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Vis ma vie d’organiste page 9

Moi quand… (1)

Debussy de la Lorette en Cornouailles. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… une vieille carne, à la fin d’une célébration, vient me dire que j’ai joué trop fort, ou trop dissonant.
Ou quand on m’explique que je me suis « éclaté » parce que, pour une fois, j’ai plutôt joué de la musique à l’offertoire que ploum-ploumé un chiant des sectes charismatiques.
Ou quand la responsable d’une association pour la promotion de la musique me confirme que, six mois auparavant, elle a bien reçu le chèque d’un internaute pour soutenir le festival mais elle a un an pour l’encaisser, alors ça va, quoi.
Ou quand [à suivre]…

 

… et la lumière fut !

Photo : Esther Assuied + Festival Komm, Bach!

 

On l’attendait depuis le 5 février, début du tournage. Après, il fallut que

  • la vie passa,
  • le montage, forcément complexe, se fit,
  • et que l’occasion se présenta.

Enfin, malgré les aléas que chacun connaît, même les artistes qui ont du talent et sont donc une toute petite partie des prétendus zzzartisss, la volonté et l’énergie le permirent. En conséquence, le concert de l’organiste virtuose et néanmoins vidéaste itou virtuose eut lieu sur YouTube.
Vous en pouvez jouir quand bon vous chaut. As far as we’re concerned, on trouve que c’est sympa, pêchu, fort et même carrément brillant. Quant aux jamais contents qui chougneraient, évidemment, on s’en fiche, euphémisme.

 

 

Le bon tuyau pour les tubes

Photo : Esther Assuied + Festival Komm, Bach!

 

Si, rien qu’en apercevant cette capture d’écran, vous avez reconnu le Chœur des pèlerins, extrait du Tannhaüser de Richard Wagner, vous êtes fins prêts pour la Première YouTube du récital exceptionnel offert ce soir par Esther Assuied, qui assure

  • les transcriptions pour tuyaux de grands tubes de la musique classique,
  • l’interprétation de ces pièces et
  • la réalisation spectaculaire du film.

Elle a même eu du mal à déléguer le violoncelle au virtuose vénézuélien Emmanuel Acurero, c’est dire…
Rendez-vous à 20 h pour la première diffusion, en présence digitale des artistes. Programme
ici. Lien là ou infra.

 

 

Let’s have a rendez-vous!

 

Après un tournage en février, une première programmation en avril finalement reportée, la Première YouTube du récital d’Esther Assuied est fin prête ! Programme fringant, réalisation soignée, lumières choisies, invité de marque : l’artiste, protéiforme ou kaléidoscopique, selon votre bonne guise, a mis les petits plats dans les grands pour ce récital. Interprète, transcriptrice et vidéaste, elle a mitonné une gourmandise gastronomique entre

  • tubes et tuyaux,
  • foucades et onirisme,
  • doulce sensibilité et fureur tellurique.

Comme ce concert est un récital pour orgue seul mais que, dans ce festival, on fait pour partie ce que l’on veut, il accueillera aussi, le temps d’un golden hit, Emmanuel Acurero, la pépite du violoncelle vénézuélien que la France en général et le CNSMDP refusent de laisser filer. À dire vrai, sa venue n’était pas exactement prévue mais le virtuose, passant dans le coin, a vu de la lumière, et il est entré. Venez le rejoindre dès ce samedi à 20 h, en présence digitale des artistes et sans souci de paperasse sanitaire !

Le programme (durée : 1 h 10)

1.
Ludwig van Beethoven
Allegro ma non troppo extrait de la Symphonie pastorale (10’40)

2.
Edvard Grieg
Première suite extraite de Peer Gynt

Matin (4’10)
La mort d’Åse (4′)
Danse d’Anitra (3’45)
Dans l’antre du roi de la montagne (3′)

3.
Johann Sebastian Bach
Concerto dit « dans le goût italien » (BWV 971)

Allegro (3’40)
Andante (6′)
Presto (3’25)

Entracte (5′)

4.
Gabriel Fauré
Élégie op. 24 (7’45)

5.
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Danse de la fée Dragée, extraite de Casse-noisette (1’55)

6.
Richard Wagner
Chœur des pèlerins, extrait de Tannhaüser (5’40)


Bis.
Georg Friedrich Haendel
« Lascia ch’io pianga », extrait d’Almira (5′)

 

 

La réalité

Photo : Bertrand Ferrier

Faîtes de la musique – Le programme (1/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, voici la set-list de la première partie de huit heures…

 

Première partie
Retour vers les futurs

Premier concert (1 h)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue

  1. Jean-Luc Thellin joue les Toccata et fugue en ré mineur (BWV 565)
  2. Bruno Beaufils de Guérigny joue « Ich ruf zu dir » (BWV 639)
  3. François-Xavier Grandjean joue la Fantaisie et la fugue en do mineur (BWV 537)
  4. Vincent Crosnier joue le 14ème contrepoint, inachevé, de L’Art de la fugue (BWV 1080)
  5. Jorris Sauquet joue « Schafe können sicher weiden » (BWV 208)
  6. Jean-Luc Thellin joue les Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542)
  7. Marie-Agnès Grall-Menet joue la « Badinerie » (BWV 1067)
  8. François-Xavier Grandjean joue la « Fantaisie en Sol » (BWV 572)

 

Deuxième concert (55’)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue-mais-pas-que

  1. Clavecin : Anna Homenya joue Prélude et fugue en do dièse mineur (BWV 873), extrait du Clavecin bien tempéré
  2. Orgue à trois mains : Hervé Désarbre et Benjamin Pras jouent la Sinfonia de e la cantate « Ich steh mit einem Fuß im Grabe » (« J’ai déjà un pied dans la tombe ») BWV 156
  3. Saxophone : Dmitry Ouvaroff joue la « Courante » extraite de la Deuxième partita pour violon (BWV 1004)
  4. Violoncelle : Hannah Holman joue le Prélude extrait de la Quatrième suite (BWV 1010)
  5. Hautbois : Pierre Makarenko (hautbois) et Christophe Guida (orgue) jouent la Sinfonia de la cantate BWV 21, « Ich hatte viel Bekümmernis » (« J’avais grande affliction en mon coeur »)
  6. Clavecin : Jean-Luc Thellin joue les Prélude et fugue BWV 869
  7. Soprano : Jennifer Young chante « Jesus bleibet meine Freude » [Jésus demeure ma joie], extrait de la cantate BWV 147
  8. Violoncelle : Emmanuel Acurero interprète les bourrées de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010)
  9. Orgue : Jorris Sauquet joue l’Allegro final du concerto en Ré majeur (BWV 1054)
  10. Saxorgue : Anna Homenya et Dmitry Ouvaroff jouent l’Adagio dolcissimo de « Back to Bach » de Jean-Denis Michat
  11. Orgue : Aurélien Fillion joue la « Berceuse (et son miroir) » et le Thème (méditation), extraits de « Cercles » de Laurent Carle, puis la Fantaisie en do mineur BWV 537 de Johann Sebastian Bach

Troisième concert (1 h 05)
Komm, Bach! fête Bach-et-pas-que

  1. Bach en majesté : Anna Homenya joue le Trio super « Allein Gott in der Höh sei Ehr » [Gloire à ton nom, ô Dieu de paix] (BWV 664)
  2. Autour de Bach (1) : Christophe Guida joue une Fantaisie d’Abraham van den Kerckhoven (1619-1702)
  3. Triple Bach : Jean-Luc Thellin joue les trois grands chorals sur « Nun komm, der Heiden Heiland » (BWV 659-661)
  4. Autour de Bach (2) : Vincent Crosnier joue la toccata de Frei Jacinto (ca. 1712)
  5. Bach l’Italien : Georges Bessonnet joue le Concerto en Ut BWV 594 d’après Antonio Vivaldi (1678-1741)
  6. B-a-c-h après Bach : Hervé Désarbre joue deux valses sur le nom de Bach de Nino Rota (1911-1979)
  7. Bach l’éternel veilleur : Jean-Luc Thellin joue « Wachet auf, ruft uns die Stimme » (BWV 646), aka le Choral du veilleur

Quatrième concert (1 h)
Komm, Bach! tourne autour de Bach

  1. Hervé Désarbre joue le concerto BWV 974 de Johann Sebastian Bach d’après Alessandro Marcello
  2. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent un Basque de Marin Marais
  3. Marie-Agnès Grall-Menet joue le Concerto en Sol (BWV 592) de Johann Sebastian Bach
  4. Hervé Désarbre joue la Sixième sonate pour orgue de Carl Philipp Emmanuel Bach (Wq 70-6)
  5. Jasmina Kulaglich joue le Finale (tempo di minuet) extrait de la Sonate n°59 (Hob XVI:49) de Joseph Haydn
  6. Jean-Luc Thellin joue la Sinfonia de la cantate BWV 146 de Johann Sebastian Bach
  7. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent l’Ave Maria dit de Giulio Caccini (1551-1618)
  8. Hannah Holmann joue la Sarabande, les Bourrées et la Gigue extraites de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010) de Johann Sebastian Bach

 

Cinquième concert (58’)
Komm, Bach! taquine le classique

  1. Jorris Sauquet joue l’Offertoire en sinfonie concertante de Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier (1734-1794)
  2. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent la « Marche du prince du Danemark » de Jeremiah Clarke (1674-1801)
  3. Hervé Désarbre joue la Marche des prêtres, extraite de La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart
  4. Jasmina Kulaglich joue une Sonate en Fa de Domenico Scarlatti (1685-1757)
  5. Jennifer Young, accompagnée par Bertrand Ferrier, chante l’Ave Maria de Bach / Gounod (1818-1893)
  6. Anna Homenya joue cinq extraits du Deuxième ordre de François Couperin (1668-1733)
  7. Hannah Holman et Ghadeer Abaido jouent la Sonate en La pour violoncelle et piano de Ludwig van Beethoven (1770-1827)
  8. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Fantaisie pour hautbois et orgue en Fa KWV 602 de Johann Ludwig Krebs (1713-1780)
  9. Nicolas Horvath joue la Dix-neuvième étude d’Hélène de Montgeroult (1764-1836)
  10. Marie-Agnès Grall-Menet joue les Minuet and Dance of the blessed Spirits de Christoph Willibald Gluck, transcrit par ses soins
  11. Le quatuor Akos joue le Douzième quatuor de Franz Schubert (1797-1828)
  12. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent le Dernier nocturne de Frédéric Chopin (1810-1849)

Sixième concert (1 h 01)
Komm, Bach! n’a pas peur du dix-neuvième siècle

  1. François-Xavier Grandjean joue l’Introduction et l’Allegro de la Première sonate d’Alexandre Guilmant (1837-1911)
  2. Jasmina Kulaglich joue « La séparation » de Mikhail Ivanovitch Glinka (1804-1857)
  3. Midori Abe joue le Troisième choral de César Franck (1822-1890)
  4. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Les hiboux » de Charles Baudelaire (1821-1867) et Déodat de Séverac (1872-1921)
  5. Emmanuel Acurero joue « Preludio-Fantasia (Zarabanda) » de Gaspar Cassadó i Moreu (1897-1966)
  6. Coralie Amedjkane joue « Naïades » de Louis Vierne (1870-1937)
  7. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent un Poème de Zdeněk Fibich (1850-1900)
  8. Christian Chamorel joue la « Romance sans parole » op. 85 n°4 de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
  9. Jorris Sauquet joue la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns (1835-1901)
  10. Les Trompettes de Versailles jouent la « Marche funèbre » d’Alexandre Guilmant (1837-1911)

Septième concert (1 h 01)
Komm, Bach! se faufile vers le vingtième siècle (tranquillement)

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue la Marche en Ut de Louis James Alfred Lefébure-Wély (1817-1869)
  2. Vittorio Forte joue « La muse » d’Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837), Sergueï Vasilyevich Rachmaninoff (1873-1943) et Earl Wild (1915-2010)
  3. Jorris Sauquet joue « Le cygne » de Camille Sain-Saëns (1835-1901)
  4. Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff jouent le « Chant du ménestrel » d’Alexandre Glazounov (1865-1936)
  5. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent la « Chanson de Solveig » d’Edvard Grieg (1843-1907)
  6. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent « À midi », extrait des Angélus de Jehan Lepovremoyne (1903-1970) et Louis Vierne (1870-1937)
  7. Egor Kolesov joue l’Andante en sol mineur de Vladimir Odoïevsky (1803-1869)
  8. Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin interprètent l’Ave Maria de Jehan Alain (1911-1940)
  9. Hannah Holman joue les Prélude et Allegro de la Première suite pour violoncelle d’Ernest Bloch (1880-1959)
  10. François-Xavier Grandjean joue « Lumina » de Firmin Decerf (né en 1942)
  11. Cyrielle Golin joue le Premier mouvement de la sonate op. 25 n°3 de Paul Hindemith (1895-1963)
  12. Nicolas Horvath joue la Troisième gnossienne d’Erik Satie (1866-1925)
  13. Vincent Crosnier joue « Les ténèbres » extrait du Livre du Saint-Sacrement d’Olivier Messiaen (1908-1992)
  14. Jasmina Kulaglich joue « Pagodes » extrait d’Estampes de Claude Debussy (1862-1918)

 

Huitième concert (1 h)
Komm, Bach! conte fleurette aux aujourd’hui

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue « Tanets » de Naji Hakim (né en 1955) [Après la première diffusion de l’œuvre – dédiée à l’organiste et créée par elle – sur YouTube, cette exécution était jouée en concert en présence du compositeur]
  2. Hannah Holman joue « Graduale on DDs » de Barry Lloyd Vercoe (né en 1937) [Pièce dédiée au père de la violoncelliste]
  3. Esther Assuied joue « Dans la lumière » de Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938)
  4. Philippe Brandeis et Élise Battais jouent un extrait d’Azãn, op. 61, de Rolande Falcinelli (1920-2006)
  5. Nicolas Horvath joue « En abyme » de Melaine Dalibert (né en 1979)
  6. Aurélien Fillon joue la Première fantaisie de Jehan Alain (1911-1940) et la Troisième saga de Jean Guillou (1930-2019)
  7. Jasmina Kulaglich joue « Bagatelle » de Tomo Hirayama (né en 1981), création mondiale précédée d’une présentation par le compositeur
  8. Pierre-Marie Bonafos et Bertrand Ferrier jouent « Miscellanées » de Bertrand Ferrier (né en 1977)
  9. Brett Douglas Deubner joue « Short Clip » de David Sampson (né en 1951), création mondiale

Humilité magistrale

Daniel Roth, le 14 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Rozenn Douerin.

 

Si, en humour, le maître étalon est Talon (Achille), en orgue, le maître peut bien être Roth’n’roll. Le patron iconique des tuyaux de Saint-Sulpice, père du François-Xavier que l’on sait, grand-père de trois étudiants ou quasi au CNSMDP, avait inauguré l’orgue de Saint-André de l’Europe après sa restauration par la manufacture Yves Fossaert, sous la houlette de Christian Lutz.
Alors que le festival Komm, Bach! est menacé de dissolution, l’homme au brushing impeccable – avant de jouer, au moins – a accepté de revenir sur les lieux de son crime d’octobre 2016 pour graver, aussi gracieusement que ses pairs, un minirécital promis à diffusion YouTube dans le cadre de l’événement « Faîtes de la musique ». Accessible, modeste et brillant, l’homme a claqué ses pièces comme à la parade, tout en ayant l’humilité assez fantasque de demander l’avis du clampin titulaire du lieu sur

  • la registration,
  • le choix du legato au regard de l’instrument, et
  • la qualité de son exécution.

Vite que nous puissions partager avec les curieux ce que le maître a gravé dans les conditions du direct !

 

Un trio en solo

Vincent Crosnier, le 14 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

L’un des exercices préférés des organistes un peu cossus, à part faire braoum et aller sur FB pendant l’homélie, est de jouer des pièces dites en trio, c’est-à-dire où

  • la main droite converse avec
  • la main gauche et
  • les pieds,

chacun ayant une voix à peu près aussi importante l’une que l’autre.
L’exercice figurera au catalogue de pièces que Vincent Crosnier a enregistré ce tantôt pour préparer le concert YouTube « Faîtes de la musique » qui clôturera le festival Komm, Bach!. Hâte de partager avec les curieux les résultats de cette expérience !

 

Exultons de jubilation (projet)

Vincent Crosnier et Jennifer Young, le 14 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Aujourd’hui, des artistes enregistraient le motet Exsultate, jubilate d’un certain Mozart. Sans rien dévoiler de leur prestation, à découvrir le 21 juin sur la chaîne du festival Komm, Bach!, ils semblaient avoir à peu près compris le titre. Bon début.

 

Ghosts in the machines

Jacques Bon, le 11 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Dans le cadre du projet fou de cyberconcert de 24 h intitulé Faîtes de la musique, Jacques Bon est venu poser ses machines pour dialoguer avec l’orgue de Saint-André de l’Europe. Je voulais – je veux toujours – travailler avec un DJ ; néanmoins, d’emblée, je travaille avec mieux – un musicien électronique. Autour de quatorze séquences fracassantes de l’Apocalypse, un ballet sonore tour à tour furieux et mystérieux explorera les possibles et les impossibles de la rencontre entre le monde du souffle et le monde de la technologie.

 

Jacques Bon et ses machines, le 11 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Il y aura donc, entre autres, du dragon qui balaye les étoiles, une vierge qui enfante, du vent, des lions, des nombres et donc Dieu. Le tout enregistré ce jour dans les conditions et, inch’Allalalalah, avec l’énergie du direct so that you shall become the ghost in the machines!

 

Les machines de Jacques Bon, le 11 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.