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Jann Halexander, « Libreville confidentiel » (Bandcamp) – 1/2

Première de pochette

En 2025, Alain Chamfort expliquait ne plus vouloir « faire d’album », désormais, mais continuer à chanter. Jann Halexander, lui, qui, selon son idiolecte, considère Alain comme un collègue, veut continuer à chanter mais aussi à proposer des disques, que ceux-ci soient physiques ou digitaux, pour laisser battre en mots et en musique ce qu’il a sur le cœur. En témoigne ce Libreville confidentiel qu’il propose sur Bandcamp. Cette sortie digitale lui permet d’expérimenter une idée de la chanson en-deçà et au-delà de la chanson. On y trouve

  • des textes lus et vibrés,
  • de nouvelles versions de chansons bien connues,
  • un surgissement myéné et
  • une nouvelle chanson,

le tout chapeauté par le réalisateur sonore et néanmoins musicien Sébastyén Defiolle. Au cœur du projet : le retour à Libreville d’un Franco-Gabonais, né sur place mais qui martèle qu’il a détesté ses années in situ, non point à cause du pays mais à cause du décalage entre sa personnalité de jeune « aimant les hommes, aimant les femmes, ayant des caprices de vieille dame » et la rigidité de la morale locale résolument homophobe. Malgré tout, il revient et assume ce « je t’aime moi non plus » dans « Je suis revenu », titre parlé qui ouvre le projet. Son dernier contact physique avec le pays datait de 2003. Pour verbaliser les retrouvailles, nulle note de musique.

  • Des mots,
  • des silences,
  • des respirations,
  • des hésitations, aussi.

Revendiquées. Dans son débit, le récitant Jann Halexander s’empare de son désarçonnement. Le mot n’existe pas, c’est dire s’il est important de l’employer pour expliquer que le phénomène, si. Face à la nuit

  • équatoriale,
  • animale,
  • étrangère et
  • familière,

un homme est revenu et se souvient que « C’était à Port-Gentil » que sa vie tourbillonnante s’est nouée.

  • Enfant du coin et touriste,
  • il arrivait la nuit pour mieux contempler les lueurs, et
  • savourait cet être-là en rêvant d’ailleurs – l’ailleurs est une notion polymorphe et essentielle dans l’imaginaire halexanderien.

Aujourd’hui, l’ici et l’ailleurs se mêlent. Cette actualité autobiographique l’incite à revisiter son titre-phare. Cela a d’autant plus de sens que l’auteur-compositeur revisite son pays – et son répertoire, qui s’est toujours ancré dans un terreau très personnel, est peut-être son pays le plus intime. La chanson vient de loin et arrive dans une proximité dénue d’effets de pathos.

  • Clavier,
  • boîte à rythme,
  • intro dance sans phare :

nul lamento, ici, mais une boucle à la fois festive et mélancolique. Dans ce contexte habité par les guitares métallique puis rythmique que Sébastyén Defiolle glisse en commentaire ou en complément de beat, les mots résonnent avec une intensité sachant percuter l’intime pour le proposer comme chambre d’écho à l’auditeur. « Les choses du pays », texte récité, évoque un autre thème structurellement halexandérien : la famille, car « la famille [déjà] élargie évoque l’organisation d’un mariage coutumier. » Le voici dans le tambour de ses fructueuses contradictions.

  • Le zozo reconnaît avoir détesté le Gabon mais jouit d’y revenir.
  • L’hurluberlu constate que ses repères de Français sont loin, mais estime que c’est pas plus mal.
  • Le fifrelin aimerait revenir avant que vingt-trois ans ne s’écoulent à nouveau, mais il ignore si.
  • L’olibrius adorerait déguster un beignet mais constate sa ringardise : c’est avant que l’on trouvait facilement des vendeuses de beignet. Maintenant, si j’puis dire, il faut être introduit

Comme le nouveau Gabon, il n’est pas univoque, monochrome, ni même biérovore ce qui, en Afrique francophone, doit être une particularité très particulière. « Papa mum », qui a déjà bénéficié de remixes dont certains excellentissimes pour qui aime mouver son body, fût-ce aux dépens de la bienséance ou de la mouvation dancefloor, se retrouve à nouveau relouqué.

  • Stridences,
  • résonances guitaristiques vibrantes,
  • énergie,
  • explosions et
  • voix expressive

projettent dans un creuset musical stimulant les contradictions du chanteur avec force. À suivre !


Pour retrouver Libreville confidentiel, c’est ici.

Gastronomie du petit-déjeuner

Au théâtre du Gouvernail (Paris 19), le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Marcelle Martin..

Un jour, je fus las de voir l’usage mortifère que les autoproclamés représentants des capitalistes faisaient des normes. Aussi me dis-je, en ma grande sapience, euphémisme : « Comment expliquer à l’humanité exhaustive que toute norme ou presque est l’anticipation d’une arnaque ? » Je pensai qu’une chanson ferait l’affaire. La voici.

 

Relativité de l’immensité

Claudio Zaretti au théâtre du Gouvernail, le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Rozenn Douerin.

Plus de 40 000 km de diamètre. Plus de 500 millions de kilomètres carrés de superficie. Plus de 1X10 à la puissance 12 de kilomètres cubes (le blog n’est pas paramétré pour ce genre d’infos, alors on bricole).

  • Notre logement,
  • la zone d’errance où nous baguenaudons plus que nous ne vaquons,
  • la planète bleue comme un trou noir dont nous habitons une fraction fragile :

non,

  • rien n’est grand (d’autant que, comme le chantait Pain dans le pont du magistral « Dancing with the dead », « too much is never enough »),
  • rien n’est petit (même si, souvent, notre logement fait vachement bien semblant),
  • tout est une question d’échelle, surtout quand on en est tombé.

 

[embedyt at= »2026-04-18 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=jx7r5nK4Kro[/embedyt]

 

En souvenir du mendiant paki avec qui j’eus jadis l’habitude d’échanger longuement et souvent en franco-anglais, l’été devant ce qui est devenu un parc canin, près du square des Batignolles, l’hiver au-dessus d’une bouche qui crachait un peu d’air chaud, rue de Rome, j’aime bien fredonner cette chanson qu’il m’a inspirée.
Tantôt, je récidivai avec le soutien de Claudio Zaretti, devant un public qui constatait comme moi que, pour qu’une guitare électro-acoustique fonctionne, c’est mieux si les branchements ont été consciencieusement faits et vérifiés – rassurez-vous, les gens, je m’en rendis compte itou mais, quand les dés sont jetés, rien ne va plus, on y va, et merci aux curieux qui survécurent à cet incident technique. En plus d’être souvent petit, le monde du live est souvent complexe, so let’s kiffe the vibewon’t we?

 

[embedyt at= »2026-04-18 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=Xf5N06OldNI[/embedyt]

L’autre prénom

Bertrand Ferrier au théâtre du Gouvernail (Paris 19) lors du double concert « D’une pierre deux coups », le 18 mars 2026. Photo : Cendras Djedda.

Mais, vous savez, moi, je ne crois pas qu’il y ait de bon ou de mauvais prénom. Moi, si je devais résumer ma vie, aujourd’hui, avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée.
Surtout quand on s’appelle Pétronille, évidemment.

 

[embedyt at= »2026-04-12 00:00″]https://www.youtube.com/watch?v=7NsnWps0U-A[/embedyt]

Limite des couleuvres

Au théâtre du Gouvernail (Paris 19) le 18 mars 2026. Photo : d’après Cendras Djedda.

Il n’y a pas de concert de chansons sans techniciens. Sans couleuvres non plus. C’est l’sujet d’cette fredonnerie.

 

[embedyt at= »2026-04-07 00:00″] https://www.youtube.com/watch?v=NxlbYR1o_g4[/embedyt]

Et si l’on fait d’une pierre deux coups ?

Florilège de l’affiche

Après

  • quinze ans de scène,
  • plusieurs centaines de concerts,
  • plus d’un millier de chansons « avec du texte et de la musique dedans » colportées de bistros en théâtres,

j’ai éprouvé l’envie de donner un concert bilan… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. J’ai donc décidé de suivre le mantra d’Alexandre Astier, lequel clamait :

Je vois pas l’intérêt de faire ce métier si c’est pour péter au niveau de son cul : je veux faire des grands trucs, les p’tits trucs m’intéressent moins que les grands.

 

 

Résultat, un double concert, ce mercredi 18 mars, dans un coquet théâtre où je ploume-ploume depuis quelques années :

  • à 19 h, « classiques et favoris », soit un florilège des chansons qu’il a le plus poussées sur scène ;
  • à 21 h, « raretés et nouveautés », soit une poignée de nouvelles fredonneries et d’hymnes moins connues.

J’ai décidé de privilégier la matrice piano-voix que je préfère… mais en mieux. Évidemment en mieux, voyons. Tsss, tsss. Aussi ai-je invité des complices de longue date, dont cinq ont finalement pu être du voyage :

  • Pierre-Marie Bonafos (et son bonnet) au sax,
  • Sébastyén Defiolle le guitariste fou,
  • Jean Dubois, le chanteur et néopianiste,
  • Jann Halexander le « petit mouton noir et frisé de la chanson française », et
  • Claudio Zaretti, le gratteux que tout Paris ou presque surnomme il Professore.

 

 

Dans un méli-mélo d’influences allant de la chanson rive gauche à la pop en passant par des chansons-fleuves voire expérimentales alla Higelin, j’espère proposer un moment joyeux, secouant et multiple associant

  • sourires,
  • bonne intelligence et
  • vibrations tonifiantes.

Infos pratiques

Où ? Théâtre du Gouvernail | 5, passage de Thionville | Paris 19 | Métro : Laumière ou Crimée
Quand ? Le mercredi 18 mars.
Mais encore ? 19 h : classiques et favoris | 20 h 15 : entracte | 21 h : raretés et nouveautés | 22 h 15 : fin.
Comment réserver ? Ici pour l’intégrale, çà pour le concert de 19 h, pour le concert de 21 h.
Un secret ? Avec vous serait un plus.

 

C’est ma prière

Le 19 mai 2025 au théâtre du Gouvernail (Paris 19), pendant le tour de chant « Tout est un possible ». Photo : Rozenn Douerin.

C’était

  • la petite dernière pour la route,
  • la complainte qui permet de se quitter tranquillement,
  • la supplique qui, dès le titre, revendique une ambition certaine dans ce monde où chacun est censé aspiré à être un winner et/ou un prilivégié.

Afin que les choses soient claires, j’ai donc écrit une « Prière pour ne pas être roi ». Je sais, c’est assez prétentieux d’afficher une telle appétence mais, comme le chante Barthélémy Saurel, j’aime bien mettre la barre très haut pour être sûr de passer dessous. Ce qui, tout compte fait, a donné ceci.

 

Jann Halexander, « Mes plus belles chansons (2003-2021) » – 2/2

Première de la pochette

 

Dans la première partie de cet autoportrait en forme de puzzle florilège, Jann Halexander a posé au centre de sa poétique trois piliers :

  • la friabilité de l’identité,
  • l’insaisissabilité de l’amour, et
  • la fragilité de l’existence que la mort se contente de parachever.

Son disque lui-même est un triple pied-de-nez

  • à l’évidence fallacieuse,
  • à la fatalité des conventions, et
  • à la solidité des certitudes :

c’est

  • un disque mais un objet uniquement digital,
  • un best of où manquent de nombreux tubes, et
  • un portrait volontairement
    • diffracté,
    • irisé,
    • atomisé,

où l’inscription de lignes de force nettes permet toute sorte de

  • digressions,
  • fausses pistes et
  • chausses-trappes

faisant, selon la célèbre expression d’Antoine Pol gravée dans le marbre par Georges Brassens, « paraître court le chemin ». Dans cette seconde partie, apparaît clairement le label « enjeu » dès « Ô Bel Anjou » (faut pas nous chercher sur la parophonie non plus, hein) puisque l’artiste refuse d’être essentialisé :

  • bisexuel, oui,mais pas LGBTQIA+ ferré aux revendications des extrémistes des communautés en jeu ;
  • franco-gabonais mais incapable de jouer la carte du malheureux métis dans un monde colonialiste et non déconstruit ;
  • chanteur de machins avec du texte dedans mais pas « indépendant » victime de la machinerie mainstream.

La question de l’inscription de l’identité dans un espace angevin rythme la compil’ entre

  • « Pont Verdun,
  • « Ô bel Anjou » et
  • « Un dimanche au Vieil-Baugé » qui se silhouette, et hop.

Le narrateur est à la fois ébaubi de ce qui est « véritablement beau » dans la contrée tout en admettant, façon Oldelaf contemplant « Nan, si », que la douceur angevine est composée au premier chef d’ennui. Armé de son seul piano, le chanteur se positionne comme « chez nous » dans l’Anjou tout en admettant que, là-bas, « tous les habitants se ressemblent à s’y méprendre ». Sous-entendu : sauf lui. Critique ? Non, ironie.

  • Distance.
  • Friction.
  • Fructueux malaise.

Même là où l’artiste se sent si peu à sa place, il « reste » et « crouille la porte » du réel pour le punir de sa froideur mesquine en attendant « que le faucheuse m’emporte ». Ni schizophrénie, ni ambivalence : Jann Halexander remercie sincèrement ce qui le renvoie à ses contradictions.

  • Paysage,
  • sociabilité,
  • généalogie,

il se sent d’ici donc d’ailleurs, et réciproquement. « Moi qui rêve » enquille. Musique dramatique. Texte lourdaud d’Agnès Renault

  • (épithètes pataudes,
  • assonances attendues,
  • blabla égotique sans dynamique ni poésie)

musiqué par l’artiste.

  • Intro emphatique.
  • Mystère pesant que dissipe l’arrivée du piano.
  • Harmonisation sachant rendre son écot à Anne Sylvestre en dépit de la tentation – habilement contournée – Aznavour autour du « Emmenez-moi ».

Les arrangements ajoutant un accordéon musette, notre ennemi juré, nous nous contenterons d’apprécier le travail instrumental qui agrémente la coda – double, comme il sied chez Jann Halexander. Lequel revendique fortement de s’ancrer au Vieil-Baugé où il possède une maison de famille – et cultive sa treille – pour se poser et reprendre souffle. « Un dimanche au Vieil-Baugé », presque trenetique, évoque plus qu’elle ne décrit

  • un paysage,
  • un moment,
  • un endroit.

Pour autant, tout ramène le chanteur à l’amour :

  • un clocher penché « sur son étrange église »,
  • une toile d’araignée,
  • une habitude

peuvent lui paraître métonymie ou métaphore de cette pulsion érotique sans laquelle pas de vie en général et pas de chanson en particulier. Chanson de fin de spectacle comme pouvait l’être chez Anne Sylvestre la « Fausse sortie », « Mesdames et messieurs, je vous aime » élargit l’acception de l’amour à la reconnaissance. Ancré dans son piano, Jann Halexander revendique

  • l’impudeur de l’artiste,
  • l’espoir de transporter l’autre pour se supporter, soi,
  • la nécessité de parler un amour qui devient performatif (j’aime donc je le dis, je le dis donc j’aime).

La coda aux allures de ghost title paraît symboliser ce moment où le chanteur s’apprête

  • à quitter la scène,
  • à redevenir un homme et
  • à retourner aux tourments donc aux délices dont il vient de faire étalage.

Ce moment est multiple. Il est

  • fragile car il met à nu le « fil de la vie » chanté par Anne Sylvestre, le fil même que l’artiste essaye d’enrouler – sans l’emmêler – autour du continuum scène-ville ;
  • vertigineux car s’y joue la question du théâtre de la vie (l’existence n’est-elle que songe ou comédie ?) et de la vie du théâtre (que se passe-t-il vraiment pour l’artiste quand il « se donne en spectacle » ?) ; voire
  • aveuglant car l’artiste enluminé s’apprête à céder la place à l’homme dans le noir scène.

Pour l’embrasser ou l’affronter, mieux vaut s’appuyer sur des valeurs sûres et dangereuses.

  • L’identité, par exemple, comme ces racines gabonaises évoquées par l’introduction de « Rester par habitude » que l’on suppose en myéné ;
  • l’ouverture aux autres qu’illustrent les arrangements de Sébastyén Defiolle, le piano s’étoffant
    • de percussions,
    • de sons de basse et
    • d’une guitare hispanisante ; ainsi que
  • l’habitude,
    • redoutée et structurante,
    • rassurante et fossilisante,
    • facilitatrice de vie et éteignoir d’espoirs avortés.

Nul ne s’étonnera si ce parcours de vie artistique curieusement cohérent pour des miscellanées s’achève sur deux mots : « Mon amour. » En effet, l’œuvre de Jann Halexander

  • présente,
  • raconte et
  • façonne

l’amour comme

  • un pansement de l’âme,
  • un booster d’énergie, et comme
  • la plus terrassante limite de l’homme.

Dans ses chansons, tout se passe comme si l’artiste s’efforçait de regarder, selon les mots de Nelly Sachs (Exode et métamorphose…, trad. Mireille Gansel, Gallimard, « Poésie », 2023, p. 275), « derrière la paupière », « sur la pierre lunaire du temps », là où, énigmatique,

le cri du coq
ouvre la plaie
sur la tête du prophète.

 


Pour écouter ou acheter le disque virtuel, c’est ici.

Aimer bien : projet sélectif

Saluts à la fin de « Tout est un possible ». Claudio Zaretti, Jann Halexander, Pierre-Marie Bonafos et son bonnet, Sébastyén « le clown » Defiolle et son chapeau, Bertrand Ferrier au théâtre du Gouvernail(Paris 19) le 19 mai 2025. Photo : Rozenn Douerin.

Parfois, on met en ligne des extraits de concert en pensant : « Bon, ça s’est bien passé. » Parfois, on met en ligne des extraits de concert en pensant : « J’aurais pu être meilleur, mais quelque chose se passait, tant pis pour les bafouillages et les problèmes de son. » Dans les deux cas, on partage

  • des souvenirs,
  • des instantanés,
  • des histoires,

et on assume de reporter la perfection à une autre fois. Voici donc l’histoire partagée à la fin de la set-list principale de Tout est un possible, tour de chant donné au théâtre du Gouvernail le 19 mai 2025.

 

Écouter le monde qui respire

Photo : Kuhuru Company

Il est des souvenirs tristes qui charrient avec eux des souvenirs heureux – et réciproquement. Ceux dont parle, ceux que l’on tait. Ceux que l’on évoque, ceux que l’on refoule. Au milieu coulent des chansons, dont celle-ci, fredonnée le 19 mai 2025 au théâtre du Gouvernail (Paris 19), lors de la première de Tout est un possible.