Allez, une dernière pour la route !
Nan, finalement, j’crois qu’il vaut mieux pas.
Ă€ la base, j’Ă©tais parti voir en famille Le Machchch sur grand Ă©cran. Puis il paraĂ®t que mon père et moi, on Ă©tait trop nombreux pour entrer dans une fan-zone de banlieue pleine. Alors que nous, on n’Ă©tait pas trop nombreux vu que l’on n’Ă©tait que deux, mais bon. Aussi, tandis qu’un type un peu con, assimilĂ© par la foule au nouveau maire de Domont, se faisait justement conspuer pour son imprĂ©voyance stupide (France – Portugal dans une ville aussi franco-portugaise, ça s’organise en grand, sauf quand on est très, très sot), cher chaton, pardon : chercha-t-on un autre grand Ă©cran. Plus petit, mais avec des compensations – non compris l’alcool portugais Ă l’amande testĂ© en fin de prolongation, par hommage, quand les hollandistes eurent Ă©tĂ© mis Ă l’amende par le spĂ©cialiste de la main. Bref, un grand moment de sport.
– Tu regardes l’Ă©quipe de France de foot ?
– Oui.
– T’es vraiment un gros con ! Tu Ă©coutes de la musique contemporaine ?
– Oui.
– T’es vraiment un gros snob. Tu es abonnĂ© Ă l’OpĂ©ra de Paris ?
– Oui.
– T’es vraiment une grosse tafiole bourgeoise.
– C’est ça : je suis une grosse tafiole bourgeoise, snob et con.
– Et qu’est-ce que t’as Ă dire pour ta dĂ©fense ?
– Ben, dĂ©jĂ que je fais ce qu’il me chaut.
– C’est nul.
– Et, en sus, j’ai un sac plein de merdes de chien Ă la main, et je vais donc te repeindre le visage. VoilĂ . Gros bisous. Enfin, de loin, mais ma main dans ta gueule y est, yeah!
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