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Vis ma vie d’organiste page 12

Seul ou seul à plusieurs, c’est toujours seul

Saint-André de l’Europe, le 5 mars 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Le jour de ton décès, ils pourront être trois ou moult à regarder le bois, ils pourront remplir une collégiale ou se perdre dans une petite église, une chose est sûre : comme tu le savais, tu seras mort seul.

 

Collégiale Saint-Martin de Montmorency, le 5 mars 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Jusqu’au bout Frederik Mey aura raison… mais, si l’organiste est honnête (ça arrive) ou juste parce qu’il sait que lui-même suivra la même voie, il t’accompagnera avec le même désir de musiquer pour faire la nique à la mort quoique elle l’aide à vivre.

 

 

Ouvrir

« Qui est derrière la grille ? » | Photo de Rozenn Douerin

 

Toujours être du bon côté des barreaux (à la lisière, stipulerait Clarika), afin de bondir quand la cage s’ouvre.
Quand la suite s’ouvre, c’est bien aussi, semble nous signaler Bruno Beaufils de Guérigny, qui offrit cette première diffusion YouTube au festival Komm, Bach!.

 

 

Avril viendra et fera long feu…

Photo : Rozenn Douerin

 

… même si, dès mars, on l’attend, mais Claudio Zaretti n’est pas optimiste pour ce mois d’avril. Heureusement, sa chanson, offerte au festival Komm, Bach! pour un cyberconcert, nous réchauffe le cœur. Prenons la chaleur où elle est, mildiou !

 

 

Les bourrées de la çuite

Emmanuel Acurero à Saint-André de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Danser le postérieur vissé sur sa chaise, les bras encombrés d’une grosse calebasse DeLuxe avec des cordes, une baguette avec des cheveux à la main, est-ce possible ? Pour certains, oui. Démonstration avec Emmanuel Acurero, le violoncelliste dont le CNSMDP continue d’admirer les prouesses, tant en musique d’antan qu’en musique contemporaine – ici en concert à Saint-André de l’Europe (Paris 8) pour le festival d’orgue-mais-pas-que Komm, Bach!.

 

 

L’œil de taupe

Safari de Groslay 1. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Oh, il peut se dissimuler ! Mais jamais le chat de passage n’échappera à l’œil aguerri du rganiss professionnel et zzzzitinérant qui aime rien tant que grattouiller et/ou discuter avec les tites bestioles qui zont rinde mieux zafèr.
(Il est fou, lui. Moi, je suis normal, mais ce pikifa est foufou. Voilà mon diagnostic, madame la Cour.)

 

Safari de Groslay 2. Photo : Bertrand Ferrier.

Que, pour un instant, l’on oublie…

Photo : Rozenn Douerin

 

… chante Claudio Zaretti à l’occasion du concert « Le futur est en flammes », à l’invitation du festival Komm, Bach!, festival d’orgue-et-pas-que qui a pris plaisir à intégrer sporadiquement des chansons au long de ses concerts YouTube. Dont, donc, « Manouche ».

 

 

Juste avant de mourir

Emmanuel Acurero à Saint-André de l’Europe par Bertrand Ferrier

 

Bernd Alois Zimmermann avait décidé de mourir. Il termina les pièces qui lui avaient été commandées. Juste après avoir achevé les « Quatre études brèves », il se tua.
Emmanuel Acurero, pépite vénézuélienne des écoles de violoncelle du CNSMDP, sait en rendre la puissance et la fatalité intérieures, par-delà les défis techniques. Accrochez-vous pour 4′ d’émotions fortes, et soyez-en convaincus : comme le promettait l’intitulé du concert dont cette tétralogie est extraite, notre futur est en flammes !

 

 

Refaisons les niveaux du bonheur

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Une hymne. De la pétillance. Du tube et des tuyaux.
Ainsi s’achevait le concert « Y a d’la joie ! » qui, lui-même concluait la quatrième saison du festival Komm, Bach!.
Les snobs peuvent bien faire la moue ou la molle : on ne jouera jamais pour eux.

 

 

Pas d’âge limite pour la joie

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Dans le cadre du concert « Y a d’la joie ! » propulsé pour la Fête de la musique 2020, je proposais quelques improvisations.
Dont celle-ci, intitulée Souvenirs des dernières joies du petit vieux qui ne reviendra plus prendre le soleil sur le banc en fumant son cigarillo.
Oui, je sais, mais il vaut toujours mieux que le titre semble long plutôt que le morceau qu’il couronne. Alors bon.

 

 

Travaillons, prenons de la peine

Photo : Bertrand Ferrier

 

Chacun le sait, le gouvernement français est une bande de gougnafiers sans vergogne. Tout acte posé en faveur de la culture est donc un coin enfoncé dans le bide monstrueux de ces salopards.
Au jour le jour, à notre mesure, en jouant, en créant, en répétant, en enregistrant,
nous continuons à lutter contre ces infâmes par le seul fait de déployer le beau et le stimulant, et de s’efforcer de les partager. En toute légalité, certes. Mais avec, ouf, la putain de haine qui sied à l’encontre de ces résidus de merde. Restons vivants.

#cultureendanger