Non, non habemus papam. Non, le crĂ©matorium n’est pas intĂ©grĂ© Ă l’Ă©glise. Juste : a y est, il fait froid.

Claudio Zaretti, le meilleur feel-good singer que je connaisse, m’a invitĂ© Ă revenir Chez Adel. J’y avais pouĂ«t-pouĂ«tĂ© jadis – un souvenir mitigĂ©, souple euphĂ©misme, quand on y avait chantĂ© avec Je m’appelle Firmin, alors qu’on lui avait Ă©crit un hit, quand mĂªme.

Je lui ai rĂ©torquĂ© que tout cela n’Ă©tait que « Gribouillages ». La première chanson, rappelons-le, feat. Pierre Soulages, ce qui n’est pas aryen, mais ce qui n’est pas rien non plus.
CarrĂ©ment, ça a bouleversĂ© le Claudio, qui a affirmĂ© que, s’il pleurait, c’est pas parce que ma musique Ă©tait bonne, bonne, bonne, mais parce que l’homme est « Lacrymal ». Genre.
J’ai Ă©tĂ© obligĂ© de recadrer les dĂ©bats sur le thème « les glandes lacrymales d’une princesse valent-elles celles d’un cordonnier » en claquant « Le cordonnier et la princesse ».
Ce Ă quoi Claudio a rĂ©pondu comme quoi « oui, ça dĂ©pend si le cordonnier est près du cÅ“ur ». J’imagine que c’est pourquoi il a crachĂ© son nouveau tube « Loin des yeux » (en fait, il a aussi crachĂ© deux nouveaux tubes, rendant hommage Ă l’hostellerie et Ă la diversitĂ© nomade, mais nous avons convenu de les rĂ©server pour les curieux qui viendraient battre des mains en direct).
J’ai compris que mon talent si spectaculaire le rendait vert. Mais bon…
… c’Ă©tait placer le dĂ©bat sur un terrain vaseux. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© le dĂ©placer grĂ¢ce Ă une de ces chansons ferroviaires dont j’ai le secret, vu qu’il n’est venu Ă personne, sonne, sonne, l’idĂ©e de me le voler. Donc j’ai chantĂ© « Nanterre« , comme un notaire mais en moins riche.
Du coup, Claudio a craquĂ©, il a optĂ© pour une « Utopie, Utopia » qui le projetait dans son adolescence d’après les esssperts-sikatr et lui-mĂªme.
Puisqu’il me cherchait, je fus sans pitiĂ©. Je le sanctionnai d’une belle menace, celle de mettre « Mon nez dans ton cul ». (Si, lĂ , on a dĂ©jĂ affaire Ă une belle menace.)
C’est peu dire que Claudio fut blessĂ©. Comme si je lui avais proposĂ© de invitarme otra vez, solĂ³ me contestĂ³ : « Nunca mĂ¡s ».
Du coup, j’ai fermĂ© les guichets et chantĂ© « À guichets fermĂ©s », ce qui est relativement logique, Ă tout le moinsss.
Il revenait Ă Claudio de conclure la battle avant la moussaka – boulgour du jour, en concluant par la « Chanson des Ă®les ».
Parfait pour engager un dĂ©bat entre mon hĂ´te et Jean Dubois, le chanteur qu’auraient Ă©tĂ© Renaud et Bob Dylan s’ils n’avaient Ă©tĂ© ni Ă©liminĂ©s par eux-mĂªmes ni prix Nobel… et s’ils avaient eu son talent, pour savoir si un chapeau sert Ă rĂ©colter du pognon, Ă imiter Charles Trenet ou Ă contenir sa grosse tĂªte. Controverse en cours.

C’Ă©tait joyeux de compter sur votre prĂ©sence massive, attentive et enthousiaste, publics. Merci.
(Eh oui, tous les enregistrements de Claudio Zaretti sont publiĂ©s avec l’autorisation de l’intĂ©ressĂ©, qui ne doit pas Ăªtre si financièrement intĂ©ressĂ© que ça, la preuve.)
Ouh-la-la-la, qu’est-ce qu’on est bien, dirait Claudio Zaretti, au Soum-Soum, authentique « dĂ©couvreur de talents » (près du passage Choiseul, juste Ă cĂ´tĂ© de l’OpĂ©ra-Comique, Paris 02), pour dispenser de la chanson grattĂ©e Ă la guitare. La scène partagĂ©e, qui commence Ă s’animer mĂ©chamment, a permis de se mesurer Ă un p’tit nouveau Ă belle voix grave, joli sens de l’interprĂ©tation et excellent choix de chansons.
Moi, j’Ă©tais juste dans « La moyenne »…
… tandis que BarthĂ©lĂ©my Saurel propulsait ses magnifiques chansons, en l’espèce « Les filles me font envie ».
C’Ă©tait peu sport de la part de ce zozo, donc je proposai une version brève de « Mon nez dans ton cul ». Comme le titre l’indique, c’Ă©tait un cadeau fait Ă la poĂ©sie, si congrue dans ce monde peu fĂ©ru d’esthĂ©tique…
… mais BarthĂ©lĂ©my Saurel claquait une version brève d’un de ses tubes, « La poire en deux » (trouve le couplet qui manque et flanque-lui une baise sur la banane).
J’ai pas eu le choix. J’ai dĂ» sĂ©vir en offrant une sĂ©vère tournĂ©e de « Chocolat noir », mon hit depuis un post joyeusement controversĂ© par les paltoquets et les lèche-fions. Fallait pas m’chercher. Non mais.
Pour les gourmands, qui jouent de la guitare en chantant ou l’inverse, ou pour ceux qui veulent dĂ©couvrir les gourmands dĂ©crits ci-avant, rendez-vous ce vendredi 11 novembre, pour le prix d’une conso, ce qui n’est rien quand on pense que BarthĂ©lĂ©my a presque promis une version chaude et napolĂ©onienne de Sambre-et-Meuse, c’est dire.
Jeudi, 20 h – 21 h 30, Claudio Z. m’invite Ă siffloter quelques tunes en sa compagnie. C’est la folie dans le studio : cinq ans après y avoir chantĂ© avec Je m’appelle Firmin (donc Titi Tonelli Ă la contrebasse et Damien Ferrier Ă la gratte, au bonnet et Ă la vocalitĂ©), je reviens Chez Adel (entrĂ©e libre, pop-corn offert, adresse dans le lieu ci-d’sous). Au plaisir d’y croiser les curieux, les gourmands et les zozotres.
Au thĂ©Ă¢tre Nout, je faufilai tantĂ´t deux fredonnements en première partie de Bernard Joyet. DĂ©sormais, le souvenir, filmĂ© par Monique Hottier et supprimĂ© de ce site par cette cochonnerie de hacker si proche d’Elsa Gelly, est disponible en deux exemplaires.

Trois types d’improvisations au programme…
1. L’improvisation brève en sĂ©rie, en rĂ©ponse Ă la parole
Improvisation 1 : bĂ©nĂ©diction solennelle de l’orgue (7 octobre 2016, avec Mgr Thibault Verny)

2. L’improvisation sur un thème musical imposĂ©
Improvisation 2 : variations improvisĂ©es sur l’incipit de la toccata BWV 565 (concert Bach, 16 octobre 2016)
Improvisation 3 : difractions impromptues autour du prélude BWV 846 (concert Bach, 16 octobre 2016)

3. L’improvisation sur un projet musical : dĂ©couvrir l’orgue de Saint-AndrĂ©-de-l’Europe
Improvisation 4 : voyages dans l’orgue (enregistrement pirate sucrĂ© le 29 octobre 2016, lors de la captation vidĂ©o d’improvisations, Ă paraĂ®tre dans quelques semaines sur la chaĂ®ne YouTube de Vincent Hildebrandt avec, en prime, une vraie captation audio)

… je veux chanter de suite, et mourir maintenant – une de mes mille chansons prĂ©fĂ©rĂ©es…
… ce qui fait que, en attendant son prochain concert, avec un « a » et santĂ©, Bertrand Ferrier chante « Nanterrrrreuh »…
… BarthĂ©lĂ©my Saurel chante les magnifiques « 2 h 30 »…
… Bertrand Ferrier, du coup, chante une chanson chiante, type « À guichets fermĂ©s »…

… par vengeance, BarthĂ©lĂ©my Saurel crache l’un de ses tubes, « IncinĂ©rĂ© au feu d’bois »…
… alors, j’ai Ă©tĂ© sec. PrĂ©cis. J’ai chantĂ© le tapin et les latrines. Ou les lapins et les tartines, en somme.
Mesure d'audience (Google Analytics), si vous le voulez bien. En savoir plus
Votre adresse sert uniquement à l'envoi de la lettre, par le service Brevo. Un lien de désinscription figure dans chaque envoi. Politique de confidentialité.