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Vis ma vie d’organiste page 18

Adepte du cloud

Photo : Bertrand Ferrier

Entre deux cérémonies, j’avais un peu de temps. Je me suis allongé sur un banc, cinq minutes, avec moi, et j’ai regardé les nuages, tant qu’y en a.

Let’s dance (with grace)

Photo : Rozenn Douerin

Un peu de légèreté sérieuse avec ce nouvel épisode de la Quatrième suite pour violoncelle claquée par la musicienne américaine Hannah Holman – qui connaît bien la danse pour être membre de l’orchestre du New York City Ballet – pour le festival Komm, Bach!. Ceux qui souhaitent esquisser quelque chorégraphie adaptée peuvent bien sûr s’y coller.

Retrouver le concert en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Site de Hannah : https://www.hannahholmancello.com/.
Site de son orchestre :
https://www.nycballet.com/discover/ou….

 

 

Éloge de l’arc-en-ciel

Photo : Rozenn Douerin

Un tube rarement donné en version orgue et soprano ? C’est la proposition de Jorris Sauquet et d’Emmanuelle Isenmann, chargés de nous raconter une autre histoire. Une autre transcription, donc. Et l’espoir d’un autre monde, à condition que nous dénichions l’arc-en-ciel indispensable.
Dans le carquois où nous fourbissons nos armes contre les dangers permanents de la morosité et le médiocre, faisons flèche de ce moment de grâce mijoté par deux complices : la sensibilité d’une interprète à la voix d’une plasticité spectaculaire s’y acoquine avec la science d’un accompagnateur DeLuxe, et c’est délicieux.

Retrouver le concert du festival Komm, Bach! en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Découvrir la chaîne de Jorris : https://www.youtube.com/channel/UCuyFhUcubx2lOlb75Prafwg.

 

 

L’ouverture du rideau

Photo : Rozenn Douerin

Parmi les six joyaux de la couronne violoncellique, Hannah Holmann a prélevé le quatrième qu’elle a égrené au long du premier concert intitulé Racontez-moi une autre histoire, enregistré, monté et diffusé pendant le Grand Confinement Universel. En voici le Prélude, solide et sinueux comme une danse hypnotique chargée de nous faire basculer dans le mystère de cette saga…

Retrouver le concert en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Site de Hannah : https://www.hannahholmancello.com/.
Site de son orchestre :
https://www.nycballet.com/discover/ou….

 

 

… explosante-mouvante

Photo : Rozenn Douerin

Pendant le Grand Confinement Universel, David Sampson et Brett Douglas Deubner ont fait cadeau d’une Première mondiale au festival Komm, Bach! que je phagocyte avec une touchante modestie. Cet événement persistant tient à brasser un répertoire large allant de jadis aux aujourd’huis en passant évidemment par JSB. Dans la tradition des pièces contemporaines volontiers accueillies ici, en reprises et en créations, ce Short clip s’avance fièrement, sous l’archet et les doigts d’un défricheur infatigable (le mot est faible) de nouvelles partitions.
Se percutent surgissements, glissades, contrastes, rebonds, suspensions, harmoniques, récurrences, confrontations entre

  • pizz et archets,
  • graves et aigus,
  • profusion et silences,
  • suspensions et percussivité…

Par cette variété de modes, exigeant toute la virtuosité vigilante de l’interprète, le compositeur se propose de concentrer l’ensemble des outils expressifs de l’alto dans une miniature à la fois maîtrisée et énigmatique. Une boule d’énergie à gober pour sentir à la fois

  • le smile remonter ses commissures de lèvres, et
  • un souffle de mystère grattouiller agréablement les neurones.

Retrouver le concert en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Site de Brett :
https://www.brettdeubner.com/.
Site de David :
http://www.davidsampsoncomposer.com/.

 

 

Splendeurs du confinement

Photo : Rozenn Douerin

La violoncelliste Hannah Holman, de l’Orchestre , claque vec sa « partenaire de quarantaine » un gros mouvement d’une magnifique sonate de LvB. Gratis pro Deo et pour les invités du festival Komm, Bach!, vous compris. C’est chouette, donc on partage pour faire passer le message.
Site de Hannah : https://www.hannahholmancello.com/.
Site de l’orchestre : https://www.nycballet.com/discover/our-orchestra.

 

 

Truc pour vieux

Photo : Rozenn Douerin

Le petit lutin du festival Komm, Bach! (le rôle du lutin étant définitivement dévolu à Julien Bret, le rôle du petit lutin était libre et désormais occupé) a souhaité claquer son tube avec son style particulier : une virtuosité discrète, toujours plus cachée que crachée. C’est fin, c’est joyeux, et ça ouvrait avec gourmandise le premier concert du Grand Confinement intitulé Racontez-moi une autre histoire.

 

 

Come as you are

Photo : Rozenn Douerin

C’est le petit plaisir de la fin du récital. Après avoir joué ce que je voulais, je pouvais jouer ce que je voulais encore grâce à l’improvisation conclusive. En m’appuyant sur un thème célèbre, je voulais baguenauder dans les riches sonorités de la Bête. Disons que la Bête a souhaité manifester sa propre volonté. Le résultat est un dialogue entre le prévu et le donné. Une improvisation, donc.

 

 

Un temps pour soie

 

Le retour de la canicule n’y pourra mais : le beau, même so russian, n’attend pas l’hiver pour nous faire vibrer. Explorant leurs – donc nos – paysages intérieurs, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff nous offraient, en plein Grand Confinement, une plongée dans l’imaginaire médiévialisant d’un Glazounov fantasmant un ménestrel très personnel. C’est beau, riche, varié, et ça concluait supérieurement le concert du festival Komm, Bach! intitulé Paysages intérieurs.
(Pour les curieux, un bis magnifique – qui ne sera jamais diffusé en pièce détachée – figure dans la version intégrale. Bonne découverte ou réécoute ici !)

 

 

Je hais d’amour les chats de hasard

Photo : Bertrand Ferrier

Quand je remplace le titulaire de Notre-Dame (j’ai pas fini) de Vincennes, en sortant du RER, je passe toujours par la petite rue parce qu’il y a un véto et, parfois, quand il fait beau mais pas trop, il laisse un chat ou deux dans une espèce de petit jardin, à l’entrée – comme ici. Quand y a patcha, c’est un peu triste ; mais quand y en a, aussi, parce que vient toujours ce moment du :
– Sans déconner, tu t’barres ? Comme ça ? Et moi, je reste là, c’est ça ?

Photo : Bertrand Ferrier

Alors, t’expliques que, par ta musique encore plus que par ta beauté, tu dois apporter du réconfort à une famille en deuil (et, accessoirement, gagner quelques picaillons). Et, à tous les coups, le tibonom qui n’aurait pas hésité à t’arracher le bras deux secondes plus tôt, insiste :
– T’es sûr que tu vas m’abandonner ? J’veux pas rester là, moi ! Chu mignon !
Argh.