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La musique de moi page 8

Un dernier rail

Photo : d’après Rozenn Douerin

 

Nous étions le clafoutis, il était la griotte ou le griot, va savoir : Jack Good est venu poser des sons avant et pendant notre exploration d’un des plus beaux thèmes de Pat Metheny. Avec son synthétiseur sans touche mais saturé de taraïettes, comme dirait Béatrice Tekielski, il a sondé à la fois les possibles sonores du train et ses multiples rythmiques. La chaleur d’un Pierre-Marie Bonafos au sax emballait l’affaire et rendait superfétatoire l’idée d’un encore.
Une conclusion tonique et méditative à cette deuxième exploration du répertoire de Pat Metheny et Lyle Mays pour sax et orgue. Une nouvelle édition pour sax, orgue et piano est prévue le dimanche 19 novembre à Paris… On en reparle, et on a hâte de, pensez !

 

 

 

La vie côté soleil

Photo : Bertrand Ferrier

 

… et pour tout ce qui est ennuyeux, introspection méditative, corset mental, taedium vitae et autres douleurs de vivre, on y viendra, sans doute, mais, pour le moment, adressez-vous à la concurrence !

 

 

 

Une carte du monde

Affiche du film « A map of the world » (détail)

 

En 2000, pour sa première bande originale, Pat Metheny claque une partition où

  • son intuition mélodique,
  • sa science harmonique et
  • l’expressivité de ses atmosphères sonores

saisissent. Voici notre version du thème principal, arrangé pour orgue et saxophone d’après un original pour guitare et orchestre symphonique.

 

 

 

Y aller ensemble

Pierre-Marie Bonafos en l’église de Saint-André de l’Europe (Paris 8) le 21 juin 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

Les volutes du sax s’élèvent au-dessus d’un orgue obstiné qui vient fricoter avec la mélodie avant de reprendre sa place : bienvenue dans une relecture de « Are you going with me? » que n’avaient sans doute pas prévue Pat Metheny et Lyle Mays, ses compositeurs !

 

 

 

Réapprenons à jouer au Bill

Le 21 juin 2023, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8), lors du concert « A map of our world ». Photo : Rozenn Douerin.

 

La meilleure biographie de Bill Evans a été écrite par Lyle Mays. En voici une version estivale, portée par le souffle, le son et l’inspiration de M. Pierre-Marie Bonafos en personne !

 

 

 

 

De l’intérieur

Sébastyén Defiolle au théâtre du Gouvernail (Paris 19), le 1er juin 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

Et si, de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, la musique était, parfois, une tunisie qui vient de l’intérieur ? Au gré des variations de styles sur lesquels voguait le spectacle Le ciel est rouge (ou il devrait), la question s’était glissée dans une promenade au milieu des paysages que l’on peut s’inventer, mélanger et reconstituer, entre transparence et obscurité. La poésie sans esbroufe de Sébastyén Defiolle, guitariste tout-terrain, éclairait avec tact cette méditation optimiste.

 

 

 

James Taylor revisited

Pierre-Marie Bonafos en l’église de Saint-André de l’Europe (Paris 8) le 21 juin 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

En 1968, James Taylor publie un disque avec Paul McCartney à la basse et George Harrison aux chœurs. Pourtant, cet honnête chanteur folk prolongé par mère porteuse reste surtout célèbre pour avoir inspiré le sublime tube du troisième album du Pat Metheny Group, dont voici une sainte version iconoclaste s’il en est.

 

 

 

C’est partir qu’est pas rin

Pierre-Marie Bonafos en l’église Saint-André de l’Europe le 21 juin 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

C’est pas dur d’aller loin,
c’est partir qu’est pas rin

 

chantait Allain Leprest. N’empêche, je suis fier, euphémisme, d’avoir embarqué avec Pierre-Marie Bonafos pour une aventure commencée avec des concerts tout classiques, tout mignons, un peu réduits en regard de son espérance parce que je n’ai pas la dextérité redoutable d’Alexandra Bruet, son accompagnatrice officielle actuellement empêchée par les joies d’un Covid long, mais pétillants, ce me semble, dans lesquels, chemin faisant, le jazz a infusé de plus en plus. En parallèle, ensemble, puisque je n’ai nul souci à exploiter les talents sympa, nous avons partagé des domaines où je n’ai nul complexe, comme la chanson et le jase. Puis nous avons mis au centre de l’échange de plus en plus de jazz. On a jazzifié des classiques. Joué des classiques de jazz. Jazzé, en somme.
Avec du vrai jazz, donc avec des 6b, des 11# et des « ben non, y a pas de mi dans cette mesure parce que c’est le renversement de quinte par opposition au sous-marin en B7 ». Du jazz, donc.
Depuis les cours ronéotypés et très précis d’un prof de clarinette foufou, j’avais peu repratiqué ce monde réputé hostile aux étrangers, donc hyper attirant parce que, bien mené, ça le fait grave. Alors, nous avons cheminé à base de tranquillade. Jusqu’à proposer cette rencontre entre un ploum-ploumiste classico-chansonnique et un jazzman autour d’une admiration commune : Pat Metheny, featuring forcément Lyle Mays. Ça s’appelle A map of our world et, ce 21 juin, ça commençait comme ça.

 

 

 

Pat, Lyle et nous

Le programme de la Fête de la musique jazz mais pas que 2023.

 

Seconde représentation du récital « Pat Metheny » avec Jacques Bon aux machines.
Sinon, doit y avoir du Jauni au bar du coin, hein. Pas forcément une autre ambiance mais, forcément, un autre style. Enfin, j’espère.

 

Pat Metheny’s church is arising (well, in a way)

 

Première du récital Pat Metheny pour orgue et sax ce jour, en la collégiale de Montmorency (Val-d’Oise), à 20 h 30. Avec tout curieux serait un sus.