Saskia Lethiec, « Sonates et Partitas pour violon seul de Bach » (Cascavelle) – 11/11

Première de couverture

Au programme aujourd’hui,

  • la fin de la saga commencée le 9 janvier 2026,
  • celle du second disque des sonates et partitas pour violon seul de Johann Sebastian Bach par Saskia Lethiec, et
  • celle de l’écoute de la troisième partita en Mi BWV 1006.

L’on en a ouï, oui, tantôt les trois premiers mouvements, les plus massifs. Restent dans notre gramophone physique ou virtuel quatre coquettes miniatures, à commencer par deux menuets. Avant d’être éteint de façon trop rapide par le preneur de son, le premier menuet balance avec

  • grâce,
  • solennité et
  • capacité de rebond
    • (notes graves,
    • accords,
    • respiration et
    • relance après léger ritendo).

Le second associe durées longues sporadiques, façon musette, et agitation digitale.

  • Ses deux-en-deux,
  • le soin apporté aux phrasés et
  • les nuances

lui offrent un cachet souvent croustillant.

 

 

La bourrée va son chemin avec

  • une grâce bonhomme,
  • un allant seyant et
  • un art certain de faire groover le texte grâce
    • aux accents,
    • au legato et
    • à la manière de poser les rares intervalles qui ponctuent savamment le discours.

Royaume des doubles croches, la gigue ultime bénéficie elle aussi

  • de la qualité de phrasé dont ne se départit jamais Saskia Lethiec (elle aurait bien tort),
  • d’une fluidité du geste qui sait éviter à tout coup le risque du débit machinal, et
  • d’un plaisir évident de jouer une musique qui, ici, n’est que joie.

Une manière lumineuse de conclure cette ambitieuse intégrale !


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