
Le sommet d’une trilogie de 1500 pages.
Ne pas le lire, déjà, c’est carrément dommage ; mais ne pas l’acheter, fi, c’est un crime contre vous.
Ne soyez pas contraints de vous faire un procès. Réussissez votre vie. Achetez Ténébria.

Le sommet d’une trilogie de 1500 pages.
Ne pas le lire, déjà, c’est carrément dommage ; mais ne pas l’acheter, fi, c’est un crime contre vous.
Ne soyez pas contraints de vous faire un procès. Réussissez votre vie. Achetez Ténébria.

En attendant une cérémonie, je cherche un pote poilu à pattes. Quand j’en croise un, je sens aussitôt dans son regard une forme de passion pour le dialogue et la rencontre de passage.

Après, c’est vrai que mon statut d’artiss, un jour à Rio, l’autre à de Janeiro, peut susciter la méfiance. Tristesse des préjugés. Une autre fois, peut-être ?

Ce tantôt, j’ai joué un Cavaillé-Coll somptueux qui… Un instant, je vous prie.
Ouais, c’est moi, tu peux me faire monter le stagiaire Photoshop ? Super. Avant ça, apporte-moi le rouleau de Sopalin, du détergent et le 9 mm. Pardon ? Mais non, au contraire ! C’est pour éviter de le faire souffrir trop longtemps. Voilà, et appelle sa mère. Dis-lui qu’il est parti aux Bermudes, il paraît qu’elle est d’accord et tout et tout.
Vas-y, entre, stagiaire, on va parler.

– Ha, vous voyez, il va très bien, cet orgue !
– Ben non.
– Pardon ?
– Quand on tire le clairon du grand orgue, ça fait pouët.
– Bon, une fois qu’on le sait…
– Certes, mais le premier do de ce jeu met cinq à dix secondes à fermer son clapet. Et le troisième fa dièse est muet.
– La belle affaire ! Vous préférez quand ça fait pouët ou pas ?
– Les cinquièmes do et fa dièse de trompette sont muets itou.
– Il reste d’autres notes à jouer, je suppose.
– Quand on tire la fourniture et la cymbale, ça pouëtte aussi.
– Choisissez des jeux moins puissants.
– Le troisième do dièse du grand orgue déclenche la flûte de 4 même quand le registre n’est pas tiré.
– Tant pis, les gens s’en moquent.
– Le quatrième si du grand orgue déclenche le quatrième si du bourdon même quand…
– Oui, « même quand le registre n’est pas tiré », on connaît la chanson.
– En revanche, quand on tire certains registres du positif, le deuxième do dièse corne.
– Pourquoi vous les tirez, aussi ?
– Bah, si on ne tire aucun jeu au positif, le bourdon fonctionne quand même.
– Ne jouez pas au positif. Ça vous laisse le grand orgue et le récit… et le pédalier.
– … mais le troisième fa de soubasse est aussi un troisième mi de soubasse. Et, bien sûr, les anches sont fausses – mais ça, c’est normal, en fin d’été.
– En résumé, l’orgue va très bien. Vous voyez, même vous, vous êtes obligé de le reconnaître !
– En fait, il faut que j’arrête de parler aux gros cons. Un de ces jours, je serai moins fatigué et ça va mal se mettre, c’est sûr.

… voici votre carte postale. La bonne journée !

Y en a, c’est leurs cuissots au bord de la piscine. Pour le Parisien qui stationne et tient les murs, la vacance, c’est ça, et c’est pas si pire. Ben quoi ? On est tous sur le même bateau (ha-ha), mais y a des capitaines et des matelots, v’là tout.

Pas de vacances pour les spammeurs. Profitons donc de leurs aphorismes et propositions suspendues dont certains, il faut l’admettre avec enthousiasme, sont aromatisés au meilleur René Char. Aussi voici le deuxième épisode de notre saga d’été, forgé au hasard de nos courriels non sollicités.
À suivre !

Ceci n’est pas une exposition, plutôt la mise en valeur d’un département souvent négligé dans ce monstre qu’est le Louvre. La raison ? La restauration (en cours) des 150 œuvres de ce genre, datées des dix-septième et dix-huitième siècles et conservées sous la Pyramide. Précisons l’évidence : ce n’est pas grâce à l’institution que la millionnaire aux lunettes rondes tente de dissoudre au nom de la bancocratie des ordures en marche, que le musée peut attirer l’attention sur un ensemble de portraits techniquement spectaculaires. Pourtant, la restauration a permis de remplir plusieurs missions, parmi lesquelles on peut citer, au gré de la conférence de présentation utilement mise en ligne :
Aussi la re-présentation de cette collection s’adresse-t-elle à ceux qui n’ont pas encore sondé l’intégralité des ressources locales (à tous, donc) ; on ne peut que se réjouir du souci de pousser en avant ce qui, d’ordinaire, peut tendre à se fondre dans la masse de chefs-d’œuvre blottie sous la mini-tour Eiffel asiatique qui souille la place du musée. C’est surtout l’occasion, en dépit d’un éclairage souvent insatisfaisant tant les lumières tendent à taper sur les verres protecteurs, d’apprécier l’art du pastel dans ses plus fines expressions, telles que :
De même, la finalité variée des œuvres nourrit l’imaginaire du visiteur. Il peut s’agir, par exemple,
Pour autant, force est de reconnaître que, en dépit de la relative petite taille de l’événement, le non-expert peut se sentir un peu perdu devant la similarité des réalisations – quasi exclusivement des portraits –, ainsi que par la spécialisation poussée des questions liées à l’attribution (l’exemple donné par Xavier Salmon sur la touche de blanc dans un œil justifiant la signature de Quentin de La Tour laissera probablement sceptiques les ignorants) ou à la recherche des modèles (le non-historien se sentira vite exclu d’un débat proche des polémiques autour du médaillon d’Isis Novnak). Ce nonobstant, une telle hypothèse témoigne, à l’évidence,
En conclusion, ce coup de Stabylo sur des pièces remarquables et revivifiées – rappelons-le : pas grâce à l’État français, plus soucieux de payer une piscine à cette cochonnerie de Pharaon Ier de la Pensée Complexe – ne décevra sans doute que le visiteur lui-même décevant. L’on peut donc s’y rendre d’autant plus joyeusement que, outre la curiosité légitime que doit susciter l’événement, le coûteux billet d’entrée permet ensuite de folâtrer partout dans les expositions permanentes. Ne pas ressortir ébloui de telles baguenauderies, même lorsque l’on a oublié son appareil photographique – d’où les clichés médiocres qui accompagnent cette notule –, mériterait alors la décollation avec un minimum de courtoisie, soit, mais sans délai.

Jusqu’au 10 septembre. 15 à 17 €, ce qui est quand même super cher vu qu’un contribuable parisien paye déjà pas mal de fois pour ce musée, mârde. Rens. ici.
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