Sous la menace de la pluie (que de la gueule), je dĂ©cide de sortir avec un beau gosse puissant et cĂ¢lin. D’accord, son nom actuel a dĂ» Ăªtre inventĂ© par quelqu’un qui le dĂ©testait, mais, du moment que, en jouant avec ce zozo, on peut tendre bien haut au connard qui l’a baptisĂ© un mĂ©dius prĂ©alablement humectĂ©, tout va bien dans ce monde, tout va bien.
Flash, au moins, son nom est bien trouvĂ©. Parce qu’il ressemble au chien-guide d’aveugle iconique ainsi prĂ©nommĂ©. Et parce que c’est une boule d’Ă©nergie. Il fait des bonds, des brabrassades (si), et il va vite. Y a quand mĂªme un moment oĂ¹ je l’ai floutement coincĂ© dans mon plus simple appareil. Le mĂ©tier, probablement. L’amour. La vie. Au fait, quelqu’un reprend un Monaco ?
Après, j’ai nĂ©gociĂ© avec Travis, qui se mĂ©fiait de moi-mĂªme-je. Je le comprends : parfois, j’ai le chagrin qui tire vers les ponts, le soir, quand je le sors. Sans rancune, donc, pour ce p’tit bonhomme qui, après trois jours sans sortir (!), aime surtout jouer et faire le con. Avant, je pensais : « Il aura besoin d’un peu d’Ă©ducation. » Puis il m’a rĂ©pondu : « Toi aussi, non ? » Alors bon.
Enfin, j’avais pas le droit de sortir Herr Golan, le chouchou de tous les bĂ©nĂ©voles de la SPA. Alors, je l’ai sorti parce que c’est aussi mon chouchou, mĂ¢rde. Ricet Barrier le disait dans une chanson très autobiographique pour Bertrand F. : j’peux pas rĂ©sister Ă la tentation ; le dĂ©mon, en somme, Dieu le fit pour ma pomme. Donc, j’ai respectĂ© le choix de Dieu. Yallah !