Toujours aware

Capture d’écran

Oui, c’est carrément plus que gênant.

  • D’entendre que cette interviouve est présentée par un « site d’articles français et patriotes », ça met mal à l’aise.
  • De voir que l’esclave à la capillarité vulgaire, madame Céline Alonzo, tire la langue à la caméra, ça dissone.
  • De découvrir que le jingle liminaire reproduit des sons de sinistre mémoire, ça daube de l’intellect.
  • De voir que l’interviouveur chante vestimentairement les éloges incongrus de la vodka, ça messied.

Mais admettons. Admettons que seule l’extrême-droite veuille lire un livre dont le titre est plutôt censé affrioler la gauche. Admettons qu’aucun journaliste non affilié à un milliardaire (ça va être difficile) ou à une institution nationale ne souhaite inviter l’auteur du livre qui renverse le cocotier policier pour sauver l’institution qu’abrite l’arbre.
Alors, oui, peut-être faut-il accepter cette gênance pour parler de sujets essentiels. A priori, l’auteur est prêt pour des invitations plus institutionnelles, genre France Inter, radio officielle du régime, mais, très curieusement, on a compris que c’était pas le projet.

 

 

Donc va pour Sud Radio. Ça permet de causer

  • du business de la drogue,
  • de la pantomime ministérielle,
  • de la légalisation du cannabis, cette blague,
  • de la performance,
  • du management par la peur,
  • du remplacement de la vitamine C par le rail de coke,
  • du bidonnage en général,
  • de propagande,
  • du Sida,
  • des produits de substitution,
  • des zones de droit différent,
  • du fait social total,
  • des quartiers de riches gardés par des Rambo,
  • du communautarisme,
  • de l’UPNI,
  • de la protection de la personne,
  • de l’habillage ou du déshabillage de Pierre et de Paul,
  • de la police de proximité,
  • de la courtisanerie,
  • du cours Julien donc du foot à Marseille,
  • de la gesticulation,
  • de la répression grand-guignolesque,
  • de l’obligation de « faire chiffre »,
  • de l’année zéro de la police,
  • du cassage de job, avec un « j » et non un « z », t’es fou,
  • de l’alourdissement kafkaïen de la procédure pénale pour les enquêteurs,
  • de la violence quotidienne,
  • de la volonté d’être surprotégé,
  • du spectacle vendeur du fait-divers,
  • de L’Illustration,
  • de la permissivité éducationnelle,
  • du sentiment d’impunité,
  • d’admonestations (ce qui n’est pas fréquent aujourd’hui),
  • de Scarface,
  • de démissions policières,
  • de reconversion privée,
  • de M. Fauvergue,
  • de François Mitterrand et
  • de la mortelle municipalisation de la police nationale.

Pour en discuter avec l’auteur, menacé donc légitimé par des caciques, rendez-vous ce jeudi à la librairie Au bonheur des livres | 52 rue des Dames | Paris 17.

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