12 février 2026

Au programme aujourd’hui,
- la fin de la saga commencée le 9 janvier 2026,
- celle du second disque des sonates et partitas pour violon seul de Johann Sebastian Bach par Saskia Lethiec, et
- celle de l’écoute de la troisième partita en Mi BWV 1006.
L’on en a ouï, oui, tantôt les trois premiers mouvements, les plus massifs. Restent dans notre gramophone physique ou virtuel quatre coquettes miniatures, à commencer par deux menuets. Avant d’être éteint de façon trop rapide par le preneur de son, le premier menuet balance avec
- grâce,
- solennité et
- capacité de rebond
- (notes graves,
- accords,
- respiration et
- relance après léger ritendo).
Le second associe durées longues sporadiques, façon musette, et agitation digitale.
- Ses deux-en-deux,
- le soin apporté aux phrasés et
- les nuances
lui offrent un cachet souvent croustillant.
La bourrée va son chemin avec
- une grâce bonhomme,
- un allant seyant et
- un art certain de faire groover le texte grâce
- aux accents,
- au legato et
- à la manière de poser les rares intervalles qui ponctuent savamment le discours.
Royaume des doubles croches, la gigue ultime bénéficie elle aussi
- de la qualité de phrasé dont ne se départit jamais Saskia Lethiec (elle aurait bien tort),
- d’une fluidité du geste qui sait éviter à tout coup le risque du débit machinal, et
- d’un plaisir évident de jouer une musique qui, ici, n’est que joie.
Une manière lumineuse de conclure cette ambitieuse intégrale !
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