Sempervirente !

Le concert du jour !

Comme le chante Michèle Bernard des Communardes, on la prenait volontiers pour

  • une virago post-hippie,
  • une pasionaria rouge,
  • une hystérique extrême-gauchiste à la voix vociférante.

C’est si pratique de mettre en boîte une nana qui veut ouvrir les cages, l’insolente ! Pratique, mais inoffensif car Catherine Ribeiro n’a jamais été l’ombre de la caricature machiste et droitière que certains connauds ont dressée d’elle, pas plus qu’elle n’est devenue, aujourd’hui, un lointain souvenir de la chanson des années 1970 dont les snobs aimeraient goûter la poussière vintage. Catherine Ribeiro est actuelle et était multiple :

  • femme engagée contre les injustices, oui,
  • poète aimant rugir et bondir, heureusement, mais aussi
  • être sensible sachant être
    • amoureuse
      • lucide,
      • exaltée ou
      • blessée,
    • bricoleuse de formes musicales libres, et
    • inventrice de possibles capables de porter ses auditeurs.

 

 

C’est cette Catherine kaléidoscopique qui a touché Jann Halexander, lequel a eu la chance de croiser la chanteuse à la fin de sa vie, de vive voix et de vive main ; et c’est en hommage à cette capacité de la dame rouge à sortir des gonds où certains eussent souhaité la cantonner qu’il proposera une nouvelle version de son tour de chant autour du répertoire ribeirique en y mêlant ses propres chansons en écho… et en ouvrant la porte pour trois fredonneries à Pascal Bertonneau, interprète de François Béranger.
Aux guitares sèche et électrique, Sébastyén « Le fêlé » Defiolle et Claudio « Il professore » Zaretti. Au clavier, votre serviteur.


Rendez-vous ce mercredi 3 juin, à 19 h, dans la salle de spectacle et de débats de l’antre anar qu’est la librairie Publico (145, rue Amelot | Paris 11).
Entrée libre, forcément libre, sortie aussi même si l’on peut glisser des billets de 200 € dans la sébile en sortant.

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