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Vis ma vie d’organiste page 19

Points de suspension

 

Défricheur de répertoires rares, contemporains et souvent minimalistes, Nicolas Horvath explore avec gourmandise les trouvailles de jeunes compositeurs à qui il offre une vitrine luxueuse. En témoigne cette proposition de Melaine Dalibert, mise en valeur – pour le concert des Paysages intérieurs – par un jeu associant concentration et velouté.

 

 

Partage musical

Photo assumée par Bertrand Ferrier

Apprenant que je venais donner à boire à l’orgue, le sacristain s’est offusqué :
– Mais tu ne peux le laisser boire seul, car c’est l’une des pires perversions qui soit que de laisser un orgue boire par-devers soi !
Alors, bon, par solidarité, j’ai accepté une lichette du breuvage qu’il me glissa afin que je sois solidaire de la Bête. Je suis si bon (sans remords).

Photo assumée par Bertrand Ferrier

Architecture ferroviaire

 

Grosse ambiance sur le dance floor. Voilà quelques jours que, presque sans partage, Claudio Zaretti squatte la play-list de ce site avec des chansons pimpantes. Pour ce jour, il explore un de ses vieux paysages intérieurs, évoqué via la chanson « Dans les gares » qui fait partie de celles que j’aime particulièrement, dans son répertoire, peut-être parce qu’elle évoque de Lorraine, la quiche, ce qui est goûtu, mais pas sûr que ce soit la vraie raison.
La vraie vraie raison du kif importe peu, si même elle existe : puisse surtout cet extrait du concert Komm, Bach! par temps de Grand Confinement vous apporter, à sa mesure, le souffle et le peps qui nous aident à avancer un chouïa tant que faire se peut.

 

 

Euphémismes…

 

… et art du rouleau adhésif.

On the road forever

 

C’est notre série Claudio Zaretti, faut croire. De quoi froisser sans doute la modestie irrémédiable de Mr Z. Cette fois, voici une fredonnerie sur la circulation et les croûtes – sur la vie d’artiste, donc – qu’il a offert au festival Komm, Bach! pour le concert YouTube du Grand Confinement intitulé « Paysages intérieurs« .

 

 

RIP, en mieux

Photo : Rozenn Douerin

Let’s rest in peace before we die. If great music may help, welcome.

 

 

… and nothing else matters

 

C’est un peu l’avantage du clavecin. D’emblée, t’es hors jeu. Dans un monde autre. Inactuel, quelque moderne soit ta musique. Et ça, dans un « écosystème culturel » obsédé par l’actualité, réelle ou fantasmée, mazette, ça fait du bien.
Par exemple, quand Anna Homenya incarne digitalement les grooves du sieur Couperin, ça donne cinq feelings différents en huit minutes. Don’t listen to the assholes, just be yourself and let’s feel the beats & vibes.

 

 

Invitation à la lévitation

 

Quand un grand virtuose joue la musique qu’il aime, parfois, on se dit que tout le monde pourrait la jouer. Puis, quand il la joue, on se dit que l’on s’est bien trompé, y a quand même de la plus-value dans l’air. Nicolas Horvath fait partie de ces frustrateurs. Malgré nous, on s’en réjouit.

 

 

Synesthésiquement vôtre

 

Avide de paysages intérieurs, Charlotte Isenmann a poussé – par le truchement de Nicolas Fiery – l’audace jusqu’à traduire en notes, selon ses propres battements de cœur, les impressions d’un peintre costaricien. Le résultat saisit d’un bout à l’autre. Au festival Komm, Bach!, nous sommes heureux d’avoir recueilli ce témoignage d’une jeune danseuse, comédienne, instrumentiste, improvisatrice – bref, artiste multifacettes. Donc, le voici.

 

 

Un de mes programmes préférés

Photo : Rozenn Douerin

C’est une sorte d’histoire que nous raconte la superstar worlwide de son époque : cette Douzième grande étude pour orgue est la plus narrative, la plus longue et la plus trop courte du recueil plaisant à souhait gratté par le désormais sous-estimé (pensez, il écrit de la musique plaisante) Sigismond Neukomm. À l’invitation de Christophe Martin-Maëder, titulaire des grandes orgues de Saint-Augustin, j’en ai proposé une interprétation lors de mon récital in situ. Voici le résultat.