Blog
Denis Levaillant, « Préludes non mesurés de Louis Couperin » (DLM)
La musique des autres 29 octobre 2026
Redouanne Harjane, « Je me souviens du futur », ThĂ©Ă¢tre de la GaitĂ© Rive gauche, 20 octobre 2026 – 2/2
Spectacles (thĂ©Ă¢tre, danse...) 27 octobre 2026
Redouanne Harjane, « Je me souviens du futur », ThĂ©Ă¢tre de la GaitĂ© Rive gauche, 20 octobre 2026 – 1/2
Spectacles (thĂ©Ă¢tre, danse...) 23 octobre 2026
« Le Crépuscule des dieux », Opéra Bastille (Paris 12), 8 octobre 2026 – 5/5
La musique des autres 22 octobre 2026
AndreĂ¯ Zviaguintsev, « Minotaure », Le CinĂ©ma des cinĂ©astes, 16 octobre 2026
Cinéma 20 octobre 2026
« Le Crépuscule des dieux », Opéra Bastille (Paris 12), 8 octobre 2026 – 4/5
La musique des autres 19 octobre 2026
Thomas Fersen, « Comme on quitte son imperméable », La Scala (Paris 10), 14 octobre 2026 – 2/2
Chanson, La musique des autres 18 octobre 2026
Thomas Fersen, « Comme on quitte son impermĂ©able », La Scala (Paris 10), 14 octobre 2026 – 1/2
Chanson, La musique des autres 17 octobre 2026
« Le Crépuscule des dieux », Opéra Bastille (Paris 12), 8 octobre 2026 – 3/5
La musique des autres 16 octobre 2026
Gustave Fayet, « Collectionneur-crĂ©ateur », Fondation Louis Vuitton (Paris 16), 9 octobre 2026 – 1
Musée et expositions 15 octobre 2026
Gabriel Morantin, « Tant que nous n’aurons de visages », Galerie Michael Lonsdale (Paris 7), 12 octobre 2026
Musée et expositions 14 octobre 2026
« Le Crépuscule des dieux », Opéra Bastille (Paris 12), 8 octobre 2026 – 2/5
La musique des autres 13 octobre 2026
Ester Pineda, « Évocations ibĂ©riques » (Gallo) – L’intĂ©grale
La musique des autres 11 octobre 2026
« Le CrĂ©puscule des dieux », OpĂ©ra Bastille (Paris 12), 8 octobre 2026 – 1/5
La musique des autres 10 octobre 2026
« Hamlet », Opéra Bastille (Paris 12), 18 septembre 2026 – 3/3
La musique des autres 30 septembre 2026
« Hamlet », Opéra Bastille (Paris 12), 18 septembre 2026 – 2/3
La musique des autres 28 septembre 2026
« Hamlet », OpĂ©ra Bastille (Paris 12), 18 septembre 2026 – 1/3
La musique des autres 26 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – L’intĂ©grale
La musique des autres, Les grands entretiens 25 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 16/16
La musique des autres, Les grands entretiens 23 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 15/16
La musique des autres, Les grands entretiens 21 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 13/16
La musique des autres, Les grands entretiens 17 septembre 2026
Pascal Guerout et al., « La Société de longue paume de Paris »
Les livres des autres 16 septembre 2026
« Le CrĂ©puscule des dieux », thĂ©Ă¢tre des Champs-ÉlysĂ©es (Paris 8), 13 septembre 2026
La musique des autres 15 septembre 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil), l’intĂ©grale
Les livres des autres 14 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 12/16
La musique des autres, Les grands entretiens 11 septembre 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 11/11
Les livres des autres 10 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 11/16
La musique des autres, Les grands entretiens 8 septembre 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 10/11
Les livres des autres 7 septembre 2026
Anne Queffélec et Gaspard Dehaene jouent à l’Orangerie d’Auteuil, 4 septembre 2026 – 2/2
La musique des autres 6 septembre 2026
Anne QueffĂ©lec et Gaspard Dehaene jouent Ă l’Orangerie d’Auteuil, 4 septembre 2026 – 1/2
La musique des autres 5 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 10/16
La musique des autres, Les grands entretiens 4 septembre 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 9/11
Les livres des autres 3 septembre 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 9/16
La musique des autres, Les grands entretiens 1 septembre 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 8/11
Les livres des autres 31 août 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 8/16
La musique des autres, Les grands entretiens 28 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 7/11
Les livres des autres 27 août 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 7/16
La musique des autres, Les grands entretiens 25 août 2026
Dire et Ă©crire : c’est tout ce qu’il nous reste
Les livres de moi, Les livres des autres 24 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 6/11
Les livres des autres 23 août 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 6/16
La musique des autres, Les grands entretiens 22 août 2026
Monique Jeudy-Ballini, « Peintres de l’ombre » (MimĂ©sis) – L’intĂ©grale
Les livres des autres 21 août 2026
Pierre RĂ©ach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – L’intĂ©grale
La musique des autres 20 août 2026
Nicolas Horvath – Le grand entretien parisien – 5/16
La musique des autres, Les grands entretiens 19 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 12/12
La musique des autres 18 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 5/11
Les livres des autres 17 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 11/12
La musique des autres 16 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 10/12
La musique des autres 14 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 4/11
Les livres des autres 13 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 9/12
La musique des autres 12 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 8/12
La musique des autres 10 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 3/11
Les livres des autres 9 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 7/12
La musique des autres 8 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 2/11
Les livres des autres 7 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 6/12
La musique des autres 6 août 2026
David Dupuis, « L’Épreuve de l’invisible » (Le Seuil) – 1/11
Les livres des autres 5 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 5/12
La musique des autres 4 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 4/12
La musique des autres 2 août 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 3/12
La musique des autres 31 juillet 2026
Pierre Réach joue huit ultimes sonates de Beethoven (Anima) – 2/12
La musique des autres 29 juillet 2026Le blog de Bertrand Ferrier, page 222
Coup de pouce bien accompagné

Émule de la starteupe nĂ©chonne, je me suis mis en mode fusion pour ce post. Après la session « coup de pouce » et le moment « bien accompagné », voici le mix : le coup de pouce bien accompagnĂ©. En d’autres termes, il s’agit de l’après-midi registration-tourne du dimanche pour un ami au carrĂ© (un ami d’ami, donc), qui s’aventurait sur les terres de Vera Nikitine en compagnie d’un jeune apprenti coachĂ©, comme la puissance invitante, par Jean-Luc Thellin.
Cerise sur le clafoutis, deux percussionnistes Ă©taient de la partie pour interprĂ©ter le BolĂ©ro de Pierre et Jean-Marc Cochereau. Enfin, deux et demi. RĂ©capitulons afin d’Ăªtre stipulatoire. Ă€ la base, nous avons donc deux organistes en formation.

Aux deux organistes s’ajoutent deux percussionnistes professionnels, ici prĂ©sentĂ©s sur une photo d’organiste. On appelle « photo d’organiste » une photo de groupe oĂ¹ les organistes sont presque nets, les percussionnistes, non. Peut-Ăªtre aussi parce que lesdits percussionnistes sont soupçonnĂ©s d’Ăªtre allĂ©s boire une bière avant le concert sans inviter le photographe – ça peut jouer.

Ce nonobstant, notre exigence de transparence nous oblige Ă stipuler que ce concert concatĂ©nant Buxtehude, Bach, Mozart, LefĂ©bure-WĂ©ly, Franck, Messiaen et Cochereau n’aurait sans doute pas Ă©tĂ© le mĂªme si un artiste polymorphe n’avait pas pris la peine d’apporter ses lumières musicales. Sleepy, dit Grand Gourou, avait une nouvelle fois dĂ©cidĂ© de tester (« quasiment au sens anglais de goĂ»tation buccale ») les deux contributeurs instrumentaux du jour, Ă commencer par l’orgue.

Après s’Ăªtre senti très Ă l’aise, au point de faire l’article du Beuchet-Debierre Ă la façon d’un guide très sĂ»r de lui, il a condescendu Ă s’essayer Ă la percussion. Il a fort apprĂ©ciĂ© cette expĂ©rience, puis a regagnĂ© sa place de spectateur privilĂ©giĂ© afin d’assister, en connaisseur, Ă ce qu’il considĂ©rait dès lors comme « son concert ». Jugeant « gouleyant » le sens du rythme de l’un, « scrupuleux » le souci de restitution de l’autre, il a surtout goĂ»tĂ© les interventions de ses amies les percussions. Au point d’envisager de ne plus s’appeler seulement Grand Gourou mais, peut-Ăªtre, aussi, en guise de sous-titre, King of the Groove. VoilĂ oĂ¹ l’on en est, hic et nunc. La suite, inch’Allalalalah, aux prochains Ă©pisodes.

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Bien accompagné

Ă€ l’occasion des trois cĂ©rĂ©monies Ă jouer ce jour, j’Ă©tais escortĂ© par un « amateur de curiositĂ©s ». Sa conclusion : « Pour jouer de la musique comme pour boire quelques coups, l’important est d’Ăªtre fort bien assis. Le reste relève de la paraffine. » Dont acte.

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44 – Jour J+4

Aujourd’hui, comme depuis cinq jours, jour spĂ©cial. RĂ©unis exactement sous le soleil de Drancy, quatre choristes, un trompettiss-baryton-chanteur, un rĂ©alisateur artistique (voire plus) ont acceptĂ© de se plier au jeu de l’album-de-quarante-quatre-chansons-enregistrĂ©-en-cinq-jours. Faut dire pourtant, ils sont pas toujours accueillis avec le smile. Genre s’ils sont retardĂ©s, le convocateur grogne et pourtant prend quelques minutes pour discuter avec un pitt qui passe (en prĂ©textant que, sifo, après, on n’a qu’Ă courir). Mais peut-Ăªtre ils comprennent, et sans doute ils sont gentils. Du coup, on abuse. Tiens, typique, un exemple.

Le trompettiste qui ressemble Ă Siegfried ou Ă l’organiste-compositeur Serge Ollive, lĂ … Oui, Fabrice Dupray, c’est ça. Bon, on lui dit : « Faudrait jouer ça comme ci », il joue comme ci. Puis tu lui dis : « Non, finalement, t’es mignon, mais faudrait plutĂ´t jouer comme ça. » Le mec joue comme ça. Puis tu dis – bref, le mec pourrait Ă´ter ses lunettes et te dire : « Écoute-moi bien, jeune gougnafier Ă la trogne absurde, tu commences Ă susciter en moi l’espoir d’un pneumatique en dĂ©but d’Ă©tĂ© – voilĂ , tu me gonfles », mais point. Il te regarde bien droit dans ta partie oculaire, et il rigole. D’ailleurs, je sais pas si ça vaut mieux, mais bon. Alors que tu lui demandais juste de jouer moins bien pour Ăªtre dans l’esprit de la chanson. Du coup, il a proposĂ© une pose, histoire de faire une pause.

En fait, cette posture de drille joyeux n’a qu’un objectif : tenter de centre l’attention sur lui, afin de faire oublier la prĂ©sence de l’Ă©crivain Anthoine Delahaye, fan de Patrick s’il en est, celle de la violoniss-artiss lyrique Rozenn, celle de son ours-singe Sleepy, et celle du contrebassiss-chanteur Claudio Zaretti, dont nous dĂ®mes parfois quelques bonnes choses et en Ă©crivĂ®mes certaines, certaines. Les cuivres, c’est ça : super pour jouer donc aller boire un coup avec, mais, cĂ´tĂ© professionnel, y en a que pour ma gueule. SĂ©rieux, parfois, t’as envie de les secouer dans une grande boĂ®te… puis tu te souviens qu’ils viennent gratos, avec les autres zozos, pour essayer de pimper tes billevesĂ©es. Alors, tu leur dis merci, comme aux autres, et tu remballes tes affaires. Soyons stipulatoire : comme dans un prĂ©lude et fugue, le plus difficile, c’est clairement pas la première partie du dĂ©fi.

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44 – Jour J+3

– Alors, aujourd’hui, Bertrand Ferrier, c’Ă©tait vraiment une journĂ©e spĂ©ciale dans votre enregistrement du gros disque de 44 chansons « dans les conditions du direct »…
– Oui, comme les autres.
– Comme les autres conditions ?
– Non, comme les autres journĂ©es.
– Impressive, guy. On voit ci-dessus l’entrĂ©e du studio par laquelle, ce jour, vous n’Ăªtes pas seul – avec le rĂ©alisateur artistique de l’album – Ă Ăªtre passĂ©…
– Absolument. Comme que nous disons en termes techniques de musicoss, nous avions de la visite.

– Featuring un caĂ¯d des souffleurs.
– StĂ©za. Pierre-Marie Bonafos, le mec en question, est un saxo de rĂ©fĂ©rence dans le monde du jase. Tu lui montres des paroles, il trouve la tonalitĂ© et il la transcrit en saxophone soprano italien.
– Pardon ?
– Laisse bĂ©ton, et retiens que ce mec a le feeling et le grouve. La preuve, quand tu lui dis : « Tu peux la refaire George Michael ? », non seulement il te la refait George Michael mais il est devenu George Michael, le bastardo.
– Et vous le connaissiez, avant, ce fossoniss ?
– Un tipeu.
– Un mec ?
– Pardon ?
– Un type ?
– Non, faut s’ouvrir les esgourdes un petit peu. Mais je veux pas m’Ă©nerver. Je prĂ©fère juste dire que c’est PMB qui me connaissait. Il joue hypermieux du Bertrand Ferrier que Bertrand Ferrier – si c’est pas un signe de talent, mon canard…
– C’est pas très clair, mais j’imagine que c’est un code de musicien. Heureusement, PMB n’Ă©tait pas le seul Ă franchir le seuil, humour…
– Fort drĂ´le, en effet. Et, de fait, une soprano qui chante la Traviata Ă©tait au rendez-vous.
– Et ?
– Ben, dĂ©jĂ , c’est important de noter que des gens qui chantent la Traviata parfois ils mangent des sangs-de-gouiche.
– Ha, vous dites « sangs-de-gouiche » ?
– En revanche, la nana, par le fait mĂªme qu’elle chante la Traviata, mĂªme pas elle voulait Ăªtre photographiĂ©e.
– Mais vous l’avez quand mĂªme photographiĂ©e.
– Si peu, si peu…

– En effet. Un mot de conclusion ?
– Trois : l’aventure continue.
44 – Jour J+2

– Bertrand Ferrier, bon ben, bonjour, j’crois qu’y a pas d’autre mot. Aujourd’hui, journĂ©e spĂ©ciale dans l’enregistrement de l’album 44 ?
– Comme les quatre autres journĂ©es, oui.
– Super, j’adore ton humour. C’est vrai que, demain, y a des loulous qui dĂ©barquent ?
– Oui, on fait une première demi-journĂ©e avec des musiciens additionnels.
– Donc les partitions sont Ă©crites, les…
– Tu sais, pour moi, l’important, c’est la granularitĂ© du son et la spontanĂ©itĂ© du musicos.
– Mais les partitions sont quand mĂªme Ă©crites, les…
– J’ai envie de te rĂ©pondre : peu importe. Ce qui compte, c’est que les artistes soient vraiment prĂ©sents Ă eux-mĂªmes. Le reste vient de surcroĂ®t.
– SĂ©rieusement, tu ne crois pas que ce serait mieux si…
– J’aimerais qu’entreprendre un recording, ce fĂ»t s’extirper de la zone de confort qui nous ensuque, et se dĂ©prendre du carcan qui nous limite. Laissons le feeling et les vibes exprimer notre transport.
– OK, man, une dernière chose Ă ajouter ?
– Quand j’Ă©voquais le transport, je ne pensais pas Ă la brouette.

– Bon, sinon, au niveau canin…
– J’ai retrouvĂ© les deux monstres de Drancy. Hier, c’Ă©tait mon cĂ´tĂ© miniDiam’s, j’ai prĂ©sentĂ© une p’tite boulette. Aujourd’hui, je vous prĂ©sente un autre pit.
– Il a l’air triste.
– Il est triste. Il est super gentil, mais supertriste. C’est ça qui est triste. J’espère que les artistes de demain sauront lui redonner le smile.
– Ceux qui viennent au studio ?
– Et les autres. Ceux qui continueront de musiquer pour que de belles vibrations envoient chier la tristesse des demains Ă venir.
– Je pense qu’on va arrĂªter lĂ l’entretien. Zarma, jamais y a une personne elle accepte de publier ça !
44 – Jour J+1

Ceci, c’Ă©tait juste avant de tirer les rideaux pour que la musique sonnĂ¢t sinon bien, du moins mieux. Puis, la journĂ©e passĂ©e, il fallut rouvrir la cage et battre des ailes jusqu’Ă ce que la vedette du quartier sollicitĂ¢t Ă son tour quelque interaction au passage.

Alors, interagir. Et pour le troisième jour d’enregistrement de l’album aux quarante-quatre chansons, prĂ©parer – plus qu’attendre – demain, en espĂ©rant que la vedette sera toujours en libertĂ© dans son domaine.
44 – Jour J

Ça commence. Sans Ăªtre en avance, on avance. Plus que huit sĂ©ances.
Comme un Romain, on Ă©crit des « Je t’aime » en braille mais en Ă©vitant de brailler, façon Jean-Pierre Ferland. Jamais faux-cul, toujours focus, avec nos culs ronds comme des horloges, nous comptons le temps – le preste – Ă rebours. Sur les pointes.
Merci aux supporteurs ululateurs.
To be continued, inch’Allalalalah.
Partir, ce n’est pas arriver

Du 3 au 7 juin, j’enregistremente 44 chansons. Jamais vous dites vous saviez pas que ça se passait ici, et ce sera parfait.
Le projet « 44 », c’est :
- 8 ans de bourlingue de scènes en bistros, et réciproquement ;
- + de 100 concerts avec piano ou guitare Ă fredonner des chansons maison avec du texte dedans (et de la musique aussi) ;
- + de 200 chansons fredonnĂ©es en solo ou en trio, en « vedette » ou en partageant la scène avec Bernard Joyet, Francesca Solleville, Jean Dubois, Claudio Zaretti, BarthĂ©lĂ©my Saurel, Jann Halexander, Michel BĂ¼hler ;
- 1 proposition du label Lalouline pour enregistrer 44 chansons avec du texte dedans (et de la musique).
Le projet « 44 » consiste à :
- enregistrer 4 albums de 11 chansons en 5 jours dans un studio idoine, devant les micros d’un ingĂ© son spĂ©cialisĂ© dans la chanson ;
- proposer ces albums en streaming par l’intermĂ©diaire du label Lalouline ;
- réaliser un bel objet-disque avec livret de 24 p., rassemblant, sur deux CD, les 44 chansons ;
- diffuser ces chansons et en profiter pour en chanter de nouvelles sur scène !
Le projet « 44 » réunira 4 albums en 2 disques :
- chansons Ă l’ancienne ;
- chansons géographiques ;
- chansons amoureuses ; et
- chansons dans le miroir.
Le projet « 44 », c’est aussi des potins.
- Les chansons seront enregistrĂ©es « dans les conditions du direct » en piano-voix, avec l’apport ponctuel du jazzman virtuose Pierre-Marie Bonafos.
- Un premier tour de chauffe, en version guitare-voix, a rassemblĂ© 44 chansons selon le mĂªme dĂ©coupage Ă la ComĂ©die Dalayrac (Paris 2), du 16 avril au 7 mai.
- Le dalmatien qui porte le disque avec ses 44 taches (env.) s’appelle Debussy de la Lorette en Cornouailles.
- La photo de l’album a Ă©tĂ© capturĂ©e par l’Ă©quipe de Kuhuru.com. Les autres photos sont de Bertrand Ferrier, sauf celles qui ne sont pas de lui, ça va de soi.
Surtout, ce projet « 44 » ne pourra devenir, juste, « 44 », que si vous – inutile de finir la phrase, n’est-il pas ?

Ă€ quoi va servir le financement ?
Le financement permettra la réalisation du projet « 44 » en nous permettant de régler les frais suivants :
- Enregistrement (captation, mixage, mastering) : 700 €, dont 50 % financés par le label Lalouline
- Droits de reproduction du disque (SDRM) : 350 €
- Fabrication (digifile 2 disques + livret 24 p.) : 1000 €
- Graphisme (conception, mise en page, photographie) : 1000 €
- Rémunération extravagante du musicien additionnel : 100 €
- Envois, promotion et p’tits coĂ»ts inattendus : 200 €
- Total général, incluant les frais bancaires et la commission Ulule : env. 3333 €
(On aurait bien mis « 4444 € », ç’aurait Ă©tĂ© plus rigolo – une autre fois, peut-Ăªtre ?)
Et sinon, soyons fous, si les dons dépassent nos espérances, ils seront employés dans deux perspectives :
- organisation d’un concert dans une salle adaptĂ©e ;
- et accentuation de la promotion du projet, pouvant inclure la rĂ©alisation d’un beau clip – on avait pensĂ© Ă en faire un moche, mais c’Ă©tait encore plus cher.
Ă€ propos du porteur de projet
Bertrand Ferrier est docteur ès Lettres en Sorbonne et laurĂ©at du DESS d’Ă©dition de Paris-XIII-Villetaneuse, et pourtant ni prof de fac ni directeur Ă©ditorial de Flammarion, c’est dire si son sort est hyperplus dĂ©sespĂ©rĂ© que lui. Il aime faire la sieste. Il est organiste titulaire Ă Paris. Il a publiĂ© une vingtaine de livres et en a traduit deux cents autres – dont Eragon. Il adore discuter avec p’tits nanimaux et gros chiens. Il a enseignĂ© Ă l’universitĂ© pendant neuf ans. Il est chauve et chevelu, mais il n’a jamais fait de cheval – comme quoi, ça n’a aucun rapport mĂªme si ça commence presque pareil. En tant que conseiller littĂ©raire, il a coulĂ© beaucoup moins de maisons d’Ă©ditions que ne le stipule la lĂ©gende. Il boit beaucoup de thĂ© mais pas que, oh non. Il aime les gros mots et le subjonctif imparfait. Depuis 2016, il programme un festival de musique classique, incluant une vingtaine de concerts chaque annĂ©e. Ah, et aussi, il chante. Par le fait mĂªme, donc.



