
Alors que s’achève le festival d’Avignon 2026, quelques souvenirs du off où j’ai traîné la savate du 4 au 11 juillet. Au programme : selon les estimations, entre 1600 et 1800 spectacles, de 10 h à la minuit passée, sept jours sur sept… et nous, et nous, et nous. Alors, au pas de course, on met en place son, lumières, décor, puis on range en vitesse pour que les collègues puissent commencer en retard mais pas à cause de nous.

Et le suspense commence : fera-t-on salle comble, avec de profitables programmateurs dans la salle (graal du fantasme estival) ou, comme chante Félix Leclerc, nuitera-t-on tout seul ?
Ce risque, en termes avignonnais, se dit ainsi.

Pour éviter le four, on s’agite dans la fournaise. On fait des trucs qui ne servent souvent guère mais sont consubstantiels au folklore local : on tracte. Trop, ça, incontestablement.

Du coup, certaines inventent des performances pour distribuer « 300 tracts en 30 minutes ».

Pour ne pas être en reste, on imite les djeunses donc, à notre tour, on crée des happenings. Matin et après-midi, on sort le piano et on diffuse en direct un teaser comprenant quelques extraits saignants du concert dont l’intégrale sera donnée le soir.

Quand on est las, on refait le monde au village du off.

Et, parfois, heureusement, on performe…

… puis, le soir de dernière, on se prépare à se souvenir. À une prochaine, peut-être, Avignon, et à bientôt, la scène !

Les chroniques des rares spectacles avignonnais que j’ai pu voir…
Should I stay or should I stay (une décevante déception)
Jules & Jo (une découverte ébaubissante)
Confessions d’un vampire sud-africain (un plaisir joyeusement interdit)