Chaos String Quartet, « Chaos » (Solo Musica) – 6/7

Quatrième de pochette

Trois mouvements, trois cellules matricielles, trois citations : avec son troisième quatuor, écrit en 1983, Alfred Schnittke déploie

  • sa capacité de penser polymorphe,
  • son art du contrepoint et
  • sa propension à la diversité de l’écriture.

Le premier mouvement – le seul ici interprété par le Chaos String Quartet – s’ouvre sur les trois citations :

  • une du Stabat mater d’Orlando de Lassus,
  • une de la grande fugue beethovénienne op. 133 qui conclura le disque, et
  • une égrenant les quatre lettres-notes constituant la signature de Dmitri Chostakovitch, DSCH.

Le son

  • émerge doucement du silence,
  • y retourne,
  • s’en libère.

Le compositeur frictionne

  • les intensités,
  • les harmonies,
  • les modes de jeu
    • (pizzicati,
    • coll’arco,
    • glissendi…).

 

 

La partition laisse résonner les différentes citations, travaillant les mutations

  • d’intensité,
  • de dynamique et
  • d’esthétique.

Entre

  • collage,
  • superposition et
  • fondu-enchaîné,

l’andante procède d’une expressivité

  • parfois à fleur de peau,
  • souvent imprévisible et
  • toujours palpitante,

ce qui dessine par projections interposées un chaos hésitant avec passion entre

  • ordre contrapuntique,
  • entrelacs labyrinthiques et
  • explosivité étincelante.

Une dernière transition conduit vers le quart d’heure beethovénien que nous écouterons dans une prochaine notule. Les artistes répètent « Die Groβe Fuge » sur différents registres, accompagnés par leurs instruments jusqu’à un unisson filé. Une dernière incartade avant d’entamer le monument. À suivre !


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