
– Y a un gars allongĂ© Ă vingt mètres d’ici.
– Et ?
– Ben, comme je suis dans une caserne de pompiers et que vous-mĂªme Ăªtes dĂ©guisĂ© en pompier, je pensais que vous feriez le lien.
– Nan, faut appeler le 18.
– AllĂ´ le 18, y a un gars allongĂ© en travers du trottoir, Ă moitiĂ© inconscient, devant mon immeuble.
– C’est un SDF ?
– A priori non, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ?
– Vous n’Ăªtes pas avec lui ?
– Non, j’avais pas de portable sur moi.
– Ah, pourquoi ?
– Mais re-qu’est-ce qu’on s’en fout, Ă la fin ! Y a un gars allongĂ© sur le trottoir, vous venez si ça vous chante, et vous venez pas si…
– Bon, ne quittez pas, je vous passe l’Ă©tat-major.
(…)
– Bon, retournez auprès du blessĂ©, on va vous envoyer les gars de la caserne d’Ă cĂ´tĂ©.
(…)
– Bonsoir, c’est vous qui avez appelĂ© le 18 ? Pourquoi vous Ăªtes pas venus nous voir directement ?