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Le blog de Bertrand Ferrier, page 288

Claudio Zaretti, Ze Artist’s, 6 aoĂ»t 2017

Claudio Zaretti, lailleve @Ze Artist’s le 6 aoĂ»t 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Claudio Zaretti revient sur les scènes parisiennes qu’il ne quitte jamais vraiment, et, comme toujours, il revient surtout pour toi qui Ă©coutes.

Les ceusses qui, sporadiquement, me font l’amabilitĂ© de glisser des zeuillesses sur ce site savent tout le bien que nous serinons au sujet de Claudio Zaretti, par exemple quand il chante au Petit thĂ©Ă¢tre du bonheur ou au Clin’s 20. (Non, rien sur son grand concert Ă  l’Espace Jemmapes : je forfantais en première partie, on aurait trop vu que je flattais le zozo pour le remercier de son invitation, de sorte que ma critique louangeuse aurait eu l’effet inverse.)

Le voici donc de retour sur les scènes parisiennes, cette fois au thĂ©Ă¢tre Ze Artist’s… oĂ¹, c’est vrai, il m’est arrivĂ© de faire vraiment n’importe quoi sur scène, grĂ¢ce au public, Ă  la fin de tel ou tel spectacle.

Pour revenir au vrai sujet et rĂ©sumer, Claudio Zaretti ne fait pas de la « chanson Ă  textes » proprement dite, mĂªme s’il agence avec art des mots bien trouvĂ©s sur des mĂ©lodies gourmandes. Efficace et modeste, il ne cherche pas Ă  Ă©blouir par son Ă©criture, il ne quĂªte pas une chute ironique pour emporter l’adhĂ©sion, il ne traque pas l’intertextualitĂ© franceculturelle censĂ©e faire frisotter la moustache ou le zeuye du Konnaisseur. Il dĂ©crit, avec des chansons solides et euphorisantes, aux rythmes variĂ©s, un univers positif, colorĂ© et intimiste… mais pas nombrilisĂ© : les dictatures sud-amĂ©ricaines planent comme le condor sur telle tune, les rĂªves utopiques se frayent un chemin et sèment des graines de culture sur le terreau d’une nostalgie lucide, et son home, quelque part dans le douzième, est avant tout un endroit oĂ¹ l’on partage « temps de parole Ă©quitable » quand on n’y va pas au marchĂ© craindre l’anthropophagie (non, on ne s’ennuie pas chez Claudio). Battant dans cet artisanat de prĂ©cision, les diastoles et les systoles du chanteur enchantent l’auditeur et le soukoussent.

Le rĂ©cital associe donc la personnalitĂ© souriante, discrète, vaguement nostalgique et finement observatrice de l’auteur-compositeur, au savoir-faire du musicien-chanteur rouĂ©, affichant quatre albums qualitatifs et plusieurs centaines de dates au compteur, en solo, duo, groupe ou quintette jazzy.

Guillaume Antonini et Claudio Zaretti, lailleve @Ze Artist’s le 6 aoĂ»t 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Le rĂ©sultat ? De la feel good song, assurĂ©ment, et de la plus belle eau. En Ă©grenant une set-list parfaite pour les nĂ©ophytes et les habituĂ©s (valeurs sĂ»res, raretĂ©s, inĂ©dits, nouveautĂ©s, reprises, surprise du dialogue improvisĂ© avec son complice violonissse…), Claudio Zaretti offre, avec ses cinq dates au Ze Artist’s, une occasion parfaite pour les curieux de chanson de qualitĂ© ou les franciliens cherchant une idĂ©e pour passer un beau dimanche (ou mercredi) soir, dans un thĂ©Ă¢tre adaptĂ© Ă  ce spectacle (bancs confortables, jauge d’une trentaine de spectateurs, sono et Ă©clairage gĂ©rĂ©s par un technicien dĂ©diĂ©)… et pour un tarif raisonnable (11 Ă  12 €). Certainement, dès dimanche prochain, l’artiste prendra le soin de demander que soient mieux canalisĂ©es les ardeurs pĂ©nibles dont certains de ses vieux fanatiques, malpolis incluant force personnes du sexe, faisaient montre lors de la première (insupportable secouage de bracelet, iphones et iPad de sortie en permanence, chant trop fort au-dessus de l’artiste pour laisser croire que t’as une jolie voix – eh, connaud, reprends une gorgĂ©e de ta fiole d’alcool et laisse Claudio faire, il chante très bien, lui).
Bref, pour applaudir un très bon musicien aux chansons plaisantes et entĂªtantes, dans une ambiance ad hoc, toutes les infos sont ici.

SPA Grammont, 9 août 2017


Rasta. BĂ©bĂ© d’un an et demi qui aime jouer. Au point de vexer le bĂ©nĂ©vole qui pensait avoir trouvĂ© une idĂ©e hhhĂ©niale en apportant de quoi permettre aux terreurs de boire, mĂªme si elles n’aiment pas siroter directement aux robinets.


Comme a commentĂ© le fils d’une dame bĂ¢chĂ©e : « J’ai peur, le chien a une muselière. » Sous-entendu, je suppose : son promeneur, non. Un peu plus loin, les moutons, eux, ont montĂ© un collectif (un « troupeau », dans leur langue) pour dĂ©noncer des chiens « pas assez nourris donc porteurs d’intentions nĂ©gatives et gustatives. » C’Ă©tait chaud.


Heureusement, restaient les chouchous classiques.


D’abord le nounours sur pattes, madame Jodie. Capable de s’arrĂªter sur une voie de tramway et d’attendre un cĂ¢lin pour redĂ©marrer. Complètement frappadingue, mais presque gĂ©rable dès qu’elle a sa dose de cĂ¢lins. Bonne dĂ©finition d’un idĂ©al de vie, me semble-t-il.


Et enfin le bĂ¢tard magnifique, Mr Cameron. Aime aussi les cĂ¢lins, la bagarre violente et sanglante avec arrachage de bras, et les grattouilles. Un idĂ©al de vie alternatif bien sympathique, ma foi. (MĂªme si mon abreuvoir en plastique a, cette fois, Ă©tĂ© assimilĂ© Ă  un ballon dĂ©gonflĂ©, mais bref.) Surtout pour un ornithorynque.

Il revient

Ils sont arrivés !

Les plus petits programmes du plus petit festival international d’orgue-et-pas-que sont arrivĂ©s !

Dans le futur du rétro

Quand un Ă©diteur pour qui tu n’as Ă©tĂ© qu’un long-time stagiaire t’apprend que tu fais partie de ses auteurs, ce qui est inexact. Quand tu dĂ©couvres ta biographie version 2008. Quand tu demandes en juin une suppression du truc. Bref, quand tu t’aperçois, en aoĂ»t 2017, que tu es toujours un auteur se prĂ©parant Ă  publier un livre en 2009. Un excellent livre, bien sĂ»r, que l’on a toujours grand intĂ©rĂªt Ă  se procurer, soit dit en passant, et cependant.

Flash pour la Vie

En Ă©tĂ©, certains prĂªtres africains se lĂ¢chent sur le chapeau. Si, couvre-chef vert pomme fluo avec paillettes, c’est plutĂ´t lĂ¢chĂ©. MĂªme mon photophone peine Ă  rendre raison du dĂ©lire, c’est dit. Non, il peine Ă  rendre raison du dĂ©lit, c’est dire. (Mais bon, l’autre version marche aussi, bref.)

L’Occitanie Ă  poils

N’ayez jamais de chien. Jamais. Votre vie en serait bouleversĂ©e. Votre garde-robe aussi.

Entre, et dans, la lumière

Ce ne sont pas toujours les plus belles Ă©glises les plus belles. J’me comprends.

Béton sans laisse

The monster