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Les livres de moi page 3

Dans l’enfer des donjons

 

Si, après une mise en bouche tonifiante, vous

  • n’avez toujours pas peur de dégommer des squelettes avec un bouclier,
  • aimez transporter dans un sac à dos un exemplaire un brin secoué de chiens esquiveurs, ces spécialistes de la téléportation,
  • croyez, ainsi que tout être sain d’esprit donc d’imagination, à la polymorphie et à la magie noire,
  • ne vous souvenez plus si un dragon rouge est sympa ou sournois ou les deux ou ça dépend,
  • avez admis une fois pour toutes qu’un hibou végétalien est plus courageux qu’un ours carnivore,
  • savez que les minotaures femelles vivent en couple, ce qui leur permet d’élever les humaines abandonner,
  • avez conscience
    • qu’une école de monstres peut en cacher une autre et
    • que le but de l’existence est essentiellement de lutter contre les entités maléfiques,

bravo ! ma nouvelle traduction est faite pour vous. À l’assaut, spadassins impitoyables !

 

 


Pour acheter Un tournoi d’enfer de Madeleine Roux, illustré par Tim Probert, c’est par exemple ici.

 

Stronger than death

 

Jean-Paul Bertrand-Demanes, mon auteur à moi (et un peu à Max Milo aussi, faut dire) était ce tantôt dans L’Équipe. Après Drucker, ne pouvait faire mieux. Retrouvez l’objet palpitant du délit – notre livre, donc – chez votre libraire ou, plus pratique et souvent moins antipathique, hélas, sur Amazon.

 

Stade ultime

Jean-Paul Bertrand-Demanes et Michel Drucker, le 20 octobre 2022. Photo : collection privée de l’auteur.

 

Au-dessus, c’est le soleil ! C’est dire si la tournée des médias continue brillamment pour Jean-Paul Bertrand-Demanes, auteur de Stade 4. Le match de ma vie, auquel j’ai prêté une main ou deux.
Ce tout tantôt, il était avec l’Indétrônable de la télévision française à l’occasion du tournage de l’épisode de Vivement dimanche ! qui sera diffusé le 30 octobre. En attendant de voir le duo de Jean-Paul et Michel, le livre de JPBD est déjà disponible chez votre libraire ou sur le site du Plus Grand Libraire du Monde.

L’heure de la paix

 

Le dernier projet paru auquel j’ai prêté la main est un pied-de-nez à l’actualité. À deux points de vue.
C’est un livre sur un mec qui construisait la paix. Suivez mon regard.
C’est aussi un livre sur un mec qui avait une certaine idée de la France. Suivez… non, suivez rien, tsss, tsss.
Le résultat n’est certes pas un livre antifrançais ni anti-pied-noir, perspective si chérie des révisionnistes cherchant réparation. Non, le livre est un constat personnel, puissamment factuel, dissonant et prenant parce qu’il ne cèle pas l’humanité censée masquer la connerie des hommes. L’armée et les orthopensants ne le kifferont peut-être pas. C’est le moindre des bons signes.
Le témoignage inédit, tonique, humain et prenant devrait faire date.

 

 


 

Pour acheter, c’est, par ex., ici.

 

Soldes à louis

 

Chers amis des sesterces et de la dépense à va-l’vaut-l’eau, excellente nouvelle socioresponsable et écoproactive : la boutique ne recule devant aucun sacrifice et s’avère totalement prête à accueillir sonnantes et trébuchantes dans un format cocooning où l’expérience client se prolonge par un design frais et sans afféterie. En clair, c’est les soldes ici, quoi, et merci d’avance.

 

Le partisan du secret-défonce

Pascal Jouary sous couverture provisoire

 

Dans son nouveau livre, radical et puissant, auquel j’ai prêté une main ou deux, le journaliste-archiviste Pascal Jouary arrache de l’oubli forcé quarante affaires à vous dégoûter de l’honneur, ce truc qui nous fait bien rire. Achetez le livre ici, et écoutez (regarder, c’est pas possible), c’est ci-dessous.

 

 

 

Si tu vas au Gabon…

 

… n’oublie pas ton petit dictionnaire chinois ! Telle est sans doute la chanson que Vincent Robin-Gazsity prévoyait d’écrire. Las, il a préféré en faire un livre. On ne saura jamais si la chanson y a perdu – mais la littérature de témoignage, elle, y a diablement gagné.
Sous son apparence de jeune homme sage, Vincent Robin-Gazsity est un foufou qui a traversé 6000 km à pied (sur les 10 000 prévus) pour aller de la Chine en Europe – certaines polices ont mis fin au projet de l’aventurier, néanmoins heureux d’avoir découvert qu’il n’y avait pas des civilisations juxtaposées mais « un dégradé progressif de pratiques, habitudes et convictions » menant de l’Ouest chinois jusqu’en Turquie. Au passage, il nous glisse avec conviction un conseil : « Il faut absolument aller visiter l’Iran maintenant ! C’est fabuleux et certainement pas aussi dangereux que ce que l’on dépeint par ici ! »

Mais ce n’est pas le sujet d’Un Français en Chinafrique, son livre qui vient de paraître aux éditions Max Milo après que je lui ai prêté une main légère à l’heure du peaufinage final. Ce témoignage raconte l’expérience vécue par un Français expatrié en Chine – pour y apprendre la langue, puis pour y vivre après qu’il a rencontré son épouse – au moment où il décide d’accompagner sa dulcinée en Afrique. Le projet du couple : travailler pour une entreprise (chinoise, évidemment) ambitieuse qui construit des routes dans la brousse. Vincent Robin-Gazsity servira de traducteur (en théorie), sa dame de, en gros, secrétaire-entre-autres. Le récit est donc

  • celui d’un couple pluriel,
  • celui de manières de vivre singulières ainsi que sont toutes les manières de vivre,
  • et celui d’une relation triple
    • (d’un Français avec la civilisation chinoise, vue à hauteur d’homme mais pas que ;
    • entre la Chine et l’Afrique ; et
    • entre le semi-descendant des colons et les autochtones aux quarante langues officielles, plus le chinois).

C’est un ouvrage passionnant, une plongée dans un réel surréel griffonée avec une simplicité et des humours euphorisants, grâce auxquels l’auteur réussit le tour de force de

  • construire son propre personnage
  • en le nourrissant des enjeux énormes liés à l’expansion de la Chine et
  • en ne racontant néanmoins que ce qu’il a de ses yeux vu.

Drôle, donc, mais aussi saisissant et malicieux, grâce à une plume pétillante qui fait dialoguer

  • curiosité ethnographique et engagement personnel,
  • aventures humaines et conquête mondiale,
  • questions indécidables et saveur du recul.

Comme je ne touche aucun droit sur les ventes, hélas, hélas, trois fois hélas (si j’ai bien compté), c’est en toute tranquillité que je puis en conseiller la commande, par exemple ici. Je suis très heureux d’avoir pu découvrir ce texte en avant-première, et j’avais hâte de le conseiller aux curieux de tout bord. On notera que l’éditeur et les agents de sécurité aussi sont fans, comme on le devine sur la photo infra. Cela n’est pas si fréquent et méritait donc d’être souligné, il me semble !

 

Jean-Charles Gérard, patron des éditions Max Milo, filmant l’interviouve de Vincent Robin-Gazsity lors de son passage sur France 24, le 26 mai 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

L’auteur à la hauteur

 

Envoyé récemment par une connaissance avec le commentaire : « Ma fille ignore tout de la fantasy, mais elle a trouvé ce livre à la bibliothèque. On espère que c’est votre meilleur livre ! »
J’ai pensé à Robert Charlebois chantant « La ballade du phoque en Alaska » [de Michel Rivard] en ouverture de son récital, puis commentant :
–
Comme ça, les spectateurs qui pensent que c’est ma meilleure chanson, et de très loin, parmi les trois cents que j’ai écrites, ne craindront pas que je ne l’aie pas chantée !
Grâce à cette photo gentille tout plein, j’ai trouvé l’occasion idéale pour faire un triple point sur le sujet.
1) Je n’ai pas écrit cette chanson de Christopher Paolini, je l’ai traduite.
2) En revanche, grâce au succès de sa mélodie, Christopher Paolini a écrit une grande partie de mon appartement, à l’instar de Libertad expliquant en substance à Mafalda :
– Ma mère est traductrice.
– Ça veut dire quoi ?
– Eh bien, le poulet qu’on a mangé à midi, c’est Jean-Paul Sartre qui l’a écrit.
3) Il n’en demeure pas moins exact que j’ai dédicacé quelques exemplaires du premier tome de cette série, un jour que, invité dans un petit Salon des livres, j’étais coincé, faute de trains, alors que le libraire avait oublié de commander mes livres. Je me souviens d’avoir refusé de graffiter un volume de la série Harry Potter, expliquant que je ne l’avais même pas traduit. Réponse du libraire, dépité :
– Mais vous avez traduit Eragon, c’est presque pareil !
– Voilà, vous l’avez dit : « Presque » !

44, y a pas de presque

44-ou-presque-double-cd-bertrand-ferrier-face-avant

 

On va pas s’mentir, mâme Chabot : aujourd’hui, pour ne pas mourir trop jeune, je re-vieillis. Par le fait même et en conséquence, au cas où que je meurs bientôt, je ne souhaite pas que les gens périssent eux aussi sans lumière. Partant et même subséquemment, pour quelques jours, la cyberboutique propose des soldes incroyables. Y compris pour 44 ou presque, dont le titre sera de nouveau valable dès le 14 avril puisque j’aurai 44 ans ou presque.
À croire que, tant qu’on est à peu près vivants, la vie, c’est fou.


Pour acheter des trucs éco-équitables-bio à des prix de guedin ouf, c’est mais genre trop ici, quoi hésites-tu pas à kiffer, j’veux dire, quelque part, wesh, gros.

René Gerber est une forêt

 

Grey n’en avait que 50.
Avec 233
nuances, on passe un step.
Voici donc une promenade de 32 pages parcourant les 233 œuvres de René Gerber, dont l’on parla quelque fois sur ce site. C’était chouette que des spécialiss fissent confiance – après lecture – à un non-musicologue pour le travail. Avec mes armes donc mes maladresses, j’espère avoir rendu hommage au Suisse méconnu sans siruposer le propos ni feindre que je suis plus roué que le monsieur voire plus intelligent que je ne saurais l’être.
Varié et stimulant car évoquant un musicien important ET méconnu, le beau livre où se faufile cet article est à retrouver ici.