire du label Lalouline ;
  • réaliser un bel objet-disque avec livret de 24 p., rassemblant, sur deux CD, les 44 chansons ;
  • diffuser ces chansons et en profiter pour en chanter de nouvelles sur scène !

Le projet « 44 » réunira 4 albums en 2 disques :

  • chansons à l’ancienne ;
  • chansons géographiques ;
  • chansons amoureuses ; et
  • chansons dans le miroir.

Le projet « 44 », c’est aussi des potins.

  • Les chansons seront enregistrées « dans les conditions du direct » en piano-voix, avec l’apport ponctuel du jazzman virtuose Pierre-Marie Bonafos.
  • Un premier tour de chauffe, en version guitare-voix, a rassemblé 44 chansons selon le même découpage à la Comédie Dalayrac (Paris 2), du 16 avril au 7 mai.
  • Le dalmatien qui porte le disque avec ses 44 taches (env.) s’appelle Debussy de la Lorette en Cornouailles.
  • La photo de l’album a été capturée par l’équipe de Kuhuru.com. Les autres photos sont de Bertrand Ferrier, sauf celles qui ne sont pas de lui, ça va de soi.

Surtout, ce projet « 44 » ne pourra devenir, juste, « 44 », que si vous – inutile de finir la phrase, n’est-il pas ?

Photo : Rozenn Douerin

À quoi va servir le financement ?

Le financement permettra la réalisation du projet « 44 » en nous permettant de régler les frais suivants :

  • Enregistrement (captation, mixage, mastering) : 700 €, dont 50 % financés par le label Lalouline
  • Droits de reproduction du disque (SDRM) : 350 €
  • Fabrication (digifile 2 disques + livret 24 p.) : 1000 €
  • Graphisme (conception, mise en page, photographie) : 1000 €
  • Rémunération extravagante du musicien additionnel : 100 €
  • Envois, promotion et p’tits coûts inattendus : 200 €
  • Total général, incluant les frais bancaires et la commission Ulule : env. 3333 €

(On aurait bien mis « 4444 € », ç’aurait été plus rigolo – une autre fois, peut-être ?)

Et sinon, soyons fous, si les dons dépassent nos espérances, ils seront employés dans deux perspectives :

  • organisation d’un concert dans une salle adaptée ;
  • et accentuation de la promotion du projet, pouvant inclure la réalisation d’un beau clip – on avait pensé à en faire un moche, mais c’était encore plus cher.

À propos du porteur de projet

Bertrand Ferrier est docteur ès Lettres en Sorbonne et lauréat du DESS d’édition de Paris-XIII-Villetaneuse, et pourtant ni prof de fac ni directeur éditorial de Flammarion, c’est dire si son sort est hyperplus désespéré que lui. Il aime faire la sieste. Il est organiste titulaire à Paris. Il a publié une vingtaine de livres et en a traduit deux cents autres – dont Eragon. Il adore discuter avec p’tits nanimaux et gros chiens. Il a enseigné à l’université pendant neuf ans. Il est chauve et chevelu, mais il n’a jamais fait de cheval – comme quoi, ça n’a aucun rapport même si ça commence presque pareil. En tant que conseiller littéraire, il a coulé beaucoup moins de maisons d’éditions que ne le stipule la légende. Il boit beaucoup de thé mais pas que, oh non. Il aime les gros mots et le subjonctif imparfait. Depuis 2016, il programme un festival de musique classique, incluant une vingtaine de concerts chaque année. Ah, et aussi, il chante. Par le fait même, donc.

Photo : Bertrand Ferrier

À 7 jours de l’enregistrement des 44 chansons constituant le premier quadruple album du sieur Bertrand Ferrier, check complet avec Réjean, l’ingé son et coach vocal. On a fait des chikiti et des sss sss ; on a débattu pour savoir si une chanson à 12/8 ressortissait d’un shuffle ternaire ou d’un quatre temps ; on a branché des jacks, débranché des jacks, rebranché des jacks, constaté que ça ne marchait pas puis que ça marchait, ce qui est mieux que l’inverse ; et on a même déniché un piano à queue qui, contrairement à mémé, n’avait pas été totalement poussé dans les orties.

Photo : Bertrand Ferrier

Du coup, on a trouvé que l’on avait bien bossé pour la journée et que l’enregistrement s’annonçait pour le mieux. Au fait, vous avez jusqu’au 2 juin pour le soutenir. Compter sur votre soutien serait un plus positif, que vous pouvez manifester en versant quelques menus ou pas menus sesterces ici. Du coup, certains que vous verserez quelque obole dans notre cybersébile, nous vous souhaitons une journée pleine de bitounious qui font gling et de taraillettes qui s’illuminent.

Photo : Bertrand Ferrier

 


Aujourd’hui, on fait la quête : il reste deux semaines à peine pour que chacun – ça fait un peu de monde, youpi – se transforme en co-acteur de la chanson vivante. En clair, tout lecteur de ce post est sollicité pour verser des soussous dans la popoche d’Ulule, afin de m’aider à inventer un album de 44 chansons, dont l’enregistrement est imminent.
Bien sûr, comme vous l’avez noté avec finesse et lucidité, cela donne l’impression que je considère chacun d’entre vous comme, disons-le, un étincelant veau d’or – dont Ricet Barrier aurait stipulé « C’est pas l’veau qu’on adore, c’est son côté sponsor ». Mais le pire, c’est que cette impression correspond exactement à la réalité.
Découvrez tous les détails du projet et, si le portefeuille vous en dit, participez à cette expérience à la fois solo et communautaire en cliquant ici. Déjà, vous savoir prêts à dégainer votre carte bleue gold privilège me fait hautement zizir. Grâces vous soient rendues, lecteurs aux poches profondes et généreuses.

Photo : Jacques Bon

C’était un pari foufou :

  • quatre récitals avec guitare,
  • quatre mardis consécutifs,
  • sur quatre thèmes distincts,
  • animés par quarante-quatre chansons toutes différentes,
  • avec quatre invités pour éclairer les concerts d’une sonorité alternative or somethin’,
  • le tout afin de tester le concept et de promouvoir le projet d’album de 44 chansons avec piano, auquel vous pouvez contribuer en cliquant ici.

Pour conclure l’aventure, ce 7 mai, le quatrième épisode a commencé de la sorte.

L’objectif était moins de parler du chanteur que de ce que l’on voit dans un miroir, comme dans une noix, de préférence quand le chanteur est fermé – sinon, on mange le tout sans traîner, et puis bonsoir. Voici, donc, une capture d’écran de Monsieur Ferrier.

Dans le miroir, on voit des visages, des figures. Mais l’on voit aussi des défauts. Les siens, parfois. Et, curieusement, souvent, ceux des autres. Occasion rêvée pour avouer une phobie carrément choquante – et pourtant source du premier inédit de la soirée.

Ne mentons pas : dans le miroir, on voit aussi tout ce que l’on n’est pas. Ce qui peut faire beaucoup, selon la lucidité des individus, et paraître plus ou moins désirable, selon leurs polarités. Le sujet n’a certes pas été escamoté pour cette dernière au Dalayrac !

Manière de fêter ce quatrième volet, il a été invité un musicien-pas-chanteur, histoire de contraster avec les prestations parolées, si si, de Jean Dubois, Claudio Zaretti et Jann Halexander. Pierre-Marie Bonafos, virtuose du sax et jazzman d’excellence, a accepté de se chauffer en direct (il sera sur les disques à venir !). Son souffle et son son, et hop, nous ont propulsés loin, loin, comme dans un film américain.

Comme le rappelle la présence de Pierre-Marie, dans le miroir flottent une identité d’apparence faute d’être d’apparat, et la présence de ceux qui ne sont pas sur la photo mais vous permettent d’être sur l’image. Et, heureusement, la chanson est un tantinet plus claire que ce blablabla fuligineux.

La vérité, la voilà : le miroir ne nous renvoie que ce que nous acceptons de voir. Un récital de chansons dans le miroir doit donc accepter d’évoquer ce que nous feignons de ne surtout pas être, par exemple par peur de laisser du jeu au hasard.

Hélas, le miroir a aussi ses vérités, en deux mots, qu’il assène sans ménagement. Il nous renvoie à ce que nous sommes, aimerions être, n’aimerions pas, ne sommes pas. Il nous rabougrit à notre échelle – c’était le sujet, amené avec une légèreté de chantilly industrielle, reconnaissons-le.

C’est un tournant du spectacle, le twist final. Ce moment où le miroir devient poétique ou, du moins, intérieur. Très intérieur. Trop intérieur ? Incontestablement. Résultat, on finit par s’en encolérer.

Plus qu’à remédier à un problème structurel

… et il est temps d’offrir un second bis qui fait zizir. Merci à tous les spectateurs, aux curieux qui feuillettent les vidéos, et à ceux qui soutiennent le projet d’enregistrement sur la page dédiée. Bons miroirs à chacun. Restons-y, toujours, les plus beaux (au moins).


Fin de la Nouvelle tétralogie ce mardi. Parfois, la fin, c’est joyeux, surtout quand y a des gens sympa pour vivre ça. Ce coup-ci, je vais me mirer dans le miroir pour, comme un escargot et Vincent Baguian, vérifier si j’y ai laissé une trace. Au moins un invité de luxe viendra nous soutenir, vous et moi, sur ce chemin de joie : Pierre-Marie Bonafos, virtuose et jazzman, sera là pour souquer ferme dans ce monde de chansons, swinguer les conventions et pulser l’attendu.
Peut-être Pierre-Marie ne sera–t-il pas le seul invité. Sauront ceux qui seront là à 19 h 30 ! On compte sur vous, surtout si ça vous fait kiffer de partager de la chanson avec du texte et de la musique dedans – sinon, mon Dieu, vivez heureux sans, ce sera aussi mieux. Promis. Dans le cas contraire, merci, simplement, d’être bientôt là.


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Soutenir le projet de disque, c’est bien utile et c’est .

Photo : Purple Shadow Agency

Mardi 30 avril, c’était parti pour le troisième épisode de la Nouvelle tétralogie. C’était même mal parti. Sur une déception terrible. Une trahison.

Pas de quoi m’empêcher de profiter de la scène pour raconter ma vie. Quand même. Y a un minimum, bon sang.

En effet, cet épisode était résolument amoureux. Il fallait donc le reconnaître : on n’est pas faits pour vivre seuls…



… même si certains pensent que, eh bien, si mais peut-être nan, ça dépend (profondeur de l’amour).



Pour relever le niveau, il fallait rien moins que l’intervention de Jann Halexander afin que l’on se crût, enfin, dans une chanson d’Anne Sylvestre – ou tout comme.



Sans craindre de me prendre une veste, même celle que j’avais enlevée, j’ai donc lancé un appel clair et définitif.

Faute de volontaire clairement motivée, j’ai dû préciser mon propos en recourant à la pire déclaration amoureuse possible : la prière à saint Max.

Était-ce une façon de prétendre que toutes mes pensées amoureuses ressortissaient de la pureté métaphysique et éthérique ? Foin, point, tchoin. J’assume, dans mes pulsions chantées, une certaine part d’animalité.

Certains supputeront que cette attention à d’autres règnes est une astuce pour ne pas s’enfermer dans une vision trop étriquée. Ils ont raison, ou je la leur donne en ouvrant la porte.

Comme l’amour est jamais meilleur que quand il se vit sans trop de préoccupations pécuniaires, je tâche de m’y préparer en écrivant des succès qui me mettent à l’abri des besoins matériels. Signer une chanson en anglais et en gestuation m’a paru une bonne astuce pour y parvenir.

Soucieux de rendre à la langue française le territoire qui lui appartient, Jann Halexander est revenu mettre un soupçon de gaulois sur la scène du Dalayrac. J’ai trouvé ça un peu égoïste ; voilà donc ce que ça donne, quand deux égoïstes se rencontrent.

Pour replacer l’amûûûûr au cœur du spectacle, j’ai choisi d’aller faire un tour à la brocante. Mon rare côté Thomas Fersen, I must confess.

Puisque la fin du spectacle approchait, j’ai décidé de glisser en bis, avant la dernière chanson, une chanson d’amour européenne à déguster après quelques hectolitres de Guinness. Bonne soif à tous.

En conclusion, on le peut poser avec fermeté : amour et spectacle ont ceci de similaire que, soyons en sûrs, tout cela passera. Sauf que, avant cela, nous aurons aimé, na.

Bref, comme qu’on dit, à mardi !

Photo : Purple Shadow Agency


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Ce mardi 30 avril, près de l’Opéra Garnier, se déroule le troisième épisode du projet « Nouvelle tétralogie ». Aujourd’hui sont prévues des chansons amoureuses. Selon l’expression de l’expert Céline, venez vivre l’infini à la portée des caniches que nous sommes. C’est vrai que, déjà du temps de Je m’appelle Firmin, l’amour était une préoccupation infinie pour nous autres puisque « Tout le monde fait l’amour » (Paroles et clavier : Bertrand Ferrier / Musique et voix : Damien Ferrier / Réalisation : Thierry « Titi » Tonelli).

Ce soir encore, on va pleurer sur mon sort, rigoler de la vie, s’amuser de nous, méditer avec une grande profondeur (de vue, bien sûr), faire des « oh » et des « ah », compter les erreurs de textes et les accords loupés, citer Ricet Barrier, parler de tartines et accueillir l’invité vedette voire la guest star du jour, Herr Jann Halexander, pour deux chansons et demie. Pour ceux qui veulent me voir près de manches à balai, c’est ci-d’sous.


Pour ceux qui veulent me voir près de(ux) micros, c’est çà.
Pour ceux qui veulent soutenir le projet de maxidisque, c’est .

Photo : Rozenn Douerin

J’ai laissé des bouts de moi un peu dans chaque endroit, peut-être dans quelques esgourdes itou. Des bonnes et des fausses notes, des paroles, des bonbons, des chocolats parfois. Ce soir-là, pour le deuxième épisode de la Nouvelle tétralogie, constitué de « Chansons géographiques », j’ai invité mes commensaux à commencer – c’est hilarant, presque comme le funeste – par faire un tour au troquet.

Après un détour par Nanterre, on s’est enfoncé davantage dans des terres beaucoup plus intérieures que j’ai intitulées des tunisies. Il paraît que le nom était déjà pris, tant pis : sur un malentendu, ça passe.

Cet atavisme sudiste m’a poussé à parler d’un fantasme qui sent l’iode et le rosé, les cigales et l’élection de miss Nibards, le festival de danse folklorique et les marchands de churros – bref, des vacances à Narbonne-Plage.

Du coup, l’invité du jour a jeté sa gourme pour avouer qu’il était un vrai routard, peut-être pas tout à fait punk, mais à chien tout de même. Dans le quartier de l’Opéra où avait lieu le concert, ça en jette.

En tant que puissance, si si, invitante, j’ai été contraint de renchérir et de me situer non loin du signor : pas tout à fait au niveau du chien, pas encore au niveau du loup. En somme, dans la géographie mouvante de nos animalités.

Pourtant, point ne s’agissait de réduire les géographies à nos petites personnes. Un grand souffle glacé a ainsi embras(s)é la Comédie Dalayrac en inspirant une chanson intimement géographique et torturée : complètement québécoise, sauf l’accent qui est plus grave qu’aigu – disons circonspect.

À la vérité, une chanson qui est d’ailleurs et de nulle part correspond au projet de chansons géographiques. Les lieux ne sont que des prétextes où laisser des bouts de soi et emporter des bouts des autres – tous ceux qui ont fricoté avec la gare d’Arras le savent.

Il n’en reste pas moins que la géographie peut être aussi physique (un lieu) que fantasmée, temporelle (un moment entre deux moments), inspiratrice ou sociale. Le géographe Jean-Jacques Goldman ne parlait-il pas des gens « d’un certain milieu, d’un certain style » ? Du coup, s’il n’en parlait-il pas, ben, pourquoi pas moi ?

Avec son affabilité coutumière, Claudio Zaretti nous a gratifié de son tube inédit, cosmique et hospitalier. C’est bien sûr avec son autorisation que nous diffusons ce petit moment de feel-good song – moment résolument géographique.

Après, la soirée de chansons a continué par une géographie humaine. Pour savoir ce qui, alors, s’est tramé, nous ne diffuserons qu’un dernier extrait. Le reste, seuls ceux qui se faufilèrent jusqu’à la Comédie Dalayrac le connaissent. Faites partie des prochains en réservant votre billet pour le prochain épisode – un épisode résolument amûûûûreux (références ci-d’sous !).


Pour soutenir le projet discographique, c’est ici.
Pour réserver en vue du concert du mardi 30 avril, c’est .


Oui, ce mardi, pour le deuxième épisode de la nouvelle tétralogie, j’ai géo.

De fait, l’on va fredonner des chansons géographiques en mêlant (avec un « m », pas un « b ») les cartographies autochtones à celles de Claudio Zaretti. Compter sur votre curiosité voire, soyons flouflous, votre présence, cela serait bigrement joyeux ; et cela se peut réserver illico presto ici même. Hop.

Bertrand Ferrier à la Comédie Dalayrac. Photo : Rozenn Douerin.

Le premier épisode était bien, était chouette. Y avait des gens, du bon esprit, des fredonneries. Juste, le problème de base, c’est qu’il n’y avait point de piano. Donc j’ai demandé l’aide du public. Voilà le résultat.

Démuni, j’ai arrêté de rêver, afin de me consacrer aux rêves des autres.  C’est hyperplus généreux.

Et puis, on va pas s’mentir, ça permettrait de préserver ses propres rêves, nom d’une pipe en bois.

Cette ouverture onirique n’exclut pas un certain pragmatisme. Normal : tant qu’à ne pas être friqué, être froqué est un minimum.

Bref, il était temps que la poésie liquide de Jean Dubois remît un peu d’essence dans le moteur de la soirée.

Quand l’artiste eut fini, le tâcheron dut se remettre au travail. Car, on va pas se mentir,

Était-ce une raison suffisante pour admettre l’énormité de mon cerveau ? Ne sais pas, ne me prononce pas, passe le fromage à mon voisin.

Tant d’incompétence déçoit, inquiète, chagrine – en somme, donne le cœur gros.

Il semblerait bien que ce spectacle, comme la vie souvent, ne fût qu’un ample gribouillage. Genre ça.

Photo : Rozenn Douerin

Ou genre ça.

Il était temps de se pousser sinon du col, du moins de la fleur des chants.

Ne le contestons pas : ce fut une bonne surprise.

En effet, jusqu’ici, l’un dans l’autre, bon an mal an, cahin caha, on s’approchait dangereusement de la journée de merde.

Une telle analyse appelait un diagnostic sans, précisément, appel : on veut à boire. Allez, bonne année et à mardi !


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Pour réserver en vue du concert du mardi 23 avril, c’est .


Début de la saga ce jour.
Je reviens sur scène à Paris, juste à côté de l’Opéra Garnier.
Dans un endroit improbable, central mais bien caché.
Avec l’incroyable Jean Dubois en invité. J’y tenais, il a accepté. Au moins, là, je suis sûr que vous aurez entendu un grand chanteur.
Et, aussi, c’est moi qui choisis la musique de fond pour quand vous entrez (ouverture des portes à 19 h 20). J’y tiens, et il paraît que j’ai le droit, alors bon. Au moins, là, je serai sûr que vous entendrez du bon son.
En fait, non, j’ai pas le droit. Il faut que ce soit uniquement instrumental. Du coup, j’en ai rien à foutre, vous entendrez du bon son après.
Bref, y a plus qu’à. Avec vous serait un sus. À l’ancienne.


Pour réserver, c’est ici.
Pour soutenir le quadruple album qui arrive, c’est .

Modèles : Debussy de la Lorette en Cornouailles et Bertrand Ferrier. Photo : Kuhuru.com.

Le projet « 44 », c’est :

  • 8 ans de bourlingue de scènes en bistros, et réciproquement ;
  • + de 100 concerts avec piano ou guitare à fredonner des chansons maison avec du texte dedans (et de la musique aussi) ;
  • + de 200 chansons fredonnées en solo ou en trio, en « vedette » ou en partageant la scène avec Bernard Joyet, Francesca Solleville, Jean Dubois, Claudio Zaretti, Barthélémy Saurel, Jann Halexander, Michel Bühler ;
  • 1 proposition du label Lalouline pour enregistrer 44 chansons avec du texte dedans (et de la musique).

Le projet « 44 » consiste à :

  • enregistrer 4 albums de 11 chansons en 5 jours dans un studio idoine, devant les micros d’un ingé son spécialisé dans la chanson ;
  • proposer ces albums en streaming par l’intermédiaire du label Lalouline ;
  • réaliser un bel objet-disque avec livret de 24 p., rassemblant, sur deux CD, les 44 chansons ;
  • diffuser ces chansons et en profiter pour en chanter de nouvelles sur scène !

Le projet « 44 » réunira quatre albums en deux disques :

  • chansons à l’ancienne ;
  • chansons géographiques ;
  • chansons amoureuses ; et
  • chansons dans le miroir.

Le projet « 44 », c’est aussi des potins.

  • Les chansons seront enregistrées « dans les conditions du direct » en piano-voix, avec l’apport ponctuel du jazzman virtuose Pierre-Marie Bonafos.
  • Un premier tour de chauffe, en version guitare-voix, rassemble 44 chansons selon le même découpage à la Comédie Dalayrac (Paris 2), du 16 avril au 7 mai 2019 (rens. ici).
  • Le dalmatien qui porte le disque avec ses 44 taches (env.) s’appelle Debussy de la Lorette en Cornouailles.
  • La photo de l’album a été capturée par l’équipe de Kuhuru.com. Les autres photos sont de Bertrand Ferrier, sauf celles qui ne sont pas de lui, ça va de soi.

Soutenir le projet 44 : c’est ici.


Ce vendredi, l’ami Claudio Zaretti, souventes fois évoqué sur ce site,  vient fredonner ses hymnes revigorantes et roboratives à l’Atelier du verbe, un p’tit quasi-théâtre du côté de Gaité. C’est la promesse d’une soirée pétillante, même si je dois prévenir que je me faufilerai pour y faire un fitcheurine – ben oui. Vous y croiser serait assurément la perle fine dans l’huitre AOC de ce tour de chant rythmé et souriant.