Photo : Sandra Aquilanti. Reproduite avec l’aimable autorisation du modèle.

Alors que les gens bien partaient en Bourgogne pour éviter d’être coincés à Paris (leur petit neveu en stage dans un grand ministère leur avait annoncé que confinement strict armée en marche etc.), alors que les gens sérieux restaient chez eux pour ne pas mourir de suite, les gens curieux venaient applaudir la curiosité et l’audace d’Aurélien Fillion. Celle d’un prof d’orgue et concertiste venu de loin pour interpréter un récital centré sur la musique récente. Celle d’un porte-étendard de la musique fraîche incapable de racisme, comme en témoigne son dernier disque paru chez Organroxx, où Bach a l’intelligence de baguenauder entre ses pairs ultérieurs, feat. Laurent Carle.
Illustration en vidéo avec cette émouvante concaténation propulsée dans une atmosphère anxiogène de fin du monde. Ou d’apocalypse. De révélation, c’est ça. Idéal pour le deuxième épisode de notre minisérie permettant à chacun de vivre ou de revivre ce moment prenant, tellement déconnecté des logiques milliardaires des banquiers et riches entrepreneurs de Pharaon Ier de la Pensée complexe qui guident les décisions iniques gouvernant l’Hexagone (notamment). Partager des pépites de cet instant, feat. deux pièces de notre ancien prof éphémère, avec la bénédiction de l’artiste, est une joie que nous sommes pétillants de propulser pour ceux qui, comme nous, ne sont pas encore décédés du virus couronné.