
Il n’y a pas de concert de chansons sans techniciens. Sans couleuvres non plus. C’est l’sujet d’cette fredonnerie.
[embedyt at= »2026-04-07 00:00″] https://www.youtube.com/watch?v=NxlbYR1o_g4[/embedyt]

Il n’y a pas de concert de chansons sans techniciens. Sans couleuvres non plus. C’est l’sujet d’cette fredonnerie.
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Après
j’ai éprouvé l’envie de donner un concert bilan… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. J’ai donc décidé de suivre le mantra d’Alexandre Astier, lequel clamait :
Je vois pas l’intérêt de faire ce métier si c’est pour péter au niveau de son cul : je veux faire des grands trucs, les p’tits trucs m’intéressent moins que les grands.
Résultat, un double concert, ce mercredi 18 mars, dans un coquet théâtre où je ploume-ploume depuis quelques années :
J’ai décidé de privilégier la matrice piano-voix que je préfère… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. Aussi ai-je invité des complices de longue date, dont cinq ont finalement pu être du voyage :
Dans un méli-mélo d’influences allant de la chanson rive gauche à la pop en passant par des chansons-fleuves voire expérimentales alla Higelin, j’espère proposer un moment joyeux, secouant et multiple associant
Où ? Théâtre du Gouvernail | 5, passage de Thionville | Paris 19 | Métro : Laumière ou Crimée
Quand ? Le mercredi 18 mars.
Mais encore ? 19 h : classiques et favoris | 20 h 15 : entracte | 21 h : raretés et nouveautés | 22 h 15 : fin.
Comment réserver ? Ici pour l’intégrale, çà pour le concert de 19 h, là pour le concert de 21 h.
Un secret ? Avec vous serait un plus.


Surgir. S’enjailler. Se décontenancer. Suspendre. Y retourner. Tester. Réexaminer. Changer de point de vue. S’en amuser. Être déçu. Se décevoir. Vivre. Faire de la musique, en somme. Et, bientôt, en vivant ici.

En 2026, j’ai invité le saxophoniste Pierre-Marie Bonafos à venir danser en musique dans les églises entre orgue et piano. À partir d’un tronc commun, nous déclinons un répertoire diversement dansant depuis la première en l’église Sainte-Anne de Marseille, le 18 janvier, concert dont est extrait la suite qui suit, comme l’indique son nom. Retrouvons-nous à Paris autour de cette envie de nous mouvoir harmonieusement, par exemple

Elle n’aime pas
Elle aime
Entre
Charlotte Grenat rue dans les brancards d’une chanson entre textuellement vigoureuse et résolument pop, réputée malade depuis quelques décennies. Pour fêter son nouveau disque, elle a réuni autour d’elle

Son fervent soutien Jann Halexander passera pousser et non poussera passer, ça ne voudrait rien dire,
Ça s’annonce
Surtout, l’aventure fleure une envie
trois qualités pas si fréquentes dans un monde clivé !
Rendez-vous au théâtre Stéphane Gildas (16, rue de Tolbiac | Paris 13 | métro : Bibliothèque Sa Seigneurie Mitterrand) le vendredi 6 février à 19 h. Pour réserver, c’est ici.

C’est le Graal des organistes : se glisser dans un orchestre pour jouer la Troisième symphonie de Saint-Saëns… et singulièrement son second mouvement. À l’invitation d’Hervé Désarbre, organiste du ministère de la Défense et titulaire de l’orgue de l’église du Val-de-Grâce, j’ai eu la chance d’être accueilli par la Musique de la Garde républicaine pour accéder à cet orgasme mégalomaniaque.
Certains jugeront que, face à la puissance de la phalange, portée par l’arrangement parfait de Mark Hindsley et la direction attentive du commandant Frédéric Foulquier, l’orgue local peut paraître manquer de puissance. Ce n’est pas totalement faux ; et, cependant, j’aime bien la capacité de la Grosse Bête à se fondre parmi les autres pouët-pouët dans la mesure où, pour cette pièce, l’orgue n’est pas soliste (c’est une « symphonie avec orgue », pas pour orgue). Sauf pour quelques coups d’éclat, il participe d’un son global sans être sur un piédestal. Le résultat-souvenir est disponible sur YouTube.

Ce 12 décembre, vous serez les bienvenus sur la goélette joyeuse et méditative qui cingle vers Noël et vous invite au triple voyage musical !
Plutôt qu’un parcours chronologique et monochrome,
soit les trois musiciens-mixologues qui sévissent ce soir, avons souhaité assembler dans un grand shaker artistique
Avant le début des festivités, ils invitent chaque spectateur à secouer la tête pour faire tomber le bruit du monde qui encombre nos conduits auditifs. Ainsi, le temps d’un concert, quels que soient
vous pourrez voguer sur les flots épiques que, toute époque confondue, compositeurs et interprètes ont fendus afin d’évoquer la plus folle espérance des petits êtres à deux pattes et deux bras qui s’agitent sur l’orange bleue :
d’un dieu ayant choisi de s’incarner parmi eux. La traversée dure environ 1 h 10. Elle est gratuite. L’entrée est libre, la sortie aussi. Néanmoins, si certains ont la possibilité de laisser dans les corbeilles prévues à cet effet qui une liasse de billets de 200 €, qui quelques ronds de carotte, cela nous permettra de
Si, au contraire,
vous êtes aussi les bienvenus, car nous serons heureux d’accueillir tous ceux qui auront affronté le blizzard du décembre parisien pour venir, osé ne pas « rester chez chez » malgré les conseils longtemps proférés par tant de farceurs, et d’renoncé à la tentation de notre pire concurrent, aisément déclinable : le trio chocolat chaud – plaid – petit film de Noël chéri. Bon concert !

Paroles et traduction des airs à découvrir in situ.
Rendez-vous vendredi 12 décembre, 20 h
Église Saint-André de l’Europe | 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8
Entrée libre, sortie aussi, mais concert bien quand même

Il arrive que, entre musiciens, on noue des pactes. Par exemple, on avait convenu de faire un concert le 12 décembre, même si un zozo doit se dédire, on s’y tient. Autre exemple : on ne voulait pas donner un concert à la barbare, genre deux répétitions avec que des tubes et puis on y va. Alors, on a tenu parole. On a travaillé. Et, dans quelques jours, on sera ravis de vous offrir le résultat de ces moments
À la tribune, il y aura
L’entrée est libre, la sortie aussi, mais le concert s’annonce joyeux quand même :
Avec vous serait un plus positif. Rendez-vous pour 20 h pétaradantes ce vendredi 12 décembre, en l’église Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg, Paris 8).


Pour conclure le récital sur « Le Rire de Dieu », donné en la collégiale de Montmorency le 21 juin 2025, j’avais choisi d’improviser une symphonie bigarrée « autour de quatre rires de Dieu ». La dernière improvisation de la symphonie (et du concert) évoque le rire qui satisfait en extrapolant autour d’une phrase extraite de la Critique de la faculté de juger. Selon Emmanuel Kant, « dans tout ce qui excite le rire, il faut qu’il y ait quelque absurdité où l’entendement ne peut trouver par soi-même quelque satisfaction ».
C’est avec une solennité un rien empesée que s’ouvre l’explicit. Dans cet endroit musical, nulle place, apparemment pour le rire. Pourtant, une faille craquèle subitement cet édifice. L’écroulement est têtu. Le rire s’accroche. Semble s’essouffler. Repart de plus belle dans l’aigu. Dégouline le long du grand orgue. Investit le récit et le positif. Se désagrège. L’entendement se perd enfin dans une fragmentation à peine éclairée par un leitmotiv rythmique et souvent déréglé. Une sorte de folie plus que du fou rire embrase l’instrument.
se coupent la parole. Le rire à gorge déployée se moque de la politesse et de la bienséance. Il meurt, satisfait, de son propre empoisonnement, dans une solennité qui rappelle l’état d’avant le rire évoqué au début. L’entendement peut croire qu’il l’a emporté sur l’absurde. Heureusement, il ne tardera pas à déchanter : sa victoire, fragile, n’est que provisoire.

Pour conclure le récital sur « Le Rire de Dieu », donné en la collégiale de Montmorency le 21 juin 2025, j’avais choisi d’improviser une symphonie bigarrée « autour de quatre rires de Dieu ». Le troisième mouvement, intitulé « Le rire qui se moque », s’inspire d’un article intitulé « Dieu, un éclat de rire », dans lequel Alain Houzieux écrit :
Le regard transcendant de Dieu sur le monde peut être conçu comme un rire qui se moque de toutes les prétentions et affabulations des hommes.
Dans cette perspective, faire entendre le rire du créateur qui se moque des prétentions de sa créature, c’est aussi laisser deviner sa résonance dans le cœur et le corps des hommes. Puis c’est dézoomer, prendre un peu de recul, élargir la focale. Ne plus se concentrer sur le rire lui-même mais sur les saccades de la risée. Voir avec les oreilles Dieu qui contemple de haut la folle et pourtant si petite ambition de l’humanité. Se laisser surprendre par l’envie divine de rire, comme l’organiste qui, à 1’50, doit réorienter son projet parce que l’orgue corne (le positif entraîne le grand orgue suite à un problème mécanique inopiné). Qu’importe, on accepte le deus in machina et on improvise.
Peu à peu, le rire de Dieu s’insère dans l’agitation humaine. La ponctue. La révèle pour ce qu’elle est. La remet en perspective. L’interroge. Y met fin en éclatant plus fort. C’est provisoire. L’homme est ce qu’il est. Dieu ne peut plus le changer. Tout au plus en rire. À son image, quand nous ne pouvons pas changer quelque chose, nous pouvons parfois essayer d’en rire. Ce nonobstant, comme le stipulait Dan Gutman, si tu vois quelqu’un tomber d’un pont, ne te mets pas à rire même si tu n’y peux rien changer : appelle les secours !