Suite à la suppression du TGV réservé, le concert est reporté au dimanche 20 septembre.
Grâce à Michel Mazet et Isabelle Lange, titulaires, joie de revenir ce soir à la collégiale de Pézenas – après un récital en solo jadis – pour un nouvel épisode de la série « Et si l’on danse ? », fomentée avec le sieur Pierre-Marie Bonafos, ici présenté comme Pierre-Marie Bonefos sans doute pour éviter que le public ne se précipite en trop grand nombre pour l’écouter.
Pourtant, ce sera bien M. Bonafos et son bonnet, non un clone de chez Wish, avec qui je propulserai des danses de Schubert, Jobim, Susato, Faillenot, Corrette, Langlais et plus car affinités. Une heure de chorégraphie pour les oreilles, joyeuse-mais-pas-que, dans un bâtiment étonnant doté d’un orgue superlatif. Avec vous serait un plus positif.
Florilège de l’affiche du concert pour la fête de la musique 2026
En pied-de-nez
à l’ex-future premier ministre ratée qui feint de croire, l’hypocrite malsaine, que les rues sont envahies de magasins de musique pour empêcher Master Poulet et la culture halal de s’étendre ;
à ceux qui croient qu’ils peuvent nous écraser sous leurs mesures étouffantes et destructrices ;
à tout ce qui risque de nous inciter à la dépression carabinée parce que ce serait la seule attitude responsable,
contre tous ces maudits, dansons.
Dansons avec la crème de la musique européenne et mondiale. Avec des Italiens, des Austro-allemands, des Brésiliens, même des Français, soyons foufous.
Ce dimanche 21 juin, au frais, dans la belle église de Saint-André de l’Europe (Paris 8), let’s rejoyce. Entrée libre, sortie aussi. Concert bien quand même, d’autant que des sébiles seront disponibles au cas où. Elles n’auront rien contre les billets de 200 € s’ils se présentent, ni contre ce qui pourrait soutenir les affiches, les programmes-éventails voire les musiciens.
Programme disponible sur Fête de la musique 2026 – Programme.
Ils y croient. Ils croient que ça vaut le coup. Le coup de chanter l’autre qui, lui-même a chanté lui-même et l’autre sans, toujours, les distinguer dans le miroir qu’est la chanson. Bref.
Jann Halexander et Pascal Bertonneau s’aventurent de l’autre côté du périph’ pour prolonger la grande chanson en exaltant certains aspects du catalogue de Catherine Ribeiro pour l’un, de François Béranger pour l’autre. Bertonneau opte pour un premier degré assumé, sans forfanterie ni facétie : la chanson de Béranger, rien qu’elle. Halexander fait un pas de biais en enlaçant quelques-unes de ses œuvres à celles de madame Ribeiro en personne.
L’un choisit d’être à nu ou presque : seuls le titilleront les dix doigts de son pianiste. L’autre dégaine un trio qui le connaît bien, et réciproquement :
Sébastyén Defiolle sera à la gratte électrisante,
Claudio Zaretti sera à la sèche groovy,
je ploum-ploumerai.
Et ça se passera dans un « tiers-lieu » (haha, classe ou bien ?) de Massy (91) ce 5 juin à 19 h 30.
Rendez-vous Station l’Atlante au 16, bis rue Ampère de Massy. On peut réserver avantageusement ici.
une hystérique extrême-gauchiste à la voix vociférante.
C’est si pratique de mettre en boîte une nana qui veut ouvrir les cages, l’insolente ! Pratique, mais inoffensif car Catherine Ribeiro n’a jamais été l’ombre de la caricature machiste et droitière que certains connauds ont dressée d’elle, pas plus qu’elle n’est devenue, aujourd’hui, un lointain souvenir de la chanson des années 1970 dont les snobs aimeraient goûter la poussière vintage. Catherine Ribeiro est actuelle et était multiple :
femme engagée contre les injustices, oui,
poète aimant rugir et bondir, heureusement, mais aussi
être sensible sachant être
amoureuse
lucide,
exaltée ou
blessée,
bricoleuse de formes musicales libres, et
inventrice de possibles capables de porter ses auditeurs.
C’est cette Catherine kaléidoscopique qui a touché Jann Halexander, lequel a eu la chance de croiser la chanteuse à la fin de sa vie, de vive voix et de vive main ; et c’est en hommage à cette capacité de la dame rouge à sortir des gonds où certains eussent souhaité la cantonner qu’il proposera une nouvelle version de son tour de chant autour du répertoire ribeirique en y mêlant ses propres chansons en écho… et en ouvrant la porte pour trois fredonneries à Pascal Bertonneau, interprète de François Béranger.
Aux guitares sèche et électrique, Sébastyén « Le fêlé » Defiolle et Claudio « Il professore » Zaretti. Au clavier, votre serviteur.
Rendez-vous ce mercredi 3 juin, à 19 h, dans la salle de spectacle et de débats de l’antre anar qu’est la librairie Publico (145, rue Amelot | Paris 11).
Entrée libre, forcément libre, sortie aussi même si l’on peut glisser des billets de 200 € dans la sébile en sortant.
Jean Dubois d’après Marcelle Martin, le 18 mars 2026 au théâtre du Gouvernail (Paris 19), à l’occasion du double concert « D’une pierre deux coups ».
Je suis fort persuadé que la chanson avec de la musique et du texte dedans doit parler des choses qu’elles sont extrêmement très sérieuses. Par exemple, sur une planète en surchauffe, évoquer l’exigence de l’hydratation est un devoir citoyen. Jean Dubois a accepté de se joindre à moi pour rappeler cette urgence structurelle qui ne souffre aucun compromis politicien. Il est temps de le rappeler : peu ou prou importe le reste, on veut à boire !
Le 19 mai 2025 au théâtre du Gouvernail (Paris 19), pendant le tour de chant « Tout est un possible ». Photo : Rozenn Douerin.
Il est une catégorie très importante et pourtant souvent ignorée de la chanson que l’on pourrait intituler les « fredonneries ferroviaires ». J’ai moi-même abondé ce catalogue avec nombre de titres, chantant ici l’arrivée du RER B à Venise, çà les enjeux syndicaux du trajet Nanterre-Paris, là le changement d’univers qui s’opère entre Domont et Gare du Nord. En conclusion avant bis du premier concert inclus dans le projet D’une pierre deux coups, j’entonnais un hymne aux gares du Nord, à ras de silence, et ça donnait ça.
Au théâtre du Gouvernail (Paris 19), le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Rozenn Douerin.
Le capitalisme, c’est « l’expropriation de la masse du peuple par quelques usurpateurs » ; la révolution, c’est « l’expropriation de quelques usurpateurs par la masse du peuple », cinglait Karl Marx à la fin du premier livre du Capital. Force est toutefois de constater que, dans la masse du peuple, certains, à l’instar de tel comique chouchou marocain ou de tel blanc-bec arriviste élu député européen, envisagent de s’exproprier eux-mêmes de leur condition en s’acoquinant avec quelque usurpatrice de l’autoproclamée haute société. Spoiler : c’est rare que ça finisse bien. Faut éviter trop de regrets au pas autoproclamé petit peuple… d’autant que c’est, à quelques chèvres près, le sujet d’cette chanson.
Au théâtre du Gouvernail (Paris 19), le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Marcelle Martin.
Anne Sylvestre cinglait :
Y en a qui voudraient que je chante
Des grands sujets, des grands machins
Mais, pour la chanson méritante,
J’ai pas le souffle et pas l’entrain.
Même de son vivant, je n’avais de cesse de prévenir : « Anne, tiens-toé ben, j’arrive ! » Car, quand je fredonne, les grands sujets, les grands machins, ça m’fait pas peur. La preuve. Enfin, je crois.
Au théâtre du Gouvernail (Paris 19), le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Marcelle Martin..
Un jour, je fus las de voir l’usage mortifère que les autoproclamés représentants des capitalistes faisaient des normes. Aussi me dis-je, en ma grande sapience, euphémisme : « Comment expliquer à l’humanité exhaustive que toute norme ou presque est l’anticipation d’une arnaque ? » Je pensai qu’une chanson ferait l’affaire. La voici.