Un vendredi loin

L’autre jour, j’estois convié sur les terres de l’Aga Khan.


Comme il faisoit un petit vent sec et frisquet, je décidoi de seuhuivre mon hôteuhesse afin d’en boire un autre, de sec et frisquet, tout en sirotant le paysage.


Mais n’estois-je point venu pour goûter aux charmes des tagada-tagada ? Il estoit temps de déraper du bar des propriétaires pour gagner le cœur battant de l’affaire.


N’avois-je point débaroulé en ces contrées précises et sauvages pour courager quelques monteuhure et cavalier ?

Pierre-Louis Guerin, entraîneur-propriétaire ; Stéphane Pasquier, jockey ; et M. Ayguemorte, vedette.

Par ma foi, certes oui-da, l’était grand de temps d’assister à la présentation du trio compétitionnel, ainsi qu’à la course de 1900 m, dite « de la route du Milieu ». Ayguemorte y affrontait seize semblables à l’aide de sa technique madrilène préférée, la remontada.

Après une gouleyante quatrième place, le propriétaire se vit barboter une toque, et la vedette se fit doulcement bichonner avant de regagner pénates près de ses frangins, Vebron et Valdeblore, très sympa.


Le temps de saluer deux chiens et un semi-cheval, le sieur Caramel, et il était temps de revenir s’abreuver comme quatre-vingt beaux chevaux. Quasi une vraie vie, en somme, où, topoi obligent, les vieux dissertent fiscalité, les jeunes bisous, les Marseillais stratégie, sans qu’il soit jamais pratique de faire des papillotes de saumon, même dans une grande cuisine. Étrange, oui, étrange condition des êtres vivants !

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