Blog

Isaure, librairie Au bonheur des livres (Paris 17), 20 novembre 2025

Isaure et Thierry Durnerin le 20 novembre 2025 à la librairie Au bonheur des livres (Paris 17). Photo moche : Bertrand Ferrier.

Souvenir plus qu’archive : le 20 novembre 2025, il y a donc près d’un siècle, Isaure fêtait la réédition en poche de ses Mémoires d’une femme de ménage (Le Seuil, « Points »). Le livre

  • est initialement paru chez Grasset, où il a obtenu un succès considérable,
  • est parti ensuite se promener en Allemagne pour un autre joli succès… et
  • a abouti en poche au Seuil avec, désormais, deux couvertures différentes.

En effet, grâce au succès de la série autour de « la femme de ménage », Le Seuil a choisi de relancer cet essai à la fois

  • autobiographique et sociologique,
  • secouant et drôle,
  • dissonant et intimement tourné vers les autres.

 

Isaure, Thierry Durnerin et des lecteurs, le 20 novembre 2025 à la librairie Au bonheur des livres (Paris 17). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Dans le cadre chaleureux de la librairie Au bonheur des livres, l’auteur a répondu aux questions de Thierry Durnerin, le patron du bouge qui a réussi en moins de trois ans à transformer son antre en lieu prisé du quartier des Batignolles ; puis le public venu remplir l’espace disponible a pu échanger avec

  • l’écrivain,
  • la femme et
  • l’ex-p’tite bonne tout terrain.

Bien qu’elle se revendique maladivement timide, Isaure a raconté

  • son expérience professionnelle étonnamment variée,
  • sa vision extérieure de l’intérieur – si, si – en tant qu’image (parfois trompeuse) de nous-mêmes, et
  • les conséquences personnelles de ce bout de vie passé à rendre propre et beau chez les autres.

 

Échange avec le public de la librairie Au bonheur des livres (Paris 17), en présence notamment de Guillaume Vatan, réalisateur, Charlotte Grenat, chanteuse, et Guillaume Karr, auteur. Photo : Thierry Durnerin.

 

Le livre est toujours disponible en librairie ou chez les vendeurs digitaux tel le grand méchant Amazon. Au bonheur des livres organise très souvent des rencontres mais, évidemment, nous attirons l’attention de nos lecteurs sur celle qui aura lieu le jeudi 28 mai, à 19 h : Jean-Pierre Colombiès sera dans la place pour La Face obscure de la police, qui paraîtra chez Max Milo le 5 mai.
Ancien des stups à Marseille puis à Paris, investi dans la lutte contre l’atteinte aux personnes et aux biens, ce flic blanchi sous le harnais profite d’avoir quitté la Boutique, son service accompli, pour promener son regard

  • lucide,
  • acéré et
  • volontiers piquant

sur l’évolution parfois inquiétante d’une institution en butte, notamment, à l’impéritie – pour partie calculée – des gouvernements.

 

On en reparlera !

Lucie Vellère, Florilège (Musique en Wallonie) – 8/10

Première de couverture

Après un disque partagé entre voix et quatuor à cordes, le florilège Lucie Vellère fomenté par Musique en Wallonie se complète par un disque entièrement consacré au piano. L’instrument est confié à Thérèse Malengreau, et le récital commence par Trois tanagra, cycle composé en 1918. Première statuette, la « Danseuse » esquisse une gymnopédie partagée entre un groove ancré dans les graves et des octaves aériennes. L’inversion des rôles ouvre la voie à un travail autour

  • de la résonance,
  • des caractérisations de registre et, plus généralement,
  • de l’équilibre du son.

Le dialogue entre gauche et droite du clavier se poursuit autour

  • d’harmonies piquantes,
  • d’itérations tenant lieu de développement et
  • d’une ultime suspension.

« La porteuse d’offrandes » garde le principe d’une main gauche accompagnante, fondée sur un balancement motorique, au-dessus duquel se greffe une mélodie

  • mystérieuse,
  • délicate et
  • diaphane.

Tantôt,

  • des accords,
  • des octaves et
  • une accélération vigoureuse

secouent provisoirement la tranquillité de la miniature.

 

 

Les astuces harmoniques de la compositrice sont habilement ciselées par une Thérèse Malengreau qui ne joue jamais mignon, préférant

  • la netteté des accents,
  • la justesse de l’agogique et
  • la précision du phrasé.

« Bacchante » oppose une nouvelle fois une main gauche rythmique et une main droite plus

  • libre,
  • légère et
  • presque festive,

entraînant sa consœur dans son élan.

  • Ruptures,
  • méli-mélo et
  • variations

reprennent plaisamment le motif jusqu’à l’accélération conclusive. 41 ans plus tard paraît Promenade au bord du lac, un cycle de six pièces brèves (entre 1’45 et 3′). « L’heure tranquille » va son chemin dans la paix des médiums et des graves.

  • La compositrice veille à partager le lead entre dextre et senestre ;
  • l’interprète équilibre les voix ;
  • l’auditeur goûte ce singulier mélange absolument inconnu ici-bas, aussi loin que nous sommes concernés, nowadays.

 

 

« Pétales sur la cendre » se présente comme une aimable bluette paisiblement dissonante.

  • Les recherches harmoniques,
  • les questionnements nuancés,
  • les échos habilement rendus par l’interprète

animent ce deuxième épisode jusqu’à la coda savoureuse. « L’eau profonde » est volontiers

  • trouble,
  • agitée et
  • instable.

Thérèse Malengreau en rend le mystère insaisissable jusque dans les abysses et les points d’orgue. « Danse au clair de lune » y va sur

  • le rebond,
  • l’étrangeté des registres, et
  • l’habileté des ruptures thymiques.

Grâce à l’énergie de l’interprète, la praticité a posteriori un rien pataude des titres programmatiques n’obère en rien l’intérêt des propositions musicales qui, suppute-t-on, devaient passer par ce processus.

 

 

« La maison abandonnée » s’épanouit dans

  • une esthétique de l’évocation,
  • une sensibilité du possible et
  • une intellignce profonde de l’instrument que l’interprète semble éprouver intimement.

« L’île en feu » s’amorce sur des accords aigus, fort convenus, dont le grave ne s’en fasse l’écho. Dans cette friction, il y a

  • de la tonicité multi-registres,
  • de la suspension évocatrice, et
  • de la rugosité bienvenue pour ne pas réduire, alléluia, une promenade lacustre à un pensum.

À suivre !


Pour écouter gratuitement et intégralement le double disque, c’est ici.
Pour l’acheter moins gratuitement mais avec un livret profus, c’est par exemple .

Petits papiers – 8

Photo d’humour pour musicologues fans de hardcore – d’accord, c’est pointu. Voici la set-list de Split : deux tonalités, et basta. Et pourtant, super concert (https://www.bertrandferrier.fr/kibosh-mascara-split-point-ephemere-19-fevrier-2026/). Comme quoi, le sol bémol mineur ou le Fa dièse majeur, restez chez vous ! Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde à base sinon de popopopo, du moins de signalisation, de Kate Middleton, de Bentley, de deuil maternel, de Jane Birkin, de sodomie capitaliste, de racisme religieux, de zoologie et de vie version sérieux. Je ne crois pas m’être gaussé de vous. Démonstration.

 

*

 

On ne pourra pas sauver tout le monde. Démonstration.

 

Le monde est plein de mystères (presque) palpitants. Démonstration.

 

Grâce à sa presse d’investigation, la France est une démocratie solide. Démonstration.

 

La mort des ascendants, parfois, ça coûte cher. Démonstration.

 

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où tu as découvert des poèmes bien troussés d’un écrivain de jadis réputé ringard et que tu veux approfondir la question… mais la dernière ligne du pitch te fait renoncer et gerber à la fois. Démonstration.

 

Certaines entreprises sont soucieuses du bien-être de leurs employés, mais en général voire en société, rarement des clampins qui font leur fortune. Démonstration.

 

Parfois, les musulmans noirs font flipper parce qu’ils sont noirs et musulmans. Démonstration.

 

« Les zoos permettent aux animaux sauvages de vivre plus vieux. Mais s’ils vieillissent, on les tue. » C’est pourquoi il faut exterminer ces entreprises de mort. Démonstration. (Tout sur l’arnaque dégueulasse des zoos dans un bouquin auquel j’ai prêté une main ou deux à retrouver ici.)

 

Les hommes sont souvent de plus en plus cons. Heureusement, les femmes ne lâchent pas l’affaire. Démonstration.

 

À suivre !

Nicolas Horvath joue Chopin, salle Cortot, 27 mars 2026 – 3/2

Nicolas Horvath, lors de son précédent concert parisien, le 2 avril 2025 à la salle Gaveau (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

Le concert de Nicolas Horvath autour des nocturnes de Frédéric Chopin s’était habilement terminé en apprivoisant le silence. Il se prolonge « pour l’anniversaire d’Alain » (ni Jehan, ni Albert, juste Alain) par un bouquet d’études de Philip Glass, terrain souventes fois sillonné de long, en large, en travers et plus si affinités par l’interprète. Le premier chapitre installe une régularité qu’il s’obstine à secouer en multipliant

  • débordements,
  • ruptures et
  • accents

tout en maintenant la continuité grâce à la dynamique perpétuelle de la senestre (l’irrégularité, contrairement à la régularité, est un contraste). La synthèse vient de la dextre,

  • tantôt à droite,
  • tantôt à gauche,
  • tantôt à gauche et à droite.

Devant son Steinway du soir, Nicolas Horvath anime cette mécanique à la complexité discrète jusqu’à la doter d’un souffle propre. Le deuxième chapitre, enchaîné, amplifie le souffle pour restituer

  • la dynamique,
  • le rythme et
  • cette profusion sonore que le musicien parvient cependant à éclairer

sans oublier de se lâcher, un rien foufou. Le troisième chapitre qui s’aboute bien au précédent conclut l’affaire par – bien sûr – le tube qu’est la sixième étude prise à un tempo encore plus énergisant que vif.

  • Les notes répétées façons balalaïka,
  • l’explosivité des octaves,
  • la fougue des trilles,
  • la virulence des breaks ainsi que
  • la rugosité des dissonances fugaces et fulgurantes :

voilà un coquetèle revigorant à souhait pour affronter la nuit de la vraie vie. Et pourtant…

 

 

Pourtant, selon une tradition très katsarienne, Nicolas Horvath n’a pas joué son dernier bis. À la flamboyance de la sixième étude, il revient proposer un nouveau bouquet – un bouquet de gnossiennes d’Erik Satie, cette fois. Devant nous, le fan d’Alcest qui headbanguait sur la transcription de « Souvenirs d’un autre monde » se révèle décidément éclectique. En entendant le programme, il se frotte les pognes et encourage sa compagne à manifester son enthousiasme. Soucieux d’accompagner son public dans son voyage nocturne, Nicolas Horvath ouvre un premier chapitre dans le cocon duquel

  • habille la nuit qui nous attend,
  • déjoue la froideur des solitudes intérieures, et
  • détricote la rigueur de l’opposition entre son et silence,

clivage théorique, moins binaire qu’il n’y paraît, le récital l’a joliment rappelé. Au deuxième chapitre,

  • l’étrangeté sporadique de l’harmonie réconforte,
  • la tranquillité des arpèges égrenés rassure, et
  • les appogiatures habilement distillées effacent la perspective d’une musique-tisane :

quand l’extinction des feux arrivent, la braise ne s’éteint pas toujours aussi sec. Au troisième chapitre,

  • l’obscurité se dévoile, comme si nos oreilles s’y habituaient pour nous aider à nous y orienter ;
  • le sommeil devient chemin et non station immobile ; et,
  • retrouvant ce réflexe animal que décrivait David Hume en déplorant qu’il encapsulât tant la capacité de réflexion de l’homme dans la limitation de l’habitude, nous nous persuadons que la fin du jour masque mal, désormais, la venue du prochain.

Il n’y a point de hasard si Nicolas Horvath décide d’ajouter un codicille à ce testament musical, codicille monumental signé Alexandre Scriabine qui s’appelle « Vers la flamme ». Le morceau est périlleux, et pas que techniquement : le compositeur a péri peu après y avoir mis une double barre finale, et Vladimir Horowitz est lui aussi décédé peu après l’avoir interprété. Le pianiste du soir prend donc ses précautions. Il explique n’avoir « pas du tout préparé » cette pièce mais sentir la nécessité de la jouer en souvenance de ses années de formation. En effet, avant de l’emporter avec lui un peu partout, « Vers la flamme » est la dernière œuvre qu’il a interprétée en concert ici en tant qu’étudiant à l’École normale de musique, donc quand il jouait à domicile.

 

 

Quelques grossiers personnages s’enfuient le plus bruyamment et lentement possible. Sur notre gauche, une connasse continue de faire clapoter son eau dans sa gourde de bobo en buvant à petites gorgées sonores, puis entreprend de racler le bouchon, façon trigger d’ASMR pour trouducula infatuée d’elle-même. Pas le temps d’aller lui foutre sa saloperie là où l’idée nous vient de l’introduire, juste de s’irriter car ces impolitesses troublent l’essence même de la musique qui point. En effet, le 9/8 part du silence ou presque, pas des bruits de pas éléphantesques ou de la manifestation sans-gêne d’une sous-écolo ayant assez raté sa vie pour tâcher de gâcher celle des autres. Ici, le moteur scriabinien est

  • hésitation,
  • bégaiement minimal et
  • retenue d’un feu qui couve.

La musique quête son devenir et froufroute comme un lamento ambigu.

  • Attente ou acceptation d’une léthargie trouble ?
  • Contemplation d’un vide intranquille ou mise en action du feu créateur ?
  • Envasement dans la nuit ou préparation à se saisir des rais du soleil pour en faire ce que le philosophe Jean-Jacques Goldman appelait « un rêve plus loin » ?

Peu à peu,

  • la tessiture s’élargit,
  • l’intensité augmente, et
  • les attaques commencent à pilonner le clavier.

C’est parti !

  • Des escarbilles pétaradent ;
  • le schprountz s’amplifie ;
  • le feu prend ; et
  • la magie opère.

Par-delà le vaste crescendo efficace mais convenu, Nicolas Horvath joue les pyromanes avertis. Il

  • étage les explosions,
  • organise le chaos et
  • embrase le rythme en sculptant les clusters de résonance qui superposent jusqu’à huit notes tenues.

La première heure est arrivée. La lumière a incendié les nuits chopiniennes. Le public se lève et offre un triomphe mérité à l’homme dans la lumière. Encore une victoire de la musique sur le bruit du monde !


Prochaines dates parisiennes mais pas que à découvrir en bas de page ici.

Petits papiers – 7

À une époque (1881), on osait commencer un roman par une histoire de pantoufles et de robe de chambre (incipit du Crime de Sylvestre Bonnard d’Anatole France). Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde où se mêleront arithmétique, capillarité, œnologie, friperie, senteurs, secte, marathon, eau mouillée, ski bronzé, impunité, Dallas ou presque, comptabilité, onomastique, scolarisation des bovins et même parties communes. Avec, pour commencer sans plus tarder, une question de mathématique artistique : combien ça fait, « la plupart de nombreux » ?

 

Je crois qu’il faudrait enquêter sur la personnalité de cette enquêtrice de personnalité. Au moins sur ses ch’veux, ça, incontestablement. Il s’est passé quelque chose. Faisons des prélèvements et envoyons-les au labo, ce s’ra mieux ainsi.

 

J’imagine la réunion de rédac et ce cri du patron : « Pour toi, coco, j’ai un sujet en or. / – L’Iran ? Le procès de la djihadiste ? Le nouveau scandale de… / – En or, je t’ai dit, ma poule, en or. Tiens, prends ça, tu vas adorer. / – Aïe. »

 

Il manque juste le prix. Du décolleté, de la robe blanche, de la publicité ou du grand reportage. Le prix, en tout cas.

 

– Justement, je vous rappelle rapport au produit offert. C’est combien ?

 

Le parquet évoque quoi ? Mais non, je ne vais pas te frapper, répète, j’te dis ! Ha si, peut-être je vais te frapper, tu as raison.

 

Je ne dis pas que, malgré qu’on en ait, chez les Chinois, y a des tarés aussi. En tout cas, je ne le dis pas fort – c’est inutile, il suffit de les regarder courir un marathon.

 

Le Figaro invente l’eau mouillée.

 

Les grandes interviouves de L’Équipe.

 

En toute impunité, je crains que ta maîtrise du verbe reste perfectible, jeune péronnelle.

 

La classe à Dallas. Enfin, à Bordeaux, mais bon.

 

De 599 € à 899 €, on a déjà affaire à cent très belles bouboules.

 

Le tueur de la semaine.

 

Moi, ça va, chacun sache que je suis parfaitement normalse, voire plus. Mais les ruraux, pardon, hein.

 

Et sinon, je réfléchis au mec qui vitupère férocement dans les parties communes de l’immeuble. Il doit s’appeler Gilles de la Courette. Voilà, c’est tout pour moi, Montreux, merci pour tout et à suivre !

Nicolas Horvath joue Chopin, salle Cortot, 27 mars 2026 – 2/2

Retour dans l’univers de Nicolas Horvath, l’homme qui a conçu ce 27 mars un récital non-stop tuilant Chopin version tardive et musique contemporaine (sans la caricature qui nous plaît mais écrase parfois ce syntagme). Ainsi surgissent deux pièces de Denis Levaillant, compositeur avec lequel il entretient une profonde intimité je précise musicale. La première pièce expédie l’auditeur dans le monde du compositeur qui correspond si bien à l’interprète :

  • atmosphère contemplative,
  • tonalité oscillante,
  • variation de registres et
  • suspensions qui sont autant de suspense

sont au programme. De quoi préparer l’oreille avant la « Barque sur le Niger », dont le pianiste a annoncé avec humour qu’elle ne lui était pas dédiée mais qu’il la considérait comme une œuvre majeure d’un compositeur prolifique que nous avons grand plaisir à écouter (et c’est pas fini). Pas parce qu’on doit lécher des pommes, c’est pas le genre de la maison. Juste parce que, simplement, on trouve ça ben correc’, comme diraient nos cousins encore francophones, eux. Ici, l’on savoure l’amusant jeu entre musique programmatique (j’annonce ce que je vais évoquer) et liberté créative. Guidée par l’intitulé, l’oreille savoure

  • le balancement aquatique,
  • la souplesse d’une dextre qui croise volontiers avec la senestre autrement obstinée, et
  • les sautes thymiques virant au fil de l’eau vers des trilles presque guillerettes.

C’est

  • habile,
  • subtil et
  • diablement malin.

 

Hommage sérieux à Denis Levaillant, Nicolas Horvath tuile le trajet de la barque avec l’opus 37 n°1 du sieur Chopin qu’il emballe à sa façon :

  • densité du propos,
  • énergie puisée dans les ornements
    • (trilles,
    • appogiatures,
    • mordants),
  • volonté d’avancer qui différencie l’émotion de la mièvrerie.

L’homme qui a abandonné la veste à paillettes grâce à laquelle nous avions pris langue pour un sobre sous-pull noir (mais sa femme, qui avait promu la vêture disco, n’est pas là ce soir, cela peut jouer) claque une partie centrale d’un recueillement à couper le souffle, même pour ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ne sont pas hyper, hyper fans de la recueillade. Le nocturne post-chopinique suivant pétille.

  • Intervalles sautillants,
  • aisance technique qui donne du souffle,
  • respiration centrale qui ouvre l’espace du possible
    • musical,
    • imaginaire et
    • mental

dégagent Chopin de la poussière qui l’étouffe si souvent. Surgit la spéciale horvathique qui le lie à la musique dark et spécifiquement à Alcest, lien de sang musical scellé tantôt à Gaveau, l’Olympia des classicos avant qu’il ne soit repris par des financiers dont il se murmure pis que pendre. La première pièce, écrite pour piano par le chef du groupe, Stéphane Paut, propose sans forfanterie une mélodie à droite sur un balancement rythmique à gauche. C’est inodore comme de la musak de lobby d’hôtel 2,5 étoiles, flux inutile voire agaçant malgré les efforts

  • de nuance,
  • de phrasé et
  • d’agogique.

Aucun intérêt. La transcription de « Souvenirs d’un autre monde » par l’interprète est d’une autre eau. L’écriture devient vraiment pianistique. Elle

  • investit le clavier,
  • le laisse envahir par la fougue alla Glass quand Philip est inspiré,
  • le secoue de nuances polymorphes.

Autour de nous, deux réactions radicales. Un rang devant, le quinqua se met quasi à headbanguer et à inciter sa compagne à en faire autant. Notre voisin direct, arrivé avec un joint collé dans ses cheveux (authentique) et tout content qu’une autre spectatrice lui remette entre les pognes, n’est pas loin d’imiter cette excitation naissante. En revanche, au premier rang à jardin, un monsieur très chic en profite pour consulter ses messages et commencer d’y répondre. Que voulez-vous, même avec un beau costume, un gros con reste un gros con. En vrai,

  • les contretemps,
  • les breaks,
  • les changements de couleurs et
  • l’habileté technique de l’interprète-arrangeur

séduisent. D’autant que, juste après, le concertiste joue un Chopin (peut-être l’opus 48 n°2) plus pensif que mélancolique. Après l’inflammade, il y a de la demi-teinte et du clair-obscur. L’art mélodique et le souffle du récit en retrait, l’inspiration se cherche avec acuité.

  • Modulations,
  • brisures et
  • brièveté des motifs

reconstruisent une musique de l’attente où la tentation des fortissimi frictionne avec les sables noirs de la nuit ensuquante – et finissent par céder. Le dernier nocturne (l’opus 48 n°1 ?) semble promettre, dans sa version alternative, un brin d’extraversion. Erreur.

  • On entre dans l’intimité de la nuit.
  • On entend monter le silence.
  • On sent que le monde recule.

Les ombres virtuoses de la seconde partie n’y changent rien. Le silence gagne toujours. Vous vivez, vous mourrez. Un récital commence, il finit. À moins que Nicolas Horvath offre un bis. Oui, à moins que. Mais vous y croyez, vraiment, à la vie après la vie ? À suivre. Peut-être. Qui sait ?

Petits papiers – 6

Une pub pour arrêter la pub : bienvenue dans la logique parisienne. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, des nouvelles du monde. Par exemple, comment essayer de vendre un disque quand tu as perdu toute dignité.

 

Pire pitch ever.

 

Moi, ça va, mais le beau sexe selon Le Monde, pardon, hein.

 

La joie selon Le Figaro.

 

La menace, niveau RN vue par le stagiaire Le Figaro il parle le français presque.

 

Toute autre légende que celle-ci serait superfétatoire, je suppute.

 

Bonne fin de Carême anti-obésité à tous.tes.x.y.z. Et, surtout, mangezbougez point freuh.

 

Et, soudain, c’était le drame.

 

 

Des lèche-culs léchant Lèchecure en parlant une novlangue inconnue : gloire au Figaro !

 

Justement, je me demandais que faire de ma confortable forte thune. Heureusement que l’État verse 10 millions de bouboules, et pas de neige, chaque année, pour qu’un torche-cul m’aide à m’orienter (si je m’y abonne) !

 

Cette fameuse accusation desperate qui, alléluia, a fait tchoufa.

 

Le fameux talent qui fait bande, hé !

 

Oui, quelles alternatives existent-elles, Le Figarelles ?

 

L’enfer selon les connards qui partent en vacances en sachant que les routes seront bondées mais chougnent quand même. Meurs, meurs, meurs bien !

 

Jusqu’à 400 km de bouchons, peut-être ?

 

Connasse impudique et sublimité de l’info publique, niveau olympique.

 

Les grands reportages de L’Équipe.

 

On va pas se mentir, les temps sont durs et les p’tits poissons font la gueule. Donc, bon, voilà, quoi, parfois, on peut rigoler, non ? Non ? Ah. Alors rigolons.

 

À suivre.

Nicolas Horvath joue Chopin, salle Cortot, 27 mars 2026 – 1/2

Nicolas Horvath, salle Cortot (Paris 17), le 27 mars 2026,. Photo : Rozenn Douerin.

Tout est prévu, mais rien n’est programmé puisqu’il n’y aura pas de set-list papier ou digital : Nicolas Horvath revient à la salle Cortot à sa façon. Le mec aux cheveux impressionnants (or, ce qui compte, dans la vie, c’est quoi ? les cheveux, bon, voilà, cessons de batifoler entre verbiage et balabalas) a fomenté un récital autour des « nocturnes secrets » de Chopin, série dont il vient de publier le troisième disque – dont il ne cherchera curieusement pas à vendre un exemplaire, ni un exemplaire des précédents, ô monde dématérialisé !
Ce soir de pluie printanière, la promesse numéro un est de faire entendre les nocturnes bien connus (ou moins bien connus). La promesse numéro deux est de les donner à ouïr non pas dans leur version officielle mais dans leur version pragmatique, c’est-à-dire en prenant en compte les annotations laissées par le compositeur sur les partitions de ses élèves en fonction de leur personnalité – plutôt virtuose, plutôt introverti, etc. Comme on me soufflera à l’oreillette : « C’est génial ! C’est comme si on connaissait la version studio des nocturnes de Chopin et qu’on découvrait la version live ! »
Pour personnaliser cette version personnalisée, Nicolas Horvath, promesse numéro trois d’insoumission à l’éventuelle banalité d’un récital Chopin, annonce entrelarder ces nocturnes choisis de pièces contemporaines de son goût, donc souvent portées sur le minimalisme mais pas que. Et pour personnaliser cette version personnalisée de manière plus personnalisée, promesse numéro quatre, il annonce et confirmera par son habile maîtrise de la scène qu’il jouera son programme en continu, ce qui n’est pas de nature à faire frissonner un gars entre autres réputé pour ses concerts de huit à vingt-quatre heures sans pause pipi. En somme, derrière l’évidence consensuelle du concert Chopin dans une salle bien repérée par les pianophiles parisiens se dévoile et s’assume l’énergumène Nicolas Horvath. On en est tout émoustillé, évidemment.
Loin de masquer le méconnu sous le tubesque consensuel,
l’énergumène fait précéder Frédéric Chopin par Morteza Shirooki dont il interprète, peut-être, « Arteeman 9 » tant le jingle de Roissy nous saute aux oreilles dans notre souvenir comme dans cette vidéo offerte lors d’un certain confinement…

En dépit de la résonance aéroportuaire, on goûte le travail sur

  • la résonance qui brouille la quasi monodie,
  • l’épure dont la dentelle s’ajoure en musique,
  • le contraste entre motifs et interludes silencieux, ainsi que
  • la polymorphie de la récurrence avec
    • reprise,
    • variantes,
    • allongement et
    • refus de la netteté diégétique (je raconte une histoire, tu comprends où je veux en venir) pour préférer l’aquarelle ambiguë de l’évocation.

Le premier nocturne de Chopin place, conformément au genre,

  • le moteur à gauche,
  • la mélodie à droite et
  • la résonance au cœur du piano

afin de tisser des liens sans fondre l’aérien dans le tellurique. L’énergie narratrice, elle, est portée par des nuances presque parlantes. Le tube promis, l’opus 9 n°2 surgit dans sa version remix mais pas si remix que ça.

  • La digitalité ciselée de la dextre dialogue avec
  • l’assurance piano de la senestre et
  • l’agogique qui, matérialisant la versatilité de l’émotion,
    • suspend,
    • éclaire ou
    • hâte.

Nicolas Horvath rend alors hommage à Melaine Dalibert, un compositeur qu’il ne cesse de jouer et rejouer et qui lui a notamment dédié un abyme.

 

 

Le principe, ici, consiste à

  • prendre un matériau minimal,
  • l’inspecter,
  • le grattouiller,
  • l’observer avec distance pour mieux le redécouvrir,
  • douter de lui,
  • tenter de l’enflammer avec une certaine colère… et
  • recommencer l’opération car rien n’y a fait.

Le morceau suivant déniche une composition américaine aux airs de fausse gymnopédie. Ici,

  • l’itération,
  • le jeu sur les différences de registres (médiums versus aigus),
  • le surgissement de passages forte éphémères (des passages, donc) et
  • les enrichissements de cellules très circonscrites

tiennent lieu de développement. Le troisième nocturne au programme (peut-être l’opus 27 n°1) déploie, sur une main gauche à large tessiture, une main droite

  • délicate mais ferme,
  • sensible mais assurée,
  • multipolaire mais ou donc deux fois certaine de son coup.

Le quatrième nocturne, sans doute son voisin d’opus, ouvre la palette

  • d’intensités,
  • d’attaques,
  • de phrasés et
  • de formes de virtuosité discrète.

Il semblerait que nous fussions au mitan du concert. Même si, avec un zozo de la trempe de Nicolas Horvath, rien n’est assuré, osons la pause critique qui s’impose, et concluons cette notule par une invitation « à suivre ! ».


Pour retrouver les 33 articles environ sur Nicolas Horvath nichés dans ce blog, cliquer ici.

Arnaud Locquet, « La Méditation était presque parfaite » (Quadrants)

Présentation du premier livre d’Arnaud Locquet

La première réussite éditoriale d’Arnaud Locquet ouvre la serrure qui porte bien des questions [j’ai résisté autant que j’ai pu mais, vacance oblige, un jour, Ferrier a craqué devant le lacanisme le plus dévoyé]. Notamment une :

  • entendre baiser ou s’engueuler (for that matters) ses voisins,
  • tenter de se mettre à la place de quelqu’un que l’on n’aime pas (Donald Trump, forcément Donald Trump) ou
  • pointer son doigt sur son visage,

cela aide-t-il à moins mal vivre une rupture amoureuse et une difficile quête de débouchés en BD dès lors que l’on se met à méditer grâce à une « app conseillée par [un certain] Gui », un certain Gui nous ayant offert cet ouvrage ? Arnaud Locquet tente de nous emmener dans son intrigante enquête en racontant son expérience de méditateur d’abord sur courant alternatif puis intimement convaincu voire prosélyte auprès de ses téléamis. Tel est le sujet de La Méditation était presque parfaite (Quadrants [Soleil], « La médecine autrement », 96 p., 17,5 €). Entre expérience personnelle et doubles pages informatives, l’auteur-illustrateur essaye de sérier les

  • questions,
  • stéréotypes et
  • confusions.

Selon lui,

  • non, il n’est pas nécessaire d’être irey pour ressentir les bienfaits de la méditation ;
  • non, le renfort d’une religion, d’un « mouvement spirituel » ou d’un gourou entre Mathieu Ricard et Christophe André n’est pas obligatoire ;
  • non, « se faire frapper sur un point de shiatsu » par le « maître » d’un « ordre », pour intrigant que ce soit, n’est pas indispensable.

En revanche,

  • oui, le méditant demeure susceptible de s’escagasser pour des motifs futiles (mais clairement escagassants) même s’il médite et médite encore ;
  • oui, il peut rester curieux de se faire traiter de « petit scarabée » par un vieux qui t’incite à être présent à l’instant présent ;
  • oui, le pratiquant sera volontiers défié par des sceptiques ou des passionnés d’autres pensées alternatives comme le quantique.

Alors,

  • peut-être, Lego après l’ego, la méditation aidera-t-elle ses convaincus à sortir de leur Truman Show intérieur et des fractures familiales devenues des fractures intimes ;
  • peut-être, pour certains profils heureux, le confinement forcé ou choisi construira-t-il un retour sur soi qui deviendra ouverture sur les autres ;
  • peut-être dix minutes par jour de méditation ne sauveront-elles pas l’humanité mais aideront-elles quelques humains ce qui, reconnaissons-le, n’est pas si pire.

Le dessin est à la hauteur de l’auteur – même moi, j’ai saigné des yeux en relisant ça, mais bon, on n’a qu’à dire que c’est une licence pas poétique. Après tout, pourquoi n’y aurait-il que des licences IV ou poétiques ?

  • La modernité mangaïque du trait,
  • le multicadrage américain et
  • la liberté créative
    • (couleurs,
    • traits,
    • espace de la p. 80)

réjouissent le lecteur. Sans conteste, le livre s’adresse davantage aux adeptes de la méditation, fussent-ils non-pratiquants réguliers, qu’aux curieux ou aux indifférents, ce qui le destine à une belle audience ; mais il touche par l’interstice

  • du doute,
  • du ressenti et
  • de la conviction construite par l’expérience

qu’il dévoile. Entre certitude et remise en cause sporadique, le livre raconte certes le triomphe heureux de celui qui médite et qui met en scène les conséquences positives de sa nouvelle app

  • (BD publiée,
  • famille recomposée qui se réunit,
  • bien-être structurel),

qui sonne comme une promesse de nirvana à peine euphémisée. Cette linéarité scénaristique risquerait de paraître plus prosélyte que stimulante, mais le ton adopté est celui d’une conversion lucide à ce qui se vit comme une thérapie perpétuelle dont on peut regretter qu’Arnaud Locquet balaye en une case la dimension religieuse, visiblement jugée comme infamante. Si l’on comprend que le néophyte évite de s’attarder sur les débordements que « pleine conscience » et méditation peuvent entraîner en termes d’emprise et de manipulation psychique ou pécuniaire, qui plus est sur des personnes assumant leurs fragilités récentes ou anciennes, la proximité entre

  • religion et spiritualité,
  • croyance et habitude,
  • disjonction du monde et inscription dans une réalité

aurait peut-être été captivante à évoquer et à interroger. En effet, la posture du reborn est intéressante mais dramatiquement un rien lisse à notre goût. Trois expériences alimentent ce regret que l’auteur ait dû esquiver la spécificité de sa joie.

  • Jadis, j’ai écrit un livre excellent (au moins) qui interrogeait la médecine allopathique et les médecines « alternatives » en dialogue avec la patronne du seul centre hospitalier homéopathique de Paris, moi qui ne suis soigné quasi que par allopathie – les médecins du comité de lecture du Grand Éditeur ont in extremis interdit la publication annoncée de l’ouvrage. Nous y confrontions les convictions des uns et des autres, lesquelles ressortissaient autant de la science que de la religion ou de la mystique, c’était fort stimulant.
  • En dépit d’une pression juridique entre comique et espantante, j’ai aidé une ex-Témoin de Jéhovah à écrire un livre racontant le fondement de ses convictions de croyante et les dévoiements qu’elle a voulu dénoncer (ouvrage disponible ici).
  • J’ai aussi eu de longues discussions privées mais pas que avec un grand pianiste bouddhiste (çà) et un célèbre musicien scientologue ().

En conséquence, pour continuer à nourrir ma réflexion, j’aurais aimé qu’Arnaud Locquet approfondît sa posture. L’ex-loser largué au fond du seau qui réussit sa vie et son œuvre grâce à la méditation, ç’aurait par exemple mérité une planche de confrontation spéculaire où Arnaud aurait fait face à Locquet. Telle quelle, la bande dessinée ne se limite pas à une promesse de bonheur pour quiconque médite, mais elle évite à dessein d’interroger ce qui ne correspondrait pas au propos, faisant parfois sonner certains passages comme un article de La Tour de garde de la méditation. Reste qu’un livre ne peut se soumettre aux

  • désirs,
  • exigences et
  • sommations

de chaque lecteur. La confrontation entre conviction réalisante et scepticisme ensuquant n’est pas le propos de ce volume sincère et animé par l’ébaubissement d’une découverte : la méditation à l’occidentale, en solo ou en groupe. Alors, oui, le fait que le livre soit intégré à une collection intitulée « La médecine autrement » peut rendre malaisante ou dissonante l’appréhension du propos qui ne se situe pas dans une problématique médicale à ce que nous avons perçu ; mais les trouvailles artistiques de l’auteur pour exprimer son ressenti, donc l’outrepasser en l’interrogeant et en cherchant à le partager moins par la raison que par l’intuition, valent de balayer une prévention à la fois légitime et hautement secondaire.

Petits papiers – 5

Un peu de mathématique pour cinéphiles. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. Il y aura du cyclisme, du trail, du football, du tennis, des sports de glisse, de la philosophie, de la grammaire, de la musique donc des gros sous, des costumes, de la politique, de François Pinaut culturellement, une balade çà Dunkerque, des défilés, de la religion donc de la prison, un peu de réserve, beaucoup d’expertise et une gastronomie presque triomphante. Bon appétit aux curieux !

 

Par chance, Jonathan San Remo allait bien.

 

Alors que l’absence d’une chose absente, moins.

 

Oui, pourquoi c’est qui qui va gagner de ?

 

Le choix démocratique, niveau Dunkerque. C’est qui qui c’est qu’il nous faut voter pour ?

 

Peut-être pas avec cet artiste, mais bon.

 

Le grand reportage selon Le Figaro. Et cette question : François Pinault est-il le petit-fils ou le grand-père de François Pinault ?

 

La La Land, niveau trail.

 

Première leçon de journalisme maison au Figaro : « Léchez bien entre les deux globes, vous découvrirez qu’il en reste toujours un p’tit peu pour la route. »
Nota bene, il n’est pas dit que Brigitte Macron est un homme, merci de lire de manière plus précise – vous avez vu le prix des avocats, et je parle pas que des fruits ?

 

Avec ou sans casque, le chauvinisme est toujours dégoûtant.

 

C’est la crise. Déjà que nous avions vu la dernière fois que les dividendes « devraient atteindre des sommets en 2027 », c’est à vous dégoûter de ne pas travailler.

 

Alors ça passe, voilà, quoi, petits pédés.

 

C’est clûr. Quand, sportive la mieux payée de l’année, tu gagnes 33 millions en 2025, tu dois souffrir, ma pauvrounette !

 

Même si on évite de justesse le tête-à-queue, je ne dis pas que, pour se ridiculiser, l’Église catholique est de première force. Je dis juste que, dans ce domaine, il n’y a pas beaucoup d’institutions religieuses qui lui tiennent le menton.

 

Attention ! Cet entrefilet concerne les prisons françaises de la France en France. Merci de ne pas vous laisser duper.

 

Donc 10 en 1 h 10. J’ai fait le calcul, en 24 h, on peut gagner 205 années de vie (1440/7). Ça sent le projet scientifique ou je ne m’y connais pas.

 

Denir, ce nouveau verbe pour sous-flics. Mais les temps sont durs et les p’tits poissons font la gueule. Donc je ne voudrais pas vous laisser sans partager avec vous une bonne nouvelle.

 

Ce s’ra tout pour moi, Montreux. À ciao bonsoir !