
En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde via nos dĂ©coupures de presse. Ă€ commencer par une idĂ©e forte : tout va bien. MĂªme si
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MĂªme si

MĂªme si

MĂªme si
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Ce qui compte, c’est que
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sont prĂ©vus. Vous voyez ? Du coup, tout va bien. Ne soyons jamais dĂ©faitistes. MĂªme quand la vie devient compliquĂ©e voire dangereuse, il existe une solution, une manière de s’en sortir. Parfois pas la plus attendue, mais bon, hein, on fait c’qu’on peut avec c’qu’on a.

Alors, oui, les jeunes s’adonnent Ă d’Ă©tranges activitĂ©s…

… mais, au moins, la police bĂ©nĂ©ficie d’une quasi impunitĂ©, c’est beau.

Elle est mĂªme capable d’expliquer qu’une nana en cellule de GAV n’attend qu’une chose : baiser avec ses geĂ´liers. Et ça passe crème !

Ha, oui ! Heureusement, que la police a tous les droits car le bleu est sur tous les fronts, y compris quand il s’agit d’interpeler des suspects armĂ©s d’une arme.

Allons, apaisons les tensions et offrons-nous une pause philosportive assez utile. Enfin, je trouve. Voici le sujet que je vous appelle à méditer.

Et puisqu’on en est aux activitĂ©s physiques, prenons le temps de respirer en rigolant des sportifrançais, des sportifs comme les autres sauf qu’ils savent qu’il vont gagner et qu’ils se prennent des roustes. Par exemple, en judo, y avait une nana qui devait tout dĂ©chirer d’un trait de lumière grĂ¢ce Ă un encadrement bĂ©ton prouvant qu’elle pouvait Ăªtre maman et championne du monde.

Mais patatras…
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Non, tu n’es pas nulle, Clarisse. Tu es juste une sportifrançaise. Après cette pause requinquante, passons Ă la rubrique « L’humain est un animal dĂ©cidĂ©ment tout Ă fait singulier ». Avec, pour commencer, une nouvelle forme de « guerre hybride », ce mythe censĂ© dĂ©signer la manière dont Vladimir Poutine fait la prĂ©-guerre Ă notre pauvre monde innocent, dĂ©mocratique et gentil. Surtout gentil.

Ă€ ceux que la gĂ©opolitique internationale dĂ©passe, effraye ou bute et rebute, offrons un autre Ă©pisode de la mĂªme rubrique.

On peut terminer cette sĂ©quence avec un Ă©pisode toujours sur les humains singuliers mais beaucoup plus conscious, Ă travers un cas prĂ©sentant tous les symptĂ´mes d’une maladie souvent profitable : l’anti-antisĂ©mitisme extrĂ©miste.

L’affaire Ă©tant Klaus, nous pouvons passer Ă notre rubrique « L’humain est un animal dĂ©cidĂ©ment tout Ă fait Ă©voluĂ©, intelligent, dĂ©cent et en perpĂ©tuelle amĂ©lioration » grĂ¢ce Ă la bande au mec avec des cheveux de poussin tombĂ© dans le mauvais bac Ă coloration.Â

Essayons donc de nous concentrer sur l’idĂ©e essentielle que, l’un dans l’autre, tout va bien. J’ai bien sĂ»r des preuves solides de ce que j’avance.

Qui dit mieux ? D’autant que la France jouit notamment d’une langue magnifique, wesh, parlĂ©e par des hommes grands qui risquent de se gratter longtemps pour devenir de grands hommes puisque, bismillah, c’est les tĂ©nèbres, khĂ´.

GrĂ¢ce Ă cette langue, dans ses sommets, mĂªme le journalisme sportif devient une poĂ©sie d’une intensitĂ© rocambolesque.
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Oui, la langue française est magnifique. D’un coup de voyelle magique, elle peut transformer un problème de ruralitĂ© financière et politique en un Ă©loge soudain de l’art financier propre au sexe faible.

Bon, cela dit, inutile d’en disconvenir : tout va bien mais tout n’est pas parfait. Le Figaro a l’art de pointer ces petits dĂ©règlements – des points de dĂ©tail de l’Histoire, sans doute – qui font regretter Ă ce torchon l’ère de la trique et du coup dans la gueule au cours de laquelle l’ordre, la morale et le catholicisme rĂ©gnaient pour le plus grand bonheur des maĂ®tres violents et des esclaves admiratifs.

Pour retrouver le bonheur total vers un nouvel Ă¢ge cosmique et rĂ©miniscent, il y a bien une martingale que le journal suggère.

Vous voyez ? Un problème, une solution : tout – va – bien. Nous avons trop tendance Ă l’oublier. Les gens qui sachent et prennent plaisir Ă nous emmerder, eux, ne l’oublient pas, gloire Ă eux. Ainsi, Ă la veille de la rĂ©volte lycĂ©enne mais pas que, chacun sait dĂ©sormais que Macron & Trogneux Ltd avaient conscience de la nĂ©cessitĂ© de se concentrer sur l’urgence de la situation. Peut-Ăªtre le parallĂ©lisme entre deux affaires d’emprise sur un ado qui a rĂ©ussi ajoutaient-elles Ă la joie de la danseuse ?

Baste, comme la danseuse-chanteuse, soyons joyeux. Après tout, la France est un pays merveilleux – rien que la gastronomie hexagonale est un dĂ©lice plein de surprises !

Nous vivons dans un miracle permanent, vous dis-je (mais vous le savez dĂ©jĂ ). Si les journalistes le dĂ©cident, un fils de peut (pas de faute de frappe) Ă©blouir un public qui ne l’a pas encore vu. Ça, c’est ma France !

Il faut dire que le journalisme français est une merveille. Ainsi, le fayot de service peut s’extasier qu’une monarquette de pacotille porte une marque de merde comme les ploucs…

… en oubliant de signaler le prix de l’accessoire qui lui sert de serre-tĂªte.

C’est la joie, on n’y peut rien, c’est – la – joie ! Et c’est la grandeur du journalisme que de plaider contre les fantasmes sexuels anti-pensionnats version Maxime Le Forestier (c’est pas très gentil, la femme n’est pas un objet) juste avant de consacrer un article Ă un soutien-gorge Ă huit chiffres (c’est très gentil, la femme est un objet qui a un prix).

Bref, ça fait du bien quand tout va bien, ne me dites pas le contraire de l’inverse ! MĂªme la merde qu’est le nuclĂ©aire, on sait s’en dĂ©barrasser pour qu’il reste dangereux mais invisible. Très astucieux…

Au fait, puisque l’on parle de merde, l’on apprit aussi tantĂ´t que, au plus haut niveau des pays voisins, louer le corps d’une femme est une fiertĂ©. Formidable, non ?

Le seul petit problème, en Europe, si je me risque Ă glisser cette remarque avec une infinie humilitĂ©, c’est peut-Ăªtre qu’il faut faire attention Ă la prononciation de certains toponymes. M’enfin, c’est pas la mer Ă boire…
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Quoiqu’il advienne, la France reste la France, un pays dĂ©mocratique oĂ¹, quand une manif se passe bien, on coffre quand mĂªme 1000 zozos. L’appĂ©tit des post-sarkozistes pour les chiffres censĂ©s attraper des Ă©lecteurs serait fascinant s’il n’Ă©tait pas gerbant.

On apprend enfin que, pour les traqueurs de fake news, l’Albanie et la France, c’est du pareil au mĂªme. Mais c’est pas grave, c’est la faute de la rĂ©gie – par consĂ©quent, ça passe, franchement.

Et pourtant, tout va bien, au moins tant qu’on subventionne la picole.

Enfin, tout va bien… Oui, tout va bien. Ce nonobstant, attention aux goĂ»ts musicaux des manifestants, quand mĂªme [cliquer pour agrandir l’image].

Il n’en demeure pas moins que, si j’Ă©tais le patron de Havas, j’embaucherais de suite comme CR le gars Ă l’ardoise effaçable qui a trouvĂ© le meilleur slogan de tout l’univers face aux dĂ©rives autocratiques et libĂ©rales du macronisme : non. Quand je vois ça, je me dis que dĂ©cidĂ©ment, si tout ne va pas bien Ă 100 %, tout n’est peut-Ăªtre pas complètement perdu. Au point oĂ¹ on en est, quelle victoire, mes amis, quelle victoire !

Ă€ suivre.





