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Le blog de Bertrand Ferrier, page 334

SPA Grammont, 12 février 2016

ASTRODans la vraie vie, Astro n’est pas flou. Mais c’est vrai qu’il est flouflou (il n’a pas deux ans), sympa, pomme-pet-deup, hyper affectueux (c’est le chien qui marche le plus au pied que j’aie jamais vu), spĂ©cialiste de la gambade (il ne court pas : il fait des petits bonds, comme Patricia) et du cĂ¢lin. D’après la notice, il fait des conneries. Ça tombe bien, on les a faites ensemble, mais ce qui s’est passĂ© Ă  Genevilliers reste Ă  Genevilliers, comme on dit. On le dit pas ? Oups.
DALINKADalinka est un american staff et presque une antiquitĂ© puisqu’elle a huit ans. C’est quasi un cochon truffier, sauf qu’elle ne cherche pas les truffes. En bon terrier, elle inspecte l’environnement, elle accepte les cĂ¢lins, elle fait groĂ¯nk-groĂ¯nk, et on se demande bien : quoi d’autre ? (La muselière OBLIGATOIRE Ă©tait toute proche, bien sĂ»r, je l’ai juste effacĂ©e pour la photo, vous pensez.)
OURALOural est manière de berger belge. La bĂ©nĂ©vole qui m’a demandĂ© de m’en charger m’a dit, en substance :  « Il est gentil, mais je ne sais pas le contrĂ´ler. » En vĂ©ritĂ©, ce mec est carrĂ©ment un ouf dingo qui aime les cĂ¢lins et faire le con (genre, encore plus que moi).  C’est un chouette bonhomme, comme dirait Audrey Raveglia.
ROCKYAprès, une bĂ©nĂ©vole m’a proposĂ© de m’occuper de Rocky, puisque j’avais expliquĂ© que ça m’intĂ©resserait que l’on me formĂ¢t Ă  la gestion des chiens difficiles. Le petit bonhomme ayant mordu un congĂ©nère pour passer ses nerfs après une sĂ©ance vĂ©to très douloureuse, il n’est peut-Ăªtre pas Ă  l’adoption pour le moment. Malheureusement, il n’est pas du tout difficile. C’est un nounours qui aime marcher, courir et Ăªtre grattouillĂ©. Dans une ancienne notice, on apprend qu’il Ă©tait « trop gentil pour faire de la sĂ©curité ». Parmi les compliments qui complimentent, celui-ci ne me paraĂ®t pas le moindre. Avisss aux amateurs, et merde aux pros !

Ma vie interdite

Aulnay, ma sortie prĂ©fĂ©rĂ©e– Bien sĂ»r que le RER passe par Aulnay ! Mais, si vous comptez en descendre pour prendre une sortie interdite, il repart aussitĂ´t.
– Et je peux pas descendre ?
– Y en a qui ont essayĂ©. Ils ont eu des problèmes. Maintenant, c’est vous qui voyez. Cela dit, il est très rapide. En plus, il fait mi-couple et du mĂªme sexe.

En mode quasi invisible, épisode 6 « La blottissure »

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On est pas tous égalses

20160205_142533[1]Clavier cyclothymique ou « à tempérament inégal », sans doute.

KLV

Debussy KLVMonsieur Chien a inventĂ© le concept KLV (kiffe la vibe) : l’art de s’arrĂªter, si possible en plein vent, sans rien attendre de particulier que kiffer la vibe. Donc tact.

Inauguration des orgues, Philharmonie de Paris, 6 février 2016

Philharmonie de Paris, 6 fĂ©vrier 2016Y en aura pour tout l’monde : c’est la promesse de l’inauguration de « l’orgue symphonique » Rieger de la Philharmonie de Paris, ce samedi 6 fĂ©vrier 2016 après-midi, que l’on peut entendre en entier, attente et entracte inclus, en cliquant ici.
La première partie s’articule autour de deux interprètes. D’abord, Bernard Foccroulle ouvre le bal. Sous ses doigts s’esquissent des pièces dans lesquelles l’interprète privilĂ©gie la clartĂ© sur le brio. La Toccata en fa BuxWV156 sonne, mais avec un petit air strict et propre sur lui qui lui Ă´te en show-off ce qu’elle gagne en dignitĂ©. Le Memory de Pascal Dusapin, au sous-titre explicitant le type de zikmu dont c’est qu’est-ce qu’il s’agit (« hommage cryptĂ© et monomodal Ă  Ray Manzarek », bref), pĂ¢tit d’une partition Ă  l’inventivitĂ© limitĂ©e, mais permet d’apprĂ©cier diffĂ©rents types de jeux – c’est sans doute le but de son exĂ©cution. Les belles Fantaisie et fugue en sol mineur BWV542 de Johann Sebastian Bach sonnent assez propres sans jamais se dĂ©partir d’un sĂ©rieux un brin empesĂ© aux ouĂ¯es de celui qui chercherait de la folie dans cette interprĂ©tation sĂ©rieuse que l’on eĂ»t rĂªvĂ©e, on l’aura compris, çà et lĂ  enflammĂ©e.

Le stand qui fout la rage. Toi, tu payes ta place et y a toujours des dizaines de gens invités gratos. Fout les boules.
Le stand qui met la rage. Toi, tu payes ta place et y a toujours des dizaines de gens invités gratos. Fout les boules. (Sauf quand tu fais la queue à ce stand, bien sûr.)

L’orgue dĂ©voile de nouvelles facettes sous les doigts de Philippe Lefebvre qui propose une Pièce hĂ©roĂ¯que de CĂ©sar Franck subtile et Ă©nergique (ce qu’elle est si rarement, son nom ne dĂ©crivant qu’assez mal son contenu). L’Ă©nergie naĂ®t de l’utilisation optimale des jalousies expressives et de l’association entre volontĂ© d’en dĂ©coudre et subtilitĂ© des nuances. Suit le BolĂ©ro de Pierre Cochereau, accompagnĂ© par deux caisses claires. Cette pièce d’un petit quart d’heure fonctionne sur le principe du crescendo – decrescendo et permet de mettre en valeur des jeux moins grandiloquents que les tutti, ou moins nobles que les fonds stricto sensu. On retrouve cette exigence de l’exploration du nouvel instrument dans l’improvisation qui suit. De grands Ă -plats planants y sont parcourus de frissons, oĂ¹ registres aigus et nasillements d’anches font office d’Ă©vĂ©nements, tandis que les basses grondent le rythme. Sur un ingrĂ©dient mĂ©lodique dĂ©charnĂ©, la riche texture suscitĂ©e par la rentabilisation des quelque six mille tuyaux, sans recherche de sĂ©duction immĂ©diate, vaut Ă  l’un des trois organistes de Notre-Dame une ovation mĂ©ritĂ©e.
Orgue PhilharmonieDemi-heure plus tard, la vedette attendue apparaĂ®t. Olivier Latry a prĂ©parĂ© – par cÅ“ur – une sĂ©rie de quatre transcriptions plus une Å“uvre contemporaine. En choisissant des tubes (la Danse du sabre d’Aram Khatchturian, la Danse du feu de Manuel de Falla, la Danse macabre de Camille Saint-SaĂ«ns), le co-titulaire de Notre-Dame aurait pu se contenter de sĂ©duire l’oreille Ă  l’aide de mĂ©lodies connues et de grandes masses sonores maniĂ©es avec dextĂ©ritĂ©. La pièce de Franz Liszt adaptĂ©e par Max Reger (Saint François de Paule marchant sur les flots) prĂ©cise le propos : il s’agit bien de musique, non seulement d’esbroufe spectaculaire. L’anecdotique pièce de James Mobberley pour orgue et bruitage (pardon, « bande magnĂ©tique »), soucieuse d’intĂ©grer la musique contemporaine (fĂ»t-elle sans intĂ©rĂªt, hormis le concours de synchronisation interprète – play-back) dans un programme consensuel n’y peut mais : avec un jeu prĂ©cis, une pĂ©dale virtuose qui n’empĂªche aucune finesse de boĂ®te expressive, l’interprète se place Ă  l’Ă©vidence un cran au moins en surplomb de ses collègues. C’est Ă  la fois intelligent dans la composition du programme, impressionnant techniquement, fort musicalement, intelligent et accessible. On aimerait s’agacer contre l’Organiste omniprĂ©sent, l’Inaugurateur par excellence, la RĂ©fĂ©rence institutionnalisĂ©e : impossible. Quel beau travail, quel art et quelle science de l’orgue !

Les jalousies rétroéclairées de l'orgue de la Philharmonie, juste avant le début de l'inauguration.
Les jalousies rĂ©troĂ©clairĂ©es de l’orgue de la Philharmonie, juste avant le dĂ©but de l’inauguration.

On craint donc la chute avec le dernier organiste du jour, Wayne Marshall, Ă©galement excellent pianiste et charismatique chef d’orchestre. L’homme la joue Ă  l’amĂ©ricaine. Il entame l’assaut avec trois mouvements de la Sixième symphonie de Charles-Marie Widor. Son premier mouvement est Ă©bouriffant. Peut-Ăªtre pas toujours très acadĂ©mique, mais l’Ă©nergie folle, l’envie de secouer ce tube des organistes symphoniques, la rage de dĂ©poussiĂ©rer ce morceau de bravoure sĂ©duisent et soufflent le spectateur, d’autant que l’interprète n’oublie pas de jouer des contrastes de plans sonores, donc de donner vie Ă  la musique. Les deux mouvements suivants traduisent peut-Ăªtre la limite de l’orgue voire du jeu de l’interprète : fonctionnel, l’instrument permet de tout jouer, mais il lui manque une personnalitĂ©, une rĂ©sonance, un mystère capables de sĂ©duire dans les mouvements lents, ce que trahit l’usage de pleins jeux dĂ©samorçant la verve du Finale (cinquième mouvement « normalement »), pas forcĂ©ment heureux d’Ăªtre collĂ© Ă  l’Adagio (deuxième mouvement). Le tout se termine sur un air canaille oĂ¹ l’AmĂ©ricain improvise sur Offenbach pour rĂ©jouir le gai Paris. Peut-Ăªtre n’est-ce pas l’improvisation la plus inspirĂ©e et crĂ©ative que l’on ait jamais entendue ; mais le boulot est honnĂªte, exĂ©cutĂ© par un organiste virtuose qui a pris la mesure de l’orgue et ouvre la voie de la sorte Ă  un salut triomphal pour les quatre interprètes du jour.

En mode quasi invisible, épisode 5 « Lazy sandwich »

Chien sandwich

C’Ă©tait la table des maths, hier

Table festivalPrĂ©paration du Festival de la rĂ©surrection de l’orgue de Saint-AndrĂ© de l’Europe (septembre 2016 – juin 2017), oui. Mais, d’abord, passons Ă  table.

En mode quasi invisible, épisode 4 « Cherche Charlie »

20151204_122222Le grillage n’enferme que le regard. (Parfois.)

RĂªve parti

REVEZĂ©ro virgule zĂ©ro un rien me fait rĂªver, Jeff Besace.